Villiersfaux

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Villiersfaux
Villiersfaux
Villiersfaux, vue du parking de la mairie.
Blason de Villiersfaux
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Loir-et-Cher
Arrondissement Vendôme
Intercommunalité Communauté d'agglomération Territoires Vendômois
Maire
Mandat
Sylvie Norguet
2020-2026
Code postal 41100
Code commune 41293
Démographie
Population
municipale
248 hab. (2018 en diminution de 4,62 % par rapport à 2013)
Densité 34 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 45′ 01″ nord, 0° 59′ 20″ est
Altitude Min. 85 m
Max. 134 m
Superficie 7,22 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Vendôme
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Montoire-sur-le-Loir
Législatives Troisième circonscription

Habitants : Villiersfauxois

Localisation
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Villiersfaux
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Villiersfaux

Villiersfaux est une commune française située dans le département de Loir-et-Cher, en région Centre-Val de Loire.

Localisée au nord-ouest du département, la commune fait partie de la petite région agricole « les Vallée et Coteaux du Loir », bordée au nord par un coteau raide et au sud par les coteaux en pente douce. Elle est drainée par la Rère, les Lacs Plats, le Rouaire, les Forges, les Gaz, le Saint Joseph et par divers petits cours d'eau.

L'occupation des sols est marquée par l'importance des espaces agricoles et naturels qui occupent la quasi-totalité du territoire communal. Aucun espace naturel présentant un intérêt patrimonial n'est toutefois recensé sur la commune dans l'inventaire national du patrimoine naturel. En 2010, l'orientation technico-économique de l'agriculture sur la commune est la culture des céréales et des oléoprotéagineux. À l'instar du département qui a vu disparaître le quart de ses exploitations en dix ans, le nombre d'exploitations agricoles a fortement diminué, passant de 17 en 1988, à 9 en 2000, puis à 12 en 2010.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La commune de Villiersfaux se trouve au nord-ouest du département de Loir-et-Cher, dans la petite région agricole des Vallée et Coteaux du Loir[1],[2]. À vol d'oiseau, elle se situe à 31,1 km de Blois[3], préfecture du département, à 7,5 km de Vendôme[4], sous-préfecture, et à 9,5 km de Montoire-sur-le-Loir, chef-lieu du canton de Montoire-sur-le-Loir dont dépend la commune depuis 2015[5]. La commune fait en outre partie du bassin de vie de Vendôme[6].

Les communes les plus proches sont[7] : Marcilly-en-Beauce (1,7 km), Villerable (3,3 km), Huisseau-en-Beauce (3,5 km), Houssay (3,8 km), Thoré-la-Rochette (4,4 km), Ambloy (4,5 km), Sasnières (5,1 km), Saint-Rimay (5,1 km) et Naveil (5,6 km).

Paysages et relief[modifier | modifier le code]

Dans le cadre de la Convention européenne du paysage, adoptée le et entrée en vigueur en France le , un atlas des paysages de Loir-et-Cher a été élaboré en 2010 par le CAUE de Loir-et-Cher, en collaboration avec la DIREN Centre (devenue DREAL en 2011), partenaire financier[8]. Les paysages du département s'organisent ainsi en huit grands ensembles et 25 unités de paysage[Note 1],[9]. La commune fait partie de l'unité de paysage des « boucles du Loir Vendômois », au sein de l'ensemble de paysage « la vallée du Loir »[10].

Les paysages des boucles du Loir vendômois présentent une certaine complexité : alors que l'amont de la vallée reste empreint de calme et de sérénité, le Loir se contorsionne ici en méandres serrés, tenus par un relief marqué par des coteaux à vif. Le tuffeau, qui s'est substitué aux molles argiles du Perche, marque le paysage de sa présence avec ses teintes blanches, sablées ou ocre apparaissant largement sur les falaises mises à nu par la rivière[11].

L'altitude du territoire communal varie de 85 mètres à 134 mètres[12],[13].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Carte en couleur présentantle réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Villiersfaux.

La commune est drainée par le Gondré (km), sur son flanc est, et par un petit cours d'eau, constituant un réseau hydrographique de 1,34 km de longueur totale[14].

Climat[modifier | modifier le code]

Paramètres climatiques pour la commune sur la période 1971-2000

- Moyenne annuelle de température : 11,1 °C
- Nombre de jours avec une température inférieure à -5 °C : 2,9 j
- Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 4,4 j
- Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 14,4 °C
- Cumuls annuels de précipitation : 702 mm
- Nombre de jours de précipitation en janvier : 11,4 j
- Nombre de jours de précipitation en juillet : 7 j

La commune bénéficie d'un climat « océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord », selon la typologie des climats de la France définie en 2010. Ce type affecte l'ensemble du Bassin parisien avec une extension vers le sud, et en particulier la plus grande partie du département de Loir-et-Cher. Le climat reste océanique mais avec de belles dégradations. Les températures sont intermédiaires et les précipitations sont faibles (moins de 700 mm de cumul annuel), surtout en été, mais les pluies tombent en moyenne sur 12 jours en janvier et sur 8 en juillet, valeurs moyennes rapportées à l'ensemble français. La variabilité interannuelle des précipitations est minimale tandis que celle des températures est élevée[15].

Les paramètres climatiques qui ont permis d'établir cette typologie comportent 6 variables pour les températures et 8 pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[Note 3]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-contre[15]. Avec le changement climatique, ces variables ont pu depuis évoluer.

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Aucun espace naturel présentant un intérêt patrimonial n'est recensé sur la commune dans l'inventaire national du patrimoine naturel[16],[17],[18].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Villiersfaux est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 4],[19],[20],[21].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Vendôme, dont elle est une commune de la couronne[Note 5]. Cette aire, qui regroupe 57 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[22],[23].

Infrastructures et occupation des sols de la commune de Villiersfaux.

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols est marquée par l'importance des espaces agricoles et naturels (96 %). La répartition détaillée ressortant de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover millésimée 2012 est la suivante : terres arables (87,7 %), cultures permanentes (2 %), zones agricoles hétérogènes (0,5 %), forêts (6,2 %), zones urbanisées (4 %)[14].

Planification[modifier | modifier le code]

La loi SRU du a incité fortement les communes à se regrouper au sein d'un établissement public, pour déterminer les partis d'aménagement de l'espace au sein d'un SCoT, un document essentiel d'orientation stratégique des politiques publiques à une grande échelle. La commune est dans le territoire du SCOT des Territoires du Grand Vendômois, approuvé en 2006 et dont la révision a été prescrite en 2017, pour tenir compte de l'élargissement de périmètre[24],[25].

En matière de planification, la commune disposait en 2017 d'une carte communale approuvée[26].

Habitat et logement[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Villiersfaux en 2016 en comparaison avec celle du Loir-et-Cher et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi la faible proportion des résidences secondaires et logements occasionnels (6,3 %) par rapport au département (18 %) et à la France entière (9,6 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 92,2 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (90,8 % en 2011), contre 68,1 % pour le Loir-et-Cher et 57,6 pour la France entière.

Le logement à Villiersfaux en 2016.
Villiersfaux[27] Loir-et-Cher[28] France entière[29]
Résidences principales (en %) 91,0 74,5 82,3
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 6,3 18 9,6
Logements vacants (en %) 2,7 7,5 8,1

Risques majeurs[modifier | modifier le code]

Le territoire communal de Villiersfaux est vulnérable à différents aléas naturels : climatiques (hiver exceptionnel ou canicule), mouvements de terrains ou sismique (sismicité très faible). Il est également exposé à un risque technologique : le transport de matières dangereuses[30],[31].

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont liés au retrait-gonflement des argiles[30]. Le phénomène de retrait-gonflement des argiles est la conséquence d'un changement d'humidité des sols argileux. Les argiles sont capables de fixer l'eau disponible mais aussi de la perdre en se rétractant en cas de sécheresse[32]. Ce phénomène peut provoquer des dégâts très importants sur les constructions (fissures, déformations des ouvertures) pouvant rendre inhabitables certains locaux. La carte de zonage de cet aléa peut être consultée sur le site de l'observatoire national des risques naturels Georisques[33].

Risques technologiques[modifier | modifier le code]

Le risque de transport de marchandises dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par une canalisation de transport de gaz. Un accident se produisant sur une telle infrastructure est en effet susceptible d'avoir des effets graves au bâti ou aux personnes jusqu'à 350 m, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d'urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[34].

Histoire[modifier | modifier le code]

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

Nouvelle organisation territoriale[modifier | modifier le code]

Le décret de l'Assemblée nationale du décrète qu'« il y aura une municipalité dans chaque ville, bourg, paroisse ou communauté de campagne »[35], mais ce n'est qu'avec le décret de la Convention nationale du 10 brumaire an II () que la paroisse de Villiersfaux devient formellement « commune de Villiersfaux »[35],[36].

En 1790, dans le cadre de la création des départements, la municipalité est rattachée au canton de Villiers et au district de Vendôme[36]. Les cantons sont supprimés, en tant que découpage administratif, par une loi du , et ne conservent qu'un rôle électoral, permettant l'élection des électeurs du second degré chargés de désigner les députés[37],[38]. La Constitution du 5 fructidor an III, appliquée à partir de vendémiaire an IV (1795) supprime les districts, considérés comme des rouages administratifs liés à la Terreur, mais maintient les cantons qui acquièrent dès lors plus d'importance en retrouvant une fonction administrative[37]. Enfin, sous le Consulat, un redécoupage territorial visant à réduire le nombre de justices de paix ramène le nombre de cantons en Loir-et-Cher de 33 à 24[39]. Villiersfaux est alors rattachée au canton de Vendôme et à l'arrondissement de Vendôme par arrêté du 5 vendémiaire an X ()[40],[36],[41]. Cette organisation va rester inchangée pendant près de 150 ans.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

« Villare Fautum » au XIe siècle, « Villerafaud » en 1175 ; le « x » final ne semble apparaître qu'au XVIIIe siècle. Domaine rural, nom du propriétaire incertain, ou domaine du hêtre (fagus) ? Siège d'un prieuré-cure de l'abbaye de Saint-Georges-des-Bois. La paroisse relevait jadis du diocèse de Chartres[42].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie de Villiersfaux.

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

La commune de Villiersfaux est membre de la communauté d'agglomération Territoires Vendômois, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le [43].

Elle est rattachée sur le plan administratif à l'arrondissement de Vendôme, au département de Loir-et-Cher et à la région Centre-Val de Loire[6], en tant que circonscriptions administratives[6]. Sur le plan électoral, elle est rattachée au canton de Montoire-sur-le-Loir depuis 2015 pour l'élection des conseillers départementaux[44] et à la troisième circonscription de Loir-et-Cher pour les élections législatives[45].

Politique et administration municipale[modifier | modifier le code]

Conseil municipal et maire[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal de Villiersfaux, commune de moins de 1 000 habitants, est élu au scrutin majoritaire plurinominal[46] avec listes ouvertes et panachage[47]. Compte tenu de la population communale, le nombre de sièges au conseil municipal est de 11. Le maire, à la fois agent de l'État et exécutif de la commune en tant que collectivité territoriale, est élu par le conseil municipal au scrutin secret lors de la première réunion du conseil suivant les élections municipales, pour un mandat de six ans, c'est-à-dire pour la durée du mandat du conseil[48].

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2014 Michel Corbin -  
mars 2014 En cours Sylvie Norguet[49],[50]   Employée civile ou agent de service de la fonction publique
Les données manquantes sont à compléter.

Équipements et services[modifier | modifier le code]

Eau et assainissement[modifier | modifier le code]

L'organisation de la distribution de l'eau potable, de la collecte et du traitement des eaux usées et pluviales relève des communes. La compétence eau et assainissement des communes est un service public industriel et commercial (SPIC)[51].

Alimentation en eau potable[modifier | modifier le code]

Le service d'eau potable comporte trois grandes étapes : le captage, la potabilisation et la distribution d'une eau potable conforme aux normes de qualité fixées pour protéger la santé humaine[52]. En 2019, la commune est membre du syndicat intercommunal d'adduction d'eau potable du Gondre qui assure le service en le délégant à une entreprise privée, Suez dont le contrat arrive à échéance le [53].

Assainissement des eaux usées[modifier | modifier le code]

En 2019, la commune de Villiersfaux gère le service d'assainissement collectif en régie directe, c'est-à-dire avec ses propres personnels, avec le statut de régie à autonomie financière[54]. Une station de traitement des eaux usées est en service au sur le territoire communal[55] : « Le Quarteron », un équipement utilisant la technique du lagunage naturel, avec des filtres plantés, dont la capacité est de 300 EH, mis en service le [56].

Sécurité, justice et secours[modifier | modifier le code]

La sécurité de la commune est assurée par la brigade de gendarmerie de Saint-Amand-Longpré qui dépend du groupement de gendarmerie départementale de Loir-et-Cher installé à Blois[57].

En matière de justice, Villiersfaux relève du conseil de prud'hommes de Blois, de la Cour d'appel d'Orléans (juridiction de Blois)[58], de la Cour d'assises de Loir-et-Cher, du tribunal administratif de Blois, du tribunal de commerce de Blois et du tribunal judiciaire de Blois[59].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[60]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[61].

En 2018, la commune comptait 248 habitants[Note 6], en diminution de 4,62 % par rapport à 2013 (Loir-et-Cher : −0,53 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
197162183192201206197219218
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
220227221225225232220240217
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
220214211183167178177189176
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
206176166184215224233258264
2018 - - - - - - - -
248--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[62] puis Insee à partir de 2006[63].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (14,3 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (26,3 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,9 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,1 % d'hommes (0 à 14 ans = 21 %, 15 à 29 ans = 13,7 %, 30 à 44 ans = 25 %, 45 à 59 ans = 24,2 %, plus de 60 ans = 16,1 %) ;
  • 51,9 % de femmes (0 à 14 ans = 27,6 %, 15 à 29 ans = 10,4 %, 30 à 44 ans = 25,4 %, 45 à 59 ans = 23,9 %, plus de 60 ans = 12,7 %).
Pyramide des âges à Villiersfaux en 2007 en pourcentage[64]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,8 
90  ans ou +
0,0 
5,6 
75 à 89 ans
6,7 
9,7 
60 à 74 ans
6,0 
24,2 
45 à 59 ans
23,9 
25,0 
30 à 44 ans
25,4 
13,7 
15 à 29 ans
10,4 
21,0 
0 à 14 ans
27,6 
Pyramide des âges du département de Loir-et-Cher en 2007 en pourcentage[65]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,6 
90  ans ou +
1,6 
8,3 
75 à 89 ans
11,5 
14,8 
60 à 74 ans
15,7 
21,4 
45 à 59 ans
20,6 
20,3 
30 à 44 ans
19,2 
16,2 
15 à 29 ans
14,7 
18,5 
0 à 14 ans
16,7 

Économie[modifier | modifier le code]

Secteurs d'activité[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous détaille le nombre d'entreprises implantées à Villiersfaux selon leur secteur d'activité et le nombre de leurs salariés[66] :

Établissements actifs par secteur d'activité au .
total % com (% dep[67]) 0 salarié 1 à 9 salarié(s) 10 à 19 salariés 20 à 49 salariés 50 salariés ou plus
Ensemble 21 100,0 (100) 15 6 0 0 0
Agriculture, sylviculture et pêche 7 33,3 (11,8) 5 2 0 0 0
Industrie 1 4,8 (6,5) 1 0 0 0 0
Construction 4 19,0 (10,3) 3 1 0 0 0
Commerce, transports, services divers 7 33,3 (57,9) 6 1 0 0 0
dont commerce et réparation automobile 1 4,8 (17,5) 1 0 0 0 0
Administration publique, enseignement, santé, action sociale 2 9,5 (13,5) 0 2 0 0 0
Champ : ensemble des activités.

Le secteur agricole est important puisqu'il représente 33,3 % du nombre d'entreprises de la commune (7 sur 21), contre 11,8 % au niveau départemental. Sur les 21 entreprises implantées à Villiersfaux en 2016, 15 ne font appel à aucun salarié et 6 comptent 1 à 9 salariés

Agriculture[modifier | modifier le code]

En 2010, l'orientation technico-économique de l'agriculture sur la commune est la culture de céréales et d'oléoprotéagineux (COP)[68]. Le département a perdu près d'un quart de ses exploitations en 10 ans, entre 2000 et 2010 (c'est le département de la région Centre-Val de Loire qui en compte le moins)[69]. Cette tendance se retrouve également au niveau de la commune où le nombre d'exploitations est passé de 17 en 1988 à 9 en 2000 puis à 12 en 2010. Parallèlement, la taille de ces exploitations augmente, passant de 48 ha en 1988 à 113 ha en 2010[68]. Le tableau ci-dessous présente les principales caractéristiques des exploitations agricoles de Villiersfaux, observées sur une période de 22 ans :

Évolution de l'agriculture à Villiersfaux (41) entre 1988 et 2010.
1988 2000 2010
Dimension économique[68]
Nombre d'exploitations (u) 17 9 12
Travail (UTA) 27 18 20
Surface agricole utilisée (ha) 810 717 1 361
Cultures[70]
Terres labourables (ha) 775 701 1 349
Céréales (ha) 598 504 898
dont blé tendre (ha) 417 263 540
dont maïs-grain et maïs-semence (ha) 80 61 43
Tournesol (ha) 83 s 54
Colza et navette (ha) 57 82 246
Élevage[68]
Cheptel (UGBTA[Note 7]) 93 334 96

.

Produits labellisés[modifier | modifier le code]

La commune de Villiersfaux est située dans l'aire de l'appellation d'origine protégée (AOP)[Note 8] d'un produit[71] : un vin (les Coteaux-du-vendômois[72]).

Le territoire de la commune est également intégré aux aires de productions de divers produits bénéficiant d'une indication géographique protégée (IGP) : le vin Val-de-loire[73], les volailles de l’Orléanais[74] et les volailles du Maine[75],[71].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Georges du XIIe siècle, remaniée au XVIe siècle : lambris XVIe siècle aux entraits sculptés de gueules de monstres, clocher en pierre XIIIe siècle, avec beffroi et flèche de charpente. Retable XVIIe siècle, dalle funéraire seigneuriale XVIIe siècle, cloche datée de 1695.
  • Fontaine (= lavoir).
  • Polissoir dit la « Pierre-Sorcière ».
  • Ruines d'un dolmen, près de la ferme de la Fontaine.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr villiersfaux (loir-et-cher).svg

Les armoiries de Villiersfaux se blasonnent ainsi :

De gueules au chevron accompagné en chef de six losanges ordonnés en orle et en pointe d'une levrette passante, le tout d'argent.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Une unité de paysage est un pan de territoire qui présente des caractéristiques paysagères propres.
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Les normales climatiques sont des produits statistiques calculés sur des périodes de 30 ans, permettant de caractériser le climat sur cette période et servant de référence.
  4. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  5. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  6. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  7. L'Unité gros bétail alimentation totale (UGBTA) est une unité employée pour pouvoir comparer ou agréger des effectifs animaux d'espèces ou de catégories différentes (par exemple, une vache laitière = 1,45 UGBTA, une vache nourrice = 0,9 UGBTA, une truie-mère = 0,45 UGBTA).
  8. Nomenclature européenne, appellation d'origine contrôlée (AOC) dans la nomenclature française.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Petites régions agricoles (PRA) par commune », sur https://geo.data.gouv.fr/ (consulté le 15 mars 2020).
  2. [PDF]« Carte des petites régions agricoles de Loir-et-Cher », sur la plateforme de l'information territoriale de Loir-et-Cher (consulté le 15 mars 2020).
  3. « Orthodromie entre "Villiersfaux" et "Blois" », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 15 mars 2020).
  4. « Orthodromie entre "Villiersfaux" et "Vendôme" », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 15 mars 2020).
  5. « Orthodromie entre "Villiersfaux" et "Montoire-sur-le-Loir" », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 15 mars 2020).
  6. a b et c « Métadonnées de la commune de Villiersfaux », sur le site de l'Insee (consulté le 15 mars 2020).
  7. « Communes les plus proches de Villiersfaux », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 15 mars 2020).
  8. « Pourquoi un Atlas des paysages du Loir-et-Cher ? », sur le site de l'atlas des paysages de Loir-et-Cher (consulté le 15 mars 2020).
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michel Provost, Carte archéologique de la Gaule : Le Loir-et-Cher, Paris, Académie des inscriptions et belles-lettres, , 159 p. (ISBN 2-87754-003-0)
  • Christian Poitou, Paroisses et communes de France : Loir-et-Cher, Paris, CNRS Editions, , 591 p. (ISBN 2-271-05482-6)
  • Stéphane Gendron, Les noms de lieux du Centre, Paris, éditions Bonneton, , 232 p. (ISBN 978-2-86253-226-4).
  • Claude Motte, Isabelle Séguy & Christine Théré, avec la collaboration de Dominique Tixier-Basse, Communes d'hier, communes d'aujourd'hui : Les communes de la France métropolitaine, 1801-2001. Dictionnaire d'histoire administrative, Paris, Institut National d'Études Démographiques,, , 408 p. (ISBN 978-2-7332-1028-4, lire en ligne)

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]