Éos

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Éos poursuivant Tithon, œnochoé attique du Peintre d'Achille, v. 470460 av. J.-C., musée du Louvre

Dans la mythologie grecque, Éos (en grec ancien Ἠώς / Êốs ou Ἕως / Héôs) est une Titanide, déesse de l'Aurore.

Mythe[modifier | modifier le code]

Elle est la fille des Titans Hypérion et Théia, et la sœur d'Hélios (le Soleil) et de Séléné (la Lune).

Un jour Aphrodite, furieuse de trouver Arès dans le lit d'Eos, la condamna à de continuelles amours avec de jeunes mortels. Bien qu'elle fût déjà mariée à Astraéos qui était de la race des Titans, elle se mit en secret à séduire et à enlever des jeunes gens, les uns après les autres. Elle a ainsi de nombreuses liaisons, notamment Orion, Céphale et le maître des Vents Éole (ou bien Astréos), dont elle a les vents Borée, Notos, Euros et Zéphyr, ainsi que les étoiles.

Mariée à Tithon, avec qui elle conçoit Memnon et Émathion[1]., elle demanda à Zeus de conférer l'immortalité à Tithonos ce à quoi il consentit. Mais elle oublia de demander pour lui la jeunesse éternelle, don que Séléné, sa soeur, avait obtenu pour Endymion. Tithonos devint de jour en jour plus vieux, plus grisonnant, et plus ridé; sa voix se fit chevrotante et Eos fatiguée de s'occuper de lui comme d'un enfant l'enferma dans sa chambre à coucher où il devint une cigale. D'autres auteurs indiquent qu'elle n'a jamais cessé de s'occuper de lui et de l'aimer.

Elle est la déesse de l'Aurore. Habitant aux bords d'Océan, qui enserre le monde habité, elle quitte la couche de Tithon à la fin de la nuit et, sur son char, elle s'élance vers le ciel pour annoncer aux dieux la venue d'Hélios, son frère. Chez Homère, elle accompagne celui-ci dans sa course. Inversement, le soir, elle descend de l'Olympe pour rejoindre sa demeure, accompagnée par les Heures. Chez les tragiques, elle est identifiée à Héméra, divinité du Jour.

Elle est souvent affublée des épithètes homériques « aux doigts de rose » (ῥοδοδάκτυλος / rhododáktulos), « en robe de safran » (κροκόπεπλος / krokópeplos), ou « aux avant-bras de rose » (ῥοδόπηχυς / rhodópêkhus). Homère et Hésiode la présentent également comme « enfant du matin » (ἠριγένεια / êrigéneia).

Sur les vases grecs, elle est représentée avec une paire d'ailes. Dans l'iconographie classique, elle est souvent couverte d'un voile et assise dans un char tiré par quatre chevaux.

Sources[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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