Philippe Muray

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Philippe Muray

Activités Écrivain, Philosophe
Naissance
Angers, France
Décès (à 60 ans)
Paris, France
Langue d'écriture français

Œuvres principales

  • Le XIXe siècle à travers les âges
  • Exorcismes spirituels I, II, III et IV
  • Après l'Histoire I et II
  • Minimum Respect
  • Festivus festivus

Philippe Muray, né le à Angers et mort le à Paris, est un essayiste et romancier français.

Biographie[modifier | modifier le code]

On sait peu de choses de la vie de Philippe Muray[1]. Il est le fils de Jean Muray, écrivain et traducteur d'auteurs anglo-saxons (Jack London, Herman Melville, Rudyard Kipling, Barbara Cartland, etc.) ; sa mère était une lectrice passionnée. Philippe Muray indique[2] que ses parents ont joué un rôle important dans son éducation littéraire et son goût pour la lecture[3]. Il reçoit une éducation religieuse catholique[4].

Philippe Muray fait des études supérieures de lettres à l'université de Paris[5].

Dans les années 1970, il est assez proche de Philippe Sollers et de la revue Tel Quel. Il publie plusieurs romans à cette époque, et, en 1981, un essai controversé sur Louis-Ferdinand Céline[6], dans lequel il refuse de séparer l'auteur du Voyage au bout de la nuit et le pamphlétaire antisémite de Bagatelles pour un massacre. En 1983, il enseigne pendant quelques mois la littérature française à l'Université Stanford, en Californie[7]. C'est là que lui vient l'idée de L'empire du Bien et qu'il rassemble la matière du XIXe siècle à travers les âges, publié en 1984 par Philippe Sollers, devenu éditeur chez Denoël ; il s'agit d'une vaste fresque dans laquelle Muray souligne l'importance de l'occultisme dans la genèse de la pensée socialiste[8].

Il écrit ensuite de nombreuses chroniques, d'abord publiées dans des journaux ou revues (Revue des deux Mondes, Art Press, L'Infini, L'Idiot international, Immédiatement, La Montagne, Marianne), puis reprises en volumes dans Après l'Histoire et Exorcismes spirituels. Dans ces chroniques, il n'a de cesse de combattre le monde moderne sous ses diverses formes, utilisant, conformément à la tradition pamphlétaire, une prose riche en formules et en raccourcis.

« Je n'ai pas cherché à donner un tableau de notre société. J'ai fait l'analyse de l'éloge qui en est fait[9]. »

« Ce devant quoi une société se prosterne nous dit ce qu'elle est[10]. »

Controverse avec Daniel Lindenberg

En 2002, dans son livre Le Rappel à l'ordre : enquête sur les nouveaux réactionnaires, Daniel Lindenberg rapproche Philippe Muray de Michel Houellebecq et Maurice G. Dantec, les rangeant (avec d'autres personnalités) dans la catégorie des « nouveaux réactionnaires ». En réponse, avec entre autres Alain Finkielkraut, Marcel Gauchet, Pierre Manent et Pierre-André Taguieff, il signe un Manifeste pour une pensée libre contre le livre de Daniel Lindenberg[11].

Les trois derniers livres publiés de son vivant sont Chers djihadistes... (2002), Festivus festivus Conversations avec Elisabeth Lévy (2005) et Moderne contre moderne (octobre 2005). Dans Festivus Festivus, Elisabeth Lévy, directrice de Causeur, le caractérise comme un « vieux libéral ».

Mort le d'un cancer du poumon, Philippe Muray est inhumé le 8 mars au cimetière du Montparnasse (10e division).

L'œuvre de Philippe Muray[modifier | modifier le code]

Divers[modifier | modifier le code]

Il est l'auteur de plusieurs romans : Chant pluriel (1973) ; Postérité, (1988) ; On ferme (1997), ainsi que de près d'une centaine de romans policiers de commande[12] sous un pseudonyme pour l'instant toujours inconnu, d'un essai sur Rubens (La Gloire de Rubens, Grasset, 1991) et d'un recueil de poèmes comiques (Minimum Respect, Les Belles Lettres, 2003).

Chroniques et essais sur l'« époque qui commence »[modifier | modifier le code]

À l'image de Céline, avec un esprit critique développé, Philippe Muray se voulait le chroniqueur et le contempteur du désastre contemporain, cette époque où « le risible a fusionné avec le sérieux », où le « festivisme » fait loi. Son œuvre stigmatise, par le rire, la dérision et l'outrance de la caricature les travers de notre temps. Il inventa pour cela (dans Après l'Histoire) une figure emblématique de ce temps : Homo festivus, le citoyen moyen de la post-histoire, « fils naturel de Guy Debord et du Web »[13]. À l'opposé d'une vision étroitement nihiliste, il avait le projet, contre le « règne du Bien » (décrit dans l'essai L'empire du Bien), de « réintroduire le négatif pour montrer que lorsqu'on l'évacue, on ne peut plus rien comprendre ». Il développa ce personnage sous le nouveau nom de Festivus festivus dans des entretiens avec Elisabeth Lévy parus pendant plusieurs années dans la revue Immédiatement.

Philippe Muray invente également le concept d'« envie du pénal », qui stigmatise la volonté farouche de créer des lois pour « combler le vide juridique », c'est-à-dire, selon lui, pour supprimer toute forme de liberté et de responsabilité. Envie de pénal qu'on retrouve aussi dans la judiciarisation de la vie quotidienne, autrement dit le recours permanent aux tribunaux pour régler les problèmes auxquels les individus sont confrontés.

Le style de Philippe Muray[modifier | modifier le code]

Le style de Philippe Muray est le plus souvent copieux, ardent et drôle. Il aimait créer des néologismes assassins, comme « Artistocrate » (pour décrire les artistes qui prêtent serment d'allégeance aux politiciens et aux fonctionnaires, et dont l'activité artistique devient une charge comme il en existait sous l'Ancien Régime), ou encore « rebellocrate » (ceux qui posent en rebelles tout en étant en réalité proches du pouvoir), « Mutin de Panurge » (individus dont la rébellion est factice et en accord avec l'air du temps) et « Maton de Panurge » (individus qui tentent par tous les moyens de faire taire les voix qui s'opposent au consensus politiquement correct), entre autres. Il a les tics délirants d'un langage outré, redondant, martelant et imagé, qui donne à ses textes polémiques la saveur de la littérature jouissive de Céline et de Thomas Bernhard mâtiné d'Alfred Jarry dont il semble avoir subi l'influence.[réf. nécessaire]

Postérité[modifier | modifier le code]

La revue littéraire L'Atelier du Roman, à laquelle Philippe Muray avait collaboré, lui a consacré un numéro spécial en 2007.

En septembre 2010, le magazine Causeur publie également un numéro intitulé Muray revient. Et il n'est pas content[14], avec des textes d'Elisabeth Lévy, Pierre de Beauvillé et Alain Finkielkraut.

En avril, août, septembre et décembre 2010, Fabrice Luchini lit des textes de Philippe Muray au Théâtre de l'Atelier.

En 2010, les éditions Les Belles Lettres publient une anthologie, Essais, « où sont réunis sept ouvrages que Muray a publiés pendant les quinze dernières années de sa vie, sa période la plus féconde et la plus épanouie[15]. » « Discrètement annotée par Vincent Morch, cette édition monumentale […] contient près de 400 textes [dont aucun n’a] perdu son pouvoir d'élucidation[15]. »

Publications[modifier | modifier le code]

Ouvrages publiés sous son propre nom (liste complète)
  • Une arrière-saison, Flammarion, 1968 (texte de jeunesse que Philippe Muray ne reprenait pas dans sa bibliographie)
  • Au cœur des Hachloums, Gallimard, 1973
  • Chant pluriel, Gallimard, 1973
  • Jubila, Seuil, 1976
  • L'Opium des lettres, Christian Bourgois, 1979
  • Céline, Seuil, coll. « Tel Quel », 1981 (rééditions : Denoël, 1984 ; Gallimard, coll. « Tel », 2001)
  • Le XIXe siècle à travers les âges, Denoël, 1984 (réédition : Gallimard, coll. « Tel », 1999 (ISBN 978-2-07-075671)
  • Postérité, Grasset, 1988
  • L'Empire du Bien, Les Belles Lettres, 1991 (réédition Les Belles Lettres, 1998, 2002, 2006, 2010)
  • La Gloire de Rubens, Grasset, 1991
  • On ferme, Les Belles Lettres, 1997
  • Exorcismes spirituels (chroniques et entretiens parus dans divers médias)
    • tome 1 : Rejet de greffe, Les Belles Lettres, 1997 (rééditions : 2002, 2006 et 2010)
      Articles sur la littérature ; sur « l'époque qui commence »
    • tome 2 : Les Mutins de Panurge, Les Belles Lettres, 1998 (rééditions : 2006 et 2010)
      Articles sur la littérature et l'art ; chroniques de télévision (L'Idiot international, mai 1991 à janvier 1994)
    • tome 3 : Exorcismes spirituels III[16], Les Belles Lettres, 2002 (rééditions : 2003 et 2010)
    • tome 4 : Moderne contre moderne, Les Belles Lettres, 2005 (réédition 2010)
  • Après l'Histoire (chroniques mensuelles parues dans La Revue des Deux Mondes de janvier 1998 à janvier 2000)
    • tome 1, Les Belles Lettres, 1999 (rééditions : 2002 et 2010)
    • tome 2, Les Belles Lettres, 2000 (rééditions : 2002 et 2010)
  • Désaccord parfait, Gallimard, 2000
  • Chers djihadistes…, Fayard - Mille et une Nuits, 2002
  • Minimum respect, Les Belles Lettres, 2003 (poèmes)
    • Disque Minimum Respect, Festivus, 2006 (poèmes mis en musique)
  • Roues carrées, Fayard, 2006
  • Le Portatif, 1001 Nuits, 2006
  • Le Sourire à visage humain, Manitoba/Les Belles Lettres, 2007
Entretiens
  • « Là où le débat blesse », entretien avec Elisabeth Lévy, Le Figaro, 2000 et Exorcismes spirituels III (Essais, p. 1315-1330)
  • « Il n'y a plus d'autre crime que de ne pas être absolument moderne », entretien avec Elisabeth Lévy, Immédiatement n° 15, 2000 et Exorcismes spirituels III (Essais, p. 1246-1260)
  • « La critique du ciel », entretien avec Pierre-André Stauffer et Michel Zendali, L'Hebdo (Lausanne), 2001 et Exorcismes spirituels III (Essais, p. 1330-1340)
  • « Bilan de santé », entretien avec Elian Cuvillier, Réforme, 2001 et Exorcismes spirituels III (Essais, p. 1340-1346)
  • « Questionnaire », entretien avec la rédaction, Double, 2001 et Exorcismes spirituels III (Essais, p. 1346-1349)
  • « Dans la nuit du nouveau monde-monstre », entretien avec Olivier Rohe, Chronic'art, 2002 et Exorcismes spirituels III (Essais, p. 1217-1246)
  • « Toute la vérité sur Internet », entretien avec Elisabeth Lévy, Cahiers de l'IREPP, 2002 et Exorcismes spirituels III (Essais, p. 1373-1378)
  • « On rentre », entretien avec Etienne de Montety, Le Figaro Magazine, septembre 2002 et Exorcismes spirituels IV (Essais, p. 1462-1468) [sur la rentrée littéraire 2002 et la littérature française]
  • « Une ironie sanglante et sensible », entretien avec Claude Aubert, Valeurs actuelles, décembre 2002, et Exorcismes spirituels IV (Essais, p. 1634-1643)
  • « Ce n'est qu'un début, continuons leur débâcle », entretien avec Vianney Delourme, parutions.com, 31 décembre 2002, et Exorcismes spirituels IV (Essais, p. 1643-1651)
  • « Pour qui sonne le Bush ? », entretien avec Peter Covel, Le Cordelier, mars 2003, et Exorcismes spirituels IV (Essais, p. 1651-1659) [Philippe Muray y donne, entre autres, son point de vue sur l'intervention américaine en Irak]
  • « Les métamorphoses », entretien avec Paul-Marie Couteaux, L'Indépendance, mai 2003, et Exorcismes spirituels IV (Essais, p. 1659-1665)
  • « La transgression mise à la portée des caniches », entretien avec Frédéric Guillaud, Conflits actuels, novembre 2003, et Exorcismes spirituels IV (Essais, p. 1665-1675)
  • « C'est le sans-précédent qu'il faut écrire », entretien avec Frédéric Saenen et Frédéric Dufoing, Jibrile n° 3, janvier 2004, et Exorcismes spirituels IV (Essais, p. 1675-1691)
  • « Le mystère de la désincarnation (Jean Baudrillard) », entretien avec François L'Yvonnet (août 2004), Cahier de l'Herne Baudrillard, 2005 et Exorcismes spirituels IV (Essais, p. 1504-1516)
  • « Festif à Montréal », entretien avec Stéphane Baillargeon, Le Devoir, juin 2005, et Exorcismes spirituels IV (Essais, p. 1693-1695)
Anthologie
  • Essais, Les Belles Lettres, 2010, 1 812 pages (ISBN 2-251-44393-2 et 978-2-251-44393-5).Document utilisé pour la rédaction de l’article
    Regroupe : L'Empire du bien, Après l'histoire I et II, Exorcismes spirituels I à IV.
Articles
  • « François Mitterrand et le retour de la transparence : le mensonge, c'est la santé », dans L'Esprit libre, no 14, mars 1996, pp. 154–156, dans la série « Les Impertinents : Dernières nouvelles de l'Empire du Bien »
  • « L'avenir tel qu'il parle (trois définitions) », dans Le Débat n° 112, 115 et Exorcismes spirituels IV (Essais, p. 1612-1633)
    • « Citoyen, citoyenneté », juin 2000 (p. 1612)
    • « Reconnaissance », juin 2000 (p. 1629)
    • « Précaution (Principe de) », février 2001 (p. 1616)
  • « Et voilà pourquoi votre film est muet », dans Le Débat n° 110, 2000 et Exorcismes spirituels III (Essais, p. 1356-1370) [sur l'histoire et l'actualité du cinéma]
  • « Les nouveaux actionnaires », dans Le Figaro, 2002 et Exorcismes spirituels IV (Essais, p. 1519-1523) [à propos du Rappel à l'ordre Les nouveaux réactionnaires de Daniel Lindenberg]
  • « Dieu merci », dans Vivre et penser comme des chrétiens, A contrario, 2005 et Exorcismes spirituels IV (Essais, p. 1489-1497) [à propos du christianisme]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Après la fête, numéro spécial de L'Atelier du roman, n° 49, mars 2007 (ISBN 978-2-08-120321-1)
  • Muray revient. Et il n'est pas content, numéro spécial de Causeur, septembre 2010
  • Alexandre de Vitry, L'invention de Philippe Muray, Carnets Nord, 2011
  • Maxence Caron, Philippe Muray, la femme et Dieu, Artège, 2011
  • Maxence Caron et Jacques de Guillebon (dir.), Philippe Muray (collectif), Éditions du Cerf, coll. « Cahiers d'histoire de la philosophie », 2011
  • Thierry Santurenne, "Beaucoup de bruit pour rire : Philippe Muray et la musique techno", Littératures, n°66, "La mélophobie littéraire", Presses Universitaire du Mirail, Toulouse, 2012
Nécrologies
  • Philippe Lançon, « La mort d'un réactif », Libération, 4-5 mars 2006
  • Patrick Kéchichian, « Philippe Muray, une des figures des "nouveaux réactionnaires" », Le Monde, 5-6 mars 2006, p. 29Document utilisé pour la rédaction de l’article

Penseurs apparentés[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Il donne lui-même peu d'éléments de sa propre vie. Par exemple, dans un entretien de 2000 (Essais, p. 1253) : « Comme je suis vieux, je me souviens du village où s'est déroulée mon enfance : la guerre avait eu lieu, l'épuration aussi, quelques personnes avaient été fusillées [...]. C'étaient les années cinquante. » (il ne nomme pas et ne localise pas ce « village »). La biographie du site officiel indique que la famille s'est installée en 1947 dans la région parisienne.
  2. Après l'Histoire, I. Cf. aussi « Questionnaire » (entretien, 2001) : « - Quelle est votre formation ? - D'excellentes lectures. Un admirable père et une admirable mère. Desquels d'ailleurs me viennent mes premières excellentes lectures. » (Essais, p. 1348).
  3. Philippe Muray évoque sa découverte de la littérature à l'adolescence dans « Curriculum Celinae », Essais, p. 857-861.
  4. Cf. « Dieu merci » (article, 2005) : « J'entends le Dieu du catéchisme de mon enfance [...] le Dieu des catholiques. Le Dieu chrétien-catholique. » (Essais, p. 1489), « Telles sont aussi, en résumé, les dernières nouvelles de Dieu. Le vrai, une fois encore. Le Dieu de la théologie et de ma première communion, puis de mes premières lectures de Bernanos, Bloy, Mauriac ou Julien Green. » (p. 1495).
  5. Dans « La critique du ciel » (Entretien, 2001), il évoque ses années d'étudiants sur le plan politique et idéologique : « J'ai été plus ou moins « gauchiste » [...] pendant cinq ou six ans. Je me suis surtout senti attiré par la théorie althussérienne. C'était une belle construction. [...] Tout cela s'est complètement terminé bien avant la fin des années soixante-dix parce que pour s'intéresser à des constructions idéologiques pareilles, il faut évidemment qu'elles aient un rapport avec le réel. » (Essais, p. 1335).
  6. Cf. « Pourquoi y a-t-il du Céline plutôt que rien? », entretien avec François Lagarde, Essais, p. 832-841 (L'Infini n° 8, 1984, et Exorcismes spirituels II).
  7. Cf. Essais, datation d'articles : « Berkeley, Stanford, La Haye, 1983 » (p. 831), « Stanford, février 1983 » (p. 841)
  8. Cf. « Mort à Credo (Céline, le positivisme et l'occultisme) », Essais, p. 814-831 (L'Infini, n° 10, 1984 et Exorcismes spirituels II).
  9. Cité par Patrick Kéchichian, nécrologie, Le Monde.
  10. Idem.
  11. Cf. aussi « Les nouveaux actionnaires » (article, 2002), recension partielle du livre de Daniel Lindenberg.
  12. D'après son éditeur aux Belles Lettres, ainsi que sa veuve, qui l'évoque brièvement lors d'une émission sur Radio Courtoisie le .
  13. Essais, p. 257, note à propos de Guy Debord.
  14. http://www.causeur.fr/mon-rire-est-une-pensee,7228
  15. a et b François Ricard, « Le magnum opus de Philippe Muray », Le Devoir, 12 et 13 mars 2011, p. F 6
  16. Le titre Dans la nuit du nouveau monde-monstre est indiqué par la notice du SUDOC, mais de façon semble-t-il erronée.