Sougé (Loir-et-Cher)

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Sougé
Sougé (Loir-et-Cher)
Le village en 2005.
Blason de Sougé
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Loir-et-Cher
Arrondissement Vendôme
Canton Le Perche
Intercommunalité Communauté d'agglomération Territoires Vendômois
Maire
Mandat
Bernard Bonhomme
2014-2020
Code postal 41800
Code commune 41250
Démographie
Gentilé Sougéens ou Sougeois
Population
municipale
472 hab. (2015 en diminution de 2,07 % par rapport à 2010)
Densité 28 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 46′ 16″ nord, 0° 43′ 43″ est
Altitude Min. 56 m
Max. 147 m
Superficie 16,88 km2
Localisation

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Sougé

Sougé est une commune française située dans le département de Loir-et-Cher, en région Centre-Val de Loire.

Ses habitants peuvent être appelés Sougéens ou Sougeois. Les deux termes peuvent être utilisés.

Géographie[modifier | modifier le code]

Sougé est un village loir-et-chérien de 480 habitants, niché au cœur de la vallée du Loir et de la vallée de la Braye. La commune de Sougé est située à 12 km à l’ouest de Montoire, chef-lieu de canton, et à 32 km de la sous-préfecture Vendôme. Elle est à peu près équidistante des villes de Blois, Tours et Le Mans et n’en est éloignée que de 57 km. Le village de Sougé est à 200 km de Paris et jouxte ceux de Pont de Braye, Artins, Trôo, et de Couture-sur-Loir. Le village de Couture où naquit, le 10 septembre 1524, Pierre de Ronsard au château de la Possonnière sous le règne de François Ier. Sougé est d’une part, à 5,9 km de Poncé-sur-le-Loir, où se trouve un château du XVIe siècle qui fait face à un très beau centre artisanal où l’on fabrique, depuis le XVIIe siècle, des objets en poterie et en verre soufflé, et, d'autre part, à 5,5 km de Trôo, fameux village pour ses grottes troglodytiques, sa maladrerie Sainte-Catherine du XIIe siècle, le puits qui parle et sa grotte pétrifiante où le visiteur peut s’émerveiller devant le lent travail des eaux calcaires. Le bourg de Sougé s’étend sur une partie du coteau.

Communes avoisinantes[modifier | modifier le code]

Les communes proches de Sougé :

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Les Roches, la roche Vermand, l'Arable, les Aunaies, la Fosse, la Guillocherie, la Godiniere, la Herserie, le Marais, Neuilly, les Noues, Villemisson, le Vau, Villée.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Braye et le Loir arrosent la commune de Sougé ; et il se trouve à Sougé un lavoir, une fontaine, des ruisseaux et des plans d'eau.

Relief[modifier | modifier le code]

Le village de Sougé se situe dans la vallée du Loir ; et la commune de Sougé s'étend sur la vallée du Loir et sur la vallée de la Braye.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les Romains qui n'aimaient pas les contrées percées de souterrains. Ils laissèrent Trôo pour établir à Sougé leur camp retranché, nommé depuis Camp de César dans le pays. À cette époque, Sougé avait une relative importance en raison du camp et d'une voie romaine qui traversait alors la plaine.

Sous l'Ancien Régime, Sougé était morcelé en un système complexe de fiefs. Une partie des fiefs devenus aujourd'hui des lieux-dits appartenaient au seigneur des Roches de Sougé.

Au XIXe siècle, l’économie de Sougé comptait des vignobles et un élevage de chevaux.

Du Moyen Âge jusqu'à la fin du XIXe siècle, il y eut une foire aux ânes à Sougé connue de toute la France.

Évangélisation[modifier | modifier le code]

On présume que saint Quentin, s’est arrêté à Sougé le temps d’y annoncer la Bonne Nouvelle.
Saint Quentin qui aura un destin de martyr puisqu’il mourra décapité après avoir été supplicié en Vermandois, précisément à Augusta, le 31 octobre 287 sur ordre du préfet du prétoire Rictius Varus.

Le nom[modifier | modifier le code]

Sougé a jadis été nommé Silviacus (IIIe et VIIIe siècles), puis Selgiacus (XIe siècle), Sugeium en 1216 sous le règne de Philippe II Auguste, Sougeium (XIIIe siècle), paroisse des roches de Sougé en 1595 sous le règne de Henri IV, Sougé-sur-Loir en 1675 sous le règne de Louis XIV, Sougé-sur-Braye à la Révolution, enfin Sougé.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1792 an IX Abbé Pujos   Curé, maire
an IX 1806 Pierre-Louis Hogou   Maire
1806 1810 Bardet-Nivault   Maire
1810 1812 Gachet   Maire
1812 1818 Bardet-Nivault   Maire
1818 1825 Louis Martin de la Gasnerie   Maire
1835 1840 Bellamy   Maire
1846 1852 Audebert   Maire
1852 1861 Aveline   Maire
1861 1869 Pinaudier   Maire
1869 1876 Gaudissart   Maire
1876 1884 Aubin   Maire
1884 1907 Gabriel Haudebert   Maire
1907 1909 Jean Courson   Maire
1909 1916 Dominique Courson   Maire
1956 1965 Jacques Aubert   Notaire honoraire, maire
1965 1972 Elie Monseillier PCF Postier, maire
mars 2001 2008 Bernard Bonhomme Divers droite Conseiller général
2008 en cours Bernard Bonhomme Divers droite Conseiller général
Les données manquantes sont à compléter.

Sougé fait partie de la Communauté de communes des Coteaux de la Braye.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[1]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[2].

En 2015, la commune comptait 472 habitants[Note 1], en diminution de 2,07 % par rapport à 2010 (Loir-et-Cher : +0,9 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 3281 4321 3911 3601 3611 3331 2751 2051 185
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 1551 1331 1441 0391 0521 0651 0341 0471 000
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
963917901839770737671675680
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
604570518493462437470475480
2013 2015 - - - - - - -
476472-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (34 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (26,3 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,2 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49,8 % d'hommes (0 à 14 ans = 15,5 %, 15 à 29 ans = 14,2 %, 30 à 44 ans = 20,9 %, 45 à 59 ans = 19,2 %, plus de 60 ans = 30,2 %) ;
  • 50,2 % de femmes (0 à 14 ans = 12,4 %, 15 à 29 ans = 10,4 %, 30 à 44 ans = 17,8 %, 45 à 59 ans = 21,6 %, plus de 60 ans = 37,8 %).
Pyramide des âges à Sougé en 2007 en pourcentage[5]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,0 
90  ans ou +
0,4 
10,5 
75 à 89 ans
21,6 
19,7 
60 à 74 ans
15,8 
19,2 
45 à 59 ans
21,6 
20,9 
30 à 44 ans
17,8 
14,2 
15 à 29 ans
10,4 
15,5 
0 à 14 ans
12,4 
Pyramide des âges du département de Loir-et-Cher en 2007 en pourcentage[6]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,6 
90  ans ou +
1,6 
8,3 
75 à 89 ans
11,5 
14,8 
60 à 74 ans
15,7 
21,4 
45 à 59 ans
20,6 
20,3 
30 à 44 ans
19,2 
16,2 
15 à 29 ans
14,7 
18,5 
0 à 14 ans
16,7 

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église du XVe siècle[modifier | modifier le code]

L’église de Sougé date du XVe siècle, soit du temps de la reconstruction du royaume après la guerre de Cent Ans. Toutefois, elle est établie sur des murs d'une construction plus ancienne attendu qu'on lit la date de « 1063 » sur le cintre d'une fenêtre bouchée du côté du jardin ; le roi de France était alors Philippe Ier, de la dynastie des Capétiens directs. Le chœur est garni de stalles du XVe siècle provenant de l'abbaye de la Virginité, près de Fargot. Saint Quentin, évangélisateur de Sougé, est à ce titre le patron de l'église de Sougé. L'érection du chemin de croix s'est faite sous Louis-Philippe Ier, le 2 octobre 1836.

Le Camp de César[modifier | modifier le code]

Le camp romain de Sougé est nommé « Camp de César » dans le pays. Il subsiste encore quelques traces de ce camp sur le plateau dominant le village où il occupait 6 hectares. On distingue encore les restes de la butte (où était établi le castellum) et du fossé.

Autres monuments[modifier | modifier le code]

  • Grotte de Saint-Amadour : ancienne chapelle érémitique souterraine creusée dans le roc.
  • Le presbytère est une construction du XIIe siècle à fenêtres plein cintre (murées), remanié au XVe siècle (ancien prieuré). Il était situé, à l’époque révolutionnaire, « place de l'arbre de la Liberté ».
  • Le collège de Sougé : l'école de Sougé est qualifiée Collège dans un testament de 1697, c’est-à-dire sous Louis XIV.
  • Le manoir des Noues est non seulement un manoir, comme l’indique sa dénomination, mais aussi un ancien fief. Le fief des Noues a appartenu à la seigneurie des Roches de Sougé. Il reste des monuments anciens tels qu’un vieux pigeonnier et une tour d’angle aux murs de la cour des Noues. Les douves ont été comblées.
    La tradition raconte que le roi François Ier aurait couché aux Noues et accordé au seigneur du lieu le droit de pigeonnier.
  • Ancienne ligne de chemin de fer (la ligne Vendôme-Pont de Braye se construit en 1877, c'est-à-dire sous Mac-Mahon).
  • Les voies romaines. Deux voies gallo-romaines se croisaient à Sougé : l'une reliait Le Mans à Ternay et passait par un pont sur le Loir ; l'autre reliait Angers-La Flèche à Areines.
  • La plaine de Sougé.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr sougé (loir-et-cher).svg

Les armoiries de Sougé se blasonnent ainsi :

D'argent aux deux fasces d'azur, à la bande fuselée de gueules senestrée en chef d'une force de tondeur de sable brochant.

Création J.P. Fernon (1993).

Personnalités liées à la commune de Sougé[modifier | modifier le code]

L'acteur comique Jean Yanne, qui était le neveu des derniers gardes-barrières de la petite gare de Sougé, M. et Mme Crosnier, a gravé son nom dans le clocher de Sougé avant de réussir, afin que ce geste contribue à lui porter chance et que Sougé se dote de la signature d'une célébrité, car il était sûr de sa réussite.

Son humour décapant lui fit créer le slogan : « Il est interdit d'interdire. », qu'il prononça par dérision lors d'une de ses émissions radiophoniques du dimanche au printemps 1968[réf. nécessaire], et qu'il fut bien étonné d'entendre repris au premier degré par les soixante-huitards.

L'horloger Constant Vénérand Godefroy (1832-1911), né d'un père tisserand et d'une mère fileuse. Moins connu que Jean-Eugène Robert-Houdin, il a cependant réalisé de très belles horloges d'édifices à Blois et autour de Blois, dont une astronomique à complications. D'origine très modeste, il a été élève au petit séminaire de Blois. Son maître d'apprentissage n'est pas connu. De nombreuses recherches restent encore à mener sur cet horloger qui permet de faire un lien au XIXe siècle avec l'horlogerie remarquable des maîtres horlogers du Blaisois des siècles précédents (cf. article Constant Vénérand GODEFROY, Horloger à Blois - 1832/1911 - AFAHA n° 50 - 2001 - par Thibaud FOURRIER - Gilles Vassort).

L'acteur Thomas Jouannet y vit depuis quelques mois avec son épouse Armelle Deutsch en couple depuis 2010.

Événements[modifier | modifier le code]

  • Le grand vide-grenier du 15-Août.
  • Le ball-trap.
  • Le rallye Cœur de France (dans les hauts de Sougé vers Bonneveau depuis 2009).
  • La foire sougéenne (nouvel évènement depuis 2012).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]


Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • "Dictionnaire topographique, historique, biographique, généalogique et Héraldique du Vendômois et de l'arrondissement de Vendôme" de Raoul de Saint Venant

Liens externes[modifier | modifier le code]