René-Paul Victoria

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Victoria.

René-Paul Victoria
Illustration.
Fonctions
Député français

(10 ans)
Élection 16 juin 2002
Réélection 17 juin 2007
Circonscription 1re de La Réunion
Législature XIIe et XIIIe (Cinquième République)
Groupe politique UMP
Prédécesseur Michel Tamaya
Successeur Ericka Bareigts
Maire de Saint-Denis

(7 ans et 4 jours)
Prédécesseur Michel Tamaya
Successeur Gilbert Annette
Conseiller général de La Réunion

(4 ans, 3 mois et 21 jours)
Circonscription Canton de Saint-Denis-2
Prédécesseur Michel Chan Liat
Successeur Mickaël Nativel
Conseiller régional de La Réunion

(4 ans, 9 mois et 14 jours)
Biographie
Date de naissance (65 ans)
Lieu de naissance Sainte-Suzanne (La Réunion)
Nationalité Français
Parti politique RPR, UMP puis LR
Profession Directeur d'école
Religion Catholicisme

Né le à Sainte-Suzanne de La Réunion, René-Paul Victoria est un homme politique français. Ancien maire de Saint-Denis, il a été jusqu'en 2012 député de La Réunion après avoir été élu dans la première circonscription de La Réunion.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Candidat aux élections législatives françaises de 1997, il devance le candidat investi par le RPR et l'UDF Jean-Jacques Morel et perd aux 2e tour face à Michel Tamaya (PS), réalisant avec 16000 voix le meilleur score d'un candidat de droite depuis 1989. Il est déclaré inéligible en 1998 par le conseil constitutionnel pour une durée d'un an en application de l'article L.O. 128 du code électoral.

Aux municipales de mars 2001, il fait campagne sur le thème « Mieux vivre à Saint-Denis » afin que tous les quartiers de la ville soient dotés d'équipements de proximité. La liste qu'il conduit contre le maire sortant PS, Michel Tamaya, l'emporte dès le premier tour, le 11 mars 2001 avec plus de 51 % des suffrages. Il met en place une politique active d'équipements de proximité avec la construction du gymnase de la Montagne, la salle omnisports du Bois de Nèfles ou la piscine de la Source par exemple.

Le 1er janvier 2002, il achète quelques letchis sur un marché réunionnais immédiatement après minuit et devient ainsi la première personne à utiliser l'euro sous sa forme liquide grâce au décalage horaire dont bénéficie l'île par rapport au reste de la zone euro[1].

En mars 2002, il est élu député de la 1re circonscription face au sortant PS, Michel Tamaya, avec plus de 58 % des voix.

Il est élu le 16 juin 2002, pour la XIIe législature (2002-2007).

Contesté au conseil municipal par des alliés sa majorité se divise.

Soutenu par Jean-Luc Poudroux, maire de Saint-Leu, il devient le 31 août 2005, après désistement de son concurrent, le premier président de l'UMP à La Réunion.

Dans le cadre de l'élection présidentielle française de 2007, il est nommé mandataire du candidat Nicolas Sarkozy dans le département et investi de fait comme candidat officiel sortant de l'UMP sur la première circonscription pour les élections législatives.

Le 17 juin 2007, il est réélu député de première circonscription de La Réunion face au socialiste Gilbert Annette avec 51,46 % des suffrages. Le , en revanche, sa liste est battue par celle de Gilbert Annette au second tour des élections municipales : elle rassemble 46,17 % des voix. Cette défaite peut s'expliquer par l'alliance entre Gilbert Annette et les deux dissidents de l'UMP (Ibrahim Dindar et Gino Ponin-Ballom).

Après l'élection de Nassimah Dindar à la tête d'une écrasante majorité de gauche, il annonce sa démission de l'UMP et du groupe à l'Assemblée nationale, tout comme Didier Robert, Daniel Gonthier, Jean-Claude Lacouture, Michel Fontaine, Jean-Luc Poudroux, et d'autres. Tous annoncent la création prochaine d'un nouveau parti de Droite à La Réunion (mai 2008). Finalement, c'est au cours du mois d'octobre 2008, que ce parti voit le jour du nom d'Objectif Réunion. Il reviendra, deux années plus tard, à l'UMP.

Le , il remet un rapport au Premier ministre François Fillon sur le RSA (Revenu de solidarité active) et le CUI dans lequel il préconise 21 mesures[2]. C'est d'ailleurs sur la base de son rapport que le RSA est entré en application au 1er janvier 2011.

Le 10 juin 2012, lors des législatives, il est éliminé au premier tour du scrutin. Il était le candidat investi par l'UMP. Il a recueilli 6 740 voix, soit 264 voix de moins que son adversaire centriste Nassimah Dindar.

À l'occasion des élections municipales de mars 2014, il conduit la liste de l'UMP aux côtés de son ancienne adversaire Nassimah Dindar, présidente de l'UDI local, cette dernière sera donc candidate contre Michel Lagourgue, officiellement investi par l'UDI sur le plan national par Jean-Louis Borloo. Son seul mandat est désormais celui de conseiller municipal de l'opposition.

Convictions politiques[modifier | modifier le code]

Catholique pratiquant, il s'oppose à l'adoption du projet de loi relatif au mariage homosexuel et à l'adoption homoparentale[3].

Mandats[modifier | modifier le code]

En cours au 19 juin 2012[modifier | modifier le code]

  • Conseiller municipal de Saint-Denis, membre de l'Opposition municipale.

Anciens mandats[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le Quotidien de La Réunion, 2007.
  2. Victoria s'aligne sur le gouvernement, Le Quotidien de la Réunion, 27 mai 2009
  3. « Chronique de René Paul Victoria : Le mariage pour tous : priver les enfants de mère et de père » (consulté le 8 août 2015)