Viry (Haute-Savoie)

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Viry
Image illustrative de l'article Viry (Haute-Savoie)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Arrondissement de Saint-Julien-en-Genevois
Canton Canton de Saint-Julien-en-Genevois
Intercommunalité Communauté de communes du Genevois
Maire
Mandat
André Bonaventure
2014-2020
Code postal 74580
Code commune 74309
Démographie
Population
municipale
3 577 hab. (2011)
Densité 137 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 07′ 06″ N 6° 02′ 18″ E / 46.1183333333, 6.03833333333 ()46° 07′ 06″ Nord 6° 02′ 18″ Est / 46.1183333333, 6.03833333333 ()  
Altitude Min. 357 m – Max. 755 m
Superficie 26,16 km2
Localisation

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Viry est une commune française située dans le département de la Haute-Savoie en région Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

La Commune de Viry se situe à 516 mètres d'altitude. Avec 2616 hectares, elle est la plus grande commune du canton de Saint-Julien-en-Genevois par sa superficie.

Viry s'étend sur douze hameaux à savoir :

L'Eluiset, Humilly, Germagny, Malagny, Essertet, Veigy, Songy, Le Fort, La Côte, Vaux, Thônex, Cortenet.

Elle est située au nord-ouest du département, à 35 kilomètres d'Annecy et à 10 kilomètres de Genève.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire de la commune est fortement liée à celle de la famille de Viry. La branche actuelle des Viry remonte au XIIe siècle et est une branche cadette de la famille des Sallenoves. D'abord barons, les Viry deviennent comtes au XVIe siècle à la suite des services rendus par leur ancêtre Marin. La particularité de ce titre tient au fait que le duc de Savoie nomme Marin comte et après lui tous ses descendants directs mâles ou femelles. Ainsi, tous les descendants de Marin et non les seuls aînés de la famille peuvent prétendre au titre, ce qui est très original. Par ailleurs, l'un de leurs descendants est au Panthéon.

D'autres familles nobles ont leurs origines dans la commune, notamment la famille d'Humilly de Chevilly.

La commune est également connue pour son fort Sainte Catherine édifié par le duc de Savoie pour attaquer Genève : il sera toutefois entièrement détruit par Genève et ses alliés français. Henri IV séjourna au village de l'Éluiset en décembre 1600 et un tableau, peint au XIXe siècle et exposé à la mairie, rappelle cet événement. L'église actuelle du village est reconstruite en 1843.

Le 29 janvier 1910, les frères Armand et Henri Dufaux fondent la société de l'aérodrome de Viry qui deviendra célèbre pour ses meetings aériens (1910, 1911 et 1935).

Durant la Seconde Guerre mondiale, Viry est l'une des communes frontières où passent de nombreux juifs fuyant le nazisme.

Pour plus de détails sur l'histoire de Viry, vous pouvez vous référer aux publications de l'association d'histoire régionale La Salévienne.

Seigneurie de Songy[modifier | modifier le code]

La famille de Songy y possédait une maison forte, siège de seigneurie, au Moyen Âge.

La porte qui permettait d'accéder à la cour est décrite dans un texte comme : « double, bien clores de gros clous et fortes esparres avec grant serrure et verrouz tappet de fer »[1].

La cour nous est décrite comme : « une belle cour où se trouvent un pressoir, une étable et ung puits, le tout bien clos de murailles » ; le puits est décrit précisément comme : « Ung puits profond d'environ quarante pieds avec Sca coronne de quartier de molasse et une roue propre à tirer l'eau »[2].

Dans l'inventaire des biens de Michel de Scionzier, on précise que le colombier est de forme carrée et couvert d'un toit en tuiles. L'état des lieux précise également : « Plus deux fours et boydons ou soyt petites estables de porceaux polles et coq dindes et cannes »[3].

On y cultive le raisin, la treille de la maison est décrite : « dans le jardin avoyt une belle treille soyt pollez de raisin muscatz blanc et noer »[4]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Avril 2014 en cours André Bonaventure ... ...
Les données manquantes sont à compléter.

Économie[modifier | modifier le code]

La multinationale mexicaine de matériaux de construction, Cemex, y possède une unité de béton prêt à l'emploi.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 577 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
1 065 1 116 1 008 1 440 1 844 1 887 1 837 1 631 1 650
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
1 684 1 858 1 734 1 718 1 593 1 635 1 570 1 521 1 562
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
1 456 1 503 1 297 1 283 1 282 1 289 1 119 1 218 1 561
1982 1990 1999 2004 2006 2009 2011 - -
2 023 2 550 3 032 3 303 3 378 3 512 3 577 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le Château de Viry (XVIIIe siècle), appartenant encore à la famille de Viry.
  • Sur le hameau de Humilly, le manoir et le château appartenant toujours aux comtes d’Humilly de Chevilly Blason d Humilly.svg, ancienne noblesse citée depuis le XIVe siècle.
  • Sur le hameau de Songy, à quelques mètres de l'endroit où se situait le fort Sainte-Catherine de Songy, a été créé le parc animalier Tropicaland comportant la plus importante collection de plantes exotiques située au nord de la France. Réputée chez les spécialistes, cette collection offre un air d'exotisme. Il y a des millions d'années, une forêt de bambous poussait aux portes de Lyon avant qu'une glaciation ne la fasse disparaître.
  • L'église Saint-Maurice. La décoration intérieure fut confiée au peintre J.B Ferraris[7].
  • Chapelle Saint-Eusèbe et ancienne église d'Humilly.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Élisabeth Sirot 2007, p. 87
  2. Élisabeth Sirot 2007, p. 88
  3. Élisabeth Sirot 2007, p. 92-93
  4. Élisabeth Sirot 2007, p. 96
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  7. Paul Guichonnet, Nouvelle encyclopédie de la Haute-Savoie : Hier et aujourd'hui, La Fontaine de Siloé,‎ 2007, 399 p. (ISBN 978-2-8420-6374-0), p. 365.
  8. Dominique Ernst, « Louise-Marie Roche-Sautier, une Viroise héroïque ! », Le Messager,‎ 26 mai 2013 (lire en ligne) et Dominique Ernst, « De l'Eluiset à Paris, l'étonnant destin de Louise-Marie Roche-Sautier », Le Messager,‎ 2 juin 2013 (lire en ligne).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Claude Barbier, Claude Mégevand, Donald Stampfli,, Viry, 1860-1940, Vie et coutumes d'un village de Savoie,, La Salévienne,,‎ 1985.
  • Élisabeth Sirot, Noble et forte maison - L'habitat seigneurial dans les campagnes médiévales du milieu du XIIe au début du XVIe, Editions Picard,‎ 2007 (ISBN 9782708407701)
  • Collectif, Viry "Terra sainta", Histoire des paroisses et églises de Viry du IVe au XXe siècle, La Salévienne,‎ 2003
  • Jean-Pierre Laverrière, Un village entre la Révolution et l'Empire, Viry en Savoie (1792-1815), Paris, Editions Albatros,‎ 1980
  • Jean-Claude Cailliez, Viry-Aviation, chronique des pionniers genevois (1909-1948), Paris, La Salévienne,‎ 2009

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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