Baptiste Pierre Bisson

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Baptiste-Pierre-Francois Bisson
Image illustrative de l'article Baptiste Pierre Bisson

Naissance 16 février 1767
Montpellier (Hérault)
Décès 26 juillet 181144 ans)
Marmirolo (Drapeau de l'Italie Italie)
Origine Drapeau de la France France
Grade général de division :1er février 1805
Distinctions comte de l'Empire
grand officier de la Légion d'honneur
Hommages Nom gravé sous l'Arc de triomphe de l'Étoile (16e colonne)

Baptiste-Pierre-Francois Bisson est un officier français né le 16 février 1767 à Montpellier et mort le 26 juillet 1811 au Palais de Bosco della Fontana (proche de Marmirolo).

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfant de troupe, il passa par les grades inférieurs et ne devint officier qu'après la Révolution française. Il fut nommé en l'an II, chef de bataillon à l'armée de Sambre-et-Meuse. Chargé de la défense du Chatelet, le 23 mai 1793, et enfermé dans cette place avec 60 grenadiers et 50 dragons, il se vit investi par 6 000 hommes de troupes ennemies. Bisson, pour leur cacher la faiblesse de la garnison, plaça ses grenadiers en tirailleurs devant les gués principaux, en avant d'un pont qu'il fit couper, puis il partagea sa cavalerie en trois pelotons, ayant l'ordre de se tenir constamment en mouvement, tandis que dans la place, deux tambours battaient continuellement là générale sur différents points, ce qui fit supposer aux assiégeants la présence de nombreux défenseurs. Ils se préparèrent donc à former le siège en règle du Chatelet; mais ils se retirèrent dès qu'ils apprirent que le général Legrand amenait des secours à la garnison.

À l'affaire de Messenheim, le commandant Bisson, à la tête d'un bataillon de 417 hommes seulement, soutint le choc de 3 000 fantassins et 1 200 cavaliers ennemis. Après avoir perdu, dans ce combat opiniâtre, le tiers de ses soldats, ce qui rendait sa position on ne peut plus critique, il sut se tirer d'embarras par un admirable coup d'audace. Il précipita son cheval au milieu de la colonne ennemie, sabra, culbuta tout ce qui barrait le passage, traversa la Naw à la nage, courut prendre position à Kirn, occupa tous les défilés et arrêta les progrès de l'ennemi.

Nommé, le 17 messidor an VII (5 juillet 1799), chef de la 43e demi-brigade, il se conduisit avec tant de bravoure et d'intelligence à la bataille de Marengo, le 25 prairial an VII, que le premier consul le fit général de brigade le 16 messidor an VIII (5 juillet 1800). Le 5 nivôse an IX (26 décembre 1800), il contribua puissamment au passage du Mincio, et le même jour, il se rendit maître de la forteresse de Monzambano après un combat sanglant. Il commanda ensuite la 6e division militaire, et quand, le 19 frimaire an XII, la croix de la Légion d'honneur lui fut décernée, il était attaché à la première division du camp de Saint-Omer.

Nommé commandeur de l'ordre le 25 prairial suivant et général de division le 12 pluviôse an XIII (1er février 1805), il fit la campagne d'Allemagne sous le prince d'Eckmuhl. Blessé dangereusement au passage de la Traun, l'Empereur récompensa ses longs services en lui décernant, le 4 nivôse an XIV (25 décembre 1805), le titre de grand officier de la Légion d'honneur et en lui conférant le gouvernement général de l'État de Brunswick, des principautés de Hildesheim, d'Albertstadt, d'Eichsfeld, ainsi que des villes de Goslar et de Mulhausen ; il fut aussi gouverneur de Frioul et du comté de Gorezzia.

En 1807, il fit avec Ney la campagne de Prusse et de Pologne, et prit une honorable part a la bataille de Friedland, livrée le 13 juin.

Créé comte de l'Empire le 10 mars 1810, l'Empereur lui accorda une dotation de 30 000 francs sur les domaines de Neuhans et de Lauenbourg, situés en Hanovre.

Le général Bisson avait une haute stature, mais il était devenu d'une obésité extrême. Ce fut sans doute à cause de cette corpulence extraordinaire qu'il cessa, quoique jeune encore, de coopérer activement aux luttes de l'Empire. Depuis 1807 jusqu'au 26 juillet 1811, époque où il mourut à Mantoue : il resta étranger aux victoires de l'armée française.

Il ne jouissait pas seulement d'une grande réputation de bravoure, il passait aussi pour un gourmand de distinction. Son appétit était tel, qu'il recevait de l'Empereur un traitement supplémentaire et spécial pour y pourvoir. Brillat-Savarin lui a consacré les lignes suivantes dans sa Physiologie du goût : « C'est ainsi, dit-il, que le général Bisson, qui buvait chaque jour huit bouteilles de vin à son déjeuner, n'avait pas l'air d'y toucher. Il avait un plus grand verre que les autres, elle vidait plus souvent; mais on eût dit qu'il n'y faisait pas attention ; et tout en humant ainsi seize litres de liquide, il n'était pas plus empêché de plaisanter et de donner ses ordres que s'il n'eût dû boire qu'un carafon. »

Son nom figure sur le monument de l'Étoile, côté est.

État de service[modifier | modifier le code]

Décorations, titres, honneurs…[modifier | modifier le code]

Source partielle[modifier | modifier le code]

« Baptiste Pierre Bisson », dans Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850,‎ 1852 [détail de l’édition]