André Thien Ah Koon

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André Thien Ah Koon
Illustration.
André Thien Ah Koon en 2010.
Fonctions
Maire du Tampon
En fonction depuis le
(5 ans, 9 mois et 6 jours)
Élection
Prédécesseur Paulet Payet

(22 ans, 9 mois et 23 jours)
Prédécesseur Paul Badré
Successeur Didier Robert
Conseiller départemental de La Réunion
En fonction depuis le
(4 ans, 9 mois et 8 jours)
Avec Augustine Romano
Élection 29 mars 2015
Circonscription Canton du Tampon-2
Prédécesseur Augustine Romano
Conseiller régional de La Réunion

(5 ans, 8 mois et 17 jours)
Élection 21 mars 2010
Président Didier Robert
Député

(20 ans, 2 mois et 25 jours)
Élection 16 mars 1986
Réélection 12 juin 1988
21 mars 1993
25 mai 1997
9 juin 2002
Circonscription La Réunion (1986-1988)
3e de La Réunion (1988-2006)
Législature VIIIe, IXe, Xe, XIe et XIIe (Cinquième République)
Groupe politique NI (1986-1993)
RL (1993-1997)
NI (1997-2002)
app. UMP (2002-2006)
Prédécesseur Scrutin proportionnel
Successeur Didier Robert (indirectement)
Conseiller général de La Réunion

(3 ans et 28 jours)
Élection 27 mars 2011
Circonscription Canton du Tampon-2
Prédécesseur Maurice Christo Hoarau
Successeur Augustine Romano

(6 ans, 3 mois et 3 jours)
Élection 21 mars 1982
Circonscription Canton du Tampon-2
Prédécesseur Paul Gervais
Successeur Maxime Mak Yuen
Biographie
Date de naissance (79 ans)
Lieu de naissance Le Tampon (La Réunion)
Nationalité Français
Diplômé de IAE d'Aix-en-Provence
Profession Chef d'entreprise

André Thien Ah Koon, né le au Tampon (La Réunion), est un homme politique français. Député de 1986 à 2006, il est actuellement maire du Tampon et conseiller départemental de La Réunion.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et formation[modifier | modifier le code]

Les parents d'André Thien Ah Koon, originaires de Canton, arrivent à La Réunion à la fin de 1930. Ils s'installent à la Plaine des Cafres et y ouvrent une boutique.

André Thien Ah Koon suit deux années d'école chinoise avant d'entrer en sixième. À 14 ans, à la suite du décès de son père, il quitte le système scolaire afin d'aider à la boutique familiale. En 1967, il obtient un diplôme de perfectionnement en administration des entreprises à l'Institut d'administration des entreprises d'Aix-en-Provence.

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Il participe en 1968 à la fondation de l'Union des jeunes pour le progrès (UJP), mouvement politique proche du gaullisme. Il organise dans la foulée le premier festival de l'océan Indien. Il met sur pied le syndicat des agriculteurs de la Plaine des Cafres.

En 1970, il se présente sans succès aux élections cantonales dans le secteur de la Plaine des Cafres. Il l’emporte toutefois en 1976[réf. nécessaire]. Il est réélu conseiller général en 1982.

Il est cofondateur du Rotary Club de Saint-Pierre. En 1977, il est élu vice-président de la chambre de commerce et d'industrie de La Réunion et conserve cette fonction jusqu'en 1986.

En 1983, il est élu maire du Tampon. La même année, il devient président du conseil d'administration des hôpitaux du Sud. Il conserve la mairie du Tampon après les élections municipales de 1989 (sa liste ayant recueilli 75,3 % des voix), puis celles de 1995 (63,8 %) et de 2001 (65 %).

Il est élu député dans le département de La Réunion lors des élections législatives de 1986. Entre 1988 et 2002, il est sans discontinuer réélu député, dans la troisième circonscription de l'île. Il est la seule personnalité de droite à conserver son mandat de député à La Réunion à l’issue des élections législatives de 1997.

Poursuivi en justice et condamné à trois ans d’inéligibilité (voir infra), il quitte ses fonctions de maire du Tampon le . Après avoir songé à son adjoint Jacquet Hoarau pour lui succéder, il lui préfère finalement Didier Robert. Il démissionne également de l'Assemblée nationale le , évitant ainsi une déchéance de plein droit[1].

Ayant retrouvé la jouissance de ses droits civils et politiques, André Thien Ah Koon se présente aux élections régionales de 2010 à La Réunion, à la tête d'une liste divers droite[2]. Au second tour, après que sa liste a obtenu 5,4 %, il rejoint la liste « L'Alliance », qui regroupe notamment des candidats du Parti communiste réunionnais (PCR) et des personnalités issues de la société civile. Élu conseiller régional, il siège sur les bancs de l'opposition à Didier Robert, avec qui il a pris ses distances.

Lors des élections cantonales de 2011, il retrouve son mandat de conseiller général dans le canton du Tampon-2[3].

En 2014, il est réélu maire du Tampon, après que sa liste a obtenu 49,8 % des voix au second tour des élections municipales dans une triangulaire[4]. Il est également élu président de la communauté d'agglomération du Sud (CASUD). Touché par le cumul des mandats, il abandonne son mandat de conseiller général pour lequel il remplacé par sa suppléante, Augustine Romano[5].

Aux élections départementales de 2015, il est à nouveau élu dans le canton du Tampon-2, en binôme avec Augustine Romano[6]. Il figure par ailleurs en position non-éligible sur la liste conduite par Huguette Bello aux élections régionales de 2015, qui est battue par Didier Robert[7].

Affaires judiciaires[modifier | modifier le code]

En 1995, il est condamné à 10 000 francs d'amende pour prise illégale d'intérêts par la cour d'appel de Saint-Denis de La Réunion. Le , la Cour de cassation rejette son pourvoi contre cette condamnation[8].

En , la cour d'appel de Saint-Denis le condamne à deux ans de prison avec sursis, 100 000 euros d'amende et à une peine d'inéligibilité de trois ans, pour prise illégale d'intérêt et abus de biens sociaux. Il lui est notamment reproché d’avoir utilisé sa fonction pour faciliter l'acquisition de plusieurs terrains pour lui et les membres de sa famille[9]. La Cour de cassation rejetant son pourvoi et la grâce présidentielle lui ayant été refusée, sa condamnation devient définitive, ce qui le conduit à quitter provisoirement la vie politique.

Détail des mandats et fonctions[modifier | modifier le code]

À l’Assemblée nationale[modifier | modifier le code]

Au niveau local[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Décision no 2006-18 D du 29 juin 2006 » [PDF], sur conseil-constitutionnel.fr.
  2. Ministère de l’Intérieur, « Résultats des élections régionales 2010 », sur interieur.gouv.fr.
  3. Ministère de l’Intérieur, « Résultats des élections cantonales 2011 », sur interieur.gouv.fr.
  4. Ministère de l’Intérieur, « Résultats des élections municipales et communautaires 2014 », sur interieur.gouv.fr.
  5. « André Thien Ah Koon démissionne du Département », sur clicanoo.re, (consulté le 6 janvier 2020).
  6. Ministère de l’Intérieur, « Résultats des élections départementales 2015 », sur interieur.gouv.fr.
  7. Ministère de l’Intérieur, « Résultats des élections régionales 2015 », sur interieur.gouv.fr.
  8. Bruno Fay et Laurent Ollivier, Le Casier judiciaire de la République, Paris, Ramsay, , p. 264.
  9. Portail territorial, « 2 ans de prison avec sursis », sur territorial.fr.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]