Respect

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Le respect (du latin respicere signifiant « regarder en arrière ») évoque l'aptitude à considérer ce qui a été énoncé et admis dans le passé, et d'en tirer les conséquences dans le présent. Il peut ainsi être question du respect d'une promesse, du respect d'un contrat ou du respect des règles d'un jeu. Dans ces exemples, le respect évoque l'aptitude à se remémorer le moment dans lequel un être humain s'est engagé, respectivement, à tenir sa promesse, à satisfaire aux conditions du contrat, ou à se conformer aux règles du jeu.

Le respect appliqué à un être humain prend un sens plus proche de l'estime, et s'appuie sur l'aptitude à se remémorer les actes auparavant accomplis par un être humain, lorsque ceux-ci sont dignes d'être reconnus. Le respect ne doit pas être confondu avec la tolérance, car celle-ci n'a pas les mêmes motifs, et contrairement au respect, elle n'est pas incompatible avec le mépris.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Respect est un nom masculin provenant du latin respectus (« égard, considération ») dérivé de respicere (« regarder en arrière, derrière soi »). Ce dernier est formé sur l'infinitif de spectare (« regarder ») avec le préfixe re exprimant le retour en arrière, la répétition[1].

L'étymologie du terme existe dans d'autres mots de la langue française, issus notamment de l'adjectif respectif.

Respect du sacré[modifier | modifier le code]

Les valeurs de respect de l'autre et de liberté religieuse ont pour corollaire le respect du sacré, qui exclut tout acte de profanation[2].

  • Sentiment de vénération envers ce qui est considéré comme sacré :
  • Le respect des morts.

Respect de la dignité humaine[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Respect de la dignité humaine.

En France, le respect de la dignité humaine a été érigé en principe à valeur constitutionnelle par la décision du Conseil constitutionnel du 27 juillet 1994[3] au 28 juillet 1994.

Ordre hiérarchique[modifier | modifier le code]

Le rapport hiérarchique se retrouvant dans la relation interpersonnelle de l'enfant avec son parent (voir États du Moi, et Analyse transactionnelle), se retrouvant dans tous les schémas relationnels identiques inférieur / supérieur, esclave / maitre, citoyen / société, employé / entreprise, dominé / dominant etc ... Le respect est ici le signe de la soumission, de l'acceptation, du total support de l'ordre des choses dans l'organisation sociale[réf. nécessaire].

Ce jeu interpersonnel de respect peut être cassé ou renversé sporadiquement, mais pour toujours retrouver son même schéma et les mêmes acteurs.

Organisation sociale[modifier | modifier le code]

Le respect est absolument nécessaire à toute organisation sociale[réf. nécessaire] car il donne de la valeur aux règles et aux lois édictées dans le passé. Par son aptitude à se figurer soi-même au moment où il s'est engagé à suivre ces règles, chaque membre de la communauté s'engage à s'y conformer, à les respecter[réf. nécessaire].

Sans le respect des lois et du vote démocratique, les forces de l'ordre ne peuvent exercer d'autorité naturelle, et ne peuvent avoir recours qu'à la coercition. Sans un minimum de respect des institutions de la part du peuple, une démocratie perd donc son sens et tend soit à se rapprocher d'une dictature, soit à se diriger vers l'anarchie.[réf. nécessaire]

Dans les sociétés à forte structure familiale et hiérarchique, le respect s'impose aussi à l'égard des anciens. Ce respect, a priori basé sur l'idée que les anciens sont parvenus dans le passé à surmonter les difficultés et à élever les générations suivantes, est un lien indispensable à l'entraide entre générations et à la transmission des savoirs. Ce type de respect est particulièrement important dans certains pays d'Asie comme le Japon.

Entre valeur et concept[modifier | modifier le code]

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La « valeur respect » émerge aujourd'hui comme une exigence première des Français, Québécois et de toute autres nationalités dans les relations interpersonnelles. Le respect mutuel est considéré comme le fondement de la paix sociale. Être respecté est un signe de citoyenneté.[interprétation personnelle]

La notion de respect est subjective comme tout aspect des relations intra et inter-humaines est ne peut donc être traitée de façon scientifique et donc, stricte. Elle peut donc l'être de façon humaine par la généralité et l'étude de cas extrêmes.[interprétation personnelle]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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