Troo

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Troo
Image illustrative de l'article Troo
Blason de Troo
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Loir-et-Cher
Arrondissement Vendôme
Canton Montoire-sur-le-Loir
Intercommunalité Vallées Loir et Braye
Maire
Mandat
Jean-Luc Nexon
2014-2020
Code postal 41800
Code commune 41265
Démographie
Population
municipale
307 hab. (2014)
Densité 22 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 46′ 40″ nord, 0° 47′ 55″ est
Altitude Min. 58 m – Max. 154 m
Superficie 14,19 km2
Localisation

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Troo

Troo (nommée également Trôo ou Troô non officiellement) est une commune française située dans le département de Loir-et-Cher en région Centre-Val de Loire.

La commune de Trôo est située à 7 km à l'ouest de Montoire, chef-lieu de canton et à 25 km à l'ouest de Vendôme, sous-préfecture. Elle est à peu près équidistante des villes de Blois, Tours et Le Mans.

Trôo est une ancienne cité troglodytique construite sur un coteau de tuffeau qui domine la vallée du Loir. Sa situation privilégiée, son élévation de 60 mètres au-dessus de la vallée et un réseau complexe de galeries souterraines creusées dans le tuffeau en firent un site défensif de premier ordre. Au XIIe siècle, elle était une place forte du comté du Maine, alors domaine des Plantagenêt. Trôo fut également au Moyen Âge un site religieux important avec statut d'archidiaconé qui couvrait les régions de Trôo et Saint-Calais. En 1230, un décret de l'évêque du Mans réduisit Trôo au rang de doyenné qui comptait néanmoins 45 paroisses, 3 abbayes, des prieurés et une vingtaine de chapelles. La cité compte encore de nombreux vestiges de cette époque florissante.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestée sous les formes Troia et Troo au XIe siècle, Trou en 1200.

Du bas latin traucum, « lieu où il y a des trous ». Le nom Trôo et le mot "trou" sont apparentés[1].

L'endroit porte bien son nom: le village est célèbre pour ses habitations troglodytiques et le coteau est parsemé de grottes et de carrières abandonnées[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Trôo était située sur la limite des Cénomans.

Les Celtes s'y sont établis et y ont élevé sur le sommet de la colline un oppidum protégé par une grosse motte et chargé de défendre la frontière contre les agressions ennemies, tandis que les grottes nombreuses dont beaucoup sont encore habitées servent de demeures à la population.

Les Romains qui n'aimaient pas les contrées percées de souterrains laissèrent Trôo pour établir à Sougé leur camp retranché.

Trôo resta toutefois chef-lieu de la Condita Labricensis et lorsque le christianisme fut solidement implanté dans le pays, les évêques du Mans en firent le siège d'un archiprêtré dont l'étendue comprenait les doyennés de Trôo, La Chartre et Saint-Calais.

Au Moyen Âge quand Geoffroy Martel, comte d'Anjou et de Vendôme administrait le comté du Maine au nom du jeune comte Hugues IV, il entoura la ville de murailles, qui forment l’enceinte du castrum. À l'intérieur du château, il fonda, vers 1050, la collégiale Saint-Martin où il établit 7 chanoines.

On sait qu'à cette époque, Trôo possédait l'église de Saint-Mandé, mais on ignore la date de sa fondation. Elle fut détruite à la Révolution.

Foulque le Jeune ayant épousé Erembourg du Maine, unique héritière d'Élie, comte du Maine Trôo devint la propriété de ce puissant seigneur. Il répara l'enceinte du château et la flanqua de nombreuses tours, construisit la porte de Sougé[2] et éleva un superbe donjon.

En 1124, Foulque fonda le prieuré des Marchais où il mit 12 moines de Marmoutiers, et bâtit pour ce prieuré une grande église dédiée à Notre-Dame. Cette église fut en grande partie détruite à la Révolution.

Au XIIe siècle une maladrerie pour les lépreux fut construite à l'extérieur de la ville qui comptait 5 000 habitants[3].

En 1188, Philippe Auguste ayant déclaré la guerre à son vassal devenu trop puissant, il vint mettre le siège devant Trôo. Henri II et Richard Cœur de Lion, son fils, s'enfuirent à son approche. Le château résista mais la ville fut prise et brûlée.

En 1194, après la bataille de Fréteval qui voit la défaite de Philippe Auguste, un certain Markadé, chef d'une troupe de mercenaires brabançons, alliés à Richard Cœur de Lion, s'empare de Trôo et s'y établit en gouverneur.

En 1200, Jean Sans Terre assigne à sa femme Isabelle la ville de Trôo avec La Flèche et Château-du-Loir.

En 1294, Pierre Le Royer, né à Trôo, fils d'un officier du comte de Vendôme devient évêque du Mans.

Vers 1380, des compagnies sous le commandement de Robert Marcault occupent Trôo et ravagent la ville et la région.

En 1547, Antoine de Bourbon, roi de Navarre et duc de Vendôme vint passer quelques jours au château de la Voûte à Trôo avec sa femme Jeanne d'Albret. Cette même année, les protestants incendièrent le prieuré des Marchais. La monographie de Trôo, indique que le 4 janvier 1548, un calviniste nommé Le Grandami a été brûlé vif sur la motte. Peut-être s'agissait-il de l'incendiaire du prieuré? À l'automne, au même endroit, un autre fut fouetté et marqué d'une fleur de lys.

En 1562, les protestants prirent la ville, la pillèrent et saccagèrent complètement la collégiale.

En 1576, ils reviennent mais elle résiste aux attaques.

En 1590, Trôo s'étant soumis à Henri IV celui-ci fait démanteler ses murailles et son château.

Au début du XVIIe siècle 24 paroisses sont détachées de son doyenné pour former celui de La Chartre-sur-le-Loir.

À la Révolution, tous les chanoines furent chassés.

Géographie[modifier | modifier le code]

Transports[modifier | modifier le code]

De Paris (200 km), on se rend à Trôo en voiture par les autoroutes A10 ou A11, ou par le TGV (Paris-Montparnasse-Vendôme en 42 minutes).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
18 janvier 1790 1791 Paul de Jouffrey    
1791 1793 Léon Clairion    
1793 1815 Joseph-Gaétan Loiseau    
1815 1816 Baptiste Bardet    
1816 1818 Paul de Jouffrey    
1818 1821 Martin Pillette    
1821 1823 Toussaint Pillette    
1823 1830 René Gourdain    
1830 1833 Jean-Baptiste Bardet-Marion    
1833 1848 Houette   Notaire
1848 1852 Chartea-Couty    
1852 1860 Guettrot    
1860 1862 Huppenoire    
1862 1885 Houdaille    
1885 1892 Jacques Huron    
1892 1899 Auguste Hausseray    
1899 1904 Jules Nivault    
1904 1907 Nivault-Granger    
1907 1911 Bealu-Breton    
1911   Mathieu Fortin    
mars 1995 mars 2001 Jacques Arlot    
mars 2001 avril 2010 Christiane Morin    
juin 2010 mars 2014 Jean-Pierre Mouret    
mars 2014 en cours Jean-Luc Nexon    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 307 habitants, en diminution de -6,12 % par rapport à 2009 (Loir-et-Cher : 1,71 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 119 1 039 1 050 931 998 938 913 885 941
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
900 855 863 800 786 783 821 793 754
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
756 767 737 669 671 639 577 602 543
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
549 433 428 337 320 301 329 308 307
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006 [7].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 2007, la commune occupait le 21 152e rang au niveau national, alors qu'elle était au 21 560e en 1999, et le 188e au niveau départemental sur 291 communes.

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (36,5 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (26,3 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,2 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49,8 % d’hommes (0 à 14 ans = 17,1 %, 15 à 29 ans = 7,3 %, 30 à 44 ans = 20,1 %, 45 à 59 ans = 22 %, plus de 60 ans = 33,5 %) ;
  • 50,2 % de femmes (0 à 14 ans = 17,6 %, 15 à 29 ans = 6,1 %, 30 à 44 ans = 17 %, 45 à 59 ans = 20 %, plus de 60 ans = 39,4 %).
Pyramide des âges à Troo en 2007 en pourcentage[8]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90  ans ou +
1,8 
7,9 
75 à 89 ans
12,1 
25,6 
60 à 74 ans
25,5 
22,0 
45 à 59 ans
20,0 
20,1 
30 à 44 ans
17,0 
7,3 
15 à 29 ans
6,1 
17,1 
0 à 14 ans
17,6 
Pyramide des âges du département de Loir-et-Cher en 2007 en pourcentage[9]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90  ans ou +
1,6 
8,3 
75 à 89 ans
11,5 
14,8 
60 à 74 ans
15,7 
21,4 
45 à 59 ans
20,6 
20,3 
30 à 44 ans
19,2 
16,2 
15 à 29 ans
14,7 
18,5 
0 à 14 ans
16,7 

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La collégiale Saint-Martin.
Maladrerie Sainte-Catherine

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Trôo (LoirCher).svg

Les armoiries de Trôo se blasonnent ainsi :

D'argent aux trois flammes de gueules.

Armes des premiers seigneurs de Trôo au XIIIe s.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Le petit guide de Trôo, par Évelyne Serdjénian, 1re édition: juin 2000 (troisième édition avec mises à jour, prévue pour 2011 par le Syndicat d'initiative de Trôo)
  • Revue Le Bas Vendômois, d'histoire et traditions populaires publiée de 1980 à 2007, dont Évelyne Serdjénian a été responsable à partir de 1993.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]