Goldorak

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Goldorak

UFOロボ グレンダイザー
(Yūfō Robo Gurendaizā)
Genre Mecha, science fiction
Manga : UFO Robo Grendizer
Cible
éditoriale
Shōnen
Auteur Gō Nagai
Éditeur Drapeau du Japon Kōdansha
Sortie initiale octobre 1975mai 1976
Anime japonais : UFO Robo Grendizer
Réalisateur
Masayuki Akihi, Tomoharu Katsumata
Producteur
Chiaki Imada
Studio d’animation Tōei/Dynamic Planning
Studio d’enregistrement Shunsuke Kikuchi
Chaîne Drapeau du Japon Fuji TV
1re diffusion 5 octobre 197527 février 1977
Épisodes 74
Film d'animation japonais : UFO Robot Grendizer vs. Great Mazinger
Réalisateur
Osamu Kasai
Studio d’animation Tōei/Dynamic Planning
Durée 25 minutes
Sortie
Film d'animation japonais : Great Mazinger, Grendizer, Getter Robo G : Decisive Showdown! Great Sea Beast
Réalisateur
Masayuki Akihi
Studio d’animation Tōei/Dynamic Planning
Durée 31 minutes
Sortie

Goldorak (UFOロボ グレンダイザー, Yūfō Robo Gurendaizā?, littéralement Grendizer, le robot OVNI) est une série animée japonaise réalisée par Tōei animation en 1975 d'après un manga de Gō Nagai. La série compte 74 épisodes de 26 minutes. Elle a été diffusée au Japon du 5 octobre 1975 au 27 février 1977.

En France, elle a fait son apparition sur Antenne 2 dans l'émission Récré A2 le 3 juillet 1978, ainsi qu'au Québec sur le réseau TVA dans les mêmes années.

La diffusion en France s'est faite en plusieurs salves: des inédits furent programmés au moins jusqu'à la fin 1980. La deuxième version du manga, dessinée et scénarisée par Gosaku Ōta, a été publiée en français aux éditions Dybex (auparavant Dynamic Visions) en quatre volumes, dont les couvertures ont été spécialement dessinées pour l'édition française par Jun'ichi Nakamura. Une première version, qui inspira le graphisme de l'anime, dessinée par Ken Ishikawa, est, à ce jour, inédite en France mais connut une traduction en italien en 1998.

Le magazine Champion Red, édité par Akita Shoten, du 12 août 2014, annonce que Nagai commencera un "reboot" du Grand Cornu, Grendizer Giga, dans son numéro du 19 septembre. Le premier chapitre de 43 pages, s'ouvrira sur une planche en couleur[1].

Résumé de l'histoire[modifier | modifier le code]

Un empire extra-terrestre belliqueux, les forces de Véga, a asservi et ravagé la lointaine planète avancée, mais pacifique d'Euphor. Le prince d'Euphor, Actarus a toutefois pu échapper au massacre en fuyant à bord du robot de combat Goldorak, qui peut voyager à travers l'espace dans sa soucoupe porteuse. Actarus, réfugié sur Terre, est soigné et adopté par un scientifique humaniste, le professeur Procyon, directeur d'un centre de recherches spatiales et Goldorak, caché dans une base souterraine sous le centre. D'apparence humaine, contrairement aux humanoïdes hideux de Véga, Actarus se fait passer pour un Terrien et travaille comme garçon d'écurie au Ranch du Bouleau Blanc voisin, propriété de l’irascible vieillard Rigel.

Lorsque l'empire de Véga tourne sa soif de conquête vers la Terre et établit une base militaire dans ce but sur la face cachée de la Lune, Actarus et Goldorak s'opposent à leurs plans et combattent leurs soucoupes et monstres robotiques. Ils sont aidés d'abord par Alcor, l'ancien pilote de Mazinger Z et protagoniste de la série du même nom, aux commandes d'une soucoupe construite par ses soins, l'OVTerre.

Au fil de la série, l'identité secrète d'Actarus le devient de moins en moins et deux jeunes filles les rejoignent : Vénusia, la fille de Rigel, et Phénicia, la sœur d'Actarus, retrouvée tardivement, qui a elle aussi, échappé au massacre. Le quatuor devient la Patrouille des Aigles, équipée de trois engins qui s'assemblent à Goldorak pour les combats aériens, sous-marins et souterrains à mesure que les stratagèmes de Véga deviennent plus complexes. Le Grand Stratéguerre (Véga) finit par abandonner sa planète à une destruction écologique pour commander personnellement l'invasion de la Terre. À la fin de la série, il est anéanti ainsi que toute sa flotte dans un combat ultime entre la Terre et la Lune. Sortant victorieux de cette dernière bataille, Actarus et Phénicia peuvent retourner sur Euphor, afin de recommencer une civilisation.

Personnages[modifier | modifier le code]

Alliés de Goldorak[modifier | modifier le code]

Actarus
Prince héritier de la planète Euphor, qui a pris la fuite à bord de Goldorak après la destruction de sa civilisation par les forces de Véga. Il est taciturne, introverti et mélancolique, ne rêvant que de paix et d'amour, mais implacable au combat. Sa nature extraterrestre lui confère en outre des capacités physiques surhumaines. Il souffre aussi fréquemment des conséquences d'une blessure radioactive qui menace sa vie.
Alcor
ancien héros national (voir la série Mazinger Z, bien qu'aucune allusion n'y soit faite dans la VF) et ingénieur à la NASA, de retour dans son pays natal pour étudier de récents passages d'OVNI dans la région du mont Fuji. Alcor est un jeune impétueux épris de justice. Courageux et talentueux, mais aussi impulsif, il part au combat sans réfléchir et met souvent sa vie en danger. Sa lutte aux côtés d'Actarus lui apprendra la sagesse et la patience. Il combat d'abord aux commandes d'une petite soucoupe expérimentale appelée OV-Terre, avant de concevoir un engin beaucoup plus puissant, l'Alcorak.
Professeur Procyon
scientifique et directeur en chef du Centre d'Études spatiales situé sur les terres du ranch du Bouleau Blanc, Procyon est un savant d'une intelligence exceptionnelle, doublé d'un grand humaniste ; il est doté d'un grand sang froid. Il a recueilli Actarus lorsque Goldorak s'est écrasé sur Terre, et l'a adopté. Plus tard dans la série, il se voit obligé, à son grand dam, de transformer son Centre en une invincible forteresse de métal pour lutter contre Véga.
Rigel
prononcé « Riguel », propriétaire du ranch du Bouleau Blanc, ainsi que du terrain où se trouve le Centre Spatial. C'est un vieil homme laid, petit, agressif, têtu et mythomane, dont l'unique obsession pendant la première série (quand il ne surveille pas sa fille Vénusia comme le lait sur le feu) est d'entrer en contact avec les OVNIs. Président — et vraisemblablement l'unique membre — du « Comité d'accueil des hommes de l'espace », il passe le plus clair de son temps juché sur un poste d'observation l’œil cloué à un télescope. Il comprend son erreur lorsqu'il rencontre Hydargos. Malgré tout, il a bon fond, et est un père attentionné. Similaire à de nombreux personnages de Go Nagai, il joue principalement un rôle comique dans la série.
Vénusia
fille de Rigel et amoureuse d'Actarus. Tout d'abord ignorante de la véritable nature d'Actarus, elle se rongera par la suite les sangs à chaque fois qu'il part au combat. Gravement blessée au cours d'une attaque de Véga, elle sera sauvée grâce à une transfusion sanguine d'Actarus, et prendra part au combat par la suite, aux commandes du vaisseau amphibie Vénusiak.
Phénicia
princesse d'Euphor et petite sœur d'Actarus, qui a elle aussi trouvé refuge sur Terre. Dynamique et intrépide, Phénicia sait aussi se montrer douce et sensible au moment voulu. Elle adore son grand frère Actarus, et semble avoir des sentiments pour Alcor ; en combat, elle pilote un engin muni d'une tarière appelé « Fossoirak ».
Mizar
petit frère de Vénusia — il est encore enfant —, il idolâtre Actarus et souhaiterait lui ressembler.
Antarès, Argoli et Cochyre
assistants scientifiques du Professeur Procyon, travaillant au Centre de recherches spatiales.
Banta
garçon de ferme coiffé d'un sombrero dont la corpulence n'a d'égale que la bêtise. Lui et sa mère vivent dans une ferme voisine du ranch du Bouleau Blanc. Lorsqu'il ne se dispute pas avec Alcor, Banta passe son temps à faire la cour à Vénusia, ce qui lui vaut au mieux une gifle, et au pire une décharge de chevrotine de la part de Rigel.

Ennemis de Goldorak (forces de Véga)[modifier | modifier le code]

Véga, Grand Stratéguerre
souverain de l'empire végan, résidant sur la planète Stykadès ; il reste tout d'abord à l'écart des conflits, avant de prendre lui-même les choses en main devant l'incompétence de ses hommes et l'explosion de sa planète Stykadès, qu'il abandonne à contrecœur. À la suite de cette explosion, il s'installe dans le Camp de la Lune noire, Horos et Minos créant une base directement sur Terre, dans les profondeurs des océans. Dans les derniers épisodes, il doit subir la mort de sa fille Végalia, puis une tentative d'assassinat ; devenu fou, il finit par lancer une attaque générale sur la Terre, qui se solde par la destruction de ses forces et par sa mort.
Minos
commandant en chef des forces de Véga, établi au camp de la Lune Noire, sur la face cachée de la Lune. Il est dévoué corps et âme à la cause de Véga, et est prêt à tous les sacrifices pour éliminer Actarus et s'emparer de la Terre. Minos a la particularité de partager son corps avec une créature appelée Minas, qui est dans la première série une femme minuscule résidant à l'intérieur de son crâne. Lorsqu'elle prend occasionnellement la parole à sa place, la tête de Minos s'ouvre en deux par le milieu pour lui laisser place. Après une blessure (épisode 27), Minas change d'apparence et devient un visage qui se surimpose sur la moitié ou sur tout le visage de Minos. Minos et Minas, dont la relation n'est jamais expliquée, ne s'apprécient guère et s'entretuent dans le dernier épisode de la série.
Hydargos
commandant en second des forces de Véga. Hydargos est un être sournois et haineux qui n'hésite pas, à l'occasion, à trahir ses pairs pour accaparer tous les honneurs. Il trouve la mort à la fin de la première saison dans l'explosion de sa soucoupe amirale, après avoir entrepris de combattre lui-même Goldorak.
Horos
officier scientifique qui vient remplacer Hydargos sur la Lune Noire après la mort de ce dernier. il se vante souvent d'être un « homme de science », et non pas un militaire, et semble avoir des idées quelque peu différentes de celles de Minos quant à la conquête de la Terre. À plusieurs reprises, Horos et Minos, dont les grades militaires sont égaux, s'affrontent, mais ils sont d'accord pour éliminer un rival des forces de Véga qui risque de vaincre Goldorak à leur place. C'est aussi l'officier de Véga le plus doté de sentiments humains, comme le prouve l'affection qu'il porte à son fils Horus, et les larmes abondantes qu'il verse lorsque ce dernier se sacrifie pour lui permettre d'échapper à Goldorak. Dans l'épisode 72, Horos est tué sur Terre par Alcor, alors qu'il était sur le point d'abattre Actarus.

Commentaire et narration[modifier | modifier le code]

Goldorak est un anime de science-fiction appartenant au genre mecha. Dans les années 1970 apparaissent au Japon de nombreuses séries populaires mettant en scène des robots géants surpuissants pilotés par des adolescents, entraînés par hasard dans des événements qui les dépassent et dont la tâche est généralement de sauver le monde. Ces séries sont rétrospectivement catégorisées dans le genre des « super robots »[2],[3].

Lorsqu'il crée Goldorak, Gō Nagai a déjà connu un immense succès au Japon avec Mazinger Z. En fait, Mazinger Z, Great Mazinger et enfin Goldorak se déroulent dans le même univers de fiction et des personnages apparaissent dans ces trois séries[4]. C'est essentiellement à la demande de Bandaï que cette suite est créée dans le but de vendre des produits dérivés et des jouets[5]. Contrairement à Mazinger Z, l'auteur souhaite explorer l'idée d'une technologie extraterrestre, pouvant ainsi « dépasser n’importe quel robot imaginé jusque-là »[6].

La narration est marquée par le manichéisme : les ennemis qui menacent d'envahir la Terre sont présentés comme entièrement mauvais et dangereux pour toute civilisation, reposant sur une société militaire froide et cruelle[7]. Certains détails évoquent d'ailleurs le fascisme et le nazisme, notamment la « division ruine » des armées de Vega qui n'est pas sans rappeler les SS[7]. Au contraire, les héros sont présentés sous un jour vertueux. Les séries de super robots des années 1970 s'inscrivent dans une glorification de la technologie[8],[9]. Daniel Ichbiah écrit ainsi qu'à travers Actarus, le personnage principal, Gō Nagai « capitalise sur la soif de surpuissance qu'éprouve une partie du jeune public »[10]. Ici, l'archipel est menacé par une technologie supérieure, mais a cette fois les moyens d'y répondre. Socialement, le groupe des héros repose sur des valeurs saines où les jeunes, malgré le pacifisme de certains, suivent les sages directives des aînés, représentés par le professeur Procyon[7]. Dans Goldorak, il y a divers apprentis héros jeunes et vulnérables mais pourtant puissants et combatifs, ce qui favorise grandement l'attrait pour le jeune public et l'identification aux personnages[11].

Les auteurs s'expriment aussi sur la place stratégique du Japon en Asie de l'Est et sa relation avec les États-Unis. Pour le sociologue Marco Pellitteri, le message véhiculé entend appuyer le refus du militarisme, une confiance retrouvée et la proximité avec les États-Unis qui sont des caractéristiques du Japon des années 1970 ; les protagonistes peuvent être perçus selon lui comme une analogie aux Américains luttant avec bravoure contre le totalitarisme durant la Seconde Guerre mondiale[7].

Techniquement, l'animation des robots géants est fort peu réaliste[5]. Elle marque cependant une évolution sensible, comparée à des animes produits peu avant, tels que Mazinger, dont Grendizer représente l'aboutissement de la trilogie, ceci grâce à des plans et une mise en scène plus soignée pendant les combats.

Guide des noms français / japonais[modifier | modifier le code]

  • Goldorak (グレンダイザー, Gurendaizā?)
  • Actarus (宇門大介, Daisuke Umon?) / Prince d'Euphor (デューク・フリード, Dūku Furīdo?)
  • Euphor (フリード, Furīdo?)
  • Professeur Procyon (宇門源蔵博士, Genzo Umon-hakase?)
  • Alcor (兜甲児, Kabuto Kōji?) (héros de la série Mazinger Z)
  • Venusia (牧葉ひかる, Hikaru Makiba?)
  • Phénicia (グレース・マリア・フリード, Gurēsu Maria Furīdo?)
  • Rigel (牧葉団兵衛, Danbei Makiba?)
  • Mizar (牧葉吾郎, Goro Makiba?)
  • Bélier (ボス, Bosu?)
  • Hydargos (ブラッキー隊長, Burakkī-taichō?)
  • Minos (ガンダル司令, Gandaru-shirei?)
  • Minas (レディガンダル, Redi Gandaru?)
  • Horos (科学長官ズリル, Kagaku chōkan Zuriru?)
  • Grand Stratéguerre Véga (恐星大王ベガ, Kyōsei dai-ō Bega?)
  • Stykadès (ベガトロン, Begatoron?)
  • Alcorak (ダブルスペイザー, Daburu Supeizā?) (le « vrai » Spacer étant la soucoupe de Goldorak)
  • Vénusiak (マリンスペイザー, Marin Supeizā?)
  • Fossoirak (ドリルスペイザー, Doriru Supeizā?)
  • Golgoths / Antéraks (円盤獣, Enban-jū?)
  • Monstrogoths (ベガ獣, Bega-jū?)
  • Béliorak (ボスボロット, Bosuborotto?)
  • Eurydie (ミメオ, Mineo?)
  • Aphélie (ナイーダ, Naīda?)
  • Capela (カオリ, Kaori?)
  • Végalia (ルビナ, Rubina?)
  • Janus (ゴーマン, Gōman?)
  • Atlas (ハルク, Haruku?)
  • Eudix (ララ, Rara?)
  • Alysée (キリカ, Kirika?)

Dans l'adaptation VF faite par Michel Gatineau, la plupart des personnages portent des noms d'étoiles  : Rigel, Alcor, Procyon, Mizar, Antarès, de planètes  : Vénusia et de termes astronomiques  : Aphélie, Nadir… Quant au nom d'Actarus, il semble dériver du nom traditionnel de l'étoile α Bootis, Arcturus, nom assurément moins facile à prononcer et peut-être moins élégant. La VF ne conserve que le prénom « Actarus » pour ses deux identités, ce qui donne lieu à quelques incohérences.

Michel Gatineau, connu pour avoir prêté sa voix au professeur Procyon, à Michael Landon et à Horst Tappert (Inspecteur Derrick), est l'inventeur de tout le vocabulaire issu des constellations, des noms mythologiques et bibliques (Golgoth vient de Golgotha), et des noms des attaques. Sa femme Anne Gatineau, écrivaine sous le nom de Mike Cooper, a donné les noms d'Hydargos et Phénicia. C'est également lui qui a choisi les acteurs pour le doublage qui au départ n'était prévu que pour 20 épisodes[12].

Engins[modifier | modifier le code]

Goldorak et ses alliés[modifier | modifier le code]

Goldorak

Haut de 30 mètres et pesant 280 tonnes, Goldorak est un robot de forme humanoïde et cornu. Goldorak est une machine dépourvue de personnalité et pilotée comme un véhicule depuis un poste de pilotage situé dans sa tête. Il semble toutefois avoir un lien particulier avec Actarus, qui lui prodigue parfois des encouragements, et cristallise la haine de ses adversaires tout autant que son pilote. Goldorak se déplace grâce à une soucoupe volante porteuse dans laquelle il s'encastre en plein air et qui se referme sur lui. Lorsqu'il s'arrime ou se détache de la soucoupe ou utilise ses armes, Actarus tout en actionnant ses commandes, crie le nom de la manœuvre, à l'instar des catcheurs japonais.

OVTerres

La petite soucoupe jaune d'Alcor dans la première série, équipée de lance-missiles, ne lui permet que de combattre les navettes de Véga et d'effectuer des missions de reconnaissance. Elle apparaît dès le premier épisode. Suite à sa destruction dans l'épisode 27 « Vaincre ou Périr », Alcor construit un deuxième OVT, également jaune mais de forme triangulaire, qui sera détruit dés l'épisode 30 « La pierre de foudre », et remplacé par Alcorak. Un OVTerre est un Objet Volant de la Terre par opposition à un OVNI, Objet Volant Non Identifié.

Alcorak

Conçu par Alcor et l'équipe du professeur Procyon, Alcorak est un appareil à la fois plus grand et plus puissant que ceux qui l'ont précédé. Son aspect général, avec son nez effilé et ses ailes ajustables n'est pas sans rappeler celui d'un avion supersonique. Il apparaît pour la première fois dans l'épisode 35 « Le Premier Raid » et prouve son efficacité en permettant à Actarus de détruire l'adversaire auquel il était opposé. Procyon, qui a perçu les avantages de combiner sa puissance avec celle du robot d'Actarus, conçoit un mécanisme permettant, via un corset d'assemblage, de jumeler les deux appareils. Cette innovation sera ensuite reprise pour les deux autres appareils de la Patrouille des Aigles. Il fait généralement son envol de l'emplacement central des trois aires de lancement du Centre spatial.

Vénusiak

Conçu par le professeur Procyon et son équipe, Vénusiak apparait pour la première fois dans l'épisode 41 « Le Baptême du feu ». Comme son nom l'indique, Vénusia en est le pilote attitré. Il s'agit d'un appareil amphibie destiné à pallier l'une des plus grosses faiblesses de Goldorak (il est moins efficace sous l'eau) mais qui est aussi efficace en combat aérien.

Fossoirak (ou Phossoirak)

Piloté d'abord par Alcor puis par Phénicia, Fossoirak fait son apparition dans l'épisode 45 « Des Fourmis et des Hommes ». Muni de deux puissantes tarières rétractables (Tarièro-pulseurs), il est spécialement conçu pour évoluer sous terre en creusant un tunnel. Comme les autres appareils de la Patrouille des Aigles, il est capable de se jumeler avec Goldorak.

Cosmorak

Les appareils de la Patrouille des Aigles ne pouvant opérer que dans l'atmosphère, Procyon et son équipe conçoivent finalement le Cosmorak, un appareil spatial composé de trois vaisseaux différents, capables de se combiner et de se séparer à volonté. Chaque appareil, puissamment armé, est confié à un pilote (Alcor, Vénusia, Phénicia). Il apparait pour la première fois dans l'épisode 73 « Pour l'amour de la Terre » alors qu'il est encore en cours de construction. Il ne sera opérationnel que pour le dernier épisode 74 de la série lors du combat final contre le Grand Stratéguerre et ses troupes.

Aquarak

Cet appareil est un sous-marin géant, dans lequel Goldorak prend place pour descendre à de grandes profondeurs (le robot est en effet incapable de descendre en dessous de 400 mètres de profondeur). Il apparaît pour la seule et unique fois, dans l'épisode 67 « Opération plongée ». Actarus l'utilise pour aller délivrer Alcor, retenu prisonnier dans la base sous-marine édifiée par les forces de Véga (et située à plus de 1 000 mètres sous la surface des eaux), puis détruire cette dernière.

Engins de Véga[modifier | modifier le code]

Navettes

Les navettes sont des soucoupes volantes de combat beaucoup plus petites que Goldorak, pilotées par les soldats masqués et anonymes de Véga. Elles accompagnent généralement un engin plus grand et sont envoyées - et détruites - en grand nombre. Il en existe deux versions : les premiers modèles sont en service jusqu'à l'épisode 52 La Génération des monstres. Le deuxième modèle, muni d'un canon-laser au-dessus du fuselage et de deux lance-missiles, fait son apparition lors de l'épisode suivant « La Bête ». L'utilisation de ces nouveaux appareils fait directement suite à l'arrivée du Grand Stratéguerre sur la Lune noire.

Golgoths et Antéraks

Les machines envoyées depuis le Camp de la Lune Noire pour combattre la terre sont très différentes les unes des autres mais possèdent souvent deux formes différentes : la première, généralement celle d'une soucoupe, permet au Golgoth de voler, et la seconde est sa forme de combat, le plus souvent humanoïde ou animale. Certains ont plusieurs têtes ou sont capables de se désassembler et ré-assembler en plusieurs modules. Les Golgoths sont en principe autonomes et les Antéraks pilotés, mais l'adaptation française inverse parfois cette distinction qui lui est d'ailleurs propre et n'existe pas dans la version originale.

Monstrogoths

À partir de l'épisode 52 La Génération des monstres, le général Dantus/Archéron, militaire de talent et scientifique de renom, parvient à transformer des animaux en machines de guerre : ce sont les Monstrogoths. Ces engins de mort combinent, selon leur créateur « l'instinct ancestral de la guerre à la sophistication des robots ».

En tout, environ quatre-vingt yokai sont utilisés par les forces de Véga au cours des 74 épisodes.

Soucoupes amirales

Les soucoupes amirales sont les vaisseaux de commandement des forces de Véga. Ils servent d'une part à superviser les opérations de guerre et d'autre part à transporter les armements de combats, qu'il s'agisse des navettes ou des Golgoths. Trois soucoupes amirales sont visibles dans la série :

Durant la première saison, la soucoupe amirale du général Hydargos, est composée de deux hémisphères roses soudés l'un à l'autre, terminés en chevrons inversés portant des antennes à ses extrémités. Elle est détruite à la fin de l'épisode 27 Vaincre ou périr lors d'un combat contre Goldorak, au cours duquel Hydargos perd la vie.

Durant les saisons deux et trois, la seconde soucoupe amirale est une soucoupe de forme plus classique à ceci près qu'une de ses extrémités est terminée par une tête monstrueuse. De la gueule de cette tête sortent les navettes de combat et les Golgoths. Ce vaisseau est lui aussi détruit par Goldorak lors du dernier épisode de la série. La destruction du vaisseau entraîne la mort de Minos.

Horos également utilisera une soucoupe amirale, de forme assez comparable à celle de Minos : une soucoupe classique avec un rostre monstrueux. Cet appareil se caractérise par une imitation de volcan en son sommet par lequel décollent les Golgoths.

Soucoupe impériale

La soucoupe impériale est le vaisseau spatial à bord duquel le Grand Stratéguerre quitte en catastrophe la planète Stykadès et se rend au Camp de la Lune noire. De par ses dimensions, et ce même si elle dispose d'un armement essentiellement défensif, il ne s'agit pas d'un vaisseau de combat. Elle est détruite à son tour dans le dernier épisode de la série par Actarus et la Patrouille des Aigles, entraînant la mort de Véga.

Voix françaises de la série télévisée[modifier | modifier le code]

Musiques de fond[modifier | modifier le code]

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Les musiques de fond de Goldorak ont été composées par Shunsuke Kikuchi. Elles ont été enregistrées au cours de deux sessions d'enregistrements distinctes. La première le 26 juillet 1975 et la deuxième le 20 décembre de la même année. La première session concerne l'enregistrement des musiques de fond du film pilote de Goldorak (Gattaiger). La deuxième session concerne l'enregistrement spécifique des musiques de fond de la série Goldorak (Grendizer). Celles de la première session se retrouvent en intégralité dans le film pilote mais ont été aussi réutilisées tout au long de la série. Comme beaucoup de productions japonaises de l'époque, des musiques de fond d'autres séries apparentées sont ré-utilisées à l'occasion. En l'occurrence, Getter Robot, Gaiking ou encore Great Mazinger, dans les épisodes où apparaît le Béliorak. (Boss Borot en VO et dans Mazinger Z)[13]

Génériques français[modifier | modifier le code]

  • « Accours vers nous », première version du générique de début, reprise du générique japonais. Ce fut le premier générique de début à être diffusé en juillet et août 1978 (interprète  : Enriqué Fort ; auteur : Pierre Delanoë ; compositeur : Shunsuke Kikuchi). Il n'a jamais été édité en disque dans cette version.
  • « Va combattre ton ennemi », générique de fin. Ce fut le premier générique de fin à être diffusé en juillet et août 1978. (interprète  : Enriqué Fort ; auteur : Pierre Delanoë ; compositeur : Shunsuke Kikuchi).
  • Goldorak le Grand : ce fut le second mais le générique officiel de la série à partir de septembre 1978 (interprète  : Noam, auteur  : Pierre Delanoë, compositeur  : Pascal Auriat). Cette version est celle qui est également disponible dans la version DVD éditée par AB Vidéo en 2013/2014.
  • La Légende d'Actarus, nouvelle version d'Accours vers nous (interprète : Jean-Pierre Savelli / Les Goldies ; auteur : Pierre Delanoë, compositeur : Shunsuke Kikuchi) en 1979
  • Le Prince de l'espace, nouvelle version de Va combattre ton ennemi (interprète : Jean-Pierre Savelli / Les Goldies ; auteur : Pierre Delanoë ; compositeur : Shunsuke Kikuchi) en 1979 (sera repris plus tard par Bernard Minet dans certaines de ses nombreuses versions. Le « fameux » Goldorak, go! de l'époque Club Dorothée.)
  • Et l'aventure continue (interprète : Lionel Leroy ; auteur : Haim Saban ; compositeurs : Shuki Levy, Jacques Canestrier) en 1982
  • La Justice de Goldorak (interprète : Lionel Leroy, auteur : Haim Saban, compositeurs : Shuky Levy, Jean Canestrier) en 1982
  • Le Retour de Goldorak - Goldorak Go (interprète : Bernard Minet, auteur : Jean-François Porry, compositeur : Jean-François Porry, Gérard Salesses) en 1987
  • Goldorak, oui c'est son nom (interprète : Bernard Minet ; auteur : Jean-François Porry ; compositeur : Jean-François Porry, Gérard Salesses)

Épisodes de la série télévisée[modifier | modifier le code]

Période 1[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Saison 1 de Goldorak.

 1 (1-01) Les frères de l'espace
(Kôji Kabuto et Duke Fleed)

 2 (1-02) Le prince d'un autre monde
(Qu'elle était verte ma terre)

 3 (1-03) La fiesta tragique
(Danger imminent au Ranch du Bouleau Blanc)

 4 (1-04) L'île de la peur
(Ardente est la fougue de la jeunesse)

 5 (1-05) Le traquenard de la mort
(Un amour flamboyant inonde le soleil couchant)

 6 (1-06) Attaque sur Perlépolis
(Une âme guerrière qui déchire le ciel)

 7 (1-07) Le festin des loups
(Même si je dois y laisser la vie)

 8 (1-08) Les radars se sont tus
(Cette verte Terre qui réchauffe nos cœurs)

 9 (1-09) Le camp de la Lune noire
(Dépasser sa colère face à l'impardonnable)

10 (1-10) L'espion qui venait de Véga
(Celui qui rêvait d'atteindre les étoiles)

11 (1-11) Le jour où le soleil s'arrêta
(Le démon dans le soleil noir)

12 (1-12) Du sang sur la neige
(La fillette qui traversa l'arc-en-ciel)

13 (1-13) Par le fer et par le feu
(Grendizer est visé !)


14 (1-14) Le jour du soleil levant
(Boss Borot est arrivé !)

15 (1-15) Akerebe, la Rouge
(Lettre pour une mère lointaine)

16 (1-16) Le fiancé de la mort
(La cloche de l'amour résonne dans le cœur)

17 (1-17) La chevauchée infernale
(Sauve une vie !)

18 (1-18) Le nouveau temps des cavernes
(Départ de la route secrète 7)

19 (1-19) Le village écrasé
(L'aérolithe de la peur)

20 (1-20) Terre en danger
(La montagne enneigée de la mort)

21 (1-21) Les continents submergés
(La brillance de l'aurore)

22 (1-22) Les massacreurs du ciel
(Le courage d'une fleur)

23 (1-23) Le déluge des nouveaux mondes
(Les protestations véhémentes d'Hikaru)

24 (1-24) L'exécuteur
(Duke Fleed en danger !)

25 (1-25) Les amoureux d'Euphor
(La fleur de l'amour brille dans le ciel)

26 (1-26) Les bords de l'abîme
(L'attaque générale de Skull Moon !)

Période 2[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Saison 2 de Goldorak.

27 (2-01) Vaincre ou Périr
(La terrible contre-attaque de Grendizer)

28 (2-02) Les Nouveaux Maîtres des ténèbres
(La clochette du démon résonne dans la nuit noire)

29 (2-03) L'Oiseau de feu
(Adieu ami de l'espace !)

30 (2-04) La Pierre de foudre
(La cicatrice écarlate de Duke Fleed)

31 (2-05) Don Quichotte de l'espace
(Fait fleurir des fleurs dans le ciel !)

32 (2-06) La Reine fantôme
(Tire sur ta propre mère !)

33 (2-07) Les Ailes de la mort
(La fin du mutant)

34 (2-08) Le Mercenaire de l'oppression
(Les larmes d'un loup sont des étoiles filantes)

35 (2-09) Le Premier Raid
(Vole Double Spazer !)



36 (2-10) L'Invincible du cosmos
(Le serment brûlant dans le ciel)

37 (2-11) Une étoile est morte
(Joue ta vie sur des ailes)

38 (2-12) Les faiseurs de ténèbres
39 (2-13) La patrouille des aigles
40 (2-14) Le réveil des volcans
41 (2-15) Le baptême du feu
42 (2-16) Péril en la demeure
43 (2-17) La victoire des aigles
44 (2-18) Quand les chiens sont lâchés
45 (2-19) Des fourmis et des hommes
46 (2-20) Le ballet des requins
47 (2-21) Le lac embrasé
48 (2-22) Le monde en fusion
49 (2-23) La dernière Survivante
50 (2-24) L'aigle à quatre têtes
51 (2-25) L'étoile noire
52 (2-26) La génération des monstres

Période 3[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Saison 3 de Goldorak.

53 (3-01) La bête
54 (3-02) Le serpent
55 (3-03) Le monstre du Loch Ness
56 (3-04) Le lynx de l'espace
57 (3-05) Le monstre et l'enfant
58 (3-06) Le sosie
59 (3-07) Le commando
60 (3-08) Les rats
61 (3-09) Pégase
62 (3-10) Les cygnes
63 (3-11) L'ours polaire
64 (3-12) Cinq minutes pour mourir
65 (3-13) Un grand entre les grands
66 (3-14) La mort vient de la mer
67 (3-15) Opération plongée
68 (3-16) La grande douleur
69 (3-17) Tel père, tel fils
70 (3-18) L'imposture
71 (3-19) Le meilleur Ami
72 (3-20) La princesse amoureuse
73 (3-21) Pour l'amour de la Terre
74 (3-22) Ce n'est qu'un au revoir

Films[modifier | modifier le code]

Il existe actuellement deux films (n'excédant pas une demi-heure chacun), dans lesquels intervient Goldorak : Goldorak contre Great Mazinger et L’Attaque du dragosaure tous deux sortis en salles au Japon au cours de l'année 1976.

On peut considérer le film Uchū enban daisensō (La Guerre des soucoupes volantes), sorti au cours de l'été 1975, comme étant le « pilote » de Goldorak, bien qu'il ne soit pas encore tout à fait le robot que l'on connaît depuis la diffusion des premiers épisodes. L'histoire ressemble, en partie, aux épisodes 1 (Les frères de l'espace), 2 (Le Prince d'un autre monde), 72 (La Princesse amoureuse) et 74 (Ce n'est qu'un au revoir) de la série. Il constituera la base de Ufo Robot Grendizer, commandée par une marque de jouets, Bandai, à la Toei.

Go Nagaï en redessinera de nombreux personnages, notamment le robot principal et sa soucoupe, mais en gardant la trame originale, développée pour en réaliser une série hebdomadaire tout en y adjoignant Koji Kabuto (Alcor).

Les trois OAV de Goldorak :

  1. Goldorak contre Great Mazinger (VO et VF)
  2. L'Attaque du Dragosaure (VO et VF)
  3. Uchū enban daisensō (VO et VOST)

Plusieurs trailers en images de synthèse de qualité cinématographique sont visibles sur internet.

Goldorak au cinéma[modifier | modifier le code]

En France, un montage des quatre premiers épisodes a été exploité en salle en 1979 sous le titre  : "Goldorak au cinéma" ainsi qu'un disque 33 tours éponyme qui, comme tous les autres produits dérivés à cette époque, connaîtra un très grand succès. Après ce film, un deuxième sort en 1980  : Le retour de Goldorak, montage improbable et quelque peu incohérent de deux OAV — L'attaque du Dragosaure et Goldorak contre Great Mazinger — et d'un autre anime  : Devilman. Ce sera un échec, car la ferveur pour Goldorak tendra à s'estomper, mais surtout, à cause de la médiocrité du montage invraisemblable et de la présence d'autres héros de Go Nagaï, peu connus hors Japon. La chanson de ce deuxième film, interprétée par Michel Barouille et tout aussi incohérente, s'intitule  : Goldorak et les deux Mazinger et seule sa version instrumentale a été éditée sur 33 tours dédiés aux musiques de fond de San Ku Kaï et Albator, cette dernière étant même réutilisée comme musique de fond d'Albator en VF[14].

Réception et importance[modifier | modifier le code]

Au Japon, la série rencontre un demi-succès, (audiences moyennes correctes mais largement variables au cours des trois saisons) surtout par rapport à Mazinger Z[10]. Le réalisateur Gō Nagai avance pour explication que le public japonais commençait à se lasser des séries de super robots, ainsi qu'un intérêt moindre envers les héros qui n'étaient pas japonais[15]. Le public n'a pas apprécié que le personnage d'Alcor (qui était le héros de Mazinger Z) soit relégué au second plan, mais telle était la volonté de Gō Nagai. En effet, au départ ce dernier ne voulait pas que Goldorak soit le troisième volet de la très populaire saga des Mazinger, mais devant l'insistance de la Tōei, il accepta finalement qu'Alcor apparaisse dans Goldorak, à condition qu'il ait un rôle secondaire[6]. D'autre part, l'évolution vers une émancipation plus prononcée des personnages féminins a été mal perçue, à l'époque, par le public traditionnel Shonen japonais, volontiers conservateur[16].

Dans d'autres pays où Goldorak est importé -souvent presque par hasard- et comparée au Japon[10], la série remporte un succès considérable, pour ne pas dire sans précédent, particulièrement en France et en Italie, ainsi qu'en Belgique, au Québec et en Espagne durant les premières diffusions en 1978 et 1979[6],[17],ainsi qu'au Moyen-Orient. Toutefois, Gō Nagai est plus connu pour Mazinger Z que pour Goldorak dans des pays comme l'Italie, l'Espagne, les États-Unis ou en Amérique latine, à la différence de la France où seul Goldorak a été vraiment célèbre[18].

En France, la diffusion des anime en provenance du Japon se développe vers la fin des années 1970, ce pays produisant plus de séries pour un prix moindre[19]. Outre les coûts, la concurrence américaine et européenne est réduite dans le pays[11],[20]. Selon le distributeur Jacques Canestrier, l'épisode est vendu 20 000 francs quand les dessins animés tournés par la télévision française revenaient alors à 30 000 francs la minute[21]. La popularité de Goldorak, diffusé à partir de juillet 1978 sur Antenne 2, y est très forte, tant pour la série que les jouets dérivés, à tel point que Jean-Marie Bouissou parle de « génération Goldorak » qui, devenue adulte, a permis le développement du marché du manga après Akira[19],[22]. Ce sont ces animes japonais avec, entre autres spécificités, leur graphisme — nouveau en France — tel Le Roi Léo, Princesse Saphir, Goldorak et Candy Candy qui ouvrent également la voie à la déferlante d'autres que l'on a connu dans les années 1980[11],[23]. C'est aussi la première découverte du genre mecha[10],[5]. Preuve du phénomène, quelques auteurs avancent que le programme a atteint ou presque atteint 100 % d'audience en France, score unique (case horaire à dix-huit heures le soir dans Récré A2)[15],[24],[25],[26], et les génériques de la série interprétés par Noam Kaniel ont obtenu deux disques d'or[23]. Fait significatif pour les amateurs d'anime, il est à noter que les ventes générée par ce disque furent -de son propre aveu- le point de départ déterminant de la carrière de producteur prolifique et de la fortune de son éditeur, Haïm Saban [27]

Autre preuve d'un tel impact, toutes générations confondues et plusieurs décennies après, le terme "Goldorak" est souvent employé pour designer par exemple[28], le style d"un produit.

Mais dans cette même période les séries japonaises font l'objet de diverses critiques ou incompréhensions des journalistes, associations parentales[21] et sociologues à la même période en France ; Goldorak précurseur du genre, sera une cible de choix avec par notamment le livre À cinq ans seul avec Goldorak (1981) où Liliane Lurçat désapprouve la violence, l'influence sur le comportement, ainsi que la « dépendance » que ce genre de séries crée chez les enfants[29]. Plus généralement, la critique naît des polémiques très fortes dans les années 1980 sur l'impact de la télévision sur les jeunes[23] ; la présentatrice Dorothée est surnommée « Goldorothée » par ses opposants[30].

En 2013, la Société de ventes volontaires Boisgirard-Antonini organise à à l'Hôtel Drouot une vente aux enchères publique entièrement consacrée à la culture populaire japonaise, dont une riche collection de jouets et autres produits dérivés de Goldorak[31],[32],[33],[34],[35].

Éditions vidéo et DVD en français[modifier | modifier le code]

Dans les années 1970 et 1980, plusieurs épisodes, remontés ou pas, ainsi qu'un film, ont été édités au format Super 8 ainsi qu'en cassettes VHS.

Une première édition française au format DVD éditée par les sociétés Déclic Images et sa filiale Manga Distribution, a très brièvement été mise en vente dans certains circuits de grande distribution, à l'été 2005, pour être retirée au bout de quelques semaines sur une plainte de Tōei animation. Une expertise démontra plus tard que cette édition avait été remontée à partir des DVD de la version japonaise (différente de la version française) sur laquelle le doublage français avait été rajouté[36],[37]. L'éditeur et le distributeur français n'ayant pas les droits sur la série, une procédure judiciaire aboutit à la condamnation des deux sociétés le 24 juin 2009 à verser 4,8 millions d'euros aux ayants droit japonais pour contrefaçon de droits d'auteur et de marque, un dernier volet pénal restant à juger[38].

Au Québec, la firme Imavision avait pu distribuer apparemment légalement les DVD de Goldorak. Ceux-ci, moyennement restaurés et comportant encore trop de censures par rapport à l'original, on été disponibles à partir de fin 2012 sur le marché canadien francophone. Mais fin 2013 cette firme a été mise en faillite et son premier créancier n'est autre que la Toei, dont le le logo officiel était étrangement absent sur le produit. [39].[40]

Une sortie officielle a été annoncée par Tōei animation, ainsi que Gō Nagai, lors de sa venue à Monaco le 3 mars 2013. Ainsi, le 5 juin 2013, paru le premier coffret DVD d'une série de six, contenant 12 à 13 épisodes en VF/ VOST, non-censurés, remastérisés par la Tōei et AB Vidéo, diffuseurs de cette édition[41]. Ceci permet, entre autres, au public francophone, de constater les différences nombreuses et importantes entre VF et VO (par le biais de sous-titres reprenant fidèlement les textes originaux) et de suivre la chronologie originale des épisodes.Cependant au fur et à mesure de la sortie des coffrets de très nombreux amateurs de la série ont fait part d'une certaine déception sur plusieurs aspects et principalement sur divers choix techniques discutables ou autres modifications, pour ce qui était censé être une édition en tout point fidèle à l'original[42].

  • Box 1 - 3 DVD - Épisodes 1 à 12 - sorti DVD le 5 juin 2013
  • Box 2 - 3 DVD - Épisodes 13 à 24 - sorti DVD le 4 septembre 2013
  • Box 3 - 3 DVD - Épisodes 25 à 36 - sorti DVD le 2 décembre 2013
  • Box 4 - 3 DVD - Épisodes 37 à 49 - sorti DVD le 5 mars 2014
  • Box 5 - 3 DVD - Épisodes 50 à 61 - sorti DVD le 2 juin 2014
  • Box 6 - 3 DVD - Épisodes 62 à 74 - sorti DVD le 1er septembre 2014
  • Coffret "Intégrale" - à venir

La seule série entièrement authentique est disponible en DVD au Japon en deux box et en VO.

Adaptations en bande dessinée[modifier | modifier le code]

Un mensuel Goldorak, édité par Télé-Guide, est paru en France au moment où le dessin animé était diffusé. Ce magazine comprenait :

  • une aventure de Goldorak ;
  • agrafé en pages centrales, un carnet de disques autocollants à coller dans l'aventure de Goldorak dans les « blancs » prévus à cet effet ;
  • une bande dessinée en feuilleton, totalement différente de l'univers de Goldorak. On y trouva Marcus Selco où le héros éponyme, évoluant dans un contexte post-apocalyptique, s'enfonce progressivement dans les profondeurs de la planète afin d'échapper à une atmosphère devenue toxique. Puis Les Irréels, qui narre les aventures d'un groupe de héros dont les membres sont tout autant hétéroclites que complémentaires, mettant en commun leurs caractéristiques respectives issues de leur planète d'origine.
  • À cette même époque, Goldorak a également été représenté dans Télé Junior avec des histoires suivant, plus ou moins, la trame narrative de la série TV et avec un graphisme assez fidèle.

Références dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

  • Les Fatals Picards ont conçu la chanson parodique Goldorak est mort, ou la complainte d'Actarus qui vient d’emboutir Goldorak dans un platane en revenant de boîte de nuit ;
  • le chanteur italien Alessio Caraturo a réalisé une reprise du générique italien de Goldorak (Goldrake), sous forme de ballade ;
  • le manfra Sentaï School comporte de nombreuses références à Goldorak ;
  • l’album La Guerre des génies, 10e de la série de bande dessinée Léonard, met en scène un combat de deux robots géants dont l'un est un pastiche de Goldorak ;
  • l’album Le Réveil du Z de la série Spirou et Fantasio parodie Goldorak durant quelques cases avec Gueulderak.
  • l’album Le ciel lui tombe sur la tête de la série Astérix fait référence à Goldorak à la page 25, les guerriers robots des nagmas (anagramme de mangas) sont les goelderas ;
  • le groupe Range La Machine a rendu hommage à Goldorak en reprenant sur leur album Traffic, sorti en 2002, la chanson Accours vers nous dans un style heavy metal ;
  • dans une chanson du groupe IAM Nés sous la même étoile, en 1997, on entend à la toute fin un extrait du 33 tours Goldorak comme au cinéma sorti en 1979 : une phrase prononcée par Actarus, « Mon Dieu, pourquoi ne puis-je vivre comme n'importe quel être humain ? Pourquoi mon destin est-il de ne pouvoir cesser de me battre ? ».
  • dans la chanson Do you speak martien ? sur le premier disque de Benny B, le sample revenant en boucle est la voix de Rigel dans l’épisode 1 de la première saison, lors de l'arrivée d'Alcor au ranch du Bouleau Blanc ;
  • la chapelle de Bethléem à Saint-Jean-de-Boiseau possède une chimère représentant Goldorak, en tant que chevalier au cœur pur.
  • Dans son premier spectacle Décalages de 1997, l'humoriste Gad Elmaleh cite un passage d'un épisode de Goldorak en arabe.
  • Dans son sketch sur la publicité des lessives, Coluche confond Goldorak et la Mère Denis.
  • Frédéric Martin recrée une aventure d'Actarus dans Le Monde de monsieur Fred épisode 232.
  • Le groupe Québécois Yelo Molo reprit la chanson thème de la série sur leur album Méli-Molo paru en mai 2001.
  • Au Québec, à l'un des épisodes de la série Dans une galaxie près de chez nous (saison 2, épisode 8), les personnages ont entamé en chœur une partie de la chanson Goldorak de Noam en retrouvant un oiseau extra-terrestre inconnu dans leur vaisseau spatial.
  • Le groupe de rap "DSL" a écrit un morceau nommé Goldorak.
  • Rémi Gaillard a réalisé une de ses plus célèbres caméras cachées avec un déguisement de Goldorak réalisé spécialement.
  • Le huitième morceau de l'album de "RAP FULL HD" s'intitule Goldorak et certains termes de la série y sont cités.
  • Le groupe de métal progressif québécois Obliveon a repris la chanson Goldorak le grand sur l'album Flashback, une compilation de reprises de génériques de dessins animés.
  • Enregistré en 1980 l'EP "Les 45 Tours de cochon" de Los Gonococcos, groupe constitué de Jean Bonnefoy, Jean-Louis Le Breton et Yves Frémion, appelle Goldorak au secours du Larzac dans les deux titres de la face A: Goldoraque Lou Larzem, et Mezral Oul Qu' Arodlogue (le même morceau passé à l'envers)
  • Le bâtiment du Technopark à Casablanca est surnommé Goldorak.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Go Nagai to Launch Grendizer Giga Manga in September », sur Animenewsnetwork,‎ 17/08/2014 (consulté le 18/08/2014)
  2. Jean-Claude Heudin, Robots et avatars, Odile Jacob,‎ 5 novembre 2009 (ISBN 273812366X), p. 64
  3. (en) Fred Patten, Watching anime, reading manga : 25 years of essays and reviews, Stone Bridge Press,‎ 2004 (ISBN 9781880656921, lire en ligne), p. 258
  4. (en) Helen McCarthy et Jonathan Clements, The Anime Encyclopedia: A Guide to Japanese Animation Since 1917, Titan Books Ltd,‎ 2001 (ISBN 1845765001), p. 404-405
  5. a, b et c Bounthavy Suvilay, « Robot géant : de l’instrumentalisation à la fusion », Belphegor, Dalhousie University, vol. 3, no 2 « Terreurs de la science-fiction et du fantastique »,‎ 2004 (ISSN 1499-7185, lire en ligne)
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  8. Alessandro Gomarasca, Poupées, robots, la culture pop japonaise, Autrement,‎ 2002 (ISBN 978-2746701908), p. 100
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  16. http://doctorak-go.blogspot.fr/2012/12/les-10-choses-qui-font-de-goldorak-une.html
  17. Pellitteri, Di Fratta, Martorella et Suvilay, op. cit., 2010, p. 343
  18. Xavier Guilbert, « Le manga et son histoire vus de France : entre idées reçues et approximations », Comicalités,‎ 2012 (lire en ligne)
  19. a et b Jean-Marie Bouissou, « Pourquoi le manga est-il devenu un produit culturel global ? », Esprit,‎ 2008 (lire en ligne)
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  21. a et b Frédéric Potet, « Goldorak, héraut du manga », Lemonde.fr,‎ 10 août 2013 (consulté le 11 août 2013)
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  29. Elisabeth Baton-Hervé, Les enfants téléspectateurs : programmes, discours, représentations, L'Harmattan,‎ 2000 (ISBN 9782738493552), p. 140-143
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  33. Valérie Sasportas, « Piaf, Goldorak, Astérix: la rentrée des enchères », sur lefigaro.fr (consulté le 19 septembre 2013)
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  37. Anne Salomon, « Une invasion de faux Goldorak découverte en Europe », Le Figaro,‎ 2 septembre 2005
  38. « Goldorak-Gate » Toute l’affaire en moins de 4500 signes
  39. Valérie Lessard, « Goldorak atterrit au Québec », La Presse (Montréal),‎ 4 octobre 2012 (lire en ligne)
  40. http://www.dvdenfrancais.com/dvd/fr/blog/2014/02/09/imavision-la-fin/
  41. http://www.animeland.com/news/voir/4816/EXCLU-GOLDORAK-enfin-en-
  42. http://www.dvdseries.net/dvd-11876-goldorak-volume-1.html

Liens externes[modifier | modifier le code]