Climat de La Réunion

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La notion de Côte-au-vent et de Côte-sous-le-vent est une clé de compréhension fondamentale dans le climat de l'île, déterminant les grands mécanismes météorologiques, ainsi que la différentiation climatique des espaces réunionnais.
Brouillard piégé dans le cirque de Mafate au niveau du Maïdo.
La Ravine blanche en crue au Tampon durant le passage du cyclone Gamède le 27 février 2007.

Le climat de La Réunion est de type tropical et s'inscrit dans les dynamiques météorologiques de la zone sud de l'océan Indien[1] tout en conservant bien des particularités locales. Il alterne une saison des pluies de trois mois avec une longue saison sèche durant l'hiver austral.

La position de l'île près du tropique du Capricorne permet à La Réunion de recevoir un ensoleillement important, à l'origine de températures relativement élevées, mais adoucies par l'influence de l'océan, dont l'inertie réduit les amplitudes thermiques diurnes et saisonnières. Les alizés contribuent quant à eux à rafraîchir la température ressentie. Il arrive que la température descende en dessous de °C sur les sommets et parfois que de la neige soit observée sur le Piton des Neiges ou sur le Piton de la Fournaise. Les précipitations quant à elles sont importantes pendant la saison des pluies, avec de fortes disparités régionales. Enfin, des mécanismes cycliques entraînent des brises, à l'origine d'un couvert nuageux quasi quotidien sur les Hauts.

Si le climat réunionnais est qualifié de tropical, cela ne doit pas masquer la grande variété de zones climatiques et de microclimats générés par le relief très tourmenté de l'île. À l'échelle insulaire, on distingue la Côte-sous-le-vent de la Côte-au-vent. Cette dernière reçoit les alizés de face ; ils apportent des masses d'air humide, à l'origine de précipitations orographiques, tandis que la Côte-sous-le-vent, protégée des alizés et de leurs précipitations par les montagnes du cœur de l'île, est sèche et peu arrosée. À l'intérieur des terres, la situation varie au gré de la topographie, en fonction du positionnement et de la hauteur des pitons, remparts et cirques, rendant difficile un zonage climatique précis.

La configuration géographique singulière de l'île place La Réunion comme seul obstacle majeur aux vents et masses d'air humide en provenance de l'océan Indien, tandis que de nombreuses tempêtes tropicales et cyclones balaient la région. De multiples records de précipitations ont été enregistrés sur l'île, notamment pendant les saisons cycloniques. Ces phénomènes de dépressions tropicales sont généralement accompagnés de houles cycloniques, d'ondes de tempête ou de surcotes, provoquant des inondations en plus des dégâts causés par les violentes rafales, les coulées de boues et glissements de terrains.

Ce climat est à la fois un atout et une contrainte pour la population locale, puisque s'il permet d'avoir une agriculture diversifiée, une économie touristique, et une production énergétique renouvelable il est à l'origine phénomènes extrêmes qui peuvent provoquer des dégâts importants.

Composantes climatiques[modifier | modifier le code]

Thermométrie[modifier | modifier le code]

Températures annuelles moyennes.
Coupe topographique synthétisant le gradient thermique sur l'île.

La température de l'air à la Réunion est définie par sa latitude (21° sud), qui lui procure un fort ensoleillement, responsable de températures relativement élevées. Si le climat tropical renvoie au touriste l'image de chaleur écrasante, l'insularité de la Réunion permet une température régulée par l'inertie thermique de l'océan Indien[2]. Par ailleurs, les alizés tendent à rafraîchir l'air ambiant. Le gradient thermique adiabatique est également valable à La Réunion, mais légèrement plus élevée, de l'ordre de -0,7 à -0,8 °C par tranche de 100 m verticaux[3],[4]. De ce fait, les températures sont plus élevées vers les côtes que dans les Hauts.

Une cartographie thermique est visible au moyen des courbes des isothermes, qui suivent globalement le relief, avec comme généralité des températures plus élevées dans les zones littorales que dans les Hauts. La moitié est de l'île est statistiquement plus fraîche que la partie ouest. La frange littorale allant de Saint-Paul à Saint-André recense les températures maximales annuelles le plus élevées de l'île[5]. Enfin, il arrive presque chaque année que la température descende en dessous de 0 °C dans certains espaces des Hauts[6].

L'amplitude thermique des moyennes annuelles et journalières dépasse rarement les 10 °C. Les maxima et minima sont relevés respectivement au cours de l'été et de l'hiver austral. Les températures d'un jour à l'autre restent pratiquement constantes. La température la plus basse est mesurable entre 6 et 7 heures, et correspond au point de refroidissement maximal de la nuit. Inversement, vers 13 heures, le soleil a réchauffé au maximum le sol ainsi que l'air. La température la plus haute a été enregistrée le 6 mars 2005 au Port (36,9 °C). À l'inverse, la station de Bellecombe (2 245 m) a enregistré un -5 °C en 1975[7].

Pluviométrie[modifier | modifier le code]

Répartition et volume des pluies.
Arrivée de nuages amenés par les alizés sur la Côte au vent.
Article connexe : Hydrologie de La Réunion.

La topographie tourmentée de l'île rend l'étude pluviométrique complexe. Néanmoins, de grandes tendances peuvent être dégagées.

Annuellement, les précipitations se concentrent autours d'une saison humide qui s'étend de janvier à mars, tandis que la saison sèche s'étale de mai à novembre, laissant un mois transitoire entre saisons sèche et humide[8]. Au gré des trajectoires des cyclones et autres tempêtes, la pluviométrie connaît une forte variabilité inter-annuelle[9]. Enfin, selon les sites, il existe une tendance à la précipitation diurne ou nocturne[10].

D'un point de vue géographique, on retrouve la division entre côte au vent et côte sous le vent, puisque vent et pluie sont étroitement liés sur l'île. Ainsi, la côte au vent reçoit les masses d'air humides en provenance de l'océan Indien, portées par les alizés. Se heurtant aux reliefs de l'île, il en découle des précipitations orographiques. Inversement, la côte sous le vent, protégée par un effet d'ombre pluviométrique des masses d'air humides, est faiblement arrosée. Les masses d'air arrivant sont souvent vidées de leur humidité. Une autre différentiation géographique est altitudinale : au-dessus de la couche d'inversion, les précipitations diminuent fortement excepté lors des épisodes cycloniques[11].

Le point le plus arrosé de la Côte au vent est situé au nord du Piton de la Fournaise, dans les Hauts de Sainte-Rose, avec une pluviométrie annuelle moyenne de près de 11 000 mm, alors que la Pointe des Trois Bassins, près de Saint-Paul reçoit en moyenne seulement 436 mm par an[8]. Il s'agit dans les deux cas de situation extrêmes en France, et même à l'échelle planétaire pour le cas de Sainte-Rose. En outre, s'il pleut en moyenne 280 jours par ans sur les Hauts de Sainte-Rose, le cas inverse se présente à la Pointe des Trois Bassins, qui endure 329 jours de sécheresse à l'année[8].

Irradiation solaire[modifier | modifier le code]

Située à proximité du Tropique du Capricorne, la Réunion bénéficie d'un ensoleillement au forçage radiatif positif, comparable au sud de l'Algérie, au Mexique ou au Viêt Nam. En raison de l'alternance des saisons, l’ensoleillement varie au cours de l'année. En effet, les journées plus courtes en hiver sont éclairées par un soleil plus bas. La quantité d’énergie solaire reçue par unité de surface est considérablement perturbée par la fréquente formation de nuages.

À l'échelle des 2 512 km2 de l'île, la différence de latitude est insignifiante pour pouvoir prétendre à une variation de l'énergie solaire reçue. Cependant, le rayonnement global quotidien varie considérablement entre les espaces ombragés et ceux ensoleillés. En raison des nombreux pitons, remparts et ravines des hauts, certaines parties du cœur de l'île sont exposée un nombre réduit d'heures au soleil. Ce qui n'est pas le cas du centre des cirques, du centre de l'espace inter-volcanique ou de la partie nord du Piton de la Fournaise. Les terres bordant de près l'océan Indien ont tendance à être plus ensoleillée quand elles ne sont pas ombragées par l'un ou l'autre des massifs volcaniques. C'est le cas entre Saint-Denis et Sainte-Suzanne, à Saint-Paul, mais surtout dans la région de Saint-Pierre, exposée plein sud, recevant chaque jour près de 2 000 joules par centimètre carré (moyenne annuelle). Le cas inverse se présente dans les Hauts de Saint-Paul, dans l'ombre du cirque de Mafate, recevant à peine 1300J/cm2/jour[12].

Hygrométrie[modifier | modifier le code]

L'humidité de l'air, exprimée en pourcentage, désigne la quantité maximale de vapeur d'eau qu'une masse d'air peut contenir avant saturation (100 %). Sachant que la saturation est inversement proportionnelle à la température, l'air réunionnais est souvent qualifié d'humide, car la température est relativement élevée. À nouveau, ce paramètre météorologique subit des variations journalières et saisonnières. Si l'humidité en hiver s'établit pour les zones côtières à 50-55 %, et 60-70 % pour les Hauts, la configuration évolue en été vers 80-90 % / 95 %[13]. Le pourcentage est plus élevé en altitude, ce qui s'explique par une chute des températures faisant augmenter le chiffre proche du taux de saturation. Cela ne doit pas cacher le fait que l'air des Hauts contient moins de vapeur d'eau par unité de volume. En effet, l'épaisseur d'eau condensable minimale à la Réunion correspond au maxima des côtes de la métropole, en s'établissant entre 0,5 et 3 g/cm2[14]. Ces couples hygrométrie-température expliquent qu'il n'y a jamais de brouillard à la Réunion, sauf parfois dans les Hauts.

À la Réunion, l'humidité s'explique principalement par l'évaporation de l'eau océanique et de la surface terrestre. Le couvert végétal de l'île étant dense, l'évapotranspiration est un autre apport non négligeable. L'humidité relative, couplée à la température définit l’indice humidex, qui modélise la notion de confort et d’inconfort d'une situation donnée. Ajouté au vent, ce modèle esquisse le concept de température ressentie, qui à La Réunion varie constamment en raison des multiples paramètres du climat.

Anémométrie[modifier | modifier le code]

La Réunion est touchée par les alizés, qui se déplacent dans l'océan Indien sans obstacle. Ils proviennent de l'est-sud-est, mais oscillent entre le sud-est et le nord-est. La moitié nord est de l'île est donc touchée par les Alizés, tandis que l'autre moitié de l'île ne l'est pas. De là nait la notion de côte sous le vent et de côte au vent, dont la limite géographique selon l'axe nord-ouest sud-est est floue et invisible[15]. La morphologie aux reliefs élevés de la Réunion agit comme un obstacle en mécanique des fluides, contraignant les vents à contourner les Hauts, générant trois zones spécifiques : La première est celle où les vents se heurtent frontalement aux reliefs réunionnais, une deuxième située sur la tangente les deux côtes où le vent accélère au large (c'est-à-dire où le vent souffle parallèlement aux alizés originels). Et la troisième, ou le vent est très faible en raison de l'angle mort (vortex) généré par l'écoulement des vents au large[16]. Dans cette zone, un effet de foehn est produit par subsidence, et crée un contre-vent qui remonte au Tampon vers la Plaine des Cafres.[17].

L'île en elle-même génère des vents endogènes, dus à l'alternance journalière des températures. En journée, le soleil chauffe les terres, provoquant une ascendance d'air chaud, qui avec l'altitude, se refroidit, et redescend sur le large marin, avant d'être poussé sur les côtes, entamant un nouveau cycle. Ce cycle constitue une cellule de convection à l'origine de la brise de mer. Ce mécanisme s'inverse au cours de la nuit. Les terres étant privées de soleil se refroidissent, tandis que la mer reste tiède en raison de l'inertie thermique de l'eau. Le même cycle que celui de la brise de mer se met en marche, mais dans le sens contraire. L'air froid s'écoule des pentes jusqu'à atteindre le littoral, et se réchauffe au contacte de l'océan Indien. De ce fait, l'air chaud prend de l'altitude, se refroidit, et entame un nouveau cycle. Cette cellule est à l'origine de la brise de terre[16].

La circulation de l'air sur l'île est très complexe en raison de l'interaction des alizés et des brises de mer ou de terre, dont les dynamiques de progression sont très fortement perturbées par le chaos topographique propre à la géographie de La Réunion. Globalement, le vent est plus fort sur les espaces littoraux de la Côte au vent, et beaucoup plus faible au cœur de l'île, quoique le couloir inter-volcanique fasse office d'espace franchissable pour les alizés qui se voient alors canalisés[18]. Dans le cœur de l'île, si les vents sont globalement faibles, la mesure variera à l'extrême si la station est implantée au sommet d'une crête ou au fond d'un cirque, protégée par un piton ou exposée sur un îlet.

Annuellement, la population locale connaît le changement qui existe entre l'été et l'hiver austral ; si en hiver, les vents sont forts et orientés sud-est, en été, les alizés faiblissent et sont perturbés par les brises. Les variations d'intensité et d'orientation des vents se mesurent également sur une journée sous l'effet des brises de terre et de mer, et d'autres paramètres locaux plus complexes. En moyenne, le matin est très peu venté, contrairement au début d'après-midi[19].

Atmosphère et spectrométrie[modifier | modifier le code]

Le fait que l'océan soit balayé en permanence par les alizés projette des vagues contre le rivage qui en s’éclatant, projette des aérosols dans l'air. La présence de ces aérosols augmente avec la vitesse du vent[20]. Les embruns des vagues, une fois asséchés, laissent en suspension des résidus marins non-évaporables mais hygroscopiques comme le sel[21]. En quelque sorte, l’évaporation de l'eau marine engendre des aérosols ayant tendance à condenser cette même vapeur d'eau. D'autres autres types d'aérosol sont marginalement produits, comme la poussière soulevée par le vent ou les pollens[22]. De fait, lorsque la force des alizés augmente, la quantité d'aérosols en suspension suivra, ce qui a pour conséquence une baisse de l'éclairement solaire direct et une diminution de l'albédo atmosphérique. Globalement, la nature et la quantité des aérosols présents dans l'air réunionnais génèrent une atténuation spectrale dont le cœfficient d'Ångström est spécifique[23].

La quantité de vapeur d'eau dans l'atmosphère est fortement liée à l'évaporation, et s'avère donc importante sur cette île tropicale. Sa concentration volumique décroit à partir du sol. Près de 95 % de la vapeur d'eau atmosphérique se concentre en dessous de 5 000 m, et 50 % se trouve en dessous des 2 000 m. Dans un cadre général — applicable à La Réunion — l’absorption du rayonnement solaire par la vapeur d'eau dans le spectre infrarouge est particulièrement importante[24]. Si les quantités d'infrarouge sont comparables à celles reçues en Europe, il semble que l'éclairement en faible longueur d'onde (visible ou ultra-violet) soit plus important[25].

Dans la stratosphère, l'épaisseur réduite de la couche d'ozone à La Réunion fluctue peu et varie d'une saison à l'autre, sa moyenne se stabilisant autours de 26 mm[26]. L'essentiel des fluctuations a en effet lieu au-delà du cercle polaire sud, où le trou de la couchez d'ozone évolue en-dessus de l'antarctique.

Encore une fois, la complexité topographique ne permet pas la généralisation, surtout dans les très basses couches terrestres de la troposphère où les facteurs météorologiques interagissent et fluctuent à plusieurs échelles de temps.

Formation des nuages[modifier | modifier le code]

À l'échelle de l'île[modifier | modifier le code]

Le coucher de soleil sous la mer de nuage est un spectacle apprécié des randonneurs.alt=Coucher de soleil en fond avec un sommet. Au premier plan, une mer de nuages blancs.

La formation du couvert nuageux couvrant mécaniquement les Hauts tous les jours à de rares exceptions est due à un cycle comparable et complémentaire à ceux générant les brises de terre et de mer. En matinée, le rayonnement solaire commence à chauffer les pentes, qui par conduction transmettent la chaleur à l'air, qui à son tour s'échauffe. En s'échauffant, la masse d'air se dilate et prend de l'altitude par ascendance, emportant avec elle de l'humidité. Avec l’intensification de l’ensoleillement au cours de la journée, ce mécanisme s'amplifie et tout en renforçant les brises de mer, emporte une quantité d'humidité de plus en plus importante. Cette quantité de vapeur d'eau en continuelle croissance se refroidit avec l’altitude, par détente adiabatique, et après avoir atteint la saturation forme des cumulus[27].

Deux cas de figure peuvent alors se dégager. Dans un cas normal, la fin de la journée conduit au refroidissement des terres, ce qui implique la dissolution des nuages. En saison sèche, de fines pluies peuvent quelques fois apparaître[28]. Dans un autre cas, il arrive que la masse d'air humide ne rencontre pas de couche d'inversion en altitude (vers 1 600 - 1 700 m[29]) et le cumulus continue de croître jusqu'à parvenir au stade de cumulonimbus. Ceux-ci peuvent alors conduire à des précipitations orageuses[30].

Ce mécanisme de création nuageuse est observable sur la Côte au vent, notamment parce que les alizés y sont plus faibles et déviés par les montagnes.

Dans les cirques[modifier | modifier le code]

Les cirques de Mafate, Salazie et Cilaos sont des dépressions très profondes issues de l'effondrement des chambres magmatiques du massif du Piton des Neiges, puis de son érosion[31],[32]. L’espace central de chaque cirque est entouré par de très hauts remparts abrupts, pouvant atteindre une dénivellation de l'ordre du kilomètre. Ainsi, les cirques sont protégés des alizés et de l'advection de nuages océaniques. De la même façon que pour la Côte au vent, un schéma type se reproduit jour après jour. Au lever du soleil, les flancs ouest des cirques sont exposés au soleil (adret) tandis que l'autre moitié reste à l'ombre (ubac). La partie ensoleillée se réchauffe, provoquant une convection, alimentée par l'air froid qui s'écoule du sommet des pentes ombragées. De petits nuages apparaissent alors au sommet des remparts ensoleillés. Lorsque l'ensemble des cirques est ensoleillé, des brises de pente emportent des masses d'air humide qui provoquent des nuages qui s'accrochent aux remparts. Le cœur des cirques reste quant à lui dégagé, car c'est le lieu de descente de l'air froid et sec de la boucle convective créée[3]. La situation varie en fonction de chaque cirque, selon la configuration topographique diffère : ouverture, altitude des remparts, position, etc.

Phénomènes climatiques dangereux[modifier | modifier le code]

Cyclones et tempêtes[modifier | modifier le code]

Cumul des trajectoires des cyclones tropicaux dans le sud-ouest de l'océan Indien entre 1980 et 2005 : La Réunion est dans une zone très touchée.
Article détaillé : Cyclone tropical.

Le principal phénomène climatique dangereux est le cyclone tropical. Les systèmes tropicaux sont purement thermodynamiques et s'alimentent par une mécanique cyclique : l'océan Indien fournit des masses d'air chaudes et humides qui s'élèvent jusqu'à la tropopause, celle-ci les refroidit, et les fait chuter. La cyclogenèse se produit en général autour de la zone de convergence intertropicale, dont la position au sud-est de l'océan Indien se trouve autour du 10e parallèle durant l'été austral, voire quelquefois plus au sud[33]. La force de Coriolis émanant de la rotation de la Terre dévie les vents vers la gauche ce qui permet d'initier une rotation autour du système. Dans l'hémisphère sud, le sens de la rotation des vents dans les cyclones se fait dans le sens horaire.

En été austral, les conditions sont propices à ce mécanisme de cyclogenèse. Le soleil chauffe la surface de l'océan, qui atteint au moins 26 °C sur une épaisseur d'environ 50 m, condition nécessaire à la formation d'orages intenses. Une forte humidité vient alimenter des remontées d'air préexistantes et lorsque l'air humide s’élève, une partie de la vapeur d'eau se condense, des gouttelettes se forment, créant des nuages puis des précipitations. Lors de la condensation, le changement d'état de l'eau libère de l'énergie sous forme de chaleur latente. Plus l'apport de chaleur au centre du cyclone est important, plus les masses d'air chaud et humide s’élèveront, aggravant ainsi la dépression. Les nuages et les précipitations s'organisent en bandes spiralées à cause de la force de Coriolis. Une boucle de rétroaction positive est donc amorcée ; plus le volume d'air chaud et humide et aspiré, plus la dépression en aspirera[34]. Le système passe par différents stades : dépression tropicale et tempête tropicale, avant d'atteindre le stade de cyclone lorsque la subsidence en son centre engendre un œil, une région où le ciel est clair ou peu nuageux.

Un cyclone s'affaiblit lorsqu'il n'est plus suffisamment alimenté en énergie. Cela se produit soit par friction lorsqu'il survole de vastes terres émergées (Madagascar ou les côtes africaines dans l'océan Indien), soit lorsque sa trajectoire le conduit vers des eaux dont la température est en dessous de 26 °C.

L'île de la Réunion se positionne ainsi sur la zone de passage des cyclones, avant leur affaiblissement. L'île peut être touchée à n'importe quel stade de leur développement. Les vents soutenus ne dépassent pas 63 km/h avec une dépression tropicale et 118 km/h avec une tempête tropicale. Cependant au stade de cyclone tropical, les populations doivent affronter des vents dont la violence dépend de l'intensité du cyclone, mesurée par l'échelle de Saffir-Simpson. La force des vents augmente en allant vers le centre du système et atteignent leur maximum dans le mur de nuage qui compose la bordure de l’œil[35]. Les rafales peuvent dépasser 250 km/h à cet endroit, alors que dans l’œil lui-même les vents sont légers.

En moyenne, dans le sud-ouest de l'océan Indien, une saison cyclonique compte une douzaine de système dépressionnaires, dont neuf atteignent le stade de tempête tropicale, qui pour la moitié d'entre elle deviennent des cyclones[36]. À la Réunion, cyclone est synonyme de coupure d'électricité et de routes impraticables, surtout dans les Hauts. Leur arrivée est intégrée dans les mesures prises par les autorités (plan Orsec, dossier départemental des risques majeurs, plan de prévention des risques, etc.) qui émettent en temps voulu des alertes. Celle-ci permettant aux populations de se préparer, en tenant des stocks d'eau potable et de nourriture.

Inondation cyclonique[modifier | modifier le code]

Les cyclones génèrent des vagues sur plusieurs centaines de kilomètres avant leur arrivée ce qui donne la houle cyclonique. En se rapprochant des côtes, elles deviennent de plus en plus hautes à mesure que la profondeur diminue. Le littoral réunionnais est plus exposé à ce phénomène dans ses parties nord et est, puisque c'est de cette direction qu'arrivent la grande majorité des cyclones. Ce phénomène est aussi source de dégâts, surtout dans les baies ou les plaines littorales. D'une part, les vagues pouvant atteindre une vingtaine de mètres de haut qui déferlent sur la côte contiennent une énergie énorme pouvant endommager sévèrement les infrastructures[37]. D'autre part, lorsque les côtes sont plates et basses, la probabilité d’inondation est un risque majeur[38].

Conjointement à la houle cyclonique, la pression atmosphérique est très basse dans l'œil du cyclone ce qui permet à la mer de se soulever au-dessus de son niveau normal. Parallèlement, les vents en rotation autour du cyclone poussent de la mer en surface, ce qui entraîne une accumulation d'eau au sud des cyclones de l'hémisphère sud selon le principe du transport d'Ekman. Cette onde de tempête, couplée à une marée haute astronomique, est parfois appelée marée de tempête et donne une importante surcote. La Réunion est relativement à l’abri de ce genre de débordement marin en raison du profil bathymétrique des côtes[39],[note 1]. Les marnages astronomiques y sont d'ailleurs très faibles et n'excédant pas deux mètres[40]. Mais ce genre d’événement est déjà arrivé à plusieurs reprises sur la côte ouest, car les lagons et baies sont propices aux débordements[38].

Les vents ne sont pas le seul danger des systèmes tropicaux. Même une perturbation tropicale, à l'origine d'un système, peut laisser des pluies abondantes en peu de temps tout en ayant des vents très faibles. Il va de même à tous les stades de développement, de la dépression tropicale au cyclone. Ces précipitations très importantes mènent souvent à des inondations, pouvant causer des coulées de boues et des glissements de terrains. Les inondations dues aux pluies sont aggravées en zone côtière par la houle cyclonique et la surcote. Dans ce genre de configuration, certains cours d'eau en crue ne peuvent alors parfois plus s'écouler dans la mer, dont le niveau est anormalement haut, et finissent par déborder en amont, dans des zones urbaniséese[41],[42],[43].

Finalement, même dans un contexte climatique normal, les vents autour des dépressions passant entre l'Antarctique et le sud de l'océan Indien, dans les Quarantièmes rugissants, produisent la houle australe. Elle est moins puissante que la houle cyclonique à cause de la distance mais peut parfois causer des problèmes locaux quand elle est synchronisée avec les grandes marées.

Disparité climatique mesurée[modifier | modifier le code]

Records, extremums et faits historiques[modifier | modifier le code]

Contexte[modifier | modifier le code]

La configuration géographique de La Réunion lui confère un caractère singulier, voir unique. Il s'agit d'une île aux reliefs très accidentés, dont la localisation est marquée par un isolement. Elle est la seule île de l'océan Indien à présenter des sommets de plus de 2 500 m d'altitude[note 3], et s'avère de ce fait être le premier obstacle contraignant sur la route des alizés et cyclones venant l'est. Ainsi l'intensité habituelle des phénomènes météorologiques tropicaux est encore davantage accentuée. La Réunion peut s’enorgueillir de détenir plusieurs records du monde de pluviométrie, au prix de nombreuses catastrophes naturelles. Bien que le bilan humain soit à la baisse depuis la départementalisation, les cyclones ont jusqu'alors laissé régulièrement plus d'une centaine de morts après leur passage, synonyme de calamité économique. Aujourd'hui, bien que contraignantes, la prévention et la préparation ont contribué à une forte résilience de la part de la société réunionnaise.

Les grands événements climatiques[modifier | modifier le code]

Cyclones mémorables[modifier | modifier le code]

De nombreux cyclones ont laissé des souvenirs dans la mémoire collective[44].

Avant la départementalisation de La Réunion, les phénomènes météorologiques tropicaux étaient très peu connus, et la seule donnée disponible se concentre autours de documents historiques ou de témoignages. Depuis la colonisation de l'île jusqu'à la départementalisation, on recenserait ainsi près de 150 cyclones, tempêtes, coups de vents et autre phénomènes cycloniques ou paracycloniques ayant affecté La Réunion et/ou Maurice[note 4],[45]. Il n'existe donc aucune mesure permettant de comparer l’intensité de phénomènes tropicaux outre les adjectifs et descriptions. Il serait donc hasardeux d'essayer de classer sur l'échelle de Saffir-Simpson. Durant cette période plusieurs phénomènes ont durablement marqué la mémoire collective :

  • 1657 – Les premiers habitants de l'île, des mutins abandonnés sur place, ont été secoués par un cyclone qui emporta tous leurs biens. Si l'intensité ou la nature du phénomène n'est pas établie, il s'agit très probablement du premier cyclone subit à La Réunion. De nombreux autres témoignages historiques font mentions de ce genre de phénomènes, qualifiés tantôt d'ouragans, de coup de vent ou d'avalasse ; l’appellation cyclone n'apparaissant qu'à la fin du XIXe siècle siècle[46].
  • 1806 – La Grande Avalasse fit tomber un tel volume d'eau que des pans entiers de terre ont glissé dans la mer au point d'en changer sa couleur. Les cultures du café et de la girofle sont alors progressivement délaissé au profit de la canne à sucre, plus apte à résister à ce genre de phénomènes[46].
  • Février 1932 – Le cyclone de petit diamètre traverse l'île du Port à Saint-Leu, laissant une centaine de morts et des dégâts colossaux. La pression mesurée est de  710mmHg[47].
  • 1932 – Un cyclone de petite taille mais d'une grande intensité balaye l'île, en touchant durement la côte ouest. Il laisse derrière lui une centaine de morts et un record de pression atmosphérique invaincu : (947 hPa)[46],[48].

À partir de la départementalisation, l'île est progressivement dotée de services météorologiques disposant d'outil dont le nombre et la qualité n'a cessé de croître jusqu'à aujourd’hui. Parallèlement, les progrès de la météorologie et l'apparition des satellites météorologiques ont permis de comprendre, classer et prévoir les phénomènes. Par ailleurs, depuis 1962, les cyclones sont baptisés. Parmi les grands cyclones et tempêtes figurent :

  • Janvier 1948 – Le cyclone de 1948 est considéré comme le cyclone du siècle. Il fit 165 morts et dégâts énormes (perte totale pour les cultures vivrières)
  • Février 1962 – Cyclone Jenny – 36 morts ; dégâts importants dus au vent
  • Janvier 1980 – Le cyclone Hyacinthe effleure à trois reprise les côtes, plongeant les réunionnais pendant 12 jours sous la pluie et les nuages. Les précipitations sont très importantes et établissent plusieurs records de pluviométrie sur le volcan. Bien que le vent est modéré, des inondations et glissements de terrain ont été générés par les pluies, causant 25 morts don 10 rien qu'à Grand Îlet[49].
  • Février 1987 – Tempête tropicale Clotilda – 9 morts ; dégâts très importants
  • Janvier 1989 – Le cyclone Firinga arrive exactement sur l'île : son œil survole arriver par Saint-Benoît et ressort vers Le Port dans la journée du 29 janvier. Une rafale de vent de 216 km/h est enregistrée à Saint-Pierre tandis que le volcan et le cirque de Salazie reçoivent plus d'un mètre d'eau. Outre les dégâts matériels, quatre personnes décèdent, dont trois sur la seule commune du Tampon[50].
  • Février 1994 - Cyclone Hollanda
  • Janvier 2002 – Cyclone Dina – dégâts très importants
  • Février 2007 – Cyclone Gamède – 2 morts et 90 blessés – Il causa d'importants dégâts évalués à cent millions d'euros. L’effondrement du pont de la Rivière Saint-Étienne reste l'image associée à Gamède[51].
  • Janvier 2014 - Cyclone Bejisa

Phénomènes côtiers mémorables[modifier | modifier le code]

Plusieurs mouvements de mer ont également fait des morts ou des dégâts. En 1829, 1863, 1967, 1883 et 1944 sont évoqués des « raz de marée catastrophiques » voir des tsunamis[42]. Cependant, à l'époque, les phénomènes ne pouvaient être précisément qualifiés ou étudiés, et portent à caution. Depuis la départementalisation, on se rappelle plus particulièrement de:

  • Février 1962 – Lors du passage du cyclone Jenny une forte marée entraine l'envahissement des terres par les eaux entre Sainte-Anne et Saint-Benoît. Le lieu-dit Les Galets est rayé de la carte et son église maçonnée en pierre voit son toit emporté. La conjonction du vent et de l'inondation causa 37 morts et 150 disparus[52].
  • En 2007, la houle cyclonique induite par Gamède a provoqué d'importants dégâts dans le Cimetière marin de Saint-Paul et évacué une grande quantité du sable des plages de la baie de Saint-Paul. Trois mois plus tard, une forte houle australe causa des dommages dans les ports de la côte ouest et fut responsable de la disparition de deux pêcheurs[42].

Records locaux et mondiaux[modifier | modifier le code]

Extremums réunionnais[modifier | modifier le code]

Les statistiques issues des relevés de Météo-France permettent l'enregistrement de record à la fois dans l'absolu et dans une moyenne d'un intervalle de temps. Il est à noter que les records de pluviométrie, et vent, de rafale et de faible pression sont tous établis par la présence de cyclones violents. Par exemple, le record de 947 hPa a été enregistré pendant le cyclone Jenny en 1962, et la rafale de 277 km/h, le 22 janvier 2002, avant que le cyclone Dina n'arrache l'instrument de mesure.

La manipulation des statistiques permet d'obtenir de nombreux autres records en fonction des laps de temps retenus ou des croisements de paramètres, mais ne sont intéressants qu'à titre indicatif. Ainsi, ont sait que chaque année en moyenne, il y a 143 jours avec une température supérieure à 30 °C au Port alors que le pas de Bellecombe subit une température inférieure à 10 °C 310 jours par ans[54].

Records sur l'île enregistrés par Météo-France[55]
Paramètre Donnée Lieu
Ensoleillement maximal 1 977 J/cm2 par jour Ligne Paradis
Ensoleillement minimal 1 149 J/cm2 par jour Petite France
Vent (vitesse annuelle moyenne) 21,2 km/h Aéroport de La Réunion
Rafale lors de cyclones 277 km/h Piton Maïdo
Température maximale absolue 36,9 °C Le Port
Température minimale absolue -5 °C Bellecombe
Température annuelle maximales 29,1 °C Le Port
Température annuelle minimale 6,6 °C Bellecombe
Précipitation annuelle moyenne maximale 10 929 mm Les Hauts de Sainte-Rose
Précipitation annuelle moyenne minimale 436 mm Pointe des Trois Bassins
Pression atmosphérique minimale 947 hPa Aéroport de La Réunion
Pression atmosphérique maximale N/A (~ 1 030 hPa) N/A

Records de pluviométrie[modifier | modifier le code]

L’île détient tous les records mondiaux de précipitations de 12 heures à 15 jours, validés par l'Organisation météorologique mondiale. Il s'agit de ce fait de chiffres extrêmes pour la France : le record de précipitations cumulées sur une année a été enregistré à 4 014 mm au Mont Aigoual en 1913[56].

Records de pluviométrie[57]
Durée Quantité Lieu Altitude Date de début Cause Palmarès
1 min 31,2 mm Unionville, États-Unis 152 4 juillet 1956 orage Record du monde
6 min 30 mm Salazie (Réunion) 476 4 février 1998 Fortes pluies prolongées Record local
1 h 305 mm Holt, États-Unis 263 22 juin 1947 Record du monde
1 h 261,5 mm Cilaos (Réunion) 1197 29 février 1964 Pluie fortes et prolongée Record local
3 h 422 mm Mare à Vieille Place, Réunion 870 4 février 1998 Pluies extrêmes Record du monde
6 h 687 mm Mare à Vieille Place, Réunion 870 4 février 1998 Pluies extrêmes Record du monde
12 h 1 144 mm Foc-Foc, Réunion 2290 7 janvier 1966 Cyclone Denise Record du monde
24 h 1 825 mm Foc-Foc, Réunion 2290 7 janvier 1966 Cyclone Denise Record du monde
48 h 2 467 mm Aurère, Réunion 940 8 avril 1958 Fortes pluies Record du monde
72 h 3 929 mm Commerson, Réunion 2310 24 février 2007 Cyclone Gamède Record du monde
96 h 4 869 mm Commerson, Réunion 2310 24 février 2007 Cyclone Gamède Record du monde
10 j 5 678 mm Commerson, Réunion 2310 18 janvier 1980 Cyclone Hyacinthe Record du monde
15 j 6 083 mm Commerson, Réunion 2310 14 janvier 1980 Cyclone Hyacinthe Record du monde
1 mois 9 300 mm Cherrapunji, Inde 1900 1er juillet 1861 Mousson Record du monde
12 mois[58] 20 000 mm Caldeira du Piton de la Fornaise 1313 1995 année pluvieuse Record local
12 mois 26 470 mm Cherrapunji, Inde 1313 1er août 1961 Mousson Record du monde

Changement climatique[modifier | modifier le code]

Le climat est progressivement suivi à la Réunion depuis la deuxième moitié du XXe siècle, ce qui permet un certain recul sur les statistiques. On sait que sur la période 1969-2008, la droite de régression linaire des température moyenne mesurée a augmenté de 0,62 °C ce qui est supérieur au changements de l'hémisphère sud, mais inférieur à ceux de l'hémisphère nord. Le constat d'augmentation est également valable pour les températures maximale (+0,74 °C), et minimales (+0,51 °C)[59]. En revanche, les données de la pluviométrie ne semblent pas dégager de changement significatif, tout au plus un renforcement des pluies dans la Côte au vent, et une diminution sur la Côte sous le vent.

En raison de l'évolution de l'observation des cyclones, et de la progression des mesures satellites depuis les années 1970, une grande partie des données existantes manquent de fiabilité et de significativité pour une utilisation statistique. Ce n'est en effet que depuis 1998 qu'un des satellites METEOSAT ne surveille que l'océan Indien. De ce fait, le manque de recul ne permet pas de pouvoir se prononcer scientifiquement sur cet aspect du changement climatique. Ce problème de donnée concerne également le niveau de la mer et la houle. L'évolution climatique à la Réunion n'est pas étudiée au-delà des modélisations globales des scénarios du GIEC[60].

Enfin, le climat mondial, et donc localement celui de la Réunion, suit des cycles astronomiques. Ces modifications impactent la nature des saisons, l’ensoleillent, et par causalité, l’ensemble des paramètres du système climatique. À moyen terme, l'activité solaire est régulée selon des cycles de onze ans. Sur des échelles de temps très longues, l'inversion des saisons intervient tous les 11 000 ans, l'inclinaison de l'axe suit un cycle de 410 000 ans, tandis que l'excentricité de l'orbite terrestre suit un cycle d'une durée comprise entre 100 000 et 413 000 ans[61]. Ces cycles forment les Paramètres de Milanković qui permettent une grossière simulation des paléoclimats et des climats (périodes glacières) selon la théorie astronomique des paléoclimats.

Zonage et typologie[modifier | modifier le code]

Plus d'un auteur a essayé de définir des espaces climatiques à travers l'île, mais au-delà du constat global de la dichotomie Côte au vent - Côte sous le vent et l'étagement théorique entre les Hauts et le littoral, les zonages divergent. En effet, la complexité topographique et multifactiorielle de la situation induit des topoclimats, pouvant être eux-mêmes déclinés en microclimats locaux de manière quasi fractale. Certains climatologues en recenseraient ainsi plus de deux cents[62],[63]. De plus, la typologie repose sur des choix méthodologiques pouvant tout autant se justifier qu'être contestés, tandis que l'étude tend vers une analyse orientée ou pluridisciplinaire : zonage bioclimatique, prévision météorologique, gestion hydrologique, schématisation agricole, etc.[64]. Malgré des premiers essais remontant aux années 60 et une disponibilité de données bien supérieure, l'état de la recherche reste approximatif, et risque de le rester en raison de la nature structurelle du problème[65].

Différents essais de découpage

Climat et activités humaines[modifier | modifier le code]

Études et suivi météorologique[modifier | modifier le code]

Météo-France est le principal acteur en matière de météorologie. Météo France est responsable de l'étude et du suivi du Climat sur le département, et dispose d'une antenne locale : la Direction interrégionale de La Réunion. Celle-ci est également chargée de la même mission pour l'île de Mayotte, d'Europa, de la Grande Glorieuse, de Tromelin, de Juan de Nova, des Îles Kergelen, des Crozet, d'Amsterdam et des TAAF. Sur l'île de La Réunion, la Direction de Météo France dispose d'un réseau de 96 points de mesure (2010), composé d'une station centrale à Saint-Denis, 75 stations automatiques[note 5] et 20 stations climatologiques tenues par des bénévoles[66]. Ceux-ci transmettent en temps réel de nombreux paramètres sur des échelles de temps variées, permettant d'alimenter les modèles de prévision météorologique. Météo-France travaille en collaboration avec l'Organisation Mondiale Météorologique.

Enfin, Météo France pilote le Centre météorologique régional spécialisé cyclones de La Réunion, dont la zone de surveillance s'étale sur le sud-ouest de l'océan Indien. Il émet des bulletins météorologiques en français et anglais en cas de besoin, à destination des bateaux faisant route dans la zone, mais également du grand publique[67].

D'autres organisations suivent la météo dans le sud-ouest de l'océan Indien, sans être liée spécifiquement à La Réunion. Le Joint Typhoon Warning Center, qui a pour mission de suivre la formation et l'évolution des cyclones tropicaux, scrute en permanence cette zone de l'océan Indien. Leurs données peuvent alors être un complément aux services de prévision et d'alerte météorologiques locaux disposant de peu de moyens (Services météorologiques de Maurice ou de Madagascar)

L’Observatoire de l'Air de La Réunion (OAR) est une petite structure associative financée par fonds publics ayant pour objet l'analyse la qualité de l'air dans un but d'étude et de prévention. Ses outils suivent en permanence la pollution atmosphérique et la présence de pollen dans l'air. Mandatée par l'Agence régionale de santé, l'étude des pollens devrait permettre la création d'un calendrier des périodes sensibles[68].

Économie[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Agriculture et Énergie à La Réunion.

La diversité du climat permet à la Réunion d'avoir une production agricole diversifiée. En effet, si l'on ne peut pas parler à proprement parler d'étagement de culture comme dans les Andes, on observe une division entre la zone littorale et les Hauts. Le climat de la zone littoral permet la culture de fruits exotiques et de plantes vivant dans un climat chaud : on y trouve par exemple les plantations de canne à sucre, d'ananas victoria, de litchis, de manguier, de bananiers, ou de manière plus anecdotique, le ramassage des noix de coco. Dans les climats plus tempérés régnant dans les hauteurs, l'agriculture met sur le marché des tomates, des salades, des choux, des pommes de terre, ou des lentilles, etc. Cette diversité agricole l'est aussi dans le temps, puisqu'au fil de l'année, certaines cultures arrivent à maturité quand d'autres cessent d'être productives.

Le climat de La Réunion est à l'origine d'un potentiel de développement énergétique durable important très tôt identifié, dont le niveau d'exploitation varie aujourd'hui selon les sources considérées[69]. Une partie importante du système électrique local est alimenté par des énergies renouvelables.
L'île étant balayée en permanence par le vent, il existe un potentiel éolien qui n'est exploité aujourd'hui que très marginalement. Il n'existe que deux parcs éoliens, celui de La Perrière (10 MW) et celui de Sainte-Rose (6 MW). L'ensoleillement touchant le département permet une production d'électricité photovoltaïque relativement efficace. Pourtant, il n'existe encore peu de peu de Centrales solaires photovoltaïques, (Pierrefond : 2,1 MW)[70]. Le levier de l'énergie solaire est plus exploité dans le secteur privé comme complément au réseau principal, comme en témoigne les 10 000 chauffe-eau solaire installés sur l'île[69].

Par ailleurs, en raison des volumes pluviométriques très important, l'écoulement d'eau de surface permet la mise en place d'infrastructures hydroélectriques, comme la centrale Sainte-Rose (80 MW) ou celle de Takamaka (17,5 MW). En outre, cette disponibilité en eau douce est à la base d'une adduction publique peu coûteuse[71]. Enfin, la houle qui agite les eaux marines laisse envisager la mise en fonction de fermes à vague.

Aujourd'hui, les autorités ont pris conscience du potentiel de développement de ce domaine, et cet axe est devenu une priorité stratégique en matière d'énergie pour des décideurs, comme en témoigne les ambitions du programme Réunion 2030-GERRI. Néanmoins, si les paramètres climatiques locaux offrent un potentiel de production énergétique, la climatisation des espaces de vie est un poste de consommation significatif, objet de sensibilisation et de prévention[72].

Les excès du climat local peuvent à l’inverse être facteur de perturbations économiques : confinement cyclonique, trafic aérien bloqué, route couverte d'éboulis, radier submergé[note 6], dégâts cycloniques, entretient des réseaux, etc... (Cf. Route du Littoral).

Tourisme[modifier | modifier le code]

Article connexe : Tourisme à La Réunion.

L'inversion des saisons et le climat tropical participent à l'attrait touristique de la Réunion. L'île tropicale a une image de région escarpée où règne un air suave, baignée par une mer chaude et agrémentée d'une flore luxuriante. Le climat est en grande partie à l'origine de ces images, exploitée notamment dans la communication touristique

Le climat est également directement à l'origine de certaines activités touristiques. La pluviométrie alimente en eaux les ravines et permet le rafting ou le canyoning pendant certaines périodes de l'année. Les ascendances d'air chaud font également le bonheur des parapentistes réunionnais.

Cependant, le climat dépeint comme idyllique présente un revers parfois gênant pour certaines activités touristiques. Il est par exemple difficile de prévoir de manière fiable les évolutions météorologiques susceptibles de perturber le séjour de vacancier (pluie, couvert nuageux sur les points de vue, etc.). Il est déjà arrivé que des randonneurs perdus dans la brume de la caldeira du Piton de la Fournaise soient morts de froid[6].

Selon la définition de l'Organisation mondiale du tourisme, on peut considérer qu'il existe un flux touristique interne à La Réunion[73]. En effet, depuis au moins un siècle, les habitants des bas souffrant de la chaleur ont pour habitude de partir en vacance pour « prendre l'air » pur et frais des Hauts. Cette migration existe encore de nos jours[74].

Culture, spécificités et adaptation[modifier | modifier le code]

Article connexe : Architecture à La Réunion.

L'architecture a toujours été influencée par le climat local. L'habitat réunionnais, quoique d'une extrême diversité, doit répondre en permanence à deux exigences : être résistant et agréable. Les bâtiments doivent pouvoir résister aux cyclones, tandis que la chaleur et l'humidité ne doivent pas être sources d'inconfort pour les habitants. Très tôt, l'habitat traditionnel populaire constitué de cases créoles s'est développé selon ces deux maître-mots[75]. Sur une base rectangulaire, les parois sont contreventées pour encaisser des rafales de vent, et les fenêtres sont protégées de volets en bois renforcé[76]. La case n'a qu'un rez-de-chaussée, le toit n'étant pas utilisable en raison de la chaleur. La faible hauteur de l'édifice réduit par la même occasion sa prise au vent[76]. Le plancher repose sur un vide sanitaire pour lutter contre l'humidité et se prémunir des pluies potentiellement torrentielles[76]. De nombreuses autres optimisations techniques et esthétiques permettent de prévenir les infiltrations d'eau[76]. Très tôt, la question de ventilation naturelle et de la protection contre l'action du Soleil onnt été prises en compte[75].

Les demeures construites par la population aisée comportent systématiquement une varangue. De nombreux édifices disposent de balcons, de couloirs extérieurs et d'une cour intérieure permettant de vivre à l’abri dans un espace à la fois ombragé et aéré[76]. Dans un contexte aisé, les jardins étaient munis de tonnelles et de kiosques, alors que dans le cas des habitations modestes, la transition intérieur-extérieur était floue, l'extérieur étant un espace de vie agréable à part entière[75].

Aujourd'hui encore, les climats réunionnais sont une donnée centrale à prendre en compte dans la conception des bâtiments. La ventilation naturelle, l'optimisation de l'albédo par la peinture blanche, l'orientation des fenêtres, l'ajout de brise-soleil de façade et les matériaux de construction sont des paramètres influencés par le climat local. De trop nombreux bâtiments mal construits n'ont aujourd'hui d'autres solutions que le recours à la ventilation artificielle et à la climatisation. Ainsi, la question de l'isolation thermique des bâtiments se pose même en milieu tropical, que ce soit dans la chaleur du littoral ou dans la fraîcheur des hauts de l'île. Ces enjeux sont bien intégrés par les pouvoirs publiques comme en témoignent l'élaboration de multiples plans climat-énergie territoriaux sur l'île[77] ou encore les travaux de l'Agence Régionale Énergie de La Réunion. On prône ainsi de plus en plus à l'architecture bioclimatique.

Exemples d'habitats locaux adaptés au climat

Sans que le climat en soit l'unique déterminant, l'habillement traditionnel créole est en général adapté à la chaleur. Les robes amples des femmes, les chemises des hommes, les chapeaux et les ombrelles, quoique non spécifiques à La Réunion, témoignent d'une adaptation au climat.

Dans un autre contexte, le climat a une influence sur la vie des Réunionnais. Le calendrier scolaire de l'Académie de La Réunion est assez différent de celui des élèves de métropole pour s'adapter aux conditions climatiques. La rentrée scolaire arrive tout juste après la mi-août, tandis que les vacances de Noël s'étalent entre mi-décembre et fin-janvier. Cette longueur anormale de pause a pour but d'éviter aux élèves de mauvaises conditions d’apprentissage induites par la chaleur insupportable qui peut régner dans les salles de classe durant l'été austral. L'année se termine début juillet lorsque débute l’hiver austral[78]. En 2013, des revendications avaient eu pour objet les dates de vacances et ont abouti à une optimisation du calendrier scolaire[79]. Plus largement, la question de la pénibilité au travail peut se poser dans certains corps de métiers.

Dans les arts[modifier | modifier le code]

Un coucher de soleil typique de l'ouest.

Le climat de l'île au même titre que sa géographie, sa culture ou sa gastronomie fait partie intégrante de l'identité réunionnaise, dont on retrouve l'expression dans les arts. Dans les arts, le climat de la Réunion est souvent transcrit positivement.

  • On soupçonne que Bernardin de Saint-Pierre se soit inspiré d'une dépression cyclonique vécue durant son court séjour à Bourbon et en Isle de France pour l'écriture de Paul et Virginie, dans la tragique scène du naufrage[46],[80]
  • Baudelaire a passé quelque temps dans les Mascareignes, où le climat qu'il y règne l'a beaucoup marqué. L'exotisme est le thème de plusieurs de ses poèmes. Sans concerner directement La Réunion ou Maurice Parfum exotique expose la douceur du climat de ces îles.
  • Dans sa chanson Ça sent la banane, la vanille et le cumin, Jacqueline Farreyrol dresse un portrait onirique de La Réunion et de son climat à un ami de métropole.
  • Keen'v, dans son tube Ma vie au soleil dépeint la magie et la clémence du climat des îles tropicales et fait mention de l'île de La Réunion, où le clip y est tourné[81].
  • Le Séga réunionnais met souvent l'île à l'honneur, que ce soit pour sa beauté, son climat, son ambiance multiculturelle ou d'autres aspects.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Guillaume Jumaux, Hubert Quetelard et Denis Roy (ill. Météo-France, photogr. Serge Gélabert), Atlas climatique de La Réunion, Trappes, Direction interrégionale de La Réunion de Météo France,‎ 2011 (1re éd. 2000), 21x29,7, 131 p. (ISBN 978-2-11-128623-8)
  • René Robert, Les régions climatiques de l'île de La Réunion : Evolution des connaissances depuis quarante ans : 1958-1998, Saint-Denis, Université de La Réunion, coll. « Réunion, hommes, nature »,‎ mars 2003, 14,8x21, 92 p. (ISBN 2-905861-07-X)
  • Mireille Mayoka, Les cyclones à La Réunion, Saint-André, Direction interrégionale de Météo-France à La Réunion, coll. « Réunion, hommes, nature »,‎ avril 1998, 58 p. (ISBN 2-9511665-1-6)
  • Pierre Vaxellaire, Etude de la répartition spectrale du rayonnement solaire au sol de l'île de La Réunion, Université Paris VII (Thèse de doctorat en Sciences),‎ 5 juillet 1989, 21x29,7, 217 p.
  • J. Mezino, Gisement solaire de l'île de la Réunion, Université Paris VI (Thèse de doctorat en Sciences Physiques),‎ 1985
  • Bulletin climatologique annuel de La Réunion, Météo-France,‎ publication annuelle depuis 2008
  • La conception thermique des bâtiments à La Réunion : soleil et vent (préf. Michel Roland), Le Pré Saint-Gervais, AFME et EDF,‎ 1er trimestre 1984, 29,7x21cm, 52 p.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le profil bathymétrique de La Réunion s'apparente à un cône reposant sur le plancher océanique, formé par le massif du Piton des Neiges. Le cas inverse d'un haut fond marin s'est présenté dans le cas du cyclone de Bhola, dont les mécanismes de marrées cycloniques ont causé 250 000 morts en novembre 1970 dans le delta du Gange.
  2. Pour les relevés pluviométriques, les données sont celles du capteur des Hauts de Sainte-Rose. Pour la température et l'ensoleillement, les relevés concernent le Gros Piton Saints-Rose L'écart géographique entre les deux points est faible, et peu significatif pour ce type de donnée.
  3. Les sommets sur les îles de Java et Sumatra sont certes plus haut (Kerinci à 3 805 m, Semeru à 3 676 m, etc.), mais étant positionnés de l'autre côté de l'océan Indien, ils subissent les typhons issus d'une autre zone de cyclogenèse. Les saisons cycloniques sont également asynchrones. Il s'agit donc de deux espaces cycloniques disjoints.
  4. Cette comptabilisation des cyclones a été réalisée en 1947 par Martin de Vivies, chef du Service Météorologique, par recherche d'archive. En raison de la nature du travail et de la disponibilité des archives, il est probable que certains évènements se soient perdus dans l'Histoire ou n’aient tout simplement jamais laissé de traces écrites.
  5. Sur les 75 stations automatiques, 32 appartiennent au réseau CIRAD, dont l'utilisation est mutualisée
  6. À La Réunion, on désigne par radier la partie d'une route pouvant être traversée par un torrent en cas de pluie. De nombreux panneaux routiers mentionnent la présence de radiers submersibles sur des axes locaux.

Références[modifier | modifier le code]

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