Daniel Paillé

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Daniel Paillé
Image illustrative de l'article Daniel Paillé
Fonctions
Chef du Bloc québécois
11 décembre 2011
Prédécesseur Gilles Duceppe (1997-2011)
Biographie
Date de naissance 1er avril 1950 (1950-04-01) (63 ans)
Lieu de naissance Montréal, Québec
Nationalité Canadienne
Parti politique Bloc québécois

Daniel Paillé (Montréal, 1er avril 1950 - ) est un économiste, administrateur, professeur et homme politique québécois. Ancien député péquiste à l'Assemblée nationale du Québec il a été ministre dans le gouvernement de Jacques Parizeau. Il est aussi l'oncle de l'ancien député bloquiste Pascal-Pierre Paillé au parlement canadien à Ottawa. Emporté par la vague orange qui a frappé le Québec, Daniel Paillé fut battu par la candidate du NPD lors des élections fédérales générales du 2 mai 2011 dans le comté de Hochelaga. Il représentait ce comté depuis 2009 où il avait été élu à la faveur d'une élection partielle.

Il est devenu chef du Bloc québécois le 11 décembre 2011.

Sommaire

Biographie [modifier]

Né à Montréal en avril 1950, il est bachelier en administration des affaires de l'école des Hautes études commerciales de Montréal (HEC) et a reçu une maîtrise en sciences économiques de l'Université du Québec à Montréal (UQAM).

Élu député du Parti québécois dans la circonscription de Prévost aux élections générales du 12 septembre 1994, il fut nommé ministre de l'Industrie, du Commerce, de la Science et de la Technologie dans le gouvernement de Jacques Parizeau (26 septembre 1994 - 29 janvier 1996). Lors de la formation du gouvernement de Lucien Bouchard en janvier 1996, il a refusé d’occuper une fonction de ministre délégué au même ministère.

Le 19 novembre 1996, il a donné sa démission comme député de l’Assemblée nationale du Québec et retourne à sa profession de financier. Il est tour à tour Vice-président exécutif et Chef de la direction financière (CFO) de la Société générale de financement, du Groupe Canam-Manac (et Canam Steel Corp USA). Préalablement à sa carrière politique, il était Vice-Président principal Acquisitions du Groupe Québécor.

En juin 2005, il devient Professeur-invité, puis Professeur associé à HEC Montréal, la faculté des sciences administratives de l'Université de Montréal. Il y enseigne la finance corporative, la gestion monétaire, les investissements, l'éthique et la réglementation mobilière.

En 2009, il a fait un retour en politique. Acceptant d’abord d’être conseiller du Bloc québécois en matière économique, il obtint ensuite facilement l’investiture bloquiste pour les élections partielles du 9 novembre 2009 dans la circonscription fédérale de Hochelaga[1]. En dépit d’une campagne de publicité négative où le Nouveau Parti démocratique « rappelait que Daniel Paillé a travaillé pour le gouvernement Harper en 2007 », laissant croire qu’il « avait été payé 750 000 $ par le Parti conservateur », Paillé l’a facilement emporté le 9 novembre avec une majorité absolue. Il s’agissait d’une 7e victoire consécutive du Bloc Québécois dans Hochelaga[2]. Tentant une réélection en 2011, il fut défait par la néo-démocrate Marjolaine Boutin-Sweet. Au lendemain de, ce qu'il qualifie un "tsunami" politique, il invite ses collègues à prendre le temps pour décanter les leçons de "cette volée". Les éditorialistes et chroniqueurs saluent son "sens pragmatique et son réalisme politique". En juin 2011, il renonce à la succession de Gilles Duceppe à la tête du Bloc Québécois malgré des appuis importants. Il juge que le nouveau chef devra s'engager pour au moins une décennie et qu'il ne faut pas associer le temps que prend un peuple à s'affirmer et la durée de vie des individus.

Il change d'avis trois mois plus tard et il se lance dans la course à la chefferie du Bloc québécois le 4 octobre 2011. Il est élu chef du Bloc le 11 décembre 2011, en obtenant 61 % des votes au deuxième tour. Le taux de participation s'élevait à 38 %.

Daniel Paillé est le père d'Alexandre Paillé, journaliste et Louis-Charles Paillé, étudiant.

Parcours au gouvernement du Québec [modifier]

Parcours dans l’entreprise privée [modifier]

  • Vice-président principal au développement des affaires, Québécor inc., 1992-1994
  • Vice-président et responsable de la gestion financière, Canam Manac, 2001-2005
  • Membre de plusieurs conseils d'administration

Parcours dans l’enseignement [modifier]

Divers [modifier]

  • Préside l'enquête indépendante sur les pratiques d'octroi des contrats de sondages du gouvernement fédéral entre 1990 et 2003, avril-décembre 2007. Son rapport, déposé en octobre 2007, est rendu public en décembre 2007. L'enquête a confirmé les rapports précédents émis par la Vérificatrice Générale du Canada voulant qu'aucune malversation ne pouvait être démontrée. Par ailleurs, le rapport indiquait que le gouvernement conservateur avait augmenté son recours à des sondages de diverses natures malgré son engagement à réduire ce type de dépenses.

Publications [modifier]

  • Daniel Paillé, « Droit de regard souhaitable [sur la Caisse de Dépôts et Placements] », La Presse, 1er avril 2009
  • Daniel Paillé, « Victimes de leur turpitude », Cyberpresse, 17 décembre 2008
  • Daniel Paillé, « Allumez les lampions ! », La Presse, 26 août 2006

Références [modifier]

  1. «Paillé est facilement élu candidat du Bloc dans Hochelaga», Presse canadienne, 9 oct. 2009
  2. Guillaume Bourgault-Côté, « Daniel Paillé facilement élu dans Hochelaga », Le Devoir, 10 novembre 2009.

Voir aussi [modifier]

Article connexe [modifier]

Lien externe [modifier]

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2009-2011
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