Akira (manga)

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Akira

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アキラ
(Akira)
Type Seinen
Genre Science-fiction, cyberpunk
Manga
Auteur Katsuhiro Otomo
Éditeur (ja) Kōdansha
(fr) Glénat
Prépublication Drapeau du Japon Young Magazine
Sortie initiale
Volumes 6
Film d'animation japonais
Réalisateur
Scénariste
Studio d’animation Tokyo Movie Shinsha
Compositeur
Licence (fr) Dybex
Précédemment : Manga Vidéo
Durée 124 minutes
Sortie

Akira (アキラ?) est une série de seinen manga de science-fiction écrite et illustrée par Katsuhiro Ōtomo. Elle est prépubliée dans le magazine Young Magazine de l'éditeur Kōdansha à partir de 1982 et se termine 1990. Elle est ensuite publiée en six volumes reliés de 1984 à 1993.

Akira est récompensé par le Prix du manga de son éditeur Kōdansha en 1984, catégorie Général (seinen). Ce manga a nettement participé à la diffusion du manga en Occident.

En 1988, Akira est adapté en un film d'animation, également réalisé par Katsuhiro Ōtomo, sous le même titre, Akira.

Histoire[modifier | modifier le code]

Réplique grandeur nature de la moto de Kaneda en 2005.

Tokyo est détruite par une mystérieuse explosion en décembre 1982[note 1] et cela déclenche la Troisième Guerre mondiale, avec la destruction de nombreuses cités par des armes nucléaires.

En 2019[note 2], Neo-Tokyo est une mégapole corrompue et sillonnée par des bandes de jeunes motards désœuvrés et drogués. Une nuit, l’un d'eux, Tetsuo, a un accident de moto en essayant d'éviter un étrange garçon qui se trouve sur son chemin. Blessé, Tetsuo est capturé par l’armée japonaise. Il est l’objet de nombreux tests dans le cadre d’un projet militaire ultra secret visant à repérer et former des êtres possédant des prédispositions à des pouvoirs psychiques (télépathie, téléportation, télékinésie, etc.). Les amis de Tetsuo, dont leur chef Kaneda, veulent savoir ce qui lui est arrivé, car quand il s’évade et se retrouve en liberté, il n’est plus le même… Tetsuo teste ses nouveaux pouvoirs et veut s’imposer comme un leader parmi les junkies, ce qui ne plaît pas à tout le monde, en particulier à Kaneda.

En parallèle se nouent des intrigues politiques : l’armée essaye par tous les moyens de continuer le projet en espérant percer le secret de la puissance d’Akira, un enfant doté de pouvoirs psychiques extraordinaires (et de la maîtriser pour s'en servir par la suite), tandis que les politiciens ne voient pas l’intérêt de continuer à allouer de l’argent à un projet de plus de 30 ans qui n'a jamais rien rapporté. Le phénomène Akira suscite également l’intérêt d’un mouvement révolutionnaire qui veut se l’approprier à des fins religieuses (Akira serait considéré comme un « sauveur » par ses fidèles). Tetsuo va se retrouver malgré lui au centre d’une lutte entre les révolutionnaires et le pouvoir en place.

Personnages[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Personnages de Akira.
  • Shôtarô Kaneda -- Ami de Tetsuo et chef de leur bande de motards, ce petit délinquant d'apparence drogué, macho, égoïste, glouton et parfois lâche est entraîné dans la lutte contre le programme militaire quand il croise le chemin de Kei. Dans son combat contre Tetsuo, il n'est motivé que par la colère et la soif de vengeance, après l'extermination de sa bande par le mutant. Mais, forgé par les épreuves successives, le mûrissement de son amour pour Kei et diverses expériences lors du contact avec les manifestations des pouvoirs des mutants (y compris un saut dans le temps[1]), il commence à réfléchir davantage sur lui-même et le monde - et à prendre ses responsabilités. Finalement, il fonde « Le Grand Empire de Tokyo », où les jeunes vont reconstruire, seuls, sur les ruines de Tokyo, un monde à leur façon[2].
  • Tetsuo Shima (Numéro 41) -- Enfant abandonné, ce petit dur de quinze ans[3] rivalise avec son ami Kaneda pour être le chef de leur bande de motards. Il tombe par hasard aux mains des militaires, qui libèrent chez lui un énorme pouvoir psychique. Échappant à tout contrôle, il délivre Akira, mais entre dans un cycle de mutations monstrueuses à mesure que son pouvoir grandit. Sa puissance sans cesse croissante pourrait faire exploser la planète. Tantôt enragé de douleur et de haine, tantôt suppliant et sanglotant, il ne trouve un peu de paix qu'auprès de Kaori. Son « Empire » détruit, traqué par tous, il finit dans la peau d'un monstrueux bébé, dont l'énergie en folie est absorbée par celle d'Akira dans un ultime cataclysme.
  • Kei (ou Kay) -- Cette adolescente idéaliste, vierge[4] et sans peur, milite dans un groupe démocratique clandestin qui cherche à dévoiler les expérimentations secrètes de l'armée. Elle est amoureuse de Ryû, l'homme qui dirige le groupe, et repousse vigoureusement les grossières avances de Kaneda. Après la destruction de Néo-Tokyo, elle rejoint Lady Miyako et le trio des enfants mutants, qui découvrent en elle le médium idéal pour focaliser leurs énergies et affronter Tetsuo en duel psychique. Elle accepte de se sacrifier pour cette mission désespérée. Elle en réchappe, et accepte son amour pour Kaneda, avec qui elle forme finalement le « couple refondateur ».

Analyse de l'œuvre[modifier | modifier le code]

Genèse[modifier | modifier le code]

En 1982, l'éditeur Kōdansha commande auprès de Katsuhiro Otomo une série de science-fiction pour le magazine Weekly Young Magazine[5],[6]. Il s'inspire tout d'abord de l'œuvre de Mitsuteru Yokoyama, Tetsujin 28-gō, dont il reprend le thème « une arme secrète conçue par les militaires avant la guerre du Pacifique et ré-expérimentée ensuite. »[note 3], mais s'en éloigne rapidement pour créer son œuvre. Akira devait être un one shot de 200 pages terminé en six mois mais s'est rapidement développé, à l'image de Dômu, autre série de Katsuhiro Ōtomo[7]. La série s'étend finalement sur plus de 2200 planches en 1990[8].

« Je voulais raconter une histoire qui se passe dans un Japon ressemblant à celui de l'après-Seconde Guerre mondiale, avec un gouvernement contesté, un monde en reconstruction, des influences politiques extérieures, un avenir incertain, et une bande de jeunes abandonnés à eux-même qui trompent l'ennui à l'aide de poursuite en moto[7]. »

— Katsuhiro Ōtomo, à propos d'Akira.

En 1983, Otomo découvre le domaine de l'animation en travaillant sur le film d'animation Harmagedon. Il se voit finalement proposer de réaliser l'adaptation en film d'animation d'Akira[Quand ?], alors un succès commercial. En 1984, afin d'alléger son travail sur Akira et se consacrer à la réalisation du film éponyme, il fonde le studio « Mash Room » avec ses assistants[6],[9].

Otomo a de grandes ambitions concernant son adaptation, souhaitant un film d'animation le plus immersif possible. Afin de réaliser l'envergure de cette production, un grand nombre de sociétés s'associent pour former le Akira Comitee, composé de l'éditeur Kōdansha, de la société de diffusion Mainichi Broadcasting System, de la maison de production de film Tōhō, du studio d'animation Tokyo Movie Shinsha, de l'agence publicitaire Hakuhodo, et des sociétés Bandai, Laserdisc Corporation et Sumitomo, qui lui donne le contrôle créatif de l'œuvre[10]. Au final, c'est un total de 31 studios d'animation qui s'associent pour animer Akira[11], dont le studio Gainax, ou encore le studio DEEN[10].

«  Even after Akira was in the can, I kept on getting into trouble over last-minute revisions. I'd keep wanting to check it just one more time[note 4]. »

— Katsuhiro Ōtomo, à propos de la production du film Akira[12].

Otomo démontre une implication rare dans la production du film, s'impliquant à tous les niveaux de la production. Ainsi, il multiplie les rôles : en plus d'être le réalisateur, il co-écrit le scénario et réalise le character design du film[11]. Mais avant toute chose, il réalise lui même le storyboard de chacune des 783 scènes du film, avant d'entamer l'animation avec son équipe de soixante-dix personnes[8],[10]. Par ailleurs, il donne toute liberté à certains animateurs[12].

Bien décidé à obtenir un film d'animation de haute qualité, Otomo insiste pour qu'il soit animé en format 70mm et à une fréquence de 24 images par seconde, voire plus pour certaines scènes d'action. Le film dénombre au final un total de 160 000 images, toutes réalisées sur celluloïd[10]. Si l'animation regorge de moyens pour limiter le coût de sa production, comme l'animation d'une scène dans un paysage statique, dans Akira, chaque scène est dynamique[13]. Ce sens du détail d'Otomo se traduit également dans l'élaboration des décors fourmillant de détails[5], notamment l'architecture de Neo-Tokyo, comme en atteste, entre autres, le travail du directeur artistique Toshiharu Mizutani sur la représentation des milliers d'immeubles, où chaque fenêtre illuminée a été méticuleusement peinte à la main[13]. De plus, pour jouer sur le niveau d'exposition, les scènes requièrent régulièrement la superposition de celluloïd , allant jusqu'à neuf couches superposées. Enfin, afin d'obtenir le degré de nuance de couleur demandé par Otomo, notamment pour obtenir l'effet de nuit baignant dans le rouge et le vert, Kimie Yamana, chargée de la coordination des couleurs du film, utilise jusqu'à 327 couleurs différentes[13],[5].

De plus, contrairement à la majorité des anime qui réalise le doublage à partir d'une version animée rudimentaire du film, le doublage d'Akira est pré-enregistré avant le processus d'animation. Ainsi, plutôt que de calquer leurs voix sur l'animation, c'est au contraire à l'animateur de se synchroniser sur les voix, et d'animer le mouvement des lèvres des personnages par rapport à l'expression du doubleur, assurant une animation plus réaliste[10],[5]. Si ce procédé est utilisé depuis les années 30 par Walt Disney, le coût qu'il représente le rend rare dans l'animation japonaise[14],[10]. Pour la bande originale du film, Otomo laisse toute liberté artistique et budgétaire à son compositeur, Shōji Yamashiro, qui met six mois à la réaliser[10]. Elle est interprétée par le chœur d'orchestre Geinoh Yamashirogumi, rassemblant 200 chanteurs[11].

Enfin, le film sort au Japon le . Le coût de sa production atteint un budget d'un milliard de yens, soit environ sept millions d'euros, faisant d'Akira le film d'animation japonais le plus coûteux à cette époque[5]. D'ailleurs, Otomo renouvellera cette prouesse en 2004 avec la production du film d'animation Steamboy.

Influences[modifier | modifier le code]

Si le manga Tetsujin 28-gō n'est finalement qu'un point de départ pour permettre à l'auteur d'honorer sa commande pour l'éditeur Kōdansha, il n'oublie pas de lui rendre hommage : Shotaro Kaneda, personnage principal d'Akira, partage le même nom que le fils du Docteur Kaneda ; Tetsuo partage le même kanji, « tetsu » - littéralement « fer » - que Tetsujin ; enfin, le titre Tetsujin 28-gō se réfère au 28e projet Tetsujin, tandis que Akira sera le 28e sujet d'expérimentation[15].

Otomo reconnait avoir été grandement influencé par les travaux du dessinateur français Jean Giraud, connu sous le pseudonyme Mœbius[16], avec lequel il partage notamment « une œuvre complexe, des paysages urbains futuristes et un character design réaliste »[15]. Cinéphile, Otomo a également été inspiré par le cinéma occidental, et plus particulièrement les films hollywoodiens des années 60, tels Bonnie et Clyde, Easy Rider et Butch Cassidy et le Kid. En effet, à l'instar des protagonistes de ces films, les personnages d'Akira ne se retrouvent pas dans la société et s'en affranchissent en agissant au mépris de la loi. Empreint de charisme, « ces voyous deviennent pour le lecteur une certaine image de l'accomplissement des désirs et de l'évasion [de la réalité] »[15].

« J'ai compris ce que je voulais faire avec Fireball, je voudrais maintenant y parvenir avec Akira[15]. »

— Katsuhiro Ōtomo.

Otomo puise également dans ses précédentes œuvres pour réaliser Akira. Fireball, histoire courte inachevée publiée en 1979 dans le magazine Action Deluxe, donnait déjà les prémices d'Akira[12]. Elle relate l'histoire d'un groupe de combattants pour la liberté dans une ville futuriste, engagé dans une lutte contre le gouvernement en place et d'un policier possédant de faibles pouvoirs télékinétiques. Ce dernier subit des expériences conduites par des scientifiques du gouvernement et évolue en une entité hybride homme-mécanique avant de fusionner avec un ordinateur[15],[12]. Akira sera d'ailleurs l'occasion pour Otomo d'écrire une scène qu'il aurait aimé aborder dans Fireball : « Je n'ai pas réussi à publier la fin [de Fireball] telle que je l'envisageais : une scène où les deux frères se remémorent leur enfance. J'ai repris l'idée plus tard dans Akira »[16]. La télékinésie est également présente dans le manga qui a fait connaître Otomo, Rêves d'enfants (童夢, Dōmu?). Série de science-fiction publiée de 1980 à 1981, elle suit suit la confrontation d'une personne âgée et d'une jeune fille au moyen de pouvoirs psychokinétiques[15].

Enfin, des événements vécus par l'auteur ont influencé son œuvre : les émeutes dans les rues envers le traité de coopération mutuelle et de sécurité entre les États-Unis et le Japon finalement signé en 1960, la tenue des Jeux olympiques d'été de 1964 à Tokyo, et l'incident Asama-Sansō (en) en 1972[17].

Thèmes abordés[modifier | modifier le code]

C'est le profond traumatisme japonais à la suite d'Hiroshima qui est dépeint dans l'histoire d'Akira ainsi que le bouleversement de la société japonaise devant cette démonstration de puissance américaine et l'occupation que le pays subit au lendemain de sa défaite.

La bombe atomique[modifier | modifier le code]

L'univers d'Akira est une métaphore du monde en reconstruction au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Le personnage d'Akira est la personnification achevée de la bombe atomique lâchée au-dessus d'Hiroshima, autrement surnommée Little Boy (en anglais "Petit garçon", ce qu'est Akira). Le manga est traversé par le thème de la destruction de Tokyo qui a lieu une première fois au tout début de l'histoire en guise de prologue et qui a lieu une seconde au milieu de l'histoire après le réveil d'Akira et provoquera un bouleversement complet du récit.

Manipulation mentale[modifier | modifier le code]

On peut aussi voir dans Akira une référence au projet MKULTRA en raison de l'omniprésence des thèmes de la télékinésie et des pouvoirs mentaux. Ainsi, la psychologie et le contrôle des esprits sont présentés comme les armes supérieures à la bombe atomique et autrement convoitées. À partir de la destruction de Tokyo au milieu de l'histoire on assistera même à une multiplication du nombre de personnages dotés de tels pouvoirs.

Réception et critiques[modifier | modifier le code]

Chacun des six tomes du manga s'écoule à plus de 700 000 exemplaires[6]. En France, Akira a permis « l’éclosion d’une sous-culture jusqu’alors confidentielle »[18].

Le film d'animation Akira engrange 80 millions de dollars au niveau mondial[14]. En France, le film remporte les premier et deuxième Anime Grand Prix Français dans la catégorie meilleur film cinéma, titres décernés par les lecteurs du magazine AnimeLand en 1994 et 1995[19],[20]. À Paris, le film réalise plus de 40 000 entrées[21].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Postérité[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Manga[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des chapitres d'Akira.
Consultez la liste des éditions de cette œuvre :
Akira (Katsuhiro Ōtomo).

La prépublication du manga Akira commence en dans le 24e numéro du magazine Young Magazine de l'éditeur Kōdansha. Elle est interrompue durant la réalisation de son adaptation en film d'animation, puis se termine en [22]. Le premier volume relié est publié en 1984[23] et il fallut attendre 1993 pour que le sixième et dernier volume relié sorte[24], présentant une version quelque peu remaniée par rapport à l'originale.

Le manga est traduit en anglais et distribué en Amérique du Nord en version colorisée de 1988 à 1995 par Epic Comics, avant d'être réédité par Dark Horse de 2000 à 2002[25].

En francophonie, la série est éditée aux éditions Glénat. Elle est tout d'abord distribuée en en kiosque sous la forme de 31 fascicules couleurs de 64 pages reprenant la version colorisée aux États-Unis[26] par Steve Oliff[réf. souhaitée]. Ensuite, face à l'engouement généré par la sortie du film d'animation, Akira est réédité dans une version cartonnée[26] de à comprenant 14 volumes, le 14e étant un art-book dédié au manga[27],[28]. Enfin, pour l'anniversaire des dix ans depuis la publication d'Akira en français et des trente ans de Glénat, l'éditeur offre une nouvelle édition à Akira. Publié du mois d' à , il est cette fois-ci édité dans son format original : en six volumes et en noir et blanc[29],[30].

Film d'animation[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Akira (film d'animation).

Le film d'animation Akira sort dans les salles japonaises le 16 juillet 1988. En France, les droits de diffusion du film sont acquis par Forum Distribution et l'exploitation en salles débute le 8 mai 1991[21]. La trame du film suit globalement celle du manga. Toutefois, le manga étant toujours en cours lors de la sortie du film, les aboutissants ne sont plus les mêmes et le personnage d'Akira connait dans le film un destin radicalement différent.

Le film est adapté en anime comics en cinq tomes publiés en version japonaise en août 2000 par Kōdansha[31],[32], puis en version française entre juillet 2004 et janvier 2005 par Kana[33],[34].

Musique[modifier | modifier le code]

La musique est composée et interprétée par le collectif Geinoh Yamashirogumi[11],[21]. Elle mêle sonorités japonaises, musique traditionnelle balinaise et musique classique.

Doublage[modifier | modifier le code]

Personnages Doublage japonais Doublage français
Kei Mami Koyama Barbara Tissier
Shôtarô Kaneda Mitsuo Iwata Mathias Kozlowski
Tetsuo Shima Nozomu Sasaki Alexandre Gillet
Le Colonel Tarō Ishida Pierre Hatet
Kaori Yuriko Fuchizaki Valérie Siclay
Kai Takeshi Kusao Pierre Tessier

Jeux vidéo[modifier | modifier le code]

Akira est adapté en plusieurs jeux vidéo. Tout d'abord, il est adapté en un jeu vidéo d'aventure, Akira, développé et édité par Taito Corporation, sorti le sur Famicom[35]. Ce jeu, disponible uniquement au Japon, permet d'incarner Kaneda dans une quête pour retrouver et libérer Tetsuo[36]. En 1993, il est adapté en un jeu vidéo d'action sur Amiga par ICE Software (en)[37],[réf. souhaitée]. Enfin, le , Akira est adapté en un jeu vidéo de flipper, Akira Psycho Ball (en), édité par Bandai sur PlayStation 2[38].

Film en prises de vues réelles[modifier | modifier le code]

Plusieurs projets cinématographiques furent planifiés par des studios américains. La dernière version cinématographique du projet devait être réalisée par Jaume Collet-Serra[39] et scénarisée par Gary Whitta[40].

Il était prévu que la Warner Bros produise le film en coproduction avec Appian Way la compagnie de Leonardo DiCaprio. L'adaptation comprendrait deux films[réf. nécessaire] qui compileraient l'histoire des six volumes du manga original[réf. nécessaire]. À noter que Katsuhiro Otomo gardera un œil sur la production en tant que producteur exécutif aux côtés de Greg Silverman, le vice-président exécutif de Warner Bros. Kaneda devait être interprété par Garrett Hedlund[39]. Le 5 janvier 2012, le studio de la Warner annonce l'arrêt du projet pour des raisons de budget[41].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages généraux[modifier | modifier le code]

Articles[modifier | modifier le code]

  • Léo Soesanto, « Katsuhiro Otomo, le rebelle tranquille », Les Inrocks 2, no 55 « Hayao Miyazaki et les maîtres de l’animation japonaise »,‎ , p. 62 (ISSN 0298-3788)
  • Vincent Brunner, « Akira », Les Inrocks 2, no 55 « Hayao Miyazaki et les maîtres de l’animation japonaise »,‎ , p. 64 (ISSN 0298-3788)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. 1992 dans la version colorisée en 14 volumes.
  2. 2030 dans la version colorisée en 14 volumes.
  3. Bonus du Laserdisc du film d'animation Akira, via Histoire(s) du manga moderne (1952-2012), 2015, Katsuhiro Ōtomo, p. 75.
  4. Traduction de la citation en anglais « Even after Akira was in the can, I kept on getting into trouble over last-minute revisions. I'd keep wanting to check it just one more time »

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dans la version en noir et blanc, Kaneda disparaît de l'histoire depuis la fin du tome 3 jusqu'à la fin du tome 4. C'est-à-dire depuis le moment où Akira détruit Neo-Tokyo (à la mort de Takashi), jusqu'au moment où Tetsuo, en crise de manque soit 'rattrapé' par Akira. Il semble que pendant son errance dans les limbes, il fasse un saut dans le passé comme le suggère le tome 1 page 162.
  2. Édition couleur, tomes 6 et 9 ; différents passages du manga et du film ainsi qu'une phrase de Takashi permettent d'affirmer que Kaneda a, sinon des pouvoirs, du moins une affinité avec les mutants.
  3. Dans la version noir & blanc, tome 1, page 123: 15 ans et 7 mois.
  4. Dans la version noir & blanc, tome 5 page 276, le rite de purification qu'elle subie de la part de Lady Myako semble le confirmer.
  5. a, b, c, d et e Akira, Inrock 2 : Hayao Miyazaki et les maîtres de l’animation japonaise, 2014.
  6. a, b et c Histoire(s) du manga moderne (1952-2012), 2015, Katsuhiro Ōtomo, p. 75.
  7. a et b Katsuhiro Otomo - Le grand retour... (interview), dBD, 2012, p. 6.
  8. a et b Le manga : Une synthèse de référence qui éclaire en image l'origine, l'histoire et l'influence de la bande dessinée japonaise, 2014, p. 128.
  9. DicoManga, Katsuhiro Ōtomo, p. 412-413
  10. a, b, c, d, e, f et g Akira, 2014, Production: The door's unlocked
  11. a, b, c et d Science Fiction Film Directors, 1895-1998, p. 501
  12. a, b, c et d Schoolgirl Milky Crisis: Adventures in the Anime and Manga Trade, 2010, p. 36.
  13. a, b et c Akira, 2014, Production: The door's unlocked - Style and Design
  14. a et b (en) Phil Hoad, « Akira: the future-Tokyo story that brought anime west », sur theguardian.com,‎ (consulté le 9 avril 2015).
  15. a, b, c, d, e et f (en) Akira, 2014, Influences and Legacy: What sort of memories are hidden within?.
  16. a et b Ōtomo, Katsuhiro. Interview par Stéphane Beaujean. Katsuhiro Ōtomo au festival d'animation d'Annecy. Les Inrock 2. 2012.
  17. (en) Schoolgirl Milky Crisis: Adventures in the Anime and Manga Trade, 2010, p. 35.
  18. Marius Chapuis, « Otomo sacré à Angoulême, le manga consacré », sur Libération,‎ (consulté le 27 mars 2015).
  19. « 1er Anime GRAND PRIX : les vainqueurs », sur AnimeLand,‎ (consulté le 26 avril 2015).
  20. « 2e Anime GRAND PRIX : les vainqueurs », sur AnimeLand,‎ (consulté le 26 avril 2015).
  21. a, b et c Laurent Chevrier, « Cinéma et animation japonaise », AnimeLand, no 63,‎ juillet-août , p. 63 (ISSN 1148-0807).
  22. DicoManga, 2008, Akira, p. 22-23
  23. (ja) « AKIRA(1) », sur kc.kodansha.co.jp (consulté le 26 avril 2015).
  24. (ja) « AKIRA(6) », sur kc.kodansha.co.jp (consulté le 26 avril 2015).
  25. Manga: The Complete Guide, 2007, Akira
  26. a et b « Histoire du manga - Le manga s'exporte », sur glenatmanga.com (consulté le 19 mars 2015)
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  32. (ja) « 復刻版AKIRA(5)<完> », sur kc.kodansha.co.jp (consulté le 26 avril 2015).
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  36. (en) Akira, 2014, Production: The door's unlocked - Akira reborn again?.
  37. (en) « Akira (1993) », sur hardcoregaming101.net (consulté le 9 avril 2015).
  38. (ja) « Akira Psycho Ball », sur Media Art Database (メディア芸術データベース?) de l'Agence pour les affaires culturelles (consulté le 9 avril 2015).
  39. a et b (fr) C’est parti pour Akira ! sur AlloCiné, publié le .
  40. Akira (2011) sur Imdb
  41. http://movies.ign.com/articles/121/1215865p1.html