Gombergean

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Gombergean
Gombergean
Blason de Gombergean
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Loir-et-Cher
Arrondissement Vendôme
Canton Montoire-sur-le-Loir
Intercommunalité Communauté d'agglomération Territoires Vendômois
Maire
Mandat
Jérôme Callut
2014-2020
Code postal 41310
Code commune 41098
Démographie
Gentilé Gombergeanais
Population
municipale
188 hab. (2017 en diminution de 1,57 % par rapport à 2012)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 39′ 07″ nord, 1° 05′ 03″ est
Altitude Min. 114 m
Max. 130 m
Superficie 12,18 km2
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Centre-Val de Loire
Voir sur la carte administrative du Centre
City locator 14.svg
Gombergean
Géolocalisation sur la carte : Loir-et-Cher
Voir sur la carte topographique de Loir-et-Cher
City locator 14.svg
Gombergean
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Gombergean
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Gombergean

Gombergean est une commune française située dans le département de Loir-et-Cher en région Centre-Val de Loire.

Localisée au nord-ouest du département, la commune fait partie de la petite région agricole « la Beauce », une vaste étendue de cultures céréalières, oléagineuses (colza) et protéagineuses (pois, féverolle, lupin), avec également de la betterave sucrière, et de la pomme de terre. Elle est drainée par la Cisse Landaise et par divers petits cours d'eau.

L'occupation des sols est marquée par l'importance des espaces agricoles et naturels qui occupent la quasi-totalité du territoire communal. Aucun espace naturel présentant un intérêt patrimonial n'est toutefois recensé sur la commune dans l'inventaire national du patrimoine naturel. En 2010, l'orientation technico-économique de l'agriculture sur la commune est la culture des céréales et des oléoprotéagineux. À l'instar du département qui a vu disparaître le quart de ses exploitations en dix ans, le nombre d'exploitations agricoles a fortement diminué, passant de 28 en 1988, à 10 en 2000, puis à 9 en 2010.

Avec 188 habitants en 2017, la commune fait partie des 44 communes les plus faiblement peuplées de Loir-et-Cher.

Ses habitants s'appellent les Gombergeanaises et les Gombergeanais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La commune de Gombergean se trouve au nord-ouest du département de Loir-et-Cher, dans la petite région agricole de la Beauce[1],[2]. À vol d'oiseau, elle se situe à 19,6 km de Blois[3], préfecture du département, à 15,9 km de Vendôme[4], sous-préfecture, et à 20 km de Montoire-sur-le-Loir, chef-lieu du canton de Montoire-sur-le-Loir dont dépend la commune depuis 2015[5]. La commune fait en outre partie du bassin de vie de Château-Renault[6].

Les communes les plus proches sont[7] : Lancôme (3,3 km) , Pray (3,8 km) , Saint-Cyr-du-Gault (4,9 km) , Françay (4,9 km) , Lancé (4,9 km) , Saint-Gourgon (5,1 km) , Saint-Étienne-des-Guérets (5,8 km) , Saint-Amand-Longpré (6,5 km) et Herbault (6,7 km).

Paysages et relief[modifier | modifier le code]

Dans le cadre de la Convention européenne du paysage, adoptée le et entrée en vigueur en France le , un atlas des paysages de Loir-et-Cher a été élaboré en 2010 par le CAUE de Loir-et-Cher, en collaboration avec la DIREN Centre (devenue DREAL en 2011), partenaire financier[8]. Les paysages du département s’organisent ainsi en huit grands ensembles et 25 unités de paysage[Note 1],[9]. La commune fait partie de l’unité de paysage de « la Beauce »[10].

La fertile Beauce, qui couvre pas moins de six cent mille hectares, est un vaste plateau, essentiellement consacré aux grandes cultures (céréales, colza, betterave sucrière). En Loir-et-Cher, la Beauce s'avance jusqu'à Blois, bordée au nord par le Loir et au sud par la Loire, couvrant un septième du département. Ses paysages épurés et ouverts sur le ciel contrastent avec les vertes collines Percheronnes au nord et surtout avec les grandes forêts Solognotes au sud[11].

L'altitude du territoire communal varie de 114 mètres à 130 mètres[12],[13].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Carte en couleur présentantle réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Gombergean.

La commune est drainée par la Cisse Landaise (1,723 km) et par divers petits cours d'eau, constituant un réseau hydrographique de 8,33 km de longueur totale[14].

La Cisse Landaise traverse la commune d'ouest en est. D'une longueur totale de 19,8 km, elle prend sa source dans la commune de Saint-Cyr-du-Gault et se jette dans la Cisse à Saint-Bohaire, après avoir traversé 6 communes[15]. Sur le plan piscicole, ce cours d'eau est classé en première catégorie, où le peuplement piscicole dominant est constitué de salmonidés (truite, omble chevalier, ombre commun, huchon)[16].

Climat[modifier | modifier le code]

Paramètres climatiques pour la commune sur la période 1970-2000

- Moyenne annuelle de température : 11,1 °C
- Nombre de jours avec une température inférieure à -5°C : 3,2 j
- Nombre de jours avec une température supérieure à 30°C : 5 j
- Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 15,2 °C
- Cumuls annuels de précipitation : 656 mm
- Nombre de jours de précipitation en janvier : 10,2 j
- Nombre de jours de précipitation en juillet : 7,1 j

La commune bénéficie d’un climat « océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord », selon la typologie des climats en France définie en 2010. Ce type affecte l’ensemble du Bassin parisien avec une extension vers le sud, et en particulier la plus grande partie du département de Loir-et-Cher. Le climat reste océanique mais avec de belles dégradations. Les températures sont intermédiaires et les précipitations sont faibles (moins de 700 mm de cumul annuel), surtout en été, mais les pluies tombent en moyenne sur 12 jours en janvier et sur 8 en juillet, valeurs moyennes rapportées à l’ensemble français. La variabilité interannuelle des précipitations est minimale tandis que celle des températures est élevée[17].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir cette typologie comportent 6 variables pour les températures et 8 pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-contre[17]. Avec le changement climatique, ces variables ont pu depuis évoluer.

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Aucun espace naturel présentant un intérêt patrimonial n'est recensé sur la commune dans l'inventaire national du patrimoine naturel[18],[19],[20].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Infrastructures et occupation des sols de la commune de Gombergean.

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Selon la terminologie définie par l'Insee, Gombergean est une commune rurale, car elle n'appartient à aucune unité urbaine[Note 3],[21],[22].

L'occupation des sols est marquée par l'importance des espaces agricoles et naturels (100 %). La répartition détaillée ressortant de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover millésimée 2012 est la suivante : terres arables (86,1 %), zones agricoles hétérogènes (3,9 %), forêts (10 %)[14].

Planification[modifier | modifier le code]

La loi SRU du a incité fortement les communes à se regrouper au sein d’un établissement public, pour déterminer les partis d’aménagement de l’espace au sein d’un SCoT, un document essentiel d’orientation stratégique des politiques publiques à une grande échelle. La commune est dans le territoire du SCOT des Territoires du Grand Vendômois, approuvé en 2006 et dont la révision a été prescrite en 2017, pour tenir compte de l’élargissement de périmètre[23],[24].

En matière de planification, la commune disposait en 2017 d'une carte communale approuvée, un plan local d'urbanisme était en élaboration[25]. Par ailleurs, suite à la loi ALUR (loi pour l'accès au logement et un urbanisme rénové) de mars 2014, un plan local d'urbanisme intercommunal couvrant le territoire de la Communauté d'agglomération Territoires Vendômois a été prescrit le [26].

Habitat et logement[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous présente la tyopologie des logements à Gombergean en 2016 en comparaison avec celle du Loir-et-Cher et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (9,9 %) inférieure à celle du département (18 %) mais supérieure à celle de la France entière (9,6 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 85,3 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (88,1 % en 2011), contre 68,1 % pour le Loir-et-Cher et 57,6 pour la France entière.

Le logement à Gombergean en 2016.
Gombergean[27] Loir-et-Cher[28] France entière[29]
Résidences principales (en %) 82,3 74,5 82,3
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 9,9 18 9,6
Logements vacants (en %) 7,7 7,5 8,1

Risques majeurs[modifier | modifier le code]

Le territoire communal de Gombergean est vulnérable à différents aléas naturels : climatiques (hiver exceptionnel ou canicule), mouvements de terrains ou sismique (sismicité très faible)[30],[31].

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont liés au retrait-gonflement des argiles[30]. Le phénomène de retrait-gonflement des argiles est la conséquence d'un changement d'humidité des sols argileux. Les argiles sont capables de fixer l'eau disponible mais aussi de la perdre en se rétractant en cas de sécheresse[32]. Ce phénomène peut provoquer des dégâts très importants sur les constructions (fissures, déformations des ouvertures) pouvant rendre inhabitables certains locaux. La carte de zonage de cet aléa peut être consultée sur le site de l'observatoire national des risques naturels Georisques[33].


Économie[modifier | modifier le code]

Secteurs d'activité[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous détaille le nombre d'entreprises implantées à Gombergean selon leur secteur d'activité et le nombre de leurs salariés[34] :

Établissements actifs par secteur d'activité au .
total % com (% dep[35]) 0 salarié 1 à 9 salarié(s) 10 à 19 salariés 20 à 49 salariés 50 salariés ou plus
Ensemble 15 100,0 (100) 11 4 0 0 0
Agriculture, sylviculture et pêche 8 53,3 (11,8) 6 2 0 0 0
Industrie 1 6,7 (6,5) 1 0 0 0 0
Construction 2 13,3 (10,3) 1 1 0 0 0
Commerce, transports, services divers 3 20,0 (57,9) 3 0 0 0 0
dont commerce et réparation automobile 1 6,7 (17,5) 1 0 0 0 0
Administration publique, enseignement, santé, action sociale 1 6,7 (13,5) 0 1 0 0 0
Champ : ensemble des activités.

Le secteur agricole est important puisqu'il représente 53,3 % du nombre d'entreprises de la commune (8 sur 15), contre 11,8 % au niveau départemental. Sur les 15 entreprises implantées à Gombergean en 2016, 11 ne font appel à aucun salarié et 4 comptent 1 à 9 salariés.

Au , la commune est classée en zone de revitalisation rurale (ZRR), un dispositif visant à aider le développement des territoires ruraux principalement à travers des mesures fiscales et sociales. Des mesures spécifiques en faveur du développement économique s'y appliquent également[36].

Le principal secteur économique est l'agriculture mais on compte aussi quelques artisans (maroquinerie, menuiserie agencement d'intérieur et extérieur...). Il n'y a aucune activité du secteur tertiaire basée sur le village.

Agriculture[modifier | modifier le code]

En 2010, l'orientation technico-économique de l'agriculture sur la commune est la culture de céréales et d'oléoprotéagineux (COP)[37]. Le département a perdu près d'un quart de ses exploitations en 10 ans, entre 2000 et 2010 (c'est le département de la région Centre-Val de Loire qui en compte le moins)[38]. Cette tendance se retrouve également au niveau de la commune où le nombre d’exploitations est passé de 17 en 1988 à 10 en 2000 puis à 9 en 2010. Parallèlement, la taille de ces exploitations augmente, passant de 63 ha en 1988 à 99 ha en 2010[37]. Le tableau ci-dessous présente les principales caractéristiques des exploitations agricoles de Gombergean, observées sur une période de 22 ans :

Évolution de l’agriculture à Gombergean (41) entre 1988 et 2010.
1988 2000 2010
Dimension économique[37]
Nombre d’exploitations (u) 17 10 9
Travail (UTA) 28 12 9
Surface agricole utilisée (ha) 1 066 1 156 892
Cultures[39]
Terres labourables (ha) 1 053 1 154 892
Céréales (ha) 714 734 630
dont blé tendre (ha) 427 463 416
dont maïs-grain et maïs-semence (ha) 87 89 s
Tournesol (ha) 243 104 94
Colza et navette (ha) 76 s 135
Élevage[37]
Cheptel (UGBTA[Note 4]) 32 5 3

Histoire[modifier | modifier le code]

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

Nouvelle organisation territoriale[modifier | modifier le code]

Le décret de l'Assemblée Nationale du décrète « il y aura une municipalité dans chaque ville, bourg, paroisse ou communauté de campagne ». Ce décret ne crée pas encore les communes, mais les municipalités, témoignant et entretenant une confusion entre l'institution et le territoire et ouvrant la porte à un nombre considérable de municipalités[40]. En Loir-et-Cher ce décret est interprété dans un sens très large et toutes les paroisses fiscales et tous les hameaux sont dotés d'une municipalité, ce qui conduit à des regroupements fin 1790[41]. Une première définition de la commune est faite avec l'article 8 de la constitution du qui dispose que « les citoyens français, considérés sous le rapport des relations locales qui naissent de leur réunion dans les villes et dans certains arrondissements du territoire des campagnes, forment des communes »[42]. Enfin le terme « commune », au sens de l’administration territoriale actuelle, est imposé par le décret de la Convention nationale du 10 brumaire an II () : « La Convention nationale, sur la proposition d’un membre, décrète que toutes les dénominations de ville, bourg ou village sont supprimées et que celle de commune leur est substituée »[42]. Ainsi la municipalité de Gombergeau devient formellement « commune de Gombergeau » en 1793[43].

En 1790, dans le cadre de la création des départements, la municipalité est rattachée au canton de Saint Amand et au district de Vendôme[43]. Les cantons sont supprimés, en tant que découpage administratif, par une loi du , et ne conservent qu'un rôle électoral, permettant l’élection des électeurs du second degré chargés de désigner les députés[44],[45]. La Constitution du 5 fructidor an III, appliquée à partir de vendémiaire an IV (1795) supprime les districts, considérés comme des rouages administratifs liés à la Terreur, mais maintient les cantons qui acquièrent dès lors plus d'importance en retrouvant une fonction administrative[44]. Enfin, sous le Consulat, un redécoupage territorial visant à réduire le nombre de justices de paix ramène le nombre de cantons en Loir-et-Cher de 33 à 24[46]. Gombergean est alors rattachée au canton de Saint-Amand et à l'Arrondissement de Vendôme par arrêté du 5 vendémiaire an X ()[47],[43],[48]. Cette organisation va rester inchangée pendant près de 150 ans.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Le nom du village vient de son nom au IIe siècle : « Villa Gomberge », le domaine de Gomberge, le nom d'une femme (héritière, fondatrice ?). Vers 1060 est entreprise la construction de l'église Saint-Georges (saint Georges étant le patron de Gombergean). Elle appartenait à l'abbaye de la Trinité de Vendôme. Puis il y eut un prieuré et une métairie (pour l'église). Elle dépendait du diocèse de Chartres. Sur l'histoire du village, il n'y eut point en ce lieu de grande bataille, ni de noble naissance, ni de base militaire secrète, rien que de « l'endordinaire » comme l'aurait dit Pérec. Bref à Gombergean on vit des jours paisibles, heureux et longs comme le témoigne la rue des 108 ans où vécut et mourut la doyenne du village, alors doyenne des Françaises.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

La commune de Gombergean est membre de la Communauté d'agglomération Territoires Vendômois, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le [49].

Elle est rattachée sur le plan administratif à l'arrondissement de Vendôme, au département de Loir-et-Cher et à la région Centre-Val de Loire[6], en tant que circonscriptions administratives[6]. Sur le plan électoral, elle est rattachée au canton de Montoire-sur-le-Loir depuis 2015 pour l'élection des conseillers départementaux[50] et à la Troisième circonscription de Loir-et-Cher pour les élections législatives[51].

Politique et administration municipale[modifier | modifier le code]

Conseil municipal et maire[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal de Gombergean, commune de moins de 1 000 habitants, est élu au scrutin majoritaire plurinominal[52] avec liste ouvertes et panachage[53]. Le maire, à la fois agent de l'État et exécutif de la commune en tant que collectivité territoriale, est élu par le conseil municipal au scrutin secret lors de la première réunion du conseil suivant les élections municipales, pour un mandat de six ans, c'est-à-dire pour la durée du mandat du conseil[54].

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Raymond Huet - -
mars 2008 mars 2014 Raymond Huet - -
  En cours Jérôme Callut    
Les données manquantes sont à compléter.

Équipements et services[modifier | modifier le code]

Eau et assainissement[modifier | modifier le code]

L’organisation de la distribution de l’eau potable, de la collecte et du traitement des eaux usées et pluviales relève des communes. La compétence eau et assainissement des communes est un service public industriel et commercial (SPIC)[55].

Assainissement des eaux usées[modifier | modifier le code]

En 2019, la commune de Gombergean gère le service d’assainissement collectif en régie directe, c’est-à-dire avec ses propres personnels, avec le statut de régie à autonomie financière[56]. Une station de traitement des eaux usées est en service au sur le territoire communal[57] : « Le Bourg (Parcelle 786 789P) », un équipement utilisant la technique du filtre biologique, dont la capacité est de 120 EH , mis en service le [58].

L’assainissement non collectif (ANC) désigne les installations individuelles de traitement des eaux domestiques qui ne sont pas desservies par un réseau public de collecte des eaux usées et qui doivent en conséquence traiter elles-mêmes leurs eaux usées avant de les rejeter dans le milieu naturel[59]. La Communauté d'agglomération Territoires Vendômois assure pour le compte de la commune le service public d'assainissement non collectif (SPANC), qui a pour mission de vérifier la bonne exécution des travaux de réalisation et de réhabilitation, ainsi que le bon fonctionnement et l’entretien des installations[60].

Sécurité, justice et secours[modifier | modifier le code]

La sécurité de la commune est assurée par la brigade de gendarmerie de Saint-Amand-Longpré qui dépend du groupement de gendarmerie départementale de Loir-et-Cher installé à Blois[61].

En matière de justice, Gombergean relève du conseil de prud'hommes de Blois, de la Cour d'appel d'Orléans (juridiction de Blois)[62], de la Cour d'assises de Loir-et-Cher, du tribunal administratif de Blois, du tribunal de commerce de Blois et du tribunal judiciaire de Blois[63].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[64]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[65].

En 2017, la commune comptait 188 habitants[Note 5], en diminution de 1,57 % par rapport à 2012 (Loir-et-Cher : +0,08 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
227214239255277285279282286
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
300292351330314312327319338
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
325304298250244270261275230
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
203178172136146145144177196
2017 - - - - - - - -
188--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[66] puis Insee à partir de 2006[67].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (11,3 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (26,3 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,8 % contre 48,4 % au niveau national et 48,6 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50,8 % d'hommes (0 à 14 ans = 23,3 %, 15 à 29 ans = 16,7 %, 30 à 44 ans = 34,4 %, 45 à 59 ans = 16,7 %, plus de 60 ans = 8,9 %) ;
  • 49,2 % de femmes (0 à 14 ans = 20,7 %, 15 à 29 ans = 19,5 %, 30 à 44 ans = 31 %, 45 à 59 ans = 14,9 %, plus de 60 ans = 13,7 %).
Pyramide des âges à Gombergean en 2007 en pourcentage[68]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,0 
90  ans ou +
0,0 
2,2 
75 à 89 ans
5,7 
6,7 
60 à 74 ans
8,0 
16,7 
45 à 59 ans
14,9 
34,4 
30 à 44 ans
31,0 
16,7 
15 à 29 ans
19,5 
23,3 
0 à 14 ans
20,7 
Pyramide des âges du département de Loir-et-Cher en 2007 en pourcentage[69]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,6 
90  ans ou +
1,6 
8,3 
75 à 89 ans
11,5 
14,8 
60 à 74 ans
15,7 
21,4 
45 à 59 ans
20,6 
20,3 
30 à 44 ans
19,2 
16,2 
15 à 29 ans
14,7 
18,5 
0 à 14 ans
16,7 

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Gombergean compte trois monuments : un monument aux morts remarquablement bien conservé, une église datant du XIe siècle et enfin le village qui est en lui-même un témoignage de la vie en France depuis l'époque des Gaulois.
Attardons-nous sur l'église. Comme indiqué plus haut, elle fut construite au XIe siècle. Elle subit d'importantes rénovations et modifications aux XVe et XVIe siècles avec notamment une nef à lambris et un crucifix en bois sculpté au XVIe siècle, un chœur plus étroit à chevet plat, des baies gothiques, un portail roman et des dalles funéraires de 1583 à 1652 et une piscine au XVe siècle. Plus récemment, son clocher a été rénové 2005.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr gombergean (loir-et-cher).svg

Les armoiries de Gombergean se blasonnent ainsi :

D'argent à la croix de gueules cantonnée en chef à dextre d'une larme du même.

Création J.P. Fernon (1994).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Aucune... à part feu la doyenne des Françaises, décédée à l'âge de 108 ans et 121 jours citée plus haut.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Une unité de paysage est un pan de territoire qui présente des caractéristiques paysagères propres.
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Une commune rurale est une commune n'appartenant pas à une unité urbaine. Les autres communes sont dites urbaines.
  4. L'Unité gros bétail alimentation totale (UGBTA) est une unité employée pour pouvoir comparer ou agréger des effectifs animaux d’espèces ou de catégories différentes (par exemple, une vache laitière = 1,45 UGBTA, une vache nourrice = 0,9 UGBTA, une truie-mère = 0,45 UGBTA).
  5. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Petites régions agricoles (PRA) par commune », sur https://geo.data.gouv.fr/ (consulté le 15 mars 2020)
  2. [PDF]« Carte des petites régions agricoles de Loir-et-Cher », sur la plateforme de l'information territoriale de Loir-et-Cher (consulté le 15 mars 2020)
  3. « Orthodromie entre "Gombergean" et "Blois" », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 15 mars 2020).
  4. « Orthodromie entre "Gombergean" et "Vendôme" », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 15 mars 2020).
  5. « Orthodromie entre "Gombergean" et "Montoire-sur-le-Loir" », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 15 mars 2020).
  6. a b et c « Métadonnées de la commune de Gombergean », sur le site de l'Insee (consulté le 15 mars 2020).
  7. « Communes les plus proches de Gombergean », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 15 mars 2020).
  8. « Pourquoi un Atlas des paysages du Loir-et-Cher ? », sur le site de l'atlas des paysages de Loir-et-Cher (consulté le 15 mars 2020)
  9. « Comment s’organise le contenu Internet de l’Atlas ? », sur le site de l'atlas des paysages de Loir-et-Cher (consulté le 15 mars 2020)
  10. « Unité de paysage : La Beauce - intro », sur le site de l'atlas des paysages de Loir-et-Cher (consulté le 15 mars 2020)
  11. « Unité de paysage : La Beauce - description », sur le site du CAUE dédié à l'atlas des paysages de Loir-et-Cher (consulté le 15 mars 2020)
  12. Répertoire géographique des communes (RGC) 2015. En 2016, le RGC a été remplacé par la base Admin Express qui ne comporte plus que l'altitude moyenne de la commune, les altitudes minimale et maximale pouvant être trouvées par un système d'information géographique.
  13. Carte de Gombergean, sur Géoportail, consulté le 15 mars 2020.
  14. a et b « Fiche communale de Gombergean », sur le système d'information pour la gestion des eaux souterraines en Centre-Val de Loire (consulté le 16 mars 2020)
  15. Sandre, « la Cisse Landaise »
  16. « Décret n°58-873 du 16 septembre 1958 déterminant le classement des cours d'eau en deux catégories - Version consolidée », sur https://www.legifrance.gouv.fr (consulté le 16 mars 2020)
  17. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le 3 avril 2020)
  18. « Liste des zones Natura 2000 de la commune de Gombergean » (consulté le 19 mars 2020).
  19. « Liste des ZNIEFF de la commune de Gombergean » (consulté le 19 mars 2020).
  20. « Liste des espaces protégés sur la commune de Gombergean » (consulté le 19 mars 2020).
  21. « Métadonnées de la commune de Gombergean », sur https://www.insee.fr/ (consulté le 22 mars 2020).
  22. « Découpage communal - Table d’appartenance géographique des communes et tables de passage », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 22 mars 2020)
  23. « Révision du SCOT des Territoires du Grand Vendômois », sur https://scottgv.wordpress.com/ (consulté le 22 mars 2020)
  24. « Les SCOT en Loir-et-Cher », sur le site de la préfecture de Loir-et-Cher (consulté le 22 mars 2020)
  25. « Etat par commune des POS, PLU et cartes communales », sur https://www.observatoire-des-territoires.gouv.fr/ (consulté le 22 mars 2020)
  26. « Les PLUi (Plans locaux d'urbanisme intercommunaux) de Loir-et-Cher », sur http://www.loir-et-cher.gouv.fr/ (consulté le 22 mars 2020)
  27. « Chiffres clés - Logement en 2016 à Gombergean », sur le site de l'Insee (consulté le 23 mars 2020).
  28. « Chiffres clés - Logement en 2016 dans le Loir-et-Cher », sur https://www.insee.fr/ (consulté le 23 mars 2020).
  29. « Chiffres clés - Logement en 2016 dans la France entière », sur https://www.insee.fr/ (consulté le 23 mars 2020).
  30. a et b [PDF]« Le Dossier Départemental des Risques Majeurs (DDRM) de Loir-et-Cher - Liste des risques par commune », sur http://www.loir-et-cher.gouv.fr/ (consulté le 26 mars 2020), p. 74-86
  31. « Rapport présentant les risques affectant la commune », sur l'observatoire national des risques naturels, (consulté le 26 mars 2020)
  32. « Argiles - Aléa retrait-gonflement des argiles - Description du phénomène », sur le site « Géorisques » du ministère de la transition écologique et solidaire (consulté le 25 mars 2020).
  33. « Carte de zonage de l'aléa retrait-gonflement des argiles sur la commune de Gombergean », sur http://www.georisques.gouv.fr/ (consulté le 25 mars 2020)
  34. « CEN T1 - Établissements actifs par secteur d'activité à Gombergean (41) au 31 décembre 2015 », sur http://www.insee.fr/ (consulté le 1er avril 2020).
  35. « CEN T1 - Établissements actifs par secteur d'activité pour le département de Loir-et-Cher », sur le site de l'Insee (consulté le 1er avril 2020).
  36. « Etat des ZRR au 1er juillet 2017 », sur http://www.observatoire-des-territoires.gouv.fr/ (consulté le 1er avril 2020)
  37. a b c et d « Fiche de recensement agricole - Exploitations ayant leur siège dans la commune de Gombergean », sur http://recensement-agricole.agriculture.gouv.fr/ (consulté le 2 avril 2020)
  38. « Économie et conjoncture - Agriculture », sur la plateforme de l'information territoriale de Loir-et-Cher (consulté le 2 avril 2020)
  39. « Fiche de recensement agricole - Exploitations ayant leur siège dans la commune de Gombergean », sur le site « Agreste » du service de la statistique et de la prospective (SSP) du ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt. (consulté le 2 avril 2020)
  40. Motte 2003, p. 24
  41. Christian Poitou 1997, p. 46.
  42. a et b Motte 2003, p. 23
  43. a b et c « Notice communale de Gombergeau », sur le site de l'EHESS (consulté le 29 mars 2020)
  44. a et b Gérard Lang, « Le Code officiel géographique (COG) - 4.3. : l’œuvre révolutionnaire », sur http://projetbabel.org/, (consulté le 29 mars 2020).
  45. « Historique de la décentralisation », sur http://www.collectivites-locales.gouv.fr/ (consulté le 29 mars 2020), p. 6.
  46. Christian Poitou 1997, p. 48.
  47. « Arrêté du 5 vendémiaire an IX portant réduction des justices de paix du département du Loiret - Bulletin des lois de 1801 - page 32 », sur https://gallica.bnf.fr (consulté le 29 mars 2020)
  48. Gérard Lang, « Le Code officiel géographique (COG) - 4.4. : le Consulat et l'Empire », sur http://projetbabel.org/, (consulté le 29 mars 2020)
  49. « CA Territoires Vendômois - fiche descriptive au 1er janvier 2019 », sur https://www.banatic.interieur.gouv.fr/ (consulté en 43915)
  50. « Décret n° 2014-244 du 25 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département du Loiret », sur http://www.legifrance.gouv.fr/ (consulté le 25 mars 2020).
  51. « Découpage électoral de Loir-et-Cher (avant et après la réforme de 2010) », sur http://www.politiquemania.com/ (consulté le 25 mars 2020).
  52. Article L. 252 du Code électoral
  53. « Municipales : le mode de scrutin dans les communes de moins de 1000 habitants », sur https://www.vie-publique.fr/, (consulté le 25 mars 2020)
  54. « Les fonctions d'un maire », sur https://www.vie-publique.fr/ (consulté le 25 mars 2020)
  55. « Le service public local de l’eau potable et de l’assainissement », sur https://www.vie-publique.fr/, (consulté le 27 mars 2020)
  56. « composition communale des services d'assainissement collectif pour l'année 2019 », sur http://www.services.eaufrance.fr, (consulté le 27 mars 2020)
  57. « Catalogue des stations d'épuration en service en Loir-et-Cher au 31 janvier 2019 », sur le site de l'agence de l'eau Loire-Bretagne (consulté le 27 mars 2020).
  58. « Fiche descriptive de l'ouvrage « Le Bourg (Parcelle 786 789P) » », sur http://www.sandre.eaufrance.fr/ (consulté le 27 mars 2020)
  59. « Tout savoir sur l’assainissement non collectif », sur le portail ministériel de l'assainissement non collectif (consulté le 27 mars 2020)
  60. « composition communale des services d'assainissement non collectif pour l'année 2019 », sur http://www.services.eaufrance.fr, (consulté en 127 mars 2020)
  61. « Compétence territoriale gendarmerie et police nationales », sur https://www.data.gouv.fr (consulté le 30 mars 2020)
  62. « Les tribunaux - Juridictions du ressort », sur https://www.cours-appel.justice.fr/ (consulté le 30 mars 2020)
  63. « Liste des juridictions compétentes pour la commune de Gombergean », sur le site du ministère de la Justice et des libertés (consulté le 30 mars 2020).
  64. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  65. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  66. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  67. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  68. « Évolution et structure de la population à Gombergean en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 8 octobre 2010)
  69. « Résultats du recensement de la population du Loir-et-Cher en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 8 octobre 2010)


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michel Provost, Carte archéologique de la Gaule - Le Loir-et-Cher, Paris, Académie des inscriptions et belles-lettres, , 159 p. (ISBN 2-87754-003-0)
  • Christian Poitou, Paroisses et communes de France - Loir-et-Cher, Paris, CNRS Editions, , 591 p. (ISBN 2-271-05482-6)
  • Stéphane Gendron, Les noms de lieux du Centre, Paris, éditions Bonneton, , 232 p. (ISBN 978 2 862 53226 4).
  • Claude Motte, Isabelle Séguy & Christine Théré, avec la collaboration de Dominique Tixier-Basse, Communes d’hier, communes d’aujourd’hui - Les communes de la France métropolitaine, 1801-2001. Dictionnaire d’histoire administrative, Paris, Institut National d’Études Démographiques,, , 408 p. (ISBN 978-2-7332-1028-4)

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]