Jean-Luc Poudroux

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Jean-Luc Poudroux
Illustration.
Jean-Luc Poudroux en 2018.
Fonctions
Député français
En fonction depuis le
(1 an, 1 mois et 16 jours)
Élection 30 septembre 2018
Circonscription 7e de La Réunion
Législature XVe (Cinquième République)
Groupe politique App. LR
Prédécesseur Thierry Robert (indirectement)
Maire de Saint-Leu

(3 ans, 11 mois et 17 jours)
Élection
Prédécesseur Yannick Payet
Successeur Thierry Robert

(13 ans, 11 mois et 19 jours)
Élection
Réélection
Prédécesseur Mario Hoarau
Successeur Yannick Payet
Président du conseil général de La Réunion

(6 ans et 2 jours)
Élection
Réélection
Prédécesseur Christophe Payet
Successeur Nassimah Dindar
Biographie
Nom de naissance Jean-Luc Pierre Poudroux[1]
Date de naissance (69 ans)
Lieu de naissance Saint-Leu (La Réunion)
Nationalité Française
Parti politique UDF (jusqu’en 2002)
UMP (2002-2008)
OR (depuis 2008)
Profession Enseignant

Jean-Luc Poudroux, né le à Saint-Leu (La Réunion), est un homme politique français. Il est président du conseil général de La Réunion de 1998 à 2004 et député depuis 2018.

Biographie[modifier | modifier le code]

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Enseignant de profession, il se met en détachement pour gérer ses mandats électifs avant de prendre sa retraite[2].

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Conseiller municipal de Saint-Leu de 1971 à 1977 puis de 1989 à 2015[3], il est maire de la commune entre 1989 et 2008 (avec un interlude de 2003 à 2004, son adjoint Yannick Payet le remplaçant alors qu'il a privilégié la présidence du conseil général)[4],[5]. Il est battu aux élections municipales de 2008 et de 2014 par Thierry Robert, candidat du MoDem[1],[6].

Élu conseiller général dans le canton de Saint-Leu-2 de 1988 à 2008, il préside le conseil général de La Réunion de 1998 à 2004, date à laquelle Nassimah Dindar lui succède alors qu'il ne se représente pas[7],[8]. Il est défait de justesse en 2008 par Isabelle Poudroux[9], et ne parvient pas à récupérer un mandat de conseiller général lors de l’élection cantonale partielle de 2009, recueillant 45,6 % des voix au second tour face à Thierry Robert[10].

Membre de l'UDF, il soutient Jacques Chirac à l'élection présidentielle de 1995. Candidat aux élections sénatoriales de 2001 en tête de la liste « Ensemble pour La Réunion dans la France », soutenue par le RPR, il souffre d'une forte division à droite et ne parvient pas à être élu au Sénat[2],[11].

Il fait ensuite partie de l'UMP, dont il est secrétaire départemental à La Réunion de 2003 à 2008, et soutient Nicolas Sarkozy au congrès de 2004 et à l’élection présidentielle de 2007[2],[4]. Il quitte l’UMP en 2008, après la réélection de Nassimah Dindar à la tête du conseil général par une coalition allant de la gauche aux divers droite, et rejoint le bureau exécutif de l'association de Didier Robert, Objectif Réunion (OR), qui est transformée en parti en 2013[4],[12].

Il se présente à l’élection législative partielle de 2018 dans la 7e circonscription de La Réunion, avec le soutien des Républicains, de l'UDI et d’Objectif Réunion[13]. Au premier tour, il arrive en tête avec 27,1 % des voix, dix points devant Pierrick Robert, frère du député déchu, Thierry Robert[14]. Il est élu avec 59,4 % des suffrages au second tour[15],[16].

Élu sous l’étiquette « divers droite », il rejoint le groupe Les Républicains à l’Assemblée nationale en tant qu’apparenté[17],[18]. Il est membre de la commission du Développement durable et de l'Aménagement du territoire.

Polémiques[modifier | modifier le code]

En , le journal satirique réunionnais Le Tangue, en collaboration avec le Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ), révèle que le nom de Jean-Luc Poudroux apparaît dans le scandale des SwissLeaks pour avoir possédé, de 1992 à 1999, un compte en Suisse auprès de la banque HSBC[19]. Selon le député, il y aurait déposé à l'époque l'équivalent de 10 000 , en espérant « réaliser un placement rentable pour [sa] famille »[20]. Il admet également ne pas avoir déclaré cet argent au fisc afin de ne pas payer d'impôts[20]. Le compte est fermé en 1999. Les faits étant désormais prescrits, ce dossier n'aura aucune conséquence judiciaire[19]. Jean-Luc Poudroux reconnaît avoir commis « une faute morale »[20].

En , à la suite de la proposition de Jean-Luc Poudroux d’exploiter une nouvelle carrière à Sans Souci (commune de Saint-Paul) pour l’achèvement du chantier de la nouvelle route du Littoral (NRL)[21], sa suppléante à l’Assemblée nationale, Graziella Vergoz, dénonce dans un communiqué de presse « la manipulation de trop » et lui reproche de « bafouer l’intérêt de la population »[22]. Exprimant son ressentiment envers Jean-Luc Poudroux depuis l’élection législative partielle de 2018, elle rompt ses relations avec le député et indique qu’elle dénoncera « toute tentative de manipulation à venir »[22]. Elle précise qu’elle restera sa suppléante jusqu’au terme du mandat que leur ont confié les électeurs[22].

Détail des mandats et fonctions[modifier | modifier le code]

À l’Assemblée nationale[modifier | modifier le code]

Au niveau local[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Résultats des élections municipales de 2008 - Saint-Leu (974) », sur interieur.gouv.fr (consulté le 1er octobre 2018).
  2. a b c et d « Fiche de Jean-Luc Poudroux », sur Réunionnais du monde, (consulté le 24 septembre 2018).
  3. « Saint-Leu : Jean-Luc Poudroux n’est plus élu », Clicanoo,‎ (lire en ligne).
  4. a b et c « Législative partielle : qui est le nouveau député de la 7e circonscription ? », Réunion La Première,‎ (lire en ligne).
  5. « Jean-Luc Poudroux retrouve son fauteuil de maire », Clicanoo,‎ (lire en ligne).
  6. « Saint-Leu : Thierry Robert réélu au premier tour », Zinfos974,‎ (lire en ligne).
  7. « Conseil Général : Les agriculteurs bloquent le budget primitif 99 », Clicanoo,‎ (lire en ligne).
  8. « 2004 - Nassimah Dindar est la première femme élue présidente du conseil général de La Réunion », sur reunion.orange.fr, .
  9. « Résultats des élections cantonales de 2008 - Canton de Saint-Leu-2 », sur interieur.gouv.fr (consulté le 1er octobre 2018).
  10. « Saint-Leu 2 (La Réunion) : Élection cantonale partielle des 27 septembre et 4 octobre 2009 » [PDF], sur interieur.gouv.fr (consulté le 1er octobre 2018).
  11. « Résultats des élections sénatoriales de 2001 : La Réunion », sur politiquemania.com (consulté le 30 septembre 2018).
  12. « Objectif Réunion devient un parti politique », sur Zinfos974 (consulté le 1er octobre 2018).
  13. « Jean-Luc Poudroux, candidat à la députation dans la 7e circonscription », Linfo.re,‎ (lire en ligne).
  14. « Législative partielle à La Réunion : Jean-Luc Poudroux et Pierrick Robert au 2d tour dans la 7e circonscription », sur outremers360.com, .
  15. « Législative partielle : Jean-Luc Poudroux élu député », Linfo.re,‎ (lire en ligne).
  16. « Législatives partielles à La Réunion: Jean-Luc Poudroux élu député de la 7e circonscription », sur outremers360.com, .
  17. « Législative partielle à La Réunion : le candidat divers droite élu », Europe 1,‎ (lire en ligne).
  18. « Jean-Luc Poudroux élu député de la 7e circonscription de La Réunion », Zinfos974,‎ (lire en ligne).
  19. a et b Fabrice Floch, « SwissLeaks : Jean-Luc Poudroux va faire la lumière sur son ex compte en Suisse », Réunion La Première,‎ (lire en ligne).
  20. a b et c Jérôme Talpin, « Compte en Suisse : Jean-Luc Poudroux reconnaît "une faute morale" », Clicanoo,‎ (lire en ligne).
  21. « Jean-Luc Poudroux, l’homme qui a résolu (dans son imaginaire) le problème de roches massives », Imaz Press Réunion,‎ (lire en ligne).
  22. a b et c NP, « La suppléante de Jean-Luc Poudroux : “Nous nous sommes tous fait tromper” », Zinfos974,‎ (lire en ligne).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]