Accès à internet à haut débit

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Un accès à internet à haut débit (ou « accès à Internet à large bande », par traduction littérale du terme anglais broadband) est un accès à Internet à un débit supérieur à celui de l'accès par modem (typiquement : 56 kilobits par seconde) et par RNIS (typique 1× ou 2× 64 kilobits par seconde).

Selon Neelie Kroes, « un développement plus rapide des technologies du haut débit peut créer un million d'emplois »[1].

Le successeur annoncé du haut débit est le très haut débit (ou THD).

Sur les mobiles, c'est en 2012 le HSPA (3G+) et le HSPA+ « Dual-Cell » qui apportent les plus hauts débits mobile aux utilisateurs avec des débits pics allant jusqu'à 42 Mbits/s en voie descendante et 10 Mbits/s en voie montante.

Sommaire

Définition [modifier]

La définition du haut débit varie considérablement selon les pays. Ainsi, le haut débit est :

Haut débit en France [modifier]

La France vise à atteindre le haut-débit (ADSL) «pour tous» en 2017[3].

Très haut débit en France [modifier]

Le successeur du haut débit est le très haut débit. Toutefois, le coût du déploiement du très haut débit est estimé à 25 milliards d'euros en 15 ans, dont 10 milliards de financements public pour couvrir 50 % du territoire français en 2020. Pour accélérer le passage à la fibre optique, une surtaxe de 6 % sur l'accès à internet par l'ADSL (haut débit) a été mise en place[4].

Technologies [modifier]

On parle généralement de haut débit au niveau du réseau d'accès (ou boucle locale), c'est-à-dire au niveau du lien final entre l'abonné et le réseau. Les réseaux en amont (collecte et transport) sont quant à eux plutôt caractérisés par du très haut débit, correspondant au trafic agrégé de plusieurs dizaines, centaines ou milliers d'utilisateurs (suivant l'échelle considérée).

Technologies de réseau d'accès [modifier]

Les principales technologies de raccordement permettant le haut-débit sont :

Ces techniques sont capables en théorie d'apporter des services multiples (images, voix, données) à haut débit mais, en pratique, la qualité du service est variable. La distance géographique affaiblissant le signal (à part pour la transmission par fibre optique où les effets de l'affaiblissement linéique ne sont pas notables dans un contexte de desserte), la plupart des technologies d'accès sont susceptibles d'offrir des débits plus faibles si le client est éloigné du nœud de raccordement.

Pénétration de la « large bande » par pays [modifier]

La pénétration de l’accès Internet fixe haut débit, exprimée en nombre d’accès par 100 habitants et en ordre décroissant, était la suivante en juin 2010 pour les 30 pays de l’OCDE[5] :

  1. Pays-Bas 37,8 ;
  2. Danemark 37,3 ;
  3. Suisse 37,1 ;
  4. Corée du Sud 34,4 ;
  5. Norvège 34,2 ;
  6. Luxembourg 34,1 ;
  7. Islande 33,3 ;
  8. Suède 31,8 ;
  9. France 31,4 ;
  10. Allemagne 31,3 ;
  11. Royaume-Uni 30,5 ;
  12. Canada 30,1 ;
  13. Belgique 30,0 ;
  14. États-Unis 27,1 ;
  15. Finlande 26,4 ;
  16. Japon 26,3 ;
  17. Nouvelle-Zélande 24,5 ;
  18. Australie 23,4 ;
  19. Autriche 23,0 ;
  20. Espagne 22,2 ;
  21. Italie 21,3 ;
  22. Irlande 20,3 ;
  23. Portugal 18,9 ;
  24. Grèce 18,7 ;
  25. Hongrie 18,7 ;
  26. République tchèque 13,7 ;
  27. Pologne 13,1 ;
  28. Slovaquie 12,0 ;
  29. Chili 10,2 ;
  30. Mexique 10,1 ;
  31. Turquie 9,4.

La pénétration moyenne pour les 30 pays de l’OCDE était en 2010 de 24,2 accès pour 100 habitants.

Notes et références [modifier]

Annexes [modifier]

Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]