Ombrelle

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Une ombrelle est un dispositif permettant de se protéger du soleil en créant de l'ombre à partir d'un grand écran en tissu tendu au-dessus de l'utilisateur. Elle est très similaire au parapluie, qui protège de la pluie, mais pas forcément imperméable. Le parasol désigne la grande ombrelle en toile épaisse qui n'est pas destinée à être portée déployée par l'utilisateur, mais à être fixée au sol ou dans une table trouée pour accueillir son pied.

Symbolique[modifier | modifier le code]

Ombrelles du grand stûpa de Sanchi.

L'ombrelle est un symbole de souveraineté en Asie, dans les régions de culture bouddhique. Le grand stûpa de Sanchi, remontant au IIIe siècle avant notre ère, est couronné d'un mât portant trois ombrelles superposées. Ces ombrelles, stylisées, couronnent également les stûpas de Birmanie (hti incrustés de pierreries) et le toit de certains temples au Laos et en Thaïlande.

Dans le bouddhisme tibétain, l'ombrelle qui protège de la souffrance fait partie des huit signes auspicieux.

L'ombrelle blanche était un attribut des souverains d'Inde et d'Asie du Sud-Est indianisée, notamment de ceux de Birmanie, du Royaume de Champā et du Laos (elle est représentée par exemple sur les armoiries du Cambodge et sur celles du Laos avant 1975).

Dans l'Antiquité chez les Grecs et les Romains, l'ombrelle était un signe de puissance divine et humaine. L'Église catholique l'utilise sous le terme d'« ombrellinos » pour couvrir le pape et les évêques dans leurs édifices religieux respectifs. Catherine de Médicis l'introduit en France en tant qu'accessoire de mode féminin porté par des pages. Au XIXe siècle, il devient individuel et portatif et s'utilise dans la rue. Les bains de mer sur les plages du Nord, apparus dans les années 1820, amènent l'ombrelle sur les plages, où le teint des bourgeois et aristocrates doit rester pâle (à cette époque et jusqu'à l'entre-deux-guerres, être bronzé était un signe d'appartenance à une classe sociale qui travaille au soleil, donc inférieure), donnant par ailleurs naissance au parasol[1].

Galerie[modifier | modifier le code]

Peintures[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Hadrien Gonzales, « Sous l'auréole du parasol », Le Figaro Magazine, semaine du 9 août 2013, page 78.

Annexes[modifier | modifier le code]

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