Martainneville

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Martainneville
La mairie et l'école.
La mairie et l'école.
Blason de Martainneville
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Somme
Arrondissement Abbeville
Canton Gamaches
Intercommunalité Communauté de communes de Blangy-sur-Bresle
Maire
Mandat
Jean-Jacques Nantois
2014-2020
Code postal 80140
Code commune 80518
Démographie
Population
municipale
410 hab. (2011)
Densité 54 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 00′ 03″ N 1° 42′ 27″ E / 50.0008, 1.707550° 00′ 03″ Nord 1° 42′ 27″ Est / 50.0008, 1.7075  
Altitude Min. 84 m – Max. 114 m
Superficie 7,58 km2
Localisation

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Martainneville

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Martainneville

Martainneville est une commune française, située dans le département de la Somme en région Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Martainneville
Vismes Saint-Maxent Saint-Maxent
Vismes Martainneville Saint-Maxent
Biencourt Biencourt Cerisy-Buleux

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Les cercueils de pierre découverts à Martainneville appartiennent à l'époque gallo-romaine et aux premiers siècles de la monarchie française[1].

On trouve Guillaume du Bus, chevalier, seigneur du Grand-Butz et du Petit-Butz vivant en 1270.

En 1293, Robert du Bus, fils de Raoul du Bus, demeurant à Martainneville-les-Butz, vend trois journaux de terre à un nommé Enguerrand Sorel[2].

En 1350 Alix du Bus, épouse du chevalier Firmin d'Aigneville, fait passer le Grand-Butz dans la famille d'Aigneville.

En 1590, Geneviève du Bus, fille de Jean du Bus, écuyer, seigneur du Petit-Bus, épouse de François de Créquy, vicomte de Langre, devient à son tour seigneur du Petit-Bus. C'est la dernière du nom[3].

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

D'azur au chevron d'argent, chargé de trois trèfles de sable, accompagné de trois molettes d'or.

La commune relève les armes de la famille Du Bus, qui tirait son nom d'un ancien hameau constitué autour de deux manoirs aujourd'hui disparus. Jusqu'au XIXe siècle, Martainneville portait encore le nom de Martainneville-lès-Butz, pour se différencier de Martaigneville, hameau de Bourseville (80). Le hameau des Butz (qui comprenait le Grand et le Petit-Butz) n'existe plus[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  juin 1897 Yvonnet d'Hantecourt[5]   conseiller général de Gamaches,
décédé en cours de mandat
Les données manquantes sont à compléter.
juillet 1999 en cours
(au 6 mai 2014)
Jean-Jacques Nantois PCF Réélu pour le mandat 2014-2020[6]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 410 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
348 413 531 470 500 376 380 365 374
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
372 383 380 343 323 286 295 309 375
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
449 382 405 311 583 434 362 357 406
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
427 400 384 334 321 343 374 383 410
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'ancienne voie de Chemin de Fer:
La ligne de chemins de fer Longpré-les-Corps-Saints / Gamaches, à voie unique, a été ouverte le 9 mai 1872 et déclassée le 10 novembre 1993. Elle desservait :
Longpré-les-Corps-Saints / Bettencourt-Rivière / Airaines / Allery / Wiry-au-Mont / Forceville / Oisemont / Cerisy-Buleux / Martainneville - Saint-Maxent / Vismes-au-Val / Maisnières / Gamaches et Longroy - Gamaches
De nos jours la ligne n'existe plus. Cette ligne faisait essentiellement du trafic fret en desservant les coopératives mais transportait aussi quelques voyageurs.
L'ancien arrêt se situait au point kilométrique 22,225 depuis la gare de Longpré-Les-Corps-Saints entre Martainneville et Saint-Maxent[9].
Ligne Longpré-les-Corps-Saints Longroy-Gamaches.png
  • Le château de Martainneville:
La terre connut de nombreux propriétaires : en 1270, elle appartient à Jean de Martainneville et de 1317 à 1339 à Hugues de Monsures. Elle fut par la suite successivement vendue à Jean Journe en 1490 puis à Jacques de Vaudroy en 1605, avant d'être acquise par Jean de Gaude en 1606. De 1685 à 1720, Jean-François de Gaude est seigneur de Martainneville. En 1749, Marie-Thérèse, fille de François-Léonor de Gaude épouse Philippe Charles, Comte de Hunolstein. La terre passera dans cette famille, originaire d'Allemagne et attachée au duché de Lorraine en 1760 avant d'être rachetée en 1789 par Gabriel Vincent, marquis d'Hantecourt.

La 1re construction remonterait à la fin du XVIe siècle ou aux toutes premières années du XVIIe siècle comme en témoignent les deux tours qui subsistent aux angles du corps de logis côté jardin. Les travaux furent poursuivis au XVIIe siècle selon le schéma classique, corps de logis et deux courtes ailes en retour d'équerre côté cour. De grands travaux d'embellissement se déroulèrent au siècle suivant, avec son bel avant-corps central en saillie à 3 pans coupés orné de deux pilastres à refends supportant un fronton demi circulaire, caractéristique de l'architecture picarde des années 1750. Les ailes en retour ont été supprimées et des chaînages rectilignes ont remplacé les chaînages en harpe du siècle précédent.

La balustrade qui couronne l'avant-corps doit dater quant à elle du XIXe siècle.

Extrait : Châteaux «brique et pierre» en Picardie - quatre siècles d'architecture, Josiane Sartre, Nouvelles Éditions Latines en vente sur http://www.editions-nel.com/rayons/nouveautes.shtml

En 1936, le château de Martainneville, alors en mauvais état, est acquis par le docteur Étienne Andrieu. Devenu demeure familiale et exploitation agricole, le château sera pendant de nombreuses années un lieu de vie familiale, entretenu par le fils devenu agriculteur. Le décès du docteur et plus récemment de son épouse, laissera la gestion du patrimoine à ses 7 enfants, 6 filles et 1 garçon occupant une partie du château et assurant l’exploitation des terres.

  • Église Saint-Pierre et Saint-Paul.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes, sources et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. François-César Louandre, Histoire d'Abbeville et du comté de Ponthieu jusqu'en 1789, vol. reprise de 1883, t. Tome 1, 67, rue Saint-Jacques - 75005 Paris, Lorisse éditeur-diffuseur,‎ 6 avril 1998, 14e éd., 439 p. (ISBN 2-84435-013-5)p. 13.
  2. René de Belleval, Trésor généalogique de la Picardie, 1860
  3. Jacques Dulphy
  4. http://armorialdefrance.fr/page_blason.php?ville=6274
  5. Dictionnaire du personnel politique de la Somme (1800-1945) p. 53.
  6. Le Courrier picard, édition d'Abbeville, 4 avril 2014, p. 15.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  9. Source:Fcvnet [1]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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