Porno chic

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Affiche du film Gorge profonde (1972).

L'expression « porno chic » est apparue aux États-Unis au début des années 1970 afin de désigner la première vague de longs métrages pornographiques sophistiqués, tels que Deep Throat, Behind the green door (en), The Devil in Miss Jones, et le phénomène social qui en résulta. Afin de décrire ce phénomène, un article fameux et long de cinq pages du New York Times Magazine[1] forgea l'expression qui est depuis passée dans le langage courant.

Mode[modifier | modifier le code]

Plus récemment, « porno chic » a aussi été utilisé en référence à l'usage de pornographie[2] dans la pop culture, par exemple par des photographes pour des séries de mode ou des publicités[3],[4]. En France, juste avant les années 2000 et notamment à l’initiative de Nathalie Rykiel, qui a ouvert dans sa boutique de prêt-à-porter un espace porno-chic, l’érotisme, la sexualité et la pornographie sont à la mode et plus ouvert au grand public en faisant tomber les tabous. Carine Roitfeld, à l'époque Rédactrice en Chef du magazine Vogue Paris, à répandu cette tendance « porno chic »[5] entre autres par ses influences auprès de la marque Gucci[6] et de Tom Ford[7], jusqu'à en devenir un symbole[8]. En 2002, les Parfums Christian Dior adhèrent à cette tendance avec la publicité pour Dior Addict[9].

En 2005, American Apparel commence à engager de vraies actrices X (Lauren Phoenix, Charlotte Stokely, Sasha Grey, Faye Reagan) pour la promotion de ses lingeries.

House of Deréon la marque de Beyoncé Knowles fut taxée de « porno chic » par le New York Post pour ses G-string[10].

Photographes[modifier | modifier le code]

Films[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Porno chic; "Hard-core" grows fashionable-and very profitable - Ralph Blumenthal, The New York Times Magazine, 21 janvier 1973
  2. Porno chic : Définition du glossaire Marketing e-marketing.fr
  3. Paquita Paquin, « Porno chic, X clichés », Next, sur liberation.fr, Libération,‎ 16 janvier 2004 (consulté le 10 novembre 2012)
  4. la polémique du "Porno Chic" dans la publicité par Gilles Lugrin, comanalysis.ch
  5. « Emmanuelle Alt, nouvelle rédactrice en chef de «Vogue» » 20 Minutes, 8 janvier 2011
  6. Paquita Paquin, Cédric Saint-André Perrin, « Tom Ford, le créateur omnipotent », Évènement, sur liberation.fr, Libération,‎ 5 novembre 2003 (consulté le 14 février 2013)
  7. « elle vampirise Vogue à coup de campagnes scandaleuses » tendances-de-mode.com, 28 août 2007
  8. Hélène Petit, « Xavier Romatet, le PDG de Condé Nast France », Économie, sur lefigaro.fr, Le Figaro,‎ 19 janvier 2011 (consulté le 15 juin 2013) : « Interrogé sur les reproches formulés à l'égard du caractère provocateur du travail de Carine Roitfeld, volontiers qualifiée de prêtresse du «porno chic», […] »
  9. Jean Watin-Augouard (préf. Maurice Lévy), Marques de toujours, Éditions Larousse/VUEF,‎ octobre 2004 (ISBN 2-7441-7580-3), « Christian Dior »
  10. (en) Kiddie-Porn: Beyonce's Tiny Ho's - Michele Malkin, New York Post, 14 mai 2008

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]