Luis León Sánchez

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Sánchez Gil est un nom espagnol. Le premier nom de famille, paternel, est Sánchez ; le second, maternel, souvent omis, est Gil.
Luis Léon Sánchez Gil
Image illustrative de l'article Luis León Sánchez
Luis León Sánchez au Tour Down Under 2009
Informations
Nom Sánchez Gil
Prénom Luis Léon
Surnom Luisle
Date de naissance 24 novembre 1983 (30 ans)
Pays Drapeau de l'Espagne Espagne
Équipe actuelle Caja Rural-Seguros RGA
Spécialité Puncheur/Contre-la-montre
Équipe amateur
2002-2003 Würth - ONCE
Équipe professionnelle
2004-06/2006
06/2006-12/2006
2007-2010
2011-2012
01-06.2013
06.2013-12.2013
2014
2015
Liberty Seguros
Astana-Würth
Caisse d'Épargne
Rabobank
Blanco
Belkin
Caja Rural-Seguros RGA
Astana
Principales victoires
Championnats

MaillotEspaña.PNG Champion d'Espagne contre-la-montre 2008, 2010, 2011 et 2012
4 étapes de grands tours
Tour de France (4 étapes)
Course par étapes
Paris-Nice 2009
2 classiques

Classique de Saint-Sébastien 2010 et 2012

Luis Léon Sánchez Gil, né le 24 novembre 1983 à Mula dans la Communauté autonome de Murcie, est un coureur cycliste espagnol. Il débute chez les professionnels en 2004 chez Liberty Seguros et court depuis 2014 pour l'équipe Caja Rural-Seguros RGA. Il a notamment remporté Paris-Nice en 2009 et la Classique de Saint-Sébastien en 2010 et 2012, ainsi que le championnat d'Espagne du contre-la-montre en 2008, 2010, 2011 et 2012 et quatre étapes du Tour de France, en 2008, 2009, 2011 et 2012.

Repères biographiques[modifier | modifier le code]

Luis Léon Sánchez naît le 24 novembre 1983 à Mula dans la Communauté autonome de Murcie. Son père, Pedro León, est policier. Il a trois frères qui portent comme lui le prénom León, donné par leur père en hommage à leur grand-père paternel[1]. Pedro León Sánchez Gil, né le 24 novembre 1986, est footballeur professionnel et évolue depuis juillet 2010 au Real Madrid. Antonio Léon Sanchez est joueur de futsal. Leur frère León León, qui pratiquait également le cyclisme, est mort en 2005 à l'âge de 23 ans dans un accident de la circulation en quad[2].

Carrière cycliste[modifier | modifier le code]

Les débuts[modifier | modifier le code]

Luis Léon Sánchez débute sa carrière professionnelle en 2004, à 20 ans, dans l'équipe Liberty Seguros. Il signe un premier succès en mai lors de la Clásica de Alcobendas, dont il remporte l'étape chronométrée devant Iban Mayo et Isidro Nozal. Quelques jours plus tard, il gagne la première étape du Tour des Asturies. Il confirme ses bonnes dispositions pour le contre-la-montre en se classant deuxième du championnat national, derrière José Iván Gutiérrez et en battant notamment un autre spécialiste de cette discipline, son coéquipier Igor González de Galdeano.

Il lance sa deuxième année chez les professionnels en remportant le Tour Down Under en Australie, à l'issue d'une semaine dominée par la Liberty Seguros, Allan Davis se classant deuxième. Sánchez glane par ailleurs une victoire d'étape, et termine deuxième de l'étape reine, où son équipe occupe les quatre premières places. Il participe ensuite aux courses flandriennes, où il prend notamment la quatrième place des Trois jours de La Panne. Il se fracture le poignet gauche lors de Gand-Wevelgem. Il fait son retour à la compétition à la Clásica de Alcobendas[3], où il remporte le contre-la-montre, comme l'année précédente. En juillet, il participe au Tour de France, son premier grand tour. Il achève l'épreuve à la 108e place, avec plus de trois heures de retard sur le vainqueur Lance Armstrong. La fin de l'année 2005 est endeuillée par la mort accidentelle de son frère León, son aîné de un an. Coureur cycliste jusqu'en catégorie espoirs, il avait été vice-champion d'Espagne junior en 1999[4].

En 2006, Sánchez participe à nouveau au Tour Down Under, dont il prend cette fois la deuxième place, derrière l'Australien Simon Gerrans. Il termine également deuxième, en mars, du Tour de Castille-et-León, derrière Alexandre Vinokourov, et troisième des Trois jours de La Panne. La suite de sa saison est cependant moins brillante, et il est contraint à l'abandon sur le Tour d'Espagne pour sa première participation.

Chez Caisse d'Épargne 2007-2010[modifier | modifier le code]

2007[modifier | modifier le code]

En 2007, Sánchez prouve à nouveau qu'il est un grand coureur de début de saison. Après plusieurs places d'honneur en Espagne, il remporte la sixième étape de Paris-Nice et termine troisième du classement général. Mais une nouvelle fois, la suite de la saison de Sánchez n'est pas à la hauteur de cet excellent début, malgré une deuxième place lors du Championnat d'Espagne du contre-la-montre.

2008-2010[modifier | modifier le code]

Luis León Sánchez lors de la présentation du Tour de France 2010.

En 2008, Sánchez s'illustre à nouveau sur ses courses de prédilection. Huitième du Tour Down Under, il remporte l'étape finale de Paris-Nice, qu'il termine à la cinquième place au classement général. Il obtient également la troisième place sur le Critérium international à la fin du mois de mars. La fin de saison de Sánchez est meilleure que les années précédentes, et marquée par deux victoires de prestige, sur les Championnats d'Espagne du contre-la-montre, et dans la 7e étape du Tour de France où, attaquant dans les rues d'Aurillac, il préserve une avance de 6 secondes sur ses poursuivants.

2009 commence par quatre victoires sur le sol français pour Sánchez, qui s'impose coup sur coup sur le Tour méditerranéen, dont il aura été leader dès le premier jour grâce au succès de son équipe Caisse d'Épargne dans le contre-la-montre par équipes, sur la première étape du Tour du Haut-Var puis la 7e étape de Paris-Nice, dont il devient leader suite à une défaillance d'Alberto Contador. Le lendemain il s'impose définitivement sur ce Paris-Nice en devançant Fränk Schleck et Sylvain Chavanel.

En 2010, il commence sa saison au Tour Down Under, qu'il termine à la 2e place en ayant remporté la 5e étape. Il remporte également le contre-la-montre du Tour de l'Algarve. En avril, il s'impose pour la troisième fois de la saison lors de la première étape du Circuit de la Sarthe. En juin, il remporte pour la seconde fois après 2008 le Championnat d'Espagne contre-la-montre en l'absence du tenant du titre Alberto Contador[5]. Il remporte également fin juillet la Classique de Saint-Sébastien en devançant au sprint ses compagnons d'échappée Alexandre Vinokourov et Carlos Sastre[6]. Début septembre, son transfert chez Rabobank est annoncé[7]. Il termine à la troisième place du classement mondial UCI[8],[9].

Chez Rabobank puis Blanco/Belkin 2011-2013[modifier | modifier le code]

Saison 2011[modifier | modifier le code]

Luis León Sánchez chez Rabobank lors de la 13e étape du Tour de France 2012.

En 2011, Luis León Sánchez s'engage dans l'équipe Rabobank. Le 24 juin, il remporte le championnat d'Espagne du contre-la-montre devant Jonathan Castroviejo et Alberto Contador. Il décroche aussi l'étape Issoire-Saint-Flour du Tour de France 2011 après une longue échappée de 167 km devançant les deux Français Thomas Voeckler (Europcar), qui s'empare du maillot jaune à l'issue de cette 9e étape, et Sandy Casar (FDJ). En fin d'année, Sánchez se classe 73e de l'UCI World Tour[10].

Saison 2012[modifier | modifier le code]

En 2012, il remporte la 6e étape de Paris-Nice début mars, puis une étape du Tour de Castilla-y-Léon mi-avril. Fin avril, il remporte deux étapes du Tour de Romandie, s'empare du maillot de leader après sa deuxième victoire, mais termine finalement 10e du classement général, à l'issue du contre-la-montre final. En juin, il remporte le championnat d'Espagne du contre-la-montre pour la 4e fois. Sur le Tour de France 2012, il remporte la 14e étape arrivant à Foix. Puis dans la foulée, il prend la 4e place de la 18e étape et termine 3e du contre-la-montre final. À Londres, il termine 14e de la course en ligne des Jeux olympiques. Il remporte ensuite, en solitaire, la Classique de Saint-Sébastien pour la deuxième fois de sa carrière, après avoir attaqué sur une section plate avec 9 kilomètres à parcourir. Il résiste au retour du peloton qui n'a jamais plus de 20 secondes de retard sur lui et traverse la ligne d'arrivée avec le groupe de poursuivants pointant à 7 secondes[11]

Saison 2013[modifier | modifier le code]

En 2013, l'équipe Rabobank prend le nom de Blanco, à la suite du retrait de son sponsor. Par rapport aux années précédentes, le programme initial de Luis León Sánchez comporte quelques changements : son premier objectif est Tirreno-Adriatico[12] (ceux de son équipe qui feront Paris-Nice sont ceux qui sont prévus pour le Giro[12]), il participera aussi à Milan-San Remo et aux classiques ardennaises, puis au Tour d'Espagne[13]. Cependant, l'équipe Blanco le suspend au début du mois de février et ouvre une enquête interne à son sujet, afin de déterminer s'il a été client du docteur Eufemiano Fuentes[14]. Il est finalement blanchi par son équipe, et reprend la compétition au Tour de Belgique, du 22 au 26 mai[15].

Lors de la quatorzième étape du Tour d'Espagne, marquée par l'apparition de la pluie et une chute de la température, Sánchez, présent dans l'échappée du jour, chute dans une descente et doit abandonner[16]. Au mois d'octobre, alors que la saison se termine, Belkin annonce avoir racheté le contrat de Sánchez dans le but de lui faire quitter l'équipe, le trouvant cité trop régulièrement dans des potentielles affaires de dopage[17].

Chez Caja Rural-Seguros RGA[modifier | modifier le code]

Il trouve refuge chez l'équipe continentale professionnelle Caja Rural-Seguros RGA. Il remporte la première course qu'il dispute avec sa nouvelle formation. Lors de la première étape de la Tropicale Amissa Bongo, il s'impose au sprint face à ses compagnons d'échappée[18].

Palmarès et résultats[modifier | modifier le code]

Palmarès sur route[modifier | modifier le code]

Palmarès sur piste[modifier | modifier le code]

Résultats sur les grands tours[modifier | modifier le code]

Tour de France[modifier | modifier le code]

6 participations

Tour d'Espagne[modifier | modifier le code]

5 participations

Classements mondiaux[modifier | modifier le code]

Jusqu'en 2004, le classement UCI concerne tous les coureurs ayant obtenu des points lors de courses du calendrier international de l'Union cycliste internationale (324 courses en 2004). En 2005, l'UCI ProTour et les circuits continentaux sont créés, ayant chacun leur classement. De 2005 à 2008, le classement de l'UCI ProTour classe les coureurs membres d'équipes ProTour en fonction des points qu'ils ont obtenus lors des courses du calendrier UCI ProTour, soit 28 courses en 2005, 27 en 2006, 26 en 2007. En 2008, le calendrier du ProTour est réduit à 15 courses en raison du conflit entre l'UCI et les organisateurs de plusieurs courses majeures. Les trois grands tours, Paris-Roubaix, la Flèche wallonne, Liège-Bastogne-Liège, le Tour de Lombardie, Tirreno-Adriatico et Paris-Nice ne sont donc pas pris en compte dans le classement ProTour 2008. En 2009 et 2010, un « classement mondial UCI » remplace le classement ProTour. Il prend en compte les points inscrits lors des courses ProTour et des courses qui n'en font plus partie, regroupées dans un « calendrier historique », soit au total 24 courses en 2009 et 26 en 2010. Ce nouveau classement prend en compte les coureurs des équipes continentales professionnelles. En 2011, l'UCI ProTour devient l'UCI World Tour et reprend dans son calendrier les courses qui l'avaient quitté en 2008. Il comprend 27 courses en 2011.

Luis León Sánchez apparaît pour la première fois au classement UCI en 2004. Il obtient son meilleur classement en 2010 : 3e.

Année 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013
Classement UCI[23] 327e
Classement ProTour[24] nc nc 54e 71e
Classement mondial UCI[25] 20e 3e[9]
UCI World Tour[26] 73e[10] 36e[27] nc[28]
Légende : nc = non classé

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes
  1. a et b Initialement 11e, il est reclassé 10e après le déclassement d'Alberto Contador en février 2012[21].
Références
  1. (es) « Los cuatro hijos de Pedro León », sur elperiodicodearagon.com,‎ 27 septembre 2009 (consulté le 24 juin 2011)
  2. (es) « Luis León Sánchez pierde a su hermano », sur elmundo.es,‎ 30 octobre 2005 (consulté le 24 juin 2011)
  3. (en) « Luis León Sanchez returns », sur cyclingnews.com,‎ 28 avril 2005 (consulté le 11 novembre 2008)
  4. (en) « León Sánchez Gil dead in accident », sur cyclingnews.com,‎ 1er novembre 2005 (consulté le 11 novembre 2008)
  5. (en) « Sanchez wins second career time trial championship », sur cyclingnews.com,‎ 25 juin 2010 (consulté le 26 juin 2010)
  6. « Le sacre de L.L Sanchez », sur cyclismactu.net,‎ 31 juillet 2010 (consulté le 31 juillet 2010)
  7. « L.L. Sanchez chez Rabobank », sur lequipe.net,‎ 5 septembre 2010 (consulté le 5 septembre 2010)
  8. Alberto Contador, initialement deuxième, a été déclassé en février 2012. Sánchez passe alors de la quatrième à la troisième place.
  9. a et b « UCI WorldTour Ranking - 2010 - Final result », sur uci.html.infostradasports.com (consulté le 3 mars 2012)
  10. a et b « UCI WorldTour Ranking - 2011 - Final result », sur uci.html.infostradasports.com (consulté le 3 mars 2012)
  11. Olivier Chauvet, « Sanchez, le récidiviste », sur sports.fr,‎ 14 août 2012 (consulté en 15 août 2012)
  12. a et b (es) « Luis León Sánchez : “Quiero ser competitivo y ambicioso desde el primer momento” », sur biciciclismo.com,‎ 24 décembre 2012
  13. (es) « El calendario completo de Luis León Sánchez, con Italia como gran novedad », sur biciciclismo.com,‎ 21 décembre 2012
  14. (en) « Team Blanco suspend Luis Leon Sanchez », sur cyclingnews.com,‎ 2 février 2013 (consulté en 2 février 2013)
  15. « Bavière, Belgique : 10 trucs à savoir », sur velochrono.fr,‎ 22 mai 2013
  16. Julie Dremière, « Basso et L.L. Sanchez jettent l'éponge », sur cyclismactu.net,‎ 7 septembre 2013
  17. « Belkin se sépare de Luis Leon Sanchez », sur lequipe.fr, L'Équipe,‎ 9 octobre 2013
  18. (es) « Caja Rural-RGA: “Luis León es un crack y ha demostrado su calidad” », sur www.biciciclismo.com (consulté le 14 janvier 2014)
  19. a et b Initialement troisième, Luis León Sánchez est classé deuxième après déclassement d'Ezequiel Mosquera.
  20. a et b « Classement général du Tour d'Espagne 2010 », sur uci.ch (consulté le 26 mai 2013)
  21. « Contador suspendu deux ans ! », sur lequipe.fr,‎ 6 février 2012
  22. a et b « World Ranking #13 - Tour de France (FRA/HIS) 03 Jul-25 Jul 2010 - General classification: Rotterdam - Paris », sur uci.infostradasports.com (consulté le 13 avril 2012)
  23. « 2005 UCI Road Rankings », UCI (consulté le 28 avril 2010)
  24. « Classements ProTour », sur uciprotour.com (consulté le 28 avril 2010)
  25. « Classement mondial UCI », sur uci.ch (consulté le 28 avril 2010)
  26. « UCI WorldTour », sur uciworldtour.com (consulté le 3 mars 2012)
  27. « UCI WorldTour Ranking - 2012 », sur uci.html.infostradasports.com (consulté le 14 octobre 2012)
  28. « UCI WorldTour Ranking - 2013 », sur uci.html.infostradasports.com (consulté le 15 octobre 2013)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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