L'Arbresle

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L’Arbresle
Vue générale de la ville
Vue générale de la ville
Blason de L’Arbresle
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Rhône
Arrondissement Lyon
Canton L’Arbresle
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de L'Arbresle
Maire
Mandat
Pierre-Jean Zannettacci
2014-2020
Code postal 69210
Code commune 69010
Démographie
Gentilé Arbreslois
Population
municipale
6 032 hab. (2011)
Densité 1 795 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 50′ 11″ N 4° 37′ 04″ E / 45.8364, 4.617845° 50′ 11″ Nord 4° 37′ 04″ Est / 45.8364, 4.6178  
Altitude Min. 212 m – Max. 304 m
Superficie 3,36 km2
Localisation

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Liens
Site web mairie-larbresle.fr

L’Arbresle est une commune française située dans le département du Rhône en région Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

La Brévenne illustrée par Joannès Drevet (1854–1940).

L’Arbresle se trouve à 23 kilomètres au nord-ouest de Lyon, au confluent de la Brévenne et de la Turdine, à la jonction des monts du Lyonnais et du Beaujolais.

Histoire[modifier | modifier le code]

Dès l'époque néolithique, le site de L'Arbresle est occupé par l'homme, comme l'attestent les haches polies et les pointes de flèches en silex trouvées au Muzard. Cette occupation humaine plusieurs fois millénaire, L'Arbresle la doit à son emplacement privilégié : c'est un confluent de rivières isolant et protégeant une presqu'île dominée par un rocher propice au refuge et à la défense ainsi qu'à la surveillance et au contrôle des passages, au carrefour des deux vallées qui sont d'inévitables voies de pénétration vers les monts du Lyonnais et du Beaujolais.

La route est une des clefs du développement de la bourgade arbresloise. Dès le haut Moyen Âge, L'Arbresle constitue une halte sur le « Grand chemin français » qui est l'itinéraire le plus court et le plus fréquenté reliant Paris à Lyon, et qui transformera au fil du temps en « Grand chemin de Paris à Lyon », puis en « Route royale », anciennes appellations de la célèbre route nationale 7, aujourd'hui déclassée.

Aussi pendant des siècles, L'Arbresle est-il traversé par des marchands, les soldats, les pèlerins, les voyageurs illustres ou anonymes s'arrêtant pour boire, manger, dormir dans de nombreuses auberges et hostellerie, et se faire soigner, ou mourir parfois, à l'hôtel Dieu de la Madeleine.

L'histoire de L'Arbresle se confond avec celle de l'abbaye de Savigny dont elle partage la prospérité comme les vicissitudes : le bourg est fortifié par l'abbé Dalmace au XIe siècle et devient une des principales places fortes protégeant l'abbaye. Le château subit divers assauts au gré des luttes féodales, puis de la guerre de Cent Ans, et tombe en ruines lors du déclin de l'abbaye au XVIIe siècle.

Proche de Lyon, L'Arbresle attire les bourgeois et les nobles lyonnais, qui y font bâtir au XVIe siècle des maisons dans le style Renaissance : ainsi, à partir de 1660, les de Valous séjournent fréquemment « en leur maison de campagne » arbresloise et surveillent la gestion et les revenus de leurs prés, vignes, moulins et cheneviers.

Cette même proximité de Lyon permet à L'Arbresle de bénéficier dès 1815 de l'expansion du tissage lyonnais vers les campagnes. Au cours du XIXe siècle, le village encore très agricole prend l'allure d'une petite ville industrielle spécialisée dans le tissage du velours de soie, dont le développement est accéléré par l'arrivée du chemin de fer vers 1860.

À partir de 1895, le tissage à bras est progressivement supplanté par le tissage mécanique qui concentre plusieurs centaines de métiers à tisser dans quelques grandes usines ou dans de petits ateliers familiaux, souvent à domicile. Des activités périphériques au tissage (dévidage, ourdissage, fabrication de peignes à tisser) font vivre alors de nombreux Arbreslois. L'ère du tissage à L'Arbresle prend fin dans les années 1960 et contraint toute la population ouvrière à une douloureuse reconversion.

Chacun de ces épisodes de l'histoire de L'Arbresle a laissé des traces encore visibles de nos jours dans la ville : le donjon et la porte de Savigny, le pont de la Madeleine ou l'enseigne des trois Maures, la façade de l'usine de velours Roche comme les métiers à tisser au musée, sont autant de témoins qui parlent au cœur et à la mémoire et sont le patrimoine commun aux arbreslois passés, présents, et à venir.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008   Pierre-Jean Zannettacci PS  
2001 2008 Jean-Claude Gross PS  
1995 2001 Jean Chevalier UDF  
1983 1995 Pierre Pignard    
1947 1983 Joseph Charvet Républicains indépendants Député du Rhône (1958-1962)
1947 1947 Paul Louis Monin    
1945 1947 Emile Aimé Picard    
1935 1945 Pierre Passemard    
1933 1935 Paul Grillet    
1929 1933 Maurice Isnard d'Argence    
1928 1929 Francis Bererd    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

L'Arbresle fait partie de la communauté de communes du Pays de L'Arbresle dont elle abrite le siège.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 6 032 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
860 772 731 871 1 295 1 410 1 581 1 698 2 010
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 523 2 700 3 236 2 843 3 326 3 448 3 627 3 576 3 577
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 406 3 199 3 023 2 692 2 881 2 934 2 791 2 959 3 601
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
3 818 3 966 4 038 4 784 5 199 5 777 6 020 6 032 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

La ville de l'Arbresle possède depuis 2008 un nouveau lycée général. Ouvert à la rentrée 2008, il accueille les élèves issus des collèges du secteur : Les 4 vents à l’Arbresle, Simone Veil à Châtillon, Jacques Cœur à Lentilly et Champagnat à l’Arbresle. Il porte le nom de la résistante Germaine Tillion[3].

L'Arbresle possède également un lycée professionnel, qui porte le nom de l'inventeur de la machine à coudre, Barthélemy Thimonnier.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

En 2005, le FC L'Arbresle est devenu le Football Club du Pays de L'Arbresle rassemblant plusieurs communes environnantes.

Le BC Arbreslois est le club de basketball de L'Arbresle. Son site: http://basketclubarbreslois.fr/

Cadre de vie[modifier | modifier le code]

Environnement[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église et le vieux château
  • Musée du Vieux L'Arbresle : en plein cœur du quartier ancien, dans un bâtiment du XVIe siècle, le musée présente le patrimoine de L’Arbresle, antique cité située sur le « Grand chemin de Lyon à Paris », dont l’histoire est étroitement liée à celle de l’abbaye de Savigny. Une large place est consacrée au tissage, activité prépondérante à L’Arbresle du début du XIXe siècle jusqu’aux années 1960.
  • Château de l'Arbresle
Fondé par les abbés de Savigny en 1060 ; très remanié.

La gare[modifier | modifier le code]

La gare de L'Arbresle
La gare de L'Arbresle

Elle comprend quatre voies dont deux pour la transversale Lyon - Nantes et deux correspondant à l'ancienne ligne Lyon - Montbrison via Tassin, L'Arbresle, Sainte-Foy-l'Argentière et Feurs. L'autre coté est Lyon-Saint-Paul via Tassin dont une ligne qui va vers Lozanne et l'autre Brignais ou Givors mais la voie est fermée de la transversale Paray le Monial-Givors-Canal.

  • Un train touristique à voie normale circule à la belle saison entre l’Arbresle et Sainte-Foy-l’Argentière afin de faire redécouvrir d’anciennes locomotives et wagons restaurés par l’association « Chemin de fer touristique de la Brévenne ».
  • Le tram-train dessert L'Arbresle jusqu'à Saint-Bel et Gare Lyon-Saint-Paul.
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Événements[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Viticulture[modifier | modifier le code]

L'Arbresle est une commune viticole du vignoble du Beaujolais (historiquement attaché à celui de Bourgogne). Sur son aire géographique peut être produit les vins AOC suivant : le Beaujolais, le Bourgogne aligoté, le Bourgogne, le Bourgogne Passe-tout-grains, le Coteaux Bourguignons, le Crémant de Bourgogne et le Bourgogne mousseux[4].

Personnalités liées à L'Arbresle[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  3. « Lycée Germaine Tillion à Sain-Bel (69) », sur http://www.terrealfacade.com/, Terreal,‎ août 2008 (consulté le 2 janvier 2013)
  4. Placido Llorca, « Vins à L'Arbresle », sur Vin Vigne,‎ 2012 (consulté le 19 juin 2012)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]