Henning Mankell

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Henning Mankell

Description de cette image, également commentée ci-après

Henning Mankell en 2011

Activités Romancier
Naissance (66 ans)
Stockholm, Drapeau de la Suède Suède
Langue d'écriture Suédois
Genres Roman policier
Distinctions Prix Nils Holgersson
Prix Clé de verre
Prix Mystère de la Critique 2000
Prix du meilleur roman policier suédois 1991 et 1995

Œuvres principales

Henning Mankell est un écrivain suédois né le à Stockholm.

Biographie, carrière littéraire et caractéristiques de son œuvre[modifier | modifier le code]

Il a grandi à Härjedalen, au centre de la Suède. Très vite abandonné par sa mère, il est élevé par son père, juge d'instance. Il est le gendre d'Ingmar Bergman dont il a épousé en secondes noces la fille Eva[1]. Il partage sa vie entre la Suède et le Mozambique où il a monté une troupe de théâtre, le « Teatro Avenida ».

Il est connu internationalement grâce à la série policière des enquêtes de Kurt Wallander. Ce commissaire désabusé est entouré par une équipe de policiers où chacun possède une personnalité soigneusement décrite. Les meurtres sanglants auxquels Wallander est confronté le plongent au fil des romans dans un état de plus en plus dépressif ; l'aspect psychologique est aussi important pour Mankell que l'intrigue elle-même. Toutes ces aventures se déroulent dans la petite ville d'Ystad, en Scanie, dans le sud de la Suède, même si Wallander se déplace une fois en Lettonie (les Chiens de Riga) et enquête sur un meurtre dont les origines remontent en Afrique du Sud (la Lionne blanche) ; le sol du proche Danemark est souvent foulé.

Son œuvre policière est généralement considérée comme un prolongement de la saga de Martin Beck (en) écrite entre 1965 et 1975 par le couple Maj Sjöwall et Per Wahlöö.

Il a reçu le Prix Nils Holgersson en 1991.

En 2007, il préside le jury du Prix du Livre européen qui sera remis cette année-là à Guy Verhofstadt pour son livre les États-Unis d'Europe.

En 2010, il participe à l'expédition organisée par des groupes activistes islamistes turcs en faveur de Gaza, qui donna lieu à un abordage israélien qui causa une dizaine de victimes. Il tire de cette expérience un récit qui sera publié le dans plusieurs grands journaux dont Libération (France) [2], The Guardian[3] (Angleterre), El País (Espagne), Dagbladet (Suède), La Repubblica (Italie) ou The Toronto Star (Canada). En janvier 2010, le classement de plusieurs magazines dédiés à l'édition, dont Livres-Hebdo en France et The Bookseller en Grande-Bretagne, le place à la neuvième place des écrivains de fiction les plus vendus en Europe en 2009[4].

Le 29 janvier 2014, il nous apprend qu'il est touché par un cancer. Il a été détecté dans le cou et dans un poumon avec un stade avancé. Il a aussi dit " J'ai tout de suite décidé d'écrire à propos de cette maladie, parce que c'est finalement une douleur et une souffrance qui affectent beaucoup de gens. Mais je vais écrire avec la perspective de la vie, pas de la mort.".

Œuvres[modifier | modifier le code]

Il existe une catégorie dédiée à ce sujet : Œuvre d'Henning Mankell.

Romans et nouvelles policiers[modifier | modifier le code]

Série Wallander (par ordre chronologique)[modifier | modifier le code]

  1. La Faille souterraine et autres enquêtes ((sv) Pyramiden, 1999), trad. Anna Gibson (édition française 2012)[5]
    Recueil de cinq nouvelles policières, dont l'action se situe avant celles des dix romans de la série
  2. Meurtriers sans visage ((sv) Mördare utan ansikte, 1991), trad. Philippe Bouquet (édition française 1994)
  3. Les Chiens de Riga ((sv) Hundarna i Riga, 1992), trad. Anna Gibson (édition française 2003)
  4. La Lionne blanche ((sv) Den vita lejoninnan, 1993), trad. Anna Gibson (édition française 2004)
  5. L'Homme qui souriait ((sv) Mannen som log, 1994), trad. Anna Gibson (édition française 2005)
  6. Le Guerrier solitaire ((sv) Villospår, 1995), trad. Christofer Bjurström (édition française 1999) Prix Mystère de la Critique 2000
  7. La Cinquième Femme ((sv) Den femte kvinnan, 1996), trad. Anna Gibson (édition française 2000)
  8. Les Morts de la Saint-Jean ((sv) Steget efter, 1997), trad. Anna Gibson (édition française 2001)
  9. La Muraille invisible ((sv) Brandvägg, 1998), trad. Anna Gibson (édition française 2002)
  10. Avant le gel ((sv) Innan frosten, 2002), trad. Anna Gibson (édition française 2005)
  11. L'Homme inquiet ((sv) Den orolige mannen, 2009), trad. Anna Gibson (édition française 2010)[6]

Autres[modifier | modifier le code]

  • Le Retour du professeur de danse ((sv) Danslärarens återkommst, 2000), trad. Anna Gibson (édition française 2006)[7]
  • Le Chinois (en), Seuil ((sv) Kinesen, 2008), trad. Rémy Cassaigne (édition française 2011)[8],[9]

Nota bene[modifier | modifier le code]

  • La Faille souterraine et autres enquêtes est un recueil de cinq nouvelles qui se déroulent avant Meurtriers sans visage, à savoir entre (la première enquête de Kurt Wallander lorsqu'il a 21 ans) et . Mankell, à la demande de ses lecteurs, s'est fait un plaisir d'aborder la genèse de son héros et des comportements de celui-ci.
  • Avant le gel (traduction littérale du titre original) opère un transfert des enquêtes entre Kurt Wallander et sa fille, Linda. En effet, d'une part, Kurt Wallander approche rapidement de la retraite et, d'autre part, Linda s'est enfin décidée pour une carrière, dans la police, et à Ystad.

Mankell a également écrit un autre polar, cependant très « wallanderien », dont le personnage central, un inspecteur de police, se nomme Stefan Lindman :

En effet, Le Retour du professeur de danse est plus que wallanderien puisque leurs histoires se croisent : Stefan Lindman obtiendra une mutation pour le commissariat d'Ystad (dans Avant le gel). Une histoire d'amour s'amorcera alors entre Linda Wallander et Stefan Lindman.

Le Retour du professeur de danse a été adapté au cinéma en 2004 (Die Rückkehr des Tanzlehrers (Film) (de)).

La popularité du héros de Mankell est telle que le commissariat d'Ystad est devenu une attraction touristique, et reçoit la visite de touristes demandant à voir Kurt Wallander.

Littérature[modifier | modifier le code]

  • L'Œil du léopard, Éditions du Seuil, 2012 ((sv) Leopardens öga, 1990), trad. Agneta Ségol et Marianne Ségol-Samoy
  • Comédia infantil ((sv) Comédia infantil, 1995), trad. Agneta Ségol et Pascale Brick-Aïda (édition française 2003)
  • Le Fils du vent ((sv) Vindens son, 2000), trad. Agneta Ségol et Pascale Brick-Aïda (édition française 2004)
  • Tea-Bag ((sv) Tea-Bag, 2001), trad. Anna Gibson (édition française 2007)
  • Profondeurs, Éditions du Seuil ((sv) Djup, 2004), trad. Rémi Cassaigne (édition française 2008)
  • Le Cerveau de Kennedy ((sv) Kennedys hjärna, 2005), trad. Rémi Cassaigne (édition française 2005)
  • Les Chaussures italiennes ((sv) Italienska skor, 2006), trad. Anna Gibson (édition française 2009)
  • Un paradis trompeur ((sv) Minnet av en smutsig ängel, 2012), trad. Rémy Cassaigne (édition française 2013)

Littérature pour enfants[modifier | modifier le code]

  • La Société secrète ((sv) Hunden som sprang mot en stjärna, 1990), trad. Agneta Ségol (édition française 1999).
  • Le Chat qui aimait la pluie ((sv) Katten som älskade regn, 1992), trad. Agneta Ségol (édition française 2000).
  • Le Secret du feu ((sv) Eldens hemlighet, 1995), trad. Agneta Ségol (édition française 1999).
  • Le Mystère du feu ((sv) Eldens gåta, 2001), trad. Agneta Ségol (édition française 2003).
  • Le Roman de Sofia, 2011, trad. Agneta Ségol et Marianne Segol-Samoy. Cet ouvrage regroupe les deux romans précédents, le Secret du feu et le Mystère du feu, et propose un troisième roman inédit, la Colère du feu, avec la même héroïne.
  • Les ombres grandissent au crépuscule ((sv) Skuggorna växer i skymningen, 1991) (édition française 2012).

Théâtre[modifier | modifier le code]

Henning Mankell a une autre passion, le théâtre. À dix-sept ans, il écrit déjà des pièces de théâtre et travaille comme assistant à la mise en scène, à vingt ans, il obtient la direction d’une scène en Scanie. En outre, depuis 1996, il dirige à Maputo au Mozambique (où il vit « en alternance » depuis 1985) le Teatro Avenida, seule troupe de théâtre professionnelle du pays, pour laquelle il écrit et met en scène — et où il travaille gratuitement. Ce serait d'ailleurs lors d'un de ses retours en Suède qu'il fut frappé par les changements au pays, les pertes de repères, de solidarité qui caractérisaient le pays natal. Plus présente, la violence l'inquiète et l'auteur s'inspire d'un fait réel pour écrire Meurtriers sans visage.

  • (sv) Labyrinten, 2000
  • L'Assassin sans scrupules, Hasse Karlsson, dévoile la terrible vérité : comment la femme est morte de froid sur le pont de chemin de fer, L'Arche (Den samvetslöse mördaren Hasse Karlsson), trad. Terje Sinding (édition française 2003)
  • Jeune chien fou (Valpen), trad. Gabrielle Rozsaffy
  • Ténèbres, L'Arche (Mörkertid), trad. Terje Sinding (édition française 2006, pièce produite en 2007, mise en scène de Brigitte Jaques-Wajeman)
  • Antilopes, L'Arche (Antiloperna), trad. Gabrielle Rozsaffy et Bernard Chartreux (édition française 2006)
    Pièce produite en 2006, mise en scène Jean-Pierre Vincent
  • Des jours et des nuits à Chartres (Dagar och nätter I Chartres), traduction de Terje Sinding, L'Arche Editeur (édition française 2011), pièce produite en 2010, mise en scène de Daniel Benoin.
  • Miles ou Le Coucou de Montreux (Driving Miles), traduction de Camilla Bouchet, L'Arche Editeur (édition française 2011)

Prix et distinctions notables[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Grimaud, Henning Mankell et la série policière sur Kurt Wallander : Quelle est sa critique de la société suédoise ?, Paris, Pierre Grimaud,‎ septembre 2003, 93 p. (lire en ligne)
    Mémoire de maîtrise de suédois de l’université de la Sorbonne Paris IV. L'auteur a rédigé son mémoire à une époque où la série Wallander ne comportait que neuf volumes y compris le recueil de nouvelles Pyramiden, mais ne s'est basé que sur les romans Le Guerrier solitaire, La Cinquième Femme, Les Morts de la Saint-Jean et La Muraille invisible pour appuyer son mémoire.

Liens externes[modifier | modifier le code]