Saint-Rimay

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Saint-Rimay
Saint-Rimay
Vue extérieure de la façade de l'église.
Blason de Saint-Rimay
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Loir-et-Cher
Arrondissement Vendôme
Intercommunalité Communauté d'agglomération Territoires Vendômois
Maire
Mandat
Yves Rolland
2014-2020
Code postal 41800
Code commune 41228
Démographie
Population
municipale
291 hab. (2017 en augmentation de 1,04 % par rapport à 2012)
Densité 40 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 45′ 47″ nord, 0° 55′ 24″ est
Altitude Min. 65 m
Max. 125 m
Superficie 7,36 km2
Élections
Départementales Canton de Montoire-sur-le-Loir
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Saint-Rimay
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Saint-Rimay

Saint-Rimay est une commune française située dans le département de Loir-et-Cher, en région Centre-Val de Loire.

Localisée au nord-ouest du département, la commune fait partie de la petite région agricole « les Vallée et Coteaux du Loir », bordée au nord par un coteau raide et au sud par les coteaux en pente douce. Elle est drainée par le Loir, la Fontaine de Sasnières, le Gondré et par divers petits cours d'eau.

L'occupation des sols est marquée par l'importance des espaces agricoles et naturels qui occupent la quasi-totalité du territoire communal. Un espace naturel d'intérêt est présent sur la commune : une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF). En 2010, l'orientation technico-économique de l'agriculture sur la commune est la culture des céréales et des oléoprotéagineux. À l'instar du département qui a vu disparaître le quart de ses exploitations en dix ans, le nombre d'exploitations agricoles a fortement diminué, passant de 12 en 1988, à 7 en 2000, puis à 4 en 2010.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Rimay se trouve au nord-ouest du département de Loir-et-Cher, dans la petite région agricole des Vallée et Coteaux du Loir[1],[2]. À vol d'oiseau, elle se situe à 35,9 km de Blois[3], préfecture du département, à 11,3 km de Vendôme[4], sous-préfecture, et à 4,6 km de Montoire-sur-le-Loir, chef-lieu du canton de Montoire-sur-le-Loir dont dépend la commune depuis 2015[5]. La commune fait en outre partie du bassin de vie de Montoire-sur-le-Loir[6].

Les communes les plus proches sont[7] : Villavard (1,3 km), Houssay (1,6 km), Les Roches-l'Évêque (2,8 km), Lavardin (3,6 km), Thoré-la-Rochette (4,1 km), Montoire-sur-le-Loir (4,6 km), Sasnières (4,8 km), Villiersfaux (5,1 km) et Lunay (5,2 km).

Paysages et relief[modifier | modifier le code]

Dans le cadre de la Convention européenne du paysage, adoptée le et entrée en vigueur en France le , un atlas des paysages de Loir-et-Cher a été élaboré en 2010 par le CAUE de Loir-et-Cher, en collaboration avec la DIREN Centre (devenue DREAL en 2011), partenaire financier[8]. Les paysages du département s'organisent ainsi en huit grands ensembles et 25 unités de paysage[Note 1],[9]. La commune fait partie de l'unité de paysage des « boucles du Loir Vendômois », au sein de l'ensemble de paysage « la vallée du Loir »[10].

Les paysages des boucles du Loir vendômois présentent une certaine complexité : alors que l'amont de la vallée reste empreint de calme et de sérénité, le Loir se contorsionne ici en méandres serrés, tenus par un relief marqué par des coteaux à vif. Le tuffeau, qui s'est substitué aux molles argiles du Perche, marque le paysage de sa présence avec ses teintes blanches, sablées ou ocre apparaissant largement sur les falaises mises à nu par la rivière[11].

L'altitude du territoire communal varie de 65 mètres à 125 mètres[12],[13].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Carte en couleur présentantle réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Saint-Rimay.

La commune est drainée par le Loir (5,163 km), la Fontaine de Sasnières (1,938 km), le Gondré et par divers petits cours d'eau, constituant un réseau hydrographique de 12,08 km de longueur totale[14].

Le Loir traverse la commune du nord-est vers le sud-ouest. D'une longueur totale de 317,4 km, il prend sa source dans la commune de Champrond-en-Gâtine (28) et se jette dans la Sarthe à Briollay (49), après avoir traversé 86 communes[15]. Sur le plan piscicole, ce cours d'eau est classé en deuxième catégorie, où le peuplement piscicole dominant est constitué de poissons blancs (cyprinidés) et de carnassiers (brochet, sandre et perche)[16].

Climat[modifier | modifier le code]

Paramètres climatiques pour la commune sur la période 1971-2000

- Moyenne annuelle de température : 11,2 °C
- Nombre de jours avec une température inférieure à -5 °C : 2,5 j
- Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 5,2 j
- Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 15 °C
- Cumuls annuels de précipitation : 713 mm
- Nombre de jours de précipitation en janvier : 11,3 j
- Nombre de jours de précipitation en juillet : 7,2 j

La commune bénéficie d'un climat « océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord », selon la typologie des climat de la France définie en 2010. Ce type affecte l'ensemble du Bassin parisien avec une extension vers le sud, et en particulier la plus grande partie du département de Loir-et-Cher. Le climat reste océanique mais avec de belles dégradations. Les températures sont intermédiaires et les précipitations sont faibles (moins de 700 mm de cumul annuel), surtout en été, mais les pluies tombent en moyenne sur 12 jours en janvier et sur 8 en juillet, valeurs moyennes rapportées à l'ensemble français. La variabilité interannuelle des précipitations est minimale tandis que celle des températures est élevée[17].

Les paramètres climatiques qui ont permis d'établir cette typologie comportent 6 variables pour les températures et 8 pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[Note 3]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-contre[17]. Avec le changement climatique, ces variables ont pu depuis évoluer.

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

L'inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d'améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d'aide à la prise en compte de l'environnement dans l'aménagement du territoire. Le territoire communal de Saint-Rimay comprend une ZNIEFF[18] : les « Pelouses du Gué de Saint-Rimay » (5,94 ha)[19].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Infrastructures et occupation des sols de la commune de Saint-Rimay.

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Selon la terminologie définie par l'Insee, Saint-Rimay est une commune rurale, car elle n'appartient à aucune unité urbaine[Note 4],[20],[21].

L'occupation des sols est marquée par l'importance des espaces agricoles et naturels (94,5 %). La répartition détaillée ressortant de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover millésimée 2012 est la suivante : terres arables (56,7 %), zones agricoles hétérogènes (19,9 %), prairies (9,4 %), forêts (8,5 %), zones urbanisées (5,5 %)[14].

Planification[modifier | modifier le code]

La loi SRU du a incité fortement les communes à se regrouper au sein d'un établissement public, pour déterminer les partis d'aménagement de l'espace au sein d'un SCoT, un document essentiel d'orientation stratégique des politiques publiques à une grande échelle. La commune est dans le territoire du SCOT des Territoires du Grand Vendômois, approuvé en 2006 et dont la révision a été prescrite en 2017, pour tenir compte de l'élargissement de périmètre[22],[23].

En matière de planification, la commune ne disposait pas en 2017 de document d'urbanisme opérationnel et le règlement national d'urbanisme s'appliquait donc pour la délivrance des permis de construire[24].

Habitat et logement[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Saint-Rimay en 2016 en comparaison avec celle du Loir-et-Cher et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (26 %) supérieure à celle du département (18 %) et à celle de la France entière (9,6 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 85,3 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (85,3 % en 2011), contre 68,1 % pour le Loir-et-Cher et 57,6 pour la France entière.

Le logement à Saint-Rimay en 2016.
Saint-Rimay[25] Loir-et-Cher[26] France entière[27]
Résidences principales (en %) 72,2 74,5 82,3
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 26,0 18 9,6
Logements vacants (en %) 1,8 7,5 8,1

Risques majeurs[modifier | modifier le code]

Le territoire communal de Saint-Rimay est vulnérable à différents aléas naturels : inondations (par débordement du Loir ou par ruissellement), climatiques (hiver exceptionnel ou canicule), mouvements de terrains ou sismique (sismicité très faible)[28],[29].

Zones inondables de la commune de Saint-Rimay.

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont soit liés au retrait-gonflement des argiles, soit des chutes de blocs, soit des glissements de terrains, soit des effondrements liés à des cavités souterraines[28]. Le phénomène de retrait-gonflement des argiles est la conséquence d'un changement d'humidité des sols argileux. Les argiles sont capables de fixer l'eau disponible mais aussi de la perdre en se rétractant en cas de sécheresse[30]. Ce phénomène peut provoquer des dégâts très importants sur les constructions (fissures, déformations des ouvertures) pouvant rendre inhabitables certains locaux. La carte de zonage de cet aléa peut être consultée sur le site de l'observatoire national des risques naturels Georisques[31]. Une autre carte permet de prendre connaissance des cavités souterraines localisées sur la commune[32].

Les crues du Loir sont moins importantes que celles de la Loire, mais elles peuvent générer des dégâts importants. Les crues historiques sont celles de 1665 (4 m à l'échelle de Vendôme), 1784 (2,84 m), 1961 (2,90 m) et 2004 (2 m). Le débit maximal historique est de 256 m3/s et caractérise une crue de retour cinquantennal[33]. Le risque d'inondation est pris en compte dans l'aménagement du territoire de la commune par le biais du Plan de prévention du risque inondation (PPRI) du Loir[34].


Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

Nouvelle organisation territoriale[modifier | modifier le code]

Le décret de l'Assemblée nationale du décrète qu'« il y aura une municipalité dans chaque ville, bourg, paroisse ou communauté de campagne »[35], mais ce n'est qu'avec le décret de la Convention nationale du 10 brumaire an II () que la paroisse de Saint-Rimay devient formellement « commune de Saint-Rimay »[35],[36].

En 1790, dans le cadre de la création des départements, la municipalité est rattachée au canton de Montoire et au district de Vendôme[36]. Les cantons sont supprimés, en tant que découpage administratif, par une loi du , et ne conservent qu'un rôle électoral, permettant l'élection des électeurs du second degré chargés de désigner les députés[37],[38]. La Constitution du 5 fructidor an III, appliquée à partir de vendémiaire an IV (1795) supprime les districts, considérés comme des rouages administratifs liés à la Terreur, mais maintient les cantons qui acquièrent dès lors plus d'importance en retrouvant une fonction administrative[37]. Enfin, sous le Consulat, un redécoupage territorial visant à réduire le nombre de justices de paix ramène le nombre de cantons en Loir-et-Cher de 33 à 24[39]. Saint-Rimay est alors rattachée au canton de Montoire et à l'arrondissement de Vendôme par arrêté du 5 vendémiaire an X ()[40],[36],[41]. Cette organisation va rester inchangée pendant près de 150 ans.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Au cours de la Révolution française, la commune porta provisoirement le nom de Fond-Rimay.

La célèbre poignée de main, le , lors de l'entrevue de Montoire entre le maréchal Pétain et Adolf Hitler, eut lieu dans la gare de Montoire-sur-le-Loir, commune limitrophe de Saint-Rimay. Cette gare fut choisie car elle était à proximité de la ligne Paris-Hendaye (Hitler revenant d'une entrevue avec le général Franco à la frontière espagnole), mais aussi parce qu'à moins de 4 km de là se trouvait le tunnel ferroviaire de Saint-Rimay, long de 550 m[42] et susceptible d'abriter le train allemand en cas de menace aérienne[43].

Ce tunnel sera d'ailleurs fortifié fin 1942 ou début 1943 (avec entre autres des portes blindées que l'on peut encore voir de nos jours[44]) par l'organisation Todt[45] et des bunkers construits à proximité pour abriter le W3, un Führerhauptquartiere, un des vingt quartiers généraux du Führer[46] disséminés en Allemagne et en Europe occupée, mais qui n'y sera jamais installé.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Rimay est membre de la communauté d'agglomération Territoires Vendômois, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le [47].

Elle est rattachée sur le plan administratif à l'arrondissement de Vendôme, au département de Loir-et-Cher et à la région Centre-Val de Loire[6], en tant que circonscriptions administratives[6]. Sur le plan électoral, elle est rattachée au canton de Montoire-sur-le-Loir depuis 2015 pour l'élection des conseillers départementaux[48] et à la troisième circonscription de Loir-et-Cher pour les élections législatives[49].

Politique et administration municipale[modifier | modifier le code]

Conseil municipal et maire[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal de Saint-Rimay, commune de moins de 1 000 habitants, est élu au scrutin majoritaire plurinominal[50] avec listes ouvertes et panachage[51]. Compte tenu de la population communale, le nombre de sièges au conseil municipal est de 11. Le maire, à la fois agent de l'État et exécutif de la commune en tant que collectivité territoriale, est élu par le conseil municipal au scrutin secret lors de la première réunion du conseil suivant les élections municipales, pour un mandat de six ans, c'est-à-dire pour la durée du mandat du conseil[52].

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1936 1950 (à vérifier) Paul Rigault    
1983 1995 Georges Couty    
2008 mars 2014 Daniel Huger    
mars 2014 En cours Yves Rolland    
Tunnel ferroviaire de Saint-Rimay.

Équipements et services[modifier | modifier le code]

Eau et assainissement[modifier | modifier le code]

L'organisation de la distribution de l'eau potable, de la collecte et du traitement des eaux usées et pluviales relève des communes. La compétence eau et assainissement des communes est un service public industriel et commercial (SPIC)[53].

Alimentation en eau potable[modifier | modifier le code]

Le service d'eau potable comporte trois grandes étapes : le captage, la potabilisation et la distribution d'une eau potable conforme aux normes de qualité fixées pour protéger la santé humaine[54]. En 2019, la commune est membre du syndicat intercommunal d'adduction d'eau potable du Gondre qui assure le service en le délégant à une entreprise privée, Suez dont le contrat arrive à échéance le [55].

Assainissement des eaux usées[modifier | modifier le code]

En 2019, la commune de Saint-Rimay gère le service d'assainissement collectif en régie directe, c'est-à-dire avec ses propres personnels, avec le statut de régie à autonomie financière[56].

L'assainissement non collectif (ANC) désigne les installations individuelles de traitement des eaux domestiques qui ne sont pas desservies par un réseau public de collecte des eaux usées et qui doivent en conséquence traiter elles-mêmes leurs eaux usées avant de les rejeter dans le milieu naturel[57]. La communauté d'agglomération Territoires Vendômois assure pour le compte de la commune le service public d'assainissement non collectif (SPANC), qui a pour mission de vérifier la bonne exécution des travaux de réalisation et de réhabilitation, ainsi que le bon fonctionnement et l'entretien des installations[58].

Sécurité, justice et secours[modifier | modifier le code]

La sécurité de la commune est assurée par la brigade de gendarmerie de Montoire-sur-le-Loir qui dépend du groupement de gendarmerie départementale de Loir-et-Cher installé à Blois[59].

En matière de justice, Saint-Rimay relève du conseil de prud'hommes de Blois, de la Cour d'appel d'Orléans (juridiction de Blois)[60], de la Cour d'assises de Loir-et-Cher, du tribunal administratif de Blois, du tribunal de commerce de Blois et du tribunal judiciaire de Blois[61].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[62]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[63].

En 2017, la commune comptait 291 habitants[Note 5], en augmentation de 1,04 % par rapport à 2012 (Loir-et-Cher : +0,08 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
263271318311318320334381398
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
395372388377385451454418397
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
378372363325293300323270324
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
318317284292323311295293291
2013 2017 - - - - - - -
290291-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[64] puis Insee à partir de 2006[65].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (28,5 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (26,3 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,9 % contre 48,4 % au niveau national et 48,6 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50,9 % d'hommes (0 à 14 ans = 15,5 %, 15 à 29 ans = 9,5 %, 30 à 44 ans = 25,7 %, 45 à 59 ans = 23 %, plus de 60 ans = 26,4 %) ;
  • 49,1 % de femmes (0 à 14 ans = 18,9 %, 15 à 29 ans = 10,5 %, 30 à 44 ans = 18,9 %, 45 à 59 ans = 21 %, plus de 60 ans = 30,8 %).
Pyramide des âges à Saint-Rimay en 2007 en pourcentage[66]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,0 
90  ans ou +
0,7 
9,5 
75 à 89 ans
15,4 
16,9 
60 à 74 ans
14,7 
23,0 
45 à 59 ans
21,0 
25,7 
30 à 44 ans
18,9 
9,5 
15 à 29 ans
10,5 
15,5 
0 à 14 ans
18,9 
Pyramide des âges du département de Loir-et-Cher en 2007 en pourcentage[67]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,6 
90  ans ou +
1,6 
8,3 
75 à 89 ans
11,5 
14,8 
60 à 74 ans
15,7 
21,4 
45 à 59 ans
20,6 
20,3 
30 à 44 ans
19,2 
16,2 
15 à 29 ans
14,7 
18,5 
0 à 14 ans
16,7 

Économie[modifier | modifier le code]

Secteurs d'activité[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous détaille le nombre d'entreprises implantées à Saint-Rimay selon leur secteur d'activité et le nombre de leurs salariés[68] :

Établissements actifs par secteur d'activité au .
total % com (% dep[69]) 0 salarié 1 à 9 salarié(s) 10 à 19 salariés 20 à 49 salariés 50 salariés ou plus
Ensemble 26 100,0 (100) 19 7 0 0 0
Agriculture, sylviculture et pêche 5 19,2 (11,8) 3 2 0 0 0
Industrie 1 3,8 (6,5) 1 0 0 0 0
Construction 4 15,4 (10,3) 3 1 0 0 0
Commerce, transports, services divers 14 53,8 (57,9) 11 3 0 0 0
dont commerce et réparation automobile 2 7,7 (17,5) 2 0 0 0 0
Administration publique, enseignement, santé, action sociale 2 7,7 (13,5) 1 1 0 0 0
Champ : ensemble des activités.

Le secteur du commerce, transports et services divers est prépondérant sur la commune (14 entreprises sur 26) néanmoins le secteur agricole reste important puisqu'en proportions (19,2 %), il est plus important qu'au niveau départemental (11,8 %). Sur les 26 entreprises implantées à Saint-Rimay en 2016, 19 ne font appel à aucun salarié et 7 comptent 1 à 9 salariés.

Au , la commune est classée en zone de revitalisation rurale (ZRR), un dispositif visant à aider le développement des territoires ruraux principalement à travers des mesures fiscales et sociales. Des mesures spécifiques en faveur du développement économique s'y appliquent également[70]

Agriculture[modifier | modifier le code]

En 2010, l'orientation technico-économique de l'agriculture sur la commune est la culture de céréales et d'oléoprotéagineux (COP)[71]. Le département a perdu près d'un quart de ses exploitations en 10 ans, entre 2000 et 2010 (c'est le département de la région Centre-Val de Loire qui en compte le moins)[72]. Cette tendance se retrouve également au niveau de la commune où le nombre d'exploitations est passé de 15 en 1988 à 7 en 2000 puis à 4 en 2010. Parallèlement, la taille de ces exploitations augmente, passant de 37 ha en 1988 à 141 ha en 2010[71]. Le tableau ci-dessous présente les principales caractéristiques des exploitations agricoles de Saint-Rimay, observées sur une période de 22 ans :

Évolution de l'agriculture à Saint-Rimay (41) entre 1988 et 2010.
1988 2000 2010
Dimension économique[71]
Nombre d'exploitations (u) 15 7 4
Travail (UTA) 18 9 5
Surface agricole utilisée (ha) 554 588 565
Cultures[73]
Terres labourables (ha) 470 510 482
Céréales (ha) 343 380 333
dont blé tendre (ha) 167 182 139
dont maïs-grain et maïs-semence (ha) 112 76 47
Tournesol (ha) 60 s 22
Colza et navette (ha) 27 67 76
Élevage[71]
Cheptel (UGBTA[Note 6]) 183 146 136

.

Produits labellisés[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Rimay est située dans l'aire de l'appellation d'origine protégée (AOP)[Note 7] de deux produits[74] : un fromage (le Sainte-maure-de-touraine[75]) et un vin (les Coteaux-du-vendômois[76]).

Le territoire de la commune est également intégré aux aires de productions de divers produits bénéficiant d'une indication géographique protégée (IGP) : le bœuf du Maine[77], les porcs de la Sarthe[78], les rillettes de Tours[79], le vin Val-de-loire[80], les volailles de Loué[81], les volailles de l’Orléanais[82], les volailles du Maine[83] et les œufs de Loué[84],[74].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le lavoir de Saint-Rimay.
  • Église de Saint-Rimay.
  • Le lavoir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Saint-Rimay (loir-et-cher).svg

Les armoiries de Saint-Rimay se blasonnent ainsi :

De sinople au buste de Saint Richimer auréolé d'or.

Création J.P. Fernon (1991).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michel Provost, Carte archéologique de la Gaule - Le Loir-et-Cher, Paris, Académie des inscriptions et belles-lettres, , 159 p. (ISBN 2-87754-003-0)
  • Christian Poitou, Paroisses et communes de France - Loir-et-Cher, Paris, CNRS Editions, , 591 p. (ISBN 2-271-05482-6)
  • Stéphane Gendron, Les noms de lieux du Centre, Paris, éditions Bonneton, , 232 p. (ISBN 978 2 862 53226 4).
  • Claude Motte, Isabelle Séguy & Christine Théré, avec la collaboration de Dominique Tixier-Basse, Communes d'hier, communes d'aujourd'hui - Les communes de la France métropolitaine, 1801-2001. Dictionnaire d'histoire administrative, Paris, Institut National d'Études Démographiques,, , 408 p. (ISBN 978-2-7332-1028-4)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Une unité de paysage est un pan de territoire qui présente des caractéristiques paysagères propres.
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Les normales climatiques sont des produits statistiques calculés sur des périodes de 30 ans, permettant de caractériser le climat sur cette période et servant de référence.
  4. Une commune rurale est une commune n'appartenant pas à une unité urbaine. Les autres communes sont dites urbaines.
  5. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.
  6. L'Unité gros bétail alimentation totale (UGBTA) est une unité employée pour pouvoir comparer ou agréger des effectifs animaux d'espèces ou de catégories différentes (par exemple, une vache laitière = 1,45 UGBTA, une vache nourrice = 0,9 UGBTA, une truie-mère = 0,45 UGBTA).
  7. Nomenclature européenne, appellation d'origine contrôlée (AOC) dans la nomenclature française.

Références[modifier | modifier le code]

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