Étiquette (code)

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L'étiquette, aussi appelée bienséance, est un ensemble de règles, de normes sociales, appelées « bonnes manières » qui gouvernent le comportement en société.

Normes et effets de l'étiquette[modifier | modifier le code]

L'étiquette gouverne et restreint la manière dont les gens interagissent et sert à exprimer le respect dû à autrui, en vertu des normes sociales.

Dans les pays européens, le respect de l'étiquette implique par exemple :

Le non-respect de l'étiquette, s'il est grave, peut causer le déshonneur ou, dans un cadre plus privé, mener à un malentendu ou une grande douleur, voire conduire au crime passionnel. Beaucoup d'inimitiés familiales prennent leurs sources dans des violations insignifiantes d'étiquette qui ont dégénéré hors de toutes proportions[réf. nécessaire]. On peut considérer l'étiquette comme la politesse minimale exigée pour éviter les principaux conflits et elle est, en tant que telle, un aspect important de l'éthique sociale.

La notion d'étiquette, étant d'origine française et résultant des pratiques à la cour de Louis XIV, est parfois dépréciée sous prétexte qu'elle paraît démodée et élitiste. Certains considèrent l'étiquette comme une restriction inutile de la liberté d'expression, tandis que d'autres considèrent ses détracteurs comme des êtres grossiers et vulgaires. Par exemple, porter un pyjama à un mariage dans une cathédrale peut être une expression de la liberté de l'invité, mais peut également pousser les mariés à soupçonner l'invité de se moquer d'eux ou du sérieux de leur engagement. D'autres [Qui ?] estiment qu'un code simple et partagé par tous rend la vie plus simple et plus plaisante en rendant les malentendus moins probables.

Dans l'histoire occidentale[modifier | modifier le code]

Sous l'Ancien Régime, à partir du règne de François Ier, la vie des courtisans à la cour royale est organisée par des règlements qui assignaient à chacun sa place, ses droits mais aussi ses fonctions de « domestique » de la famille royale. L'auteur Aliénor de Poitiers fait la relation de ces codes du XVe siècle. L'étiquette est renforcée par Henri III et par Louis XIV.

En 1804, à la proclamation du Premier Empire, Napoléon Ier s'entoure d'une cour. L'étiquette est rétablie ; elle adapte alors des usages de la cour royale du XVIIIe siècle à la nouvelle élite issue de la Révolution.

L'humaniste Érasme propose des règles de civilités dans son ouvrage « De la Civilité puérile » (ou De Civilitate morum puerilium) (Fribourg, 1530) et dans son traité de l'éducation précoce et libérale des enfants (ou declamation de pueris statim ac liberaliter instituendis). Elles sont destinées à tous indifféremment de la classe sociale. Ces documents sont marquants d'abord en ce qu'ils rompent avec la tradition des règles de civilités par le type d'explication et d'interprétation qu'Érasme en fait et ensuite en ce qu'ils vont grandement inspirer le genre littéraire s'ensuivant, créant de nombreux émules. Ariès considère ces documents comme marqueurs de l'évolution de la vie privée vers une famille nucléaire individualiste.

En Italie, le prélat et littérateur Giovanni Della Casa écrit entre 1551 et 1555 un traité (publié en 1558, après sa mort) dont le titre Galateo overo de' costumi (« Galatée ou la manière de vivre dans le monde ») devient célèbre à tel point qu'en italien galateo signifie « étiquette ».

Dans l'histoire de la littérature, le terme « bienséances » est la clé de la théorie littéraire classique et de la vie sociale du XVIIe siècle . Le terme indique ce qu'il convient de dire et de faire dans une circonstance donnée, avoir les manières bonnes et bon goût.

Autres cultures[modifier | modifier le code]

États-Unis[modifier | modifier le code]

L'auteur américaine la plus reconnue en matière d'étiquette est Emily Post.

Japon[modifier | modifier le code]

Au Japon, le rei (?) est un code de courtoisie et de bienveillance dont le but est d'établir une hiérarchie et ainsi de donner une place à chaque membre de la société afin d'établir une paix sociale. C'est une des vertus principales du budo et précédemment du bushido. Les bases de ces règles sont dérivées surtout du Confucianisme.

Iran[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Taarof.

En Iran, le taarof est une forme de courtoisie qui englobe un éventail de comportements sociaux et de règles d'hospitalité.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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  • Usages du monde de la baronne Staffe (1891), un ouvrage qui fut un classique en son temps