Cerisy-Buleux

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Cerisy-Buleux
Croix de tuf typique du Vimeu : la croix d'Harleux, XIIIe siècle[1].
Croix de tuf typique du Vimeu : la croix d'Harleux, XIIIe siècle[1].
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Somme
Arrondissement Abbeville
Canton Gamaches
Intercommunalité Communauté de communes du canton d'Oisemont
Maire
Mandat
Dominique Bayart
2014-2020
Code postal 80140
Code commune 80183
Démographie
Population
municipale
258 hab. (2011)
Densité 46 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 58′ 37″ N 1° 44′ 23″ E / 49.9769444444, 1.73972222222 ()49° 58′ 37″ Nord 1° 44′ 23″ Est / 49.9769444444, 1.73972222222 ()  
Altitude Min. 96 m – Max. 127 m
Superficie 5,6 km2
Localisation

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Cerisy-Buleux

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Cerisy-Buleux est une commune française, située dans le département de la Somme en région Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Par la route, le village est situé à 3 km d'Oisemont, 22 km d'Abbeville (dont 12 km d'autoroute A28) et 44 km d'Amiens.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  en cours en l'An VII[2] Jacques Delenclos   agent communal
  en cours en 1812[2] Nicolas Louis Boniface Dallery    
  en cours en 1875 Alexandre Frévin[2]    
  en cours en 1889 et 1916[2] Louis de Witasse-Thézy    
Les données manquantes sont à compléter.
  juin 1995 Paul Bellegueule    
juin 1995 avril 2014 Gérard Dalle    
avril 2014[3] en cours
(au 6 mai 2014)
M. Dominique Bayart    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 258 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
430 474 506 483 512 490 516 518 506
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
504 498 475 455 465 465 440 460 444
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
446 429 386 361 365 461 361 356 341
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
336 342 281 272 278 260 252 258 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Histoire[modifier | modifier le code]

  • 1849 : Comme dans toutes les communes de France, la population masculine majeure put, pour la première fois, aller voter grâce à l'instauration du suffrage universel.
Voici la répartition (en nombre) de quelques patronymes des électeurs :


(saisie non exhaustive !)

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

d'azur au chef d'or.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Ligne Longpré-les-Corps-Saints Longroy-Gamaches.png

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jean Tagault (?-1546), docteur en médecine, médecin ordinaire du Roi François Ier, né à Buleux. Il est l'auteur d'un traité écrit en Latin ("Les institutions chirurgiques") qui reste recherché des historiens de la médecine et des bibliophiles (première édition en Français: à Lyon, chez Guillaume Rouillé en 1549). En tant que doyen de la Faculté des Arts de l'Université de Paris (élu le 7 novembre 1534), Jean Tagault fut le maître de Jacques Houllier, commentateur majeur d'Hippocrate, et fut l'adversaire du médecin et astrologue anversois Jean Thibault ainsi que du médecin et théologien espagnol Michel Servet, tous deux soutenant que la médecine se devait de faire appel à l'astrologie. Des historiens attribuent ainsi à Jean Tagault la réfutation de l'astrologie titrée "De vanitate astrologiae judiciariae et divinatricis" qui fut composée et offerte au président du Parlement en 1536, année précisément où le Parlement prononça un arrêt réglementant la pratique médicale, la réservant strictement aux docteurs et aux licenciés de la Faculté de Paris. Il est le père de l'homonyme Jean Tagault, philosophe amiénois[8].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Abel Lequien, Croix de pierre, 1996.
  2. a, b, c et d registres état-civil
  3. Le Courrier picard, édition d'Abbeville, 8 avril 2014, p. 13.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  6. http://clochers.org/Fichiers_HTML/Accueil/Accueil_clochers/80/accueil_80183.htm
  7. Source:Fcvnet [1]
  8. René Normand: "La Picardie intellectuelle et littéraire" dans l'ouvrage collectif "Visages de la Picardie" (Editions "Horizons de France", 1949). Sur Jean Tagault et sa naissance à Buleux, voir page 120.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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