Ioulia Tymochenko

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : Navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Tymochenko.
Ioulia Tymochenko
Юлія Тимошенко
Julija Tymošenko
Ioulia Tymochenko, en 2008, lors du sommet du Parti populaire européen.
Ioulia Tymochenko, en 2008, lors du sommet du Parti populaire européen.
Fonctions
13e Premier ministre ukrainien
18 décembre 20073 mars 2010
(&&&&&&&&&&&&08062 ans, 2 mois et 15 jours)
Président Viktor Iouchtchenko
Viktor Ianoukovytch
Gouvernement Tymochenko II
Législature VIe Rada
Coalition BIouT - Notre Ukraine
Prédécesseur Viktor Ianoukovytch
Successeur Oleksandr Tourtchynov (intérim)
Mykola Azarov
10e Premier ministre ukrainien
24 janvier 20058 septembre 2005
(&&&&&&&&&&&&02277 mois et 14 jours)
Président Viktor Iouchtchenko
Gouvernement Tymochenko I
Coalition BIouT - Notre Ukraine
Prédécesseur Mykola Azarov
Successeur Iouriï Iekhanourov
Vice-Premier ministre
chargée du Fioul et de l'Énergie
30 décembre 199919 janvier 2001
Président Leonid Koutchma
Gouvernement Viktor Iouchtchenko
Prédécesseur Aleksey Sheberstov
(ministre de l'Énergie)
Successeur Ivan Plachkov
(ministre du Fioul et de l'Énergie)
Biographie
Nom de naissance Ioulia Hryhian (Grigyan)
Date de naissance 27 novembre 1960 (1960-11-27) (52 ans)
Lieu de naissance Dnipropetrovsk, RSS d'Ukraine (Union soviétique)
Nationalité ukrainienne
Parti politique BIouT
Conjoint Oleksandr Tymochenko
(depuis 1979)
Enfants Eugenia Tymochenko-Carr
(née en 1980)
Religion Orthodoxie
(Patriarcat de Kiev)

Ioulia Tymochenko
Premiers ministres ukrainiens

Ioulia Volodymyrivna Tymochenko (ukrainien : Юлія Володимирівна Тимошенко[1]), née Hryhian (Grigyan) le 27 novembre 1960 à Dnipropetrovsk (RSS d'Ukraine), est une femme d'affaires et femme politique ukrainienne, d'origine russo-lettonne[2].

Après avoir fait carrière dans l'industrie gazière, elle est élue députée à la Verkhovna Rada Oukraïny en 1996. Elle fonde en 2001 le Bloc Ioulia Tymochenko (BIouT), une coalition de partis politiques de centre-droit la soutenant. Réputée charismatique, elle est célèbre pour son rôle dans la Révolution orange, une série de manifestations contre le résultat de l'élection présidentielle de 2004, que l'opposition considère comme falsifié.

Viktor Iouchtchenko, porté à la présidence de l'Ukraine par la Révolution orange, nomme Ioulia Tymochenko Premier ministre le 24 janvier 2005, puis la limoge le 8 septembre suivant. Elle est à nouveau nommée Premier ministre le 18 décembre 2007. Ses deux mandats sont marqués par une forte rivalité avec le président Iouchtchenko, son ancien allié dans la Révolution orange.

Candidate du BIouT à l'élection présidentielle de 2010, Ioulia Tymochenko est la première femme à être qualifiée pour le second tour d'une élection présidentielle en Ukraine. Elle est défaite par Viktor Ianoukovytch, qui réunit 48,95 % des voix contre 45,47 % pour Ioulia Tymochenko. Son gouvernement est renversé le 3 mars 2010, à la suite d'un vote de confiance à la Verkhovna Rada Oukraïny, le Parlement d'Ukraine. Elle prend alors la tête de l'opposition.

Le 11 octobre 2011, Ioulia Tymochenko est condamnée à sept ans d'emprisonnement pour abus de pouvoir dans le cadre de contrats gaziers signés entre l'Ukraine et la Russie en 2009. Pour ses partisans et les gouvernements occidentaux, cette condamnation et les autres poursuites judiciaires engagées contre elle sont le résultat de motivations politiques à la suite de l'élection de Ianoukovytch. La Cour européenne des droits de l'homme condamne l'Ukraine en 2013, jugeant « illégale » la détention de Ioulia Tymochenko.

Sommaire

Jeunesse et formation [modifier]

Ioulia Hryhian naît le 27 novembre 1960 à Dnipropetrovsk, dans l'oblast de Dnipropetrovsk, en République socialiste soviétique d'Ukraine. Sa mère Ludmila Nikolaevna Telegina, née Nelepova, est née le 11 août 1937, à Dnipropetrovsk[3]. Son père Vladimir Abramovich Grigyan est né le 3 décembre 1937, à Dnipropetrovsk et était, d'après son passeport soviétique, letton[3]. Alors qu'elle a trois ans, son père quitte le domicile familial, laissant sa mère l'élever seule. Ioulia prend alors le nom de jeune fille de sa mère, Telehina, sous lequel elle termine sa scolarité dans l'école secondaire, en 1977[réf. nécessaire].

En 1979, elle rejoint la faculté d'économie de Dnipropetrovsk pour étudier la technologie cybernétique. La même année, elle épouse Oleksandr Tymochenko, fils du responsable politique de la région de Dnipropetrovsk[2], avec lequel elle a une fille, Eugenia, née l'année suivante.

En 1984, elle est primée par l'université avec un diplôme d'honneur. Elle est affectée en tant qu'ingénieur économiste à l'usine de machines-outils de Dnipropetrovsk.

Carrière de femmes d'affaires [modifier]

En 1988, Ioulia Tymochenko ouvre avec son mari, grâce à un prêt de 5 000 dollars, une coopérative familiale qui vend des services de coiffure et de couture. En 1991, cette entreprise nommée « Terminal » est privatisée et vendue, et Ioulia Tymochenko crée la « Compagnie du pétrole ukrainien » chargée de vendre de l'essence aux agriculteurs de sa région de Dnipropetrovsk. À cette époque, elle rencontre Pavel Lazarenko (en) qui est alors le directeur régional de l'administration agricole[4].

En 1995, elle réorganise sa société pour cofonder, avec Pavlo Lazarenko, la compagnie de distribution d'hydrocarbures Systèmes énergétiques unis d'Ukraine (SEUU) (uk). Son mentor Pavel Lazarenko devient ministre de l'énergie à l'automne de la même année et lance une réforme dont la SEUU est la grande bénéficiaire. Grâce à un profit estimé à 4 milliards de dollars en 1996, l'entreprise se diversifie et investit principalement dans la finance, l'industrie, les transports aériens et la presse. Ioulia Timochenko est alors surnommée la « princesse du gaz »[5]. En janvier 1997, Ioulia Tymochenko doit abandonner la direction de l'entreprise car la loi en interdit le cumul avec son nouveau statut d'élue régionale. Son beau-père devient alors le directeur officiel de la SEUU[6].

Le 9 avril 1997, le New York Times accuse Pavel Lazarenko de corruption à travers la SEUU. Une enquête de justice est ouverte contre Ioulia Tymochenko et Pavel Lazarenko, bien que tous deux bénéficient d'une immunité parlementaire. En décembre 1998, Pavel Lazarenko est arrêté à la frontière franco-suisse et accusé de blanchiment d'argent. La justice suisse le libère contre une caution de 3 millions de dollars. Le parlement ukrainien obtient le 17 février 1999 la levée de son immunité politique. Le 20 février, P. Lazarenko est arrêté à l'aéroport JFK de New-York. Il est condamné en mai 2004 pour blanchiment d'argent, corruption et fraude[7]. L'entreprise SEUU enregistre à partir de 1997 plusieurs revers, et Ioulia Tymochenko s'en éloigne pour s'investir davantage en politique, d'abord comme vice-présidente du parti Hromada fondé par Pavel Lazarenko, puis dans son propre parti[8].

Entrée en politique [modifier]

Ioulia Tymochenko entre en politique en 1996 : elle est élue députée à la Verkhovna Rada Oukraïny, le Parlement ukrainien, élections législatives de décembre 1996[9]. Elle obtient 92,3 % des voix dans sa circonscription, l'oblast de Kirovohrad.[réf. nécessaire] En 1997, elle devient présidente du parti Hromada. Elle est réélue aux élections législatives de 1998 et à celles de 2002. En 1998, elle devient présidente de la Commission budgétaire de la Verkhovna Rada Oukraïny. L'année suivante, elle fonde le parti politique Batkivchtchina (« Patrie »)[réf. nécessaire].

En décembre 1999, elle est nommée vice-Premier ministre chargée du Fioul et de l'Énergie dans le cabinet du Premier ministre Viktor Iouchtchenko.

Ioulia Tymochenko est congédiée par le président Leonid Koutchma en janvier 2001, alors qu'elle est accusée de « contrebande et de falsification de documents », pour avoir importé frauduleusement du gaz russe en 1996, lorsqu'elle était présidente des Systèmes énergétiques unis d'Ukraine (uk). Elle conteste ces accusations, et dénonce une manipulation du parquet qu'elle impute à des hommes d'affaires proches du président[10]. Elle est arrêtée en février 2011. Les autorités russes lancent un mandat d'arrêt international pour corruption de responsables du ministère de la Défense[11]. Ses partisans organisent plusieurs manifestations de protestation près de la prison où elle est incarcérée. Elle est libérée quelques semaines plus tard[réf. nécessaire].

Opposante au président Koutchma [modifier]

Ioulia Tymochenko, en 2002.

Ioulia Tymochenko crée en février 2001 le Forum du salut national (uk), en vue des élections législatives de 2002[réf. nécessaire].

Lorsque les charges judiciaires retenues contre elle sont abandonnées, Ioulia Tymochenko devient l'un des principaux dirigeants du mouvement de contestation contre le président Leonid Koutchma pour son rôle présumé dans le meurtre du journaliste Gueorgui Gongadzé. Lors de ces campagnes, elle se fait connaître comme une leader révolutionnaire passionnée, lors de ses apparitions à la télévision ou en brisant les fenêtres de son ancienne prison lors d'une des manifestations[réf. nécessaire].

En janvier 2002, Ioulia Tymochenko est légèrement blessée dans un accident de voiture. Ses partisans pensent qu'il pourrait s'agir d'une tentative d'assassinat organisée par le gouvernement[12].

La même année, elle fonde le Bloc Ioulia Tymochenko (BIouT), une alliance politique de plusieurs partis d'opposition. Le BIouT obtient 7,2 % des suffrages exprimés lors des élections législatives de 2002, ce qui lui permet de former son propre groupe au Parlement[réf. nécessaire].

Ses détracteurs l'accusent d'avoir fait fortune de manière illégale. Ils affirment que sa familiarité avec la conduite illégale des affaires en Ukraine explique sa volonté affichée de combattre la corruption[réf. nécessaire]. Son ancien partenaire d'affaires, l'ancien Premier ministre ukrainien Pavlo Lazarenko (uk), est condamné aux États-Unis pour avoir blanchi plusieurs milliards de dollars, pour corruption et pour fraude[13].

En tant que vice-Premier ministre, elle fait cesser de nombreux arrangements illégaux et autres corruptions dans le secteur énergétique. Sous sa direction, les recettes de l'industrie et de l'électricité ukrainiennes ont augmenté de plusieurs milliers de pour cent. Elle a mis fin à la pratique du troc dans le marché de l'électricité, exigeant que les clients industriels payent leur électricité en devises. Elle a également mis fin à de nombreuses exemptions particulières pour plusieurs organisations. La réussite de ces réformes signifiaient que le gouvernement avait suffisamment de fonds pour payer les fonctionnaires et augmenter les salaires.

Premier ministre [modifier]

Égérie de la Révolution orange [modifier]

Article détaillé : Révolution orange.
Ioulia Tymochenko s'adressant aux députés de la Rada, le 4 février 2005, lors de son discours de politique générale.

Lors de l'élection présidentielle de 2004, Ioulia Tymochenko apporte son soutien à Viktor Iouchtchenko, qui se présente comme un candidat sans étiquette et affiche des positions pro-occidentales, à la différence de son adversaire Viktor Ianoukovytch, soutenu par la Russie. Les résultats du second tour, qui donnent Viktor Ianoukovytch gagnant, sont considérés comme truqués par l'opposition et les observateurs internationaux[réf. nécessaire]. Des manifestations massives -dont Ioulia Tymochenko est l'une des chefs les plus radicales- ont lieu dans plusieurs villes ukrainiennes[14]. La crise politique, surnommée « Révolution orange », aboutit à l'annulation du scrutin par la Cour suprême de l'Ukraine et à la tenue d'un nouveau second tour fin décembre. Viktor Iouchtchenko est élu et dispose d'une majorité au Parlement dont fait partie le Bloc Ioulia Tymochenko. Il nomme Ioulia Tymochenko Premier ministre le 24 janvier 2005.

Premier mandat de Premier ministre (2005) [modifier]

Cette section ne cite pas suffisamment ses sources. Pour l'améliorer, ajouter en note des références vérifiables ou les modèles {{refnec}} ou {{refsou}} sur les passages nécessitant une source.

Ioulia Tymochenko est très populaire dans les milieux nationalistes, mais peu appréciée dans l'est de l'Ukraine, plus russophile. Son groupe parlementaire ne contrôle que 20 des 450 sièges de la Verkhovna Rada Oukraïny, contre une centaine pour le mouvement Notre Ukraine de Viktor Iouchtchenko et une vingtaine pour l'autre allié de la coalition, le Parti socialiste d'Ukraine. Ioulia Tymochenko remporte le vote de confiance avec 375 voix pour et aucune contre, soit un soutien plus large que la coalition de Viktor Iouchtchenko. Ses opposants ont préféré s'abstenir de voter contre[réf. nécessaire].

Lors de son discours de politique générale, elle déclare : « la réforme économique sera ma priorité. Je dirai aux gens : “Oubliez les pots de vin, payez vos impôts” ».[réf. nécessaire]

Après une série de démissions à la suite de tensions à l'intérieur du gouvernement concernant des mesures de privatisations, le président Viktor Iouchtchenko la limoge de son poste de Premier ministre le 8 septembre 2005[15].

Élections législatives de 2006 [modifier]

Formations politiques arrivées en tête dans les districts électoraux lors des législatives de 2006 ; en violet, le Bloc Ioulia Tymochenko.

Ioulia Tymochenko mène la campagne du Bloc Ioulia Tymochenko (BIouT) pour les élections législatives de 2006. Elle annonce qu'elle brigue un nouveau mandat de Premier ministre[réf. nécessaire]. Le BlouT obtient 23 % des suffrages exprimés et 129 sièges sur 450 aux élections de mars 2006, loin devant le parti Notre Ukraine du président Viktor Iouchtchenko.

Une coalition du BlouT avec Notre Ukraine et le Parti socialiste d'Ukraine (SPU) est envisagée pour empêcher le Parti des régions, la principale formation politique pro-russe du pays, d'accéder au pouvoir. Cependant, les négociations avec Notre Ukraine et le SPU rencontrent vite de nombreuses difficultés[évasif]. Après trois mois d'incertitude politique, les trois partis parviennent à un accord de coalition[16].

La coalition dispose de la majorité des sièges à la Verkhovna Rada Oukraïny. Cependant, ses membres se méfient les uns des autres, en particulier pour l'organisation des procédures parlementaires visant à élire simultanément Petro Porochenko à la fonction d'orateur et Ioulia Tymochenko au poste de Premier ministre.[réf. nécessaire]

Les députés du Parti des régions bloquent le Parlement du 29 juin au 6 juillet pour empêcher les travaux parlementaires[17][18]. Ils exigent que les procédures parlementaires soient respectées, notamment par le biais de commissions parlementaires incluant plusieurs de ses membres. L'accord de coalition avait en effet privé le Parti des régions et le Parti communiste d'Ukraine de toute représentation au sein de l'exécutif et de tout leadership dans les commissions parlementaires[19]. En signe de protestation, dans les conseils régionaux locaux contrôlés par le Parti des régions, les comités ont été verrouillés de la même manière.[réf. nécessaire]

À la suite de la nomination inattendue d'Oleksandr Moroz du Parti socialiste d'Ukraine comme président de la Rada et de son élection le 6 juillet avec le soutien du Parti des régions, la « coalition orange » s'effondre. Une nouvelle coalition dirigée par l'ancien Premier ministre Viktor Ianoukovytch est formée, composée du Parti des régions, du Parti socialiste d'Ukraine et du Parti communiste d'Ukraine. Viktor Ianoukovytch redevient chef du gouvernement, écartant du pouvoir les formations de Ioulia Tymochenko et de Viktor Iouchtchenko. Le Bloc Ioulia Tymochenko annonce qu'il va former un cabinet fantôme calqué sur le nouveau gouvernement. Il est rejoint dans l'opposition par Notre Ukraine en octobre 2006[20].

Second mandat de Premier ministre (2007-2010) [modifier]

Composition politique de la Rada issue des législatives de 2007.

Élections législatives de 2007 [modifier]

Le 11 mai 2007, la présidence ukrainienne annonce qu'un attentat était en préparation contre les chefs de l'opposition parlementaire dont Ioulia Tymochenko, le chef d'Autodéfense populaire et ancien ministre de l'Intérieur Iouri Loutsenko et l'ancien ministre des Situations d'urgence David Jvania[réf. nécessaire].

Lors des élections législatives anticipées du 30 septembre 2007, le bloc dirigé par Ioulia Tymochenko arrive en deuxième position avec 30,7 % des voix, gagnant presque huit points par rapport aux précédentes législatives de mars 2006 (22,9 %). Le parti des Régions de Viktor Ianoukovytch remporte les élections avec 34,4 % des voix. Après les premiers dépouillements, le « Bloc Ioulia Tymochenko » arrivait en tête et l'OSCE avait déclaré que les élections s'étaient déroulées de manière libre et équitable[21],[22].

Nommée Premier ministre par le président Iouchtchenko, elle ne réussit pas à obtenir la majorité le 11 décembre 2007, en obtenant seulement 225 voix sur les 226 requises.

Elle est à nouveau proposée au poste de Premier ministre, et la Rada entérine sa nomination à la tête du gouvernement le 18 décembre lors d'un deuxième vote avec 226 voix sur les 450[23].

Crise politique de 2008 [modifier]

Ioulia Tymochenko avec le président Viktor Iouchtchenko, le 18 octobre 2007 à Lisbonne. La difficile cohabitation entre le président de la République et son Premier ministre fut à l'origine d'une crise politique parlementaire.
Ioulia Tymochenko, le 9 décembre 2009.

Près d'un an après son retour à la tête du gouvernement, les tensions entre Ioulia Tymochenko et le président Iouchtchenko sont tellement vives que le 18 août 2008, les services de la présidence sont allés jusqu'à accuser Mme Tymochenko d'avoir trahi l'intérêt national pour préserver ses ambitions personnelles[24]. Le 2 septembre, après des semaines de tensions exacerbées par des divergences concernant l'attitude à adopter face au conflit russo-géorgien, la coalition entre le Bloc Tymochenko et Notre Ukraine, le parti présidentiel, vole en éclat à l'occasion d'une réforme constitutionnelle visant à réduire les pouvoirs du chef de l'État au profit de ceux du gouvernement[25]. Les députés de Notre Ukraine étaient alors pratiquement les seuls à s'opposer à la promulgation de la loi, massivement approuvée par l'opposition pro-russe et le Bloc Tymochenko[25]. Accusée par le secrétaire général adjoint de M. Iouchtchenko de vouloir s'arroger le soutien de la Russie pour la prochaine élection présidentielle[24], Ioulia Tymochenko rétorque le lendemain, en Conseil des ministres, que :

« Le président et son entourage ont usé de tous les moyens pour détruire la coalition […] Il est dommage que le président se comporte de manière aussi irresponsable. La coalition a cédé hier par sa faute »

. Conformément à la Constitution, les députés ont dix jours pour trouver une issue à la crise, sans quoi une nouvelle coalition devra être formée dans un délai de trente jours avant une nouvelle dissolution du Parlement. Cherchant à s'assurer le soutien des députés de Notre Ukraine au nom de la stabilité politique, Ioulia Tymochenko leur déclare, à l'occasion d'une intervention retransmise à la télévision, que :

« Ils ont encore dix jours pour retourner au sein de la coalition [...] Je suis convaincue que le travail de la coalition démocratique sera poursuivi »

— [25],[24]

Le 16 septembre 2008, le président de la Rada Arseni Iatseniouk confirme l'éclatement de la coalition du Premier ministre et présente sa démission, qui devait en principe être suivie de celle de Ioulia Tymochenko, conformément à l'accord de coalition. Elle aurait par la suite exercé ses fonctions par intérim jusqu'à la formation d'un nouveau gouvernement[26]. Dans la journée elle annonce finalement qu'elle refuse de démissionner en expliquant que la coalition n'a pas éclaté. « C'est le président [...] qui l'a quittée unilatéralement » a-t-elle déclaré devant la presse à l'issue du conseil des ministres. « Nous ne sommes pas un troupeau de moutons qui saute dans le gouffre si l'un d'eux le fait », a-t-elle poursuivi[27].

Ioulia Tymochenko est restée jusqu'au bout farouchement opposée à l'idée de déclencher de nouvelles législatives, refusant de démissionner et déclarant qu'« aucun homme politique ne souhaite plonger l'Ukraine dans des élections anticipées en cette période importante. Mais, si Iouchtchenko et Ianoukovytch - qui sont des idéologues des élections anticipées - permettent leur déclenchement, ils porteront par la suite la responsabilité de toutes les conséquences que pourrait avoir la crise financière mondiale sur l'Ukraine »[28]. À la suite de la dissolution du Parlement par Viktor Iouchtchenko, le 8 octobre 2008, des élections devaient se tenir le 7 décembre 2008[29], puis le 14 décembre[30]. Mais après le rejet d'un projet de loi sur le financement d'élections législatives anticipées, le président Iouchtchenko annonce le 11 novembre 2008 qu'il renonce provisoirement à leur tenue[30].

Ioulia Tymochenko bataille jusqu'au bout pour qu'une nouvelle coalition soit formée[31]. Début décembre 2008, le Bloc Tymochenko et le Parti des régions engagent des négociations[32], mais après l'élection de Volodymyr Lytvyn à la présidence de la Rada (parlement de l'Ukraine) le 9 décembre, celui-ci a annoncé la formation d'une nouvelle coalition alliant son parti, le Bloc Lytvyn, au Bloc Tymochenko et à Notre Ukraine[33]. Après des négociations, les trois partis signent un accord de coalition le 16 décembre[34].

Le 5 février 2009, le second gouvernement Tymochenko a survécu à un second vote de confiance de la part de la Rada[35]. Mais les relations entre Ioulia Tymochenko et le président Iouchtchenko[36], le Secrétariat de la présidence de l'Ukraine[37] et l'opposition menée par le Parti des régions restent encore très tendues. D'après Tymochenko elle-même, ses rapports conflictuels avec le chef de l'État reposent essentiellement sur une querelle de personnes bien plus que sur une quelconque forme d'antagonisme d'ordre idéologique. Elle a d'ailleurs admis que « la lutte pour la prochaine élection présidentielle a officieusement commencée »[38].

Retour dans l'opposition [modifier]

Élection présidentielle de 2010 [modifier]

Résultats obtenus au second tour de l'élection présidentielle par Ioulia Tymochenko dans chaque oblast.

Confirmant les rumeurs faisant état d'une possible candidature à l'élection présidentielle ukrainienne de 2010, Ioulia Tymochenko annonce, le 7 juin 2009, qu'elle se porte effectivement candidate au palais Maryinsky, lors d'une intervention en direct sur la chaine nationale[39]. Moscou avait annoncé sa préférence pour Ioulia Tymochenko par rapport à Viktor Iouchtchenko[40], mais sans la soutenir.

Lors du premier tour de l'élection, le 17 janvier 2010, elle arrive en deuxième position avec 25,05 % des suffrages, se qualifiant ainsi pour le second tour contre Viktor Ianoukovytch (35,32 %). Elle arrive largement devant le président sortant (5,45 %). Son rival refuse de prendre part à un débat télévisé contre elle. Elle se montre particulièrement virulente contre lui, le qualifiant notamment de « candidat de la mafia et de la criminalité[41] ». Durant l'entre-deux tours, elle tente de remobiliser l'électorat « pro-occidental » qui s'était divisé au premier tour.

Le second tour a lieu le 7 février : après dépouillement de la totalité des bulletins, Tymochenko réunit 45,47 % des voix, contre 48,95 % pour Viktor Ianoukovytch[42]. Les proches de Ioulia Tymochenko dénoncent alors des fraudes massives dans l'Est du pays, mais celle-ci retire son recours en justice visant à invalider le résultat du scrutin, le 20 février 2010[43]. Ianoukovytch appelle alors à sa démission en vue de former un nouveau gouvernement, mais Tymochenko refuse de quitter son poste de Premier ministre.

Opposante au président Ianoukovytch [modifier]

Ioulia Tymochenko, en compagnie de la chancelière allemande Angela Merkel lors du sommet du PPE, le 15 septembre 2010.

Ioulia Tymochenko reconnaît sa défaite à la présidentielle, mais refuse cependant de démissionner de son poste de Premier ministre. Alors que sa coalition au Parlement s'est effondrée après le départ du parti de Volodymyr Lytvyn et les divisions de Notre Ukraine, une motion de censure est votée contre son gouvernement par 243 voix sur 450, le 3 mars 2010[44]. Ioulia Tymochenko dénonce « le marchandage [qui] se déroule autour du poste de chef du gouvernement » et ceux qui « grattent à la porte de Ianoukovytch »[45]. L'intérim est alors exercé par son vice-Premier ministre Oleksandr Tourtchynov jusqu'au 11 mars, date à laquelle Mykola Azarov est investi Premier ministre.

Après le renversement de son gouvernement, Ioulia Tymochenko devient chef de l'opposition à la tête de son parti, le Bloc Ioulia Tymochenko (BIouT). Le 27 avril[Quand ?], elle s'oppose au maintien de la présence militaire russe en Ukraine et organise une manifestation au Parlement.[réf. nécessaire]

En juillet 2012, Ioulia Tymochenko est désignée tête de liste du BIouT pour les élections législatives du 28 octobre, à titre symbolique car elle ne pourra pas faire campagne en raison de son incarcération pour abus de pouvoir[46]. La commission électorale centrale refuse d'enregistrer sa candidature par 10 voix sur 15 en raison de son casier judiciaire[47].

En septembre 2012, elle publie en vidéo en appel à « se soulever pour chasser le régime criminel du président Viktor Ianoukovitch »[48],[49].

Le soir des élections législatives du 28 octobre, remportées par le Parti des régions au pouvoir, Ioulia Tymochenko annonce qu'elle commence une grève de la faim contre ce qu'elle considère comme une falsification des résultats[50]. Elle met un terme à la grève de la faim le 15 novembre[51].

Condamnations judiciaires [modifier]

Procès [modifier]

Abus de pouvoir dans la vente de quotas d'émission de CO2 [modifier]

Le 14 décembre 2010, Ioulia Tymochenko est assignée à résidence dans le cadre d'une « enquête pour abus de pouvoir aggravé » et a interdiction de quitter Kiev. Elle est accusée de mauvaise gestion des fonds publics : 2,3 milliards de hryvnias, issus de la vente de quotas d'émission de CO2 en 2009, auraient été utilisés pour financer le système de retraites. Elle encourt sept à dix ans de prison[52]. Ioulia Tymochenko dément ces accusations : selon elle, ces fonds n'ont pas été dépensés. Elle dénonce « la terreur du parquet général contre l'opposition »[53]. Le 16 décembre, des députés du Bloc Ioulia Tymochenko refusent de quitter le Parlement en signe de protestation. Cinq d'entre eux sont hospitalisés à la suite d'une empoignade avec des députés du Parti des régions[54].

Abus de pouvoir lors de la signature de contrats sur le gaz [modifier]

Ioulia Tymochenko au tribunal en 2011
Ioulia Tymochenko lors de son procès, en 2011.

Son procès pour abus de pouvoir lors de la signature d'un accord gazier avec la Russie jugé préjudiciable à l'Ukraine s'ouvre le 24 juin 2011, alors que plusieurs milliers de personnes se réunissent dans le centre de Kiev pour la soutenir[55]. Dans un entretien accordé au quotidien français Le Figaro, Ioulia Tymochenko dénonce un procès qui « s'est transformé en farce » et « de nouvelles affaires pénales qui, régulièrement, s'autodétruisent ». Indiquant avoir porté plainte devant la Cour européenne des droits de l'homme, elle critique l'attitude du président Viktor Ianoukovytch, qui utilise selon elle « des méthodes soviétiques pour éliminer l'opposition », et la proximité manifeste entre le pouvoir judiciaire et le pouvoir politique[56].

Le 5 août 2011, le président du tribunal de Kiev satisfait une demande du parquet en plaçant Ioulia Tymochenko en détention provisoire pour « outrages répétés à la cour »[57]. Ses partisans organisent aussitôt un sit-in devant le tribunal pour protester contre cette décision[58],[59].

Le 11 octobre, elle est condamnée à sept ans de prison ferme[60]. Plusieurs gouvernements estiment que cette condamnation est motivée par des raisons politiques et réclament une libération immédiate[61].

Ioulia Tymochenko ne peut assister au procès en appel, qui s'ouvre le 1er décembre 2011, en raison de son état de santé, de fortes douleurs au dos l'empêchant de se déplacer[61],[62]. Le 22 décembre, elle renonce à participer au procès ainsi qu'à un pourvoi en cassation, et déclare que « la justice en Ukraine n'existe plus »[63]. Le lendemain, le tribunal rejette l'appel et décide de « laisser sans changement » le premier verdict[64]. Un pourvoi en cassation est formé devant la Cour de cassation de l'Ukraine, qui est rejeté le 29 août 2012[65].

Délits financiers [modifier]

Dans les jours qui suivent sa condamnation pour abus de pouvoir le 11 octobre 2011, quatre nouvelles enquêtes criminelles sont ouvertes contre Ioulia Tymochneko pour des délits financiers. Elle est inculpée pour tentative de détournement de 405 millions de dollars, puis à nouveau le 10 novembre pour dissimulation de revenus en devises à hauteur de plus 165 millions de dollars (soit 121 millions d'euros), détournement de fonds budgétaires, et évasion fiscale à hauteur de 47 millions de hryvnias (soit 4,3 millions d'euros). Les faits allégués concernent les activités de son entreprise de distribution de gaz Systèmes énergétiques unis d'Ukraine (uk) entre 1996 et 1998. Ces enquêtes avaient été ouvertes au début des années 2000 et abandonnées en 2005[66]. Elle est formellement arrêtée dans sa cellule de prison 8 décembre 2011[67].

En avril 2012, un procès est ouvert pour détournement de fonds publics et fraude fiscale. Elle encourt douze années de prison et l'obligation de rembourser 19,5 millions de hryvnias[68]. L'accusée n'est pas présente lors de l'audience préliminaire en raison de son état de santé[69]. L'Union européenne et les États-Unis contestent un procès qui est selon eux organisé pour des raisons politiques[70]. Le procès est suspendu le 28 avril, le juge estimant qu'il est impossible de juger Ioulia Tymochenko en son absence[71]. Sa reprise est plusieurs fois reportée en raison de l'hospitalisation de la prévenue[72],[73],[74].

Meurtre [modifier]

En juin 2012, le parquet de Kiev annonce que Ioulia Tymochenko va être inculpée pour le meurtre du député Yevhen Chtcherban en 1996[75]. Selon le procureur adjoint Renat Kouzmine, la société de la victime était en concurrence avec les Systèmes énergétiques unis d'Ukraine (uk) que dirigeait la prévenue, et il existe suffisamment de preuves pour l'inculper[76],[77].

Détention [modifier]

Ioulia Tymochenko était apparue fatiguée et amaigrie lors de son procès ; elle ne peut assister à son procès en appel, de fortes douleurs au dos l'empêchant de se déplacer[61],[62]. Ses conditions d'incarcération à la prison de Lukyanivka sont dénoncées par ses avocats et ses proches, qui accusent les autorités de la « conduire à la mort »[61],[78]. Selon ses médecins personnels, elle doit être hospitalisée d'urgence[62].

Le 30 décembre 2011, elle est transférée dans la colonie pénitentiaire pour femmes de Katchanivska, dans l'oblast de Kharkiv[79]. Son avocat considère ce transfert comme « illégal » et dénonce les mauvais traitements qui lui sont infligés[80],[81]. En février 2012, la rapporteure pour le Parlement européen Zuzana Roithová déclare que Ioulia Tymochenko est « privée des droits fondamentaux dont tout le monde devrait bénéficier, même en prison »[82]. Son parti, le mouvement Batkyvchina, dépose une demande de soins extérieurs le 23 mars, qui est acceptée par le procureur général le 2 avril[83]. Elle est hospitalisée de force à Kharkiv le 20 avril[84], et ramenée en prison deux jours plus tard, couverte « d'hématomes et d’ecchymoses » selon son avocat[85]. Elle accuse le président Viktor Ianoukovitch d'avoir ordonné ces violences[86], refuse d'être examinée par les médecins proposés par les autorités[87], et entame une grève de la faim[88].

Les dirigeants européens critiquent les conditions de détention de Ioulia Tymochenko. Le président fédéral d'Allemagne Joachim Gauck annule une visite officielle en Ukraine prévue en mai 2012 « compte tenu des inquiétudes grandissantes au sujet de la santé et du traitement de l'ancienne Première ministre »[87]. La haute représentante de l'Union pour les affaires étrangères Catherine Ashton menace de remettre en cause l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et l'Ukraine si l'ambassadeur de l'Union à Kiev n'est pas autorisé à lui rendre visite[89]. La Commission européenne annonce qu'aucun de ses membres n'assistera au championnat d'Europe de football 2012, qui se déroule en partie en Ukraine[90] ; la commissaire européenne à la Justice Viviane Reding fait part de sa préoccupation quant à la « situation dramatique » de Ioulia Tymochenko[91]. La présence de représentants des gouvernements de l'Allemagne, des Pays-Bas et de la Belgique lors de l'Euro 2012 est également discutée[90]. Le gouvernement de l'Ukraine critique un « boycott politique » qui serait digne de la « guerre froide »[92].

Ioulia Tymochenko est transférée sans contrainte dans un hôpital de Kharkiv le 9 mai 2012, où elle doit être soignée par le médecin allemand qu'elle a choisi[93]. Elle interrompt sa grève de la faim, après que le gouvernement ukrainien a annulé le sommet de l'Europe centrale à Yalta, boycotté par la plupart des participants[94]. Le 12 mai, 2000 opposants au président Viktor Ianoukovitch réunis en congrès demandent sa libération[95]. Une manifestation de soutien rassemble environ 5000 personnes lors des célébrations du Jour de l'indépendance (uk) le 24 août[96].

Récompenses [modifier]

Ioulia Tymochenko reçue à Moscou le 17 janvier 2009 par le président russe, Dmitri Medvedev, et le chef du gouvernement russe Vladimir Poutine.

En 1998, l'Église orthodoxe ukrainienne lui remet la récompense de l'Ordre de Sainte Varvara pour services exceptionnels rendus au pays.

Pendant le forum économique international de Krynica Morska, en Pologne, Ioulia Tymochenko a été retenue pour le titre honorifique de Personnalité de l'année d'Europe Centrale-Orientale, étant la seule femme de la liste. Exactement 4 ans après, en septembre 2005, les experts européens reconnaîtront l'action de Ioulia Tymochenko en tant que Premier ministre de l'Ukraine, en lui attribuant ce titre.

En 2005, elle a reçu une autre récompense internationale, le Price of Foundation, pour ses « qualités exceptionnelles de chef, les accomplissements économiques et la politique d'anti-corruption de son Cabinet et pour sa lutte contre les atteintes à la démocratie surgissant dans le monde moderne ».

Au classement 2005 de Forbes, Ioulia Tymochenko est la troisième femme la plus puissante de la planète[97]. En 2008, elle est classée 17e, puis 47e en 2009, toujours selon le magazine Forbes.

Notes et références [modifier]

  1. La transcription usuelle en français est « Timochenko », mais la lettre ukrainienne « и » correspond à la lettre russe « ы », et non pas à la lettre russe « и » (ukrainien « і »).
  2. a et b Portrait de I. Tymochenko, Courrier international, 9 décembre 2004 (trad. du Moskovski Komsomolets).
  3. a et b Dmitro Tchobit - Ioulia Tymochenko
  4. (en) Annual Survey of Eastern Europe and the Former Soviet Union 1997: The Challenge of Integration, by Institute for East-West Studies, M.E. Sharpe, ISBN 978-0-7656-0359-3, p. 172
  5. « Ioulia Timochenko, l'oligarque repentie » Le Figaro, 16 janvier 2010.
  6. (en) Annual Survey of Eastern Europe and the Former Soviet Union 1997: The Challenge of Integration, by Institute for East-West Studies, M.E. Sharpe, ISBN 978-0-7656-0359-3, p. 173
  7. Marie Jégo, « Ioulia Timochenko, la "marianne à la tresse" », Le Monde.fr, 2011-10-11 [texte intégral (page consultée le 2012-06-19)] 
  8. (en) Annual Survey of Eastern Europe and the Former Soviet Union 1997: The Challenge of Integration, by Institute for East-West Studies, M.E. Sharpe, ISBN 978-0-7656-0359-3, p. 174.
  9. « Ioulia Timochenko, de la révolution à la prison », Libération, 29 août 2012.
  10. « La vice-Première ministre ukrainienne limogée », Libération, 20 janvier 2001.
  11. « Ukraine : Mandat d'arrêt lancé par la justice russe contre Ioulia Tymochenko », RIA Novosti, 4 octobre 2004.
  12. (en) « Ukraine opposition leader injured », BBC News, 29 janvier 2002.
  13. (en) « Former Ukraine PM is jailed in US », BBC News, 25 juillet 2006.
  14. « Une orange radicale à la tête du gouvernement ukrainien », Libération, 25 janvier 2005.
  15. (en) Uwe Klussmann, « Tymoshenko Unbraided: Ukraine's Orange Revolution », Spiegel online international, no 37, 12 septembre 2005 (ISSN 0038-7452) [texte intégral (page consultée le 6 juin 2005)] 
  16. (en) « Ukraine's former Orange allies reach coalition deal, Tymoshenko to be PM » (ArchiveWikiwixQue faire ?). Consulté le 2013-03-30, Kyiv Post, 26 août 2006.
  17. (en) Sit-in disrupts Ukraine assembly,BBC News, 29 juin 2006
  18. (en) Yanukovych called off the blockade, Ukrayinska Pravda, 6 juillet 2006.
  19. (en) The Party of Regions Demands 10 Parliamentary Committees, Ukrayinska Pravda, 5 juillet 2006.
  20. (en) Roman Bezsmertnyi: Our Ukraine transfers to opposition, site officiel de Notre Ukraine, 5 novembre 2007.
  21. (en) Ukraine: Tymoshenko, Yanukovych Vie For Wafer-Thin Victory, Radio Free Europe, 2 octobre 2007.
  22. Législatives : vers une coalition du «camp orange», RFI, 1er octobre 2007.
  23. (en) Tymoshenko Gets Second Shot At Premiership, Radio Free Europe-Radio Liberty, 18 décembre 2007.
  24. a, b et c Le Point.fr, 03/09/2008, Crise au sommet en Ukraine, menace d'élections anticipées
  25. a, b et c leJDD.fr, 3 septembre 2008, Nouvelle crise politique en Ukraine
  26. Ukraine : la coalition pro-occidentale a volé en éclats, Le Monde.fr, le 16 septembre 2008
  27. Ukraine : le Premier ministre Ioulia Timochenko refuse de démissionner, Agence France-Presse, le 17 septembre 2008
  28. (en) Personal web site of Yulia Tymoshenko, « Tymoshenko to propose creating “megacoalition” during NSDC meeting » (ArchiveWikiwixQue faire ?). Consulté le 2013-03-30, 20 octobre 2008
  29. (en) Ukraine calls early election, Reuters, 8 octobre 2008
  30. a et b « Ukraine : Iouchtchenko renonce à des législatives anticipées en décembre », rtl.be, 11 novembre 2008.
  31. (en) Tymoshenko won’t resign until a new coalition is formed, UNIAN, 10 octobre 2008
  32. (en) Experts Admit Party Of Regions-Tymoshenko Bloc Coalition If Pliusch Nominated For Speaker’s Position, Ukrainian News Agency, le 3 décembre 2008
  33. (en) Ukraine coalition set to reform, BBC News, 9 décembre 2008
  34. (en) Tymoshenko Bloc, OU-PSD, And Lytvyn Bloc Sign Rada Coalition Agreement, Ukrainian News Agency, le 16 décembre 2008
  35. (en) Rada Denies Support To No Confidence In Cabinet, Ukrainian News Agency, le 5 février 2009
  36. (en) Tymoshenko accuses Yuschenko of obstructing executive authorities' teamwork, Interfax-Ukraine, le 6 février 2009
  37. (en) Presidential secretariat considers PM's report "theatrical performance", Interfax-Ukraine, le 5 février 2009
  38. (en) Tymoshenko: Political Competition Accounts For Conflict With Yuschenko, Ukrainian News Agency, le 11 février 2009
  39. « « Ukraine : Timochenko candidate à la présidentielle en 2010 » » (ArchiveWikiwixQue faire ?). Consulté le 2013-03-30, France 24, 7 juin 2009.
  40. « L'Europe doit aider l'Ukraine a payer ses factures », Les Échos, 2 novembre 2009
  41. « En Ukraine, la chasse aux électeurs de Serguei Tigipko est ouverte », Euronews, 21 janvier 2010.
  42. « Présidentielle ukrainienne : aucune chance pour Timochenko (Commission électorale) », fr.rian.ru, 8 février 2010.
  43. « Présidentielle en Ukraine : Ioulia Timochenko retire finalement son recours en justice », Le Point, 20 février 2010.
  44. « Ukraine : Ianoukovitch obtient la mise à pied du gouvernement Timochenko », site du Parisien, 3 mars 2010.
  45. « “Iouchtchenko et Iatseniouk grattent à la porte de Ianoukovitch” (Timochenko) », fr.rian.ru, 2 mars 2010.
  46. « Timochenko symboliquement tête de liste aux législatives en Ukraine », Le Monde, 30 juillet 2012.
  47. « Timochenko ne sera pas tête de liste aux législatives en Ukraine », Le Monde, 8 août 2012.
  48. « Timochenko appelle à renverser le régime ukrainien » » (ArchiveWikiwixQue faire ?). Consulté le 2013-03-30, Euronews, 29 septembre 2012.
  49. [vidéo]« La fille de Ioulia Timochenko était à Genève cette semaine pour faire entendre la voix de sa mère devant la Commission des droits de l’homme », 19:30 le journal, Genève, Radio télévision suisse, 28 octobre 2012 [résumé (page consultée le 29 octobre 2012)] . C’est depuis sa cellule que l’ancienne Premier ministre a lancé un appel ce dimanche pour exhorter les Ukrainiens à voter en masse pour chasser Viktor Ianoukovytch du pouvoir.
  50. « Législatives en Ukraine : Ioulia Timochenko commence une grève de la faim », Le Monde, 28 octobre 2012.
  51. « Ukraine : Timochenko met un terme à sa grève de la faim », Le Monde, 15 novembre 2012.
  52. « L'ex-Premier ministre ukrainienne Ioulia Timochenko assignée à résidence », Le Point, 15 décembre 2010.
  53. « Ukraine : l'ex-première ministre Timochenko assignée à résidence », Le Monde, 15 décembre 2010.
  54. « Violente empoignade au Parlement ukrainien », Le Figaro, 17 décembre 2010.
  55. « Ukraine : ouverture du procès de l'ex-premier ministre Ioulia Timochenko », Le Monde, 24 juin 2011.
  56. « “Ianoukovitch utilise des méthodes soviétiques” », Le Figaro, 15 juillet 2011.
  57. « En Ukraine, Ioulia Timochenko placée en détention provisoire », Radio France internationale, 5 août 2011.
  58. « Sit-in des supporters de Timochenko à Kiev », Radio France internationale, 6 août 2011.
  59. « Ukraine : la tension monte après l'incarcération de Timochenko », Le Parisien, 7 août 2011.
  60. « Ioulia Timochenko condamnée à sept ans de prison », Le Figaro, 11 octobre 2011.
  61. a, b, c et d « Le procès stalinien de Ioulia Timochenko », Le Point, 8 décembre 2011, no 2047, pp. 66-70.
  62. a, b et c « Ukraine : le procès en appel de Timochenko s'ouvre en son absence », nouvelobs interactif, 1er décembre 2011.
  63. « Ukraine : Timochenko va boycotter son procès en appel », Le Monde, 22 décembre 2011.
  64. « Ukraine : la justice rejette l'appel de l'opposante Timochenko », Le Monde, 23 novembre 2011.
  65. « Ukraine: appel rejeté et condamnation confirmée pour l'opposante Ioulia Timochenko », Radio France internationale, 29 août 2012.
  66. « Ukraine : nouvelle inculpation de Timochenko pour des délits financiers », L'Express, 11 novembre 2011.
  67. « Ukraine : Ioulia Timochenko arrêtée une seconde fois », Le Point, 9 décembre 2011.
  68. « L'Ukrainienne Ioulia Timochenko à nouveau devant la justice », La Croix, 19 avril 2012.
  69. « Ukraine : un nouveau procès s’ouvre contre l'opposante Ioulia Timochenko, en son absence », Radio France internationale, 19 avril 2012.
  70. « L'UE et les États-Unis dénoncent le nouveau procès de Ioulia Timochenko », Le Monde, 19 avril 2012.
  71. « Report du procès de Ioulia Timochenko », Le Monde, 28 avril 2012.
  72. « Report du procès de Ioulia Timochenko », Le Monde, 25 juin 2012.
  73. « Fraude fiscale : nouveau report du procès de Timochenko en Ukraine », Le Monde, 10 juillet 2012.
  74. « Nouveau report du procès de Ioulia Timochenko », Le Monde, 23 juillet 2012.
  75. « En Ukraine, Ioulia Timochenko va être inculpée de meurtre », Le Monde, 19 juin 2012.
  76. « Ukraine: le parquet va inculper Ioulia Timochenko dans une affaire de meurtre », Radio télévision belge francophone, 19 juin 2012.
  77. « UKRAINE • Ioulia Timochenko accusée d'assassinat » , sur Courrier international du 21 janvier 2013
  78. « Ioulia Timochenko. Le calvaire de la dame de Kiev », Libération, 7 décembre 2011.
  79. « Timochenko transférée dans une prison de l'Est de l'Ukraine », romandie.com, 30 décembre 2011.
  80. « Ioulia Timochenko victime de mauvais traitements en prison », Courrier international, 5 janvier 2012.
  81. « Ukraine : Timochenko victime de malaises après des soins en prison », romandie.com, 10 janvier 2012.
  82. « Ioulia Timochenko souffrirait de problèmes de santé dus à des mauvais traitements », Le Monde, 21 février 2012.
  83. « Ukraine : Ioulia Timochenko bientôt soignée », Le Monde, 2 avril 2012.
  84. « Ukraine : l'opposante Ioulia Timochenko hospitalisée », Le Monde, 21 avril 2012.
  85. « Ukraine : l’opposante Ioulia Timochenko entame une grève de la faim en prison », Radio France internationale, 24 avril 2012.
  86. « L'opposante ukrainienne Timochenko accuse le président d'avoir autorisé les violences », Libération, 27 avril 2012.
  87. a et b « L'Europe et la Russie au chevet de Ioulia Timochenko », Courrier international, 26 avril 2012.
  88. « Ukraine : l'opposante Timochenko entame une grève de la faim en prison », Le Monde, 24 avril 2012.
  89. « L'UE demande à Kiev de pouvoir rencontrer Timochenko en prison », Le Nouvel Observateur, 26 avril 2012.
  90. a et b La Commission européenne boycotte à son tour l'Euro en Ukraine, Le Monde, 3 mai 2012.
  91. « L'ombre de Ioulia Timochenko plane sur l'organisation en Ukraine de l'Euro 2012 », Le Monde, 28 avril 2012.
  92. « L'Ukraine met en garde Berlin contre un "boycott politique" de l'Euro 2012 », Le Monde, 30 avril 2012.
  93. « Ukraine: l'opposante Ioulia Timochenko transférée de la prison à l'hôpital », Le Point, 9 mai 2012.
  94. « Ioulia Timochenko a réussi à isoler le pouvoir ukrainien », La Croix, 9 mai 2012.
  95. « En Ukraine, des milliers d'opposants se rassemblent pour soutenir Timochenko », Le Monde, 12 mai 2012.
  96. « Des milliers de pro-Timochenko réunis à Kiev pour le Jour de l'indépendance », Le Monde, 24 août 2012.
  97. (en) « Les 100 femmes les plus puissantes », Forbes, 25 juillet 2005.

Voir aussi [modifier]

Sur les autres projets Wikimedia :