Attawapiskat

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Attawapiskat
Localité Attawapiskat entre le fleuve Attawapiskat et la baie James
Localité Attawapiskat entre le fleuve Attawapiskat et la baie James
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau de l'Ontario Ontario
Statut municipal Conseil des Premières Nations
Maire Theresa Spence
Démographie
Population 1 929 hab. (2010)
Densité 1 621 hab./km2
Géographie
Coordonnées 52° 55′ 59″ N 82° 24′ 00″ O / 52.933056, -82.452° 55′ 59″ Nord 82° 24′ 00″ Ouest / 52.933056, -82.4  
Superficie 119 ha = 1,19 km2
Divers
Fuseau horaire -5
Indicatif +1-705
Localisation

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Liens
Site web http://www.attawapiskat.org/

La nation Attawapiskat (langue crie : ᐋᐦᑕᐙᐱᐢᑲᑐᐎ ᐃᓂᓂᐧᐊᐠ (Āhtawāpiskatowi ininiwak, « peuple de la séparation des roches ») ou ᐊᑕᐗᐱᐢᑲᑐᐎ ᐃᓂᓂᐧᐊᐠ) est une Première nation isolée du district de Kenora dans le nord de l'Ontario, Canada, à l'embouchure de le fleuve Attawapiskat à la baie James. Traditionnellement, le territoire des Attawapiskat s'étend au-delà de leur réserve jusqu'à la côte de la baie d'Hudson et des centaines de kilomètres à l'intérieur des terres le long des rivières tributaires[1].

C'est une nation crie qui fait partie de la division crie des marécages (en) de l'Est.

Démographie[modifier | modifier le code]

La nation Attawapiskat compte plus de 2800 personnes, mais selon le recensement de 2011, seulement 1549 vivent sur la réserve. Plus d'un tiers de ceux-ci sont âgés de moins de 19 ans et les trois quarts, en deçà de 35 (2010-12-03)[2].

Presque toute la population d'Attawapiskat parle le cri des marécages, une variété de la langue crie, comme langue maternelle[3]. Parmi les gens plus âgés, peu comprennent l'anglais et la plupart ne parlent que le cri et d'autres langues autochtones[4].

Transports[modifier | modifier le code]

Attawapiskat est accessible via l'aéroport d'Attawapiskat à l'année longue. Cet aéroport a ouvert ses portes en 1974, mais le transport aérien était déjà accessible à la communauté depuis 1957[5]. La route d'hiver (en) de la baie James (environ de janvier à avril) relie les communautés de la côte de la baie : Attawapiskat, Kashechewan, Fort Albany, Moosonee et Moose Factory[6]. À partir de Moosonee, la ligne de chemin de fer Ontario Northland lie la communauté à Cochrane, puis des lignes d'autobus mènent vers Toronto et le sud de l'Ontario (en).

Vers 2007, Thunder Airlines (en) a supplanté Air Creebec en tant que fournisseur de service postal ainsi que pour la livraison de marchandises.

Histoire[modifier | modifier le code]

En mai 2014, des inondations forcent l'évacuation d'un peu plus de 1000 résidents, ailleurs en Ontario ainsi qu'au Québec, dans les régions de Kirkland Lake, Fort Frances, Wawa, ainsi que Val-d'Or et Rouyn-Noranda [7],[8].

Film[modifier | modifier le code]

Le film Hi Ho ! Mistahey ! d'Alanis O’bomsawin relate une partie de l'histoire d'Attawapiskat[9].

Références[modifier | modifier le code]

  1. CBERN, « Case Study: Attawapiskat First Nation », Canadian Business Ethics Research Network (consulté le 4 décembre 2011)
  2. Linda Goyette, « Attawapiskat: The State of First Nations Education in Canada », Canadian Geographic,‎ 10 décembre 2010 (consulté le 3 décembre 2011)
  3. Norbert W. Witt, « Opening the Healing Path: The Cultural Basis for a Solvent Abusers Treatment Program for the Attawapiskat First Nation », Toronto, Ontario Institute for Studies in Education of the University of Toronto,‎ 1998 (consulté le 4 décembre 2011)
  4. (en) Norbert Witt et Jackie Hookimaw-Witt PhD, « Pinpinayhaytosown (The Way We Do Things): a Definition of Traditional Ecological Knowledge (TEK) in the Context of Mining Development on Lands of the Attawapiskat First Nation and its Effects on the Design of Research for a TEK Study », The Canadian Journal of Native Studies, no 2,‎ 2003, p. 373 (lire en ligne)
  5. Attawapiskat First Nation Education Authority, « Community Profile and Timeline of Significant Events » (consulté le 5 décembre 2011)
  6. La route d'hiver de la baie James est opérée par la Kimesskanemenow Corporation.
  7. Inondations: 1000 personnes à évacuer à Attawapiskat, La Presse, 17 mai 2014 .
  8. « 700 membres la réserve d'Attawapiskat évacués au Québec », sur www.radio-canada.ca,‎ 19 mai 2014 (consulté le 19 mai 2014)
  9. Caroline Montpetit, Les écoles autochtones plombées par des structures défaillantes, Le Devoir, 8 août 2014.