Didier Robert

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Didier Robert
Illustration.
Didier Robert en 2006.
Fonctions
Président du conseil régional de La Réunion
En fonction depuis le
(9 ans, 4 mois et 27 jours)
Élection
Réélection
Prédécesseur Paul Vergès
Sénateur

(3 ans et 3 mois)
Élection 25 septembre 2011
Circonscription La Réunion
Groupe politique UMP (2014-2015)
LR (2015-2017)
Prédécesseur Jacqueline Farreyrol
Député

(3 ans, 4 mois et 24 jours)
Élection 17 juin 2007
Circonscription 3e de La Réunion
Législature XIIIe (Cinquième République)
Groupe politique UMP
Prédécesseur André Thien Ah Koon (indirectement)
Successeur Jacqueline Farreyrol
Président de la communauté de communes puis d’agglomération du Sud[1]

(8 ans, 2 mois et 23 jours)
Prédécesseur André Thien Ah Koon
Successeur André Thien Ah Koon
Maire du Tampon

(4 ans, 2 mois et 24 jours)
Élection
Réélection
Prédécesseur André Thien Ah Koon
Successeur Paulet Payet
Biographie
Nom de naissance Didier Georges Anthony Robert
Date de naissance (55 ans)
Lieu de naissance Saint-Pierre (La Réunion)
Nationalité Français
Parti politique UMP (jusqu'en 2015)
LR (2015-2018)
SE (depuis 2018)
Diplômé de IEP d'Aix-en-Provence
Profession Cadre administratif

Didier Robert, né le à Saint-Pierre, est un homme politique français. Engagé à droite de l’échiquier politique, il exerce depuis le début des années 2000 de nombreuses fonctions politiques à La Réunion (conseiller municipal, maire, député, sénateur, conseiller régional, président de région).

Situation personnelle[modifier | modifier le code]

Jeunesse et études[modifier | modifier le code]

Didier Robert est le fils d’Anthony Robert, policier municipal, et de Jocelyne Clairivet, institutrice.

Il est scolarisé à l’École militaire préparatoire de La Réunion (EMPR), au Tampon. Il obtient un baccalauréat série B, puis un DUT gestion des entreprises et des administrations à l'IUT de Limoges en 1983. Il devient titulaire d'une licence AES à la faculté de droit et sciences économiques de Limoges en 1985. Il étudie ensuite Sciences Po Aix dans la section économique et financière, d'où il sort diplômé en 1987[2],[3].

Il affirme être croyant catholique « mais pas un fervent pratiquant »[4].

Famille[modifier | modifier le code]

Il est père de 3 enfants. Didier Robert est marié avec Corine Peyron Beaulieu, une communicante politique. Corine Beaulieu[5] est diplômée de l'université de La Réunion. Elle commence sa carrière en tant que chargé de communication institutionnelle au conseil régional de La Réunion. À partir de 1998, elle travaille pendant neuf ans au cabinet de Jean-Luc Poudroux au conseil général en tant que responsable de la communication. En 2007, contactée par Didier Robert, elle devient directrice de la communication de la mairie du Tampon, qu'il dirige[6]. En 2010, quand son époux prend la tête de la région, elle devient directrice de la communication et chef de cabinet[7].

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Il souhaite être expert-comptable[8]. Une fois diplômé en 1987, il revient à La Réunion en tant que volontaire de l’aide technique (VAT). Il travaille au secrétariat social et juridique de la mairie du Tampon administré par André Thien Ah Koon. De 1989 à 1990, il travaille comme directeur de la Compagnie générale automobile (CGA), entreprise dont la licence d'exploitation appartient à la famille Thien Ah Koon.

En 1991, il devient directeur de cabinet du maire du Tampon, toujours André Thien Ah Koon, fonction qu’il occupera pendant sept ans. De 1998 à 2000, il est collaborateur de cabinet du président du conseil général qui est alors Jean-Luc Poudroux.

De 2000 à 2005, il est le directeur de cabinet du maire de Saint-Paul, Alain Bénard.

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Élu du Tampon (2001-2014)[modifier | modifier le code]

En 2001, il est élu conseiller municipal du Tampon sur la liste d’André Thien Ah Koon et devient adjoint au maire.

Il est élu maire du Tampon le , après la démission d'André Thien Ah Koon relative à des problèmes judiciaires. Il était jusque-là dixième adjoint de la ville[9].

Lors des élections municipales de 2008, la liste qu'il conduit l'emporte dès le premier tour. Il est ainsi élu maire du Tampon, puis président de la communauté de communes du Sud (CCSUD), qui devient la communauté d'agglomération du Sud (CASUD) le .

À la suite des élections régionales de 2010, il démissionne de la mairie du Tampon pour cause de cumul des mandats ; Paulet Payet est élu pour le remplacer le . Il reste toutefois premier adjoint au maire chargé des affaires scolaires, de l'environnement et de l'aménagement du territoire[10] et président de la CASUD.

Lors des élections municipales de 2014, il est candidat en deuxième position sur la liste UMP-UDI menée par Nathalie Bassire. Toutefois, cette liste, avec 17,5 % des voix, est devancée au premier tour tour par celles conduites respectivement par André Thien Ah Koon (39,7 %) et Paulet Payet (19,0 %), maire sortant. Nathalie Bassire ne se maintient pas au second tour et Didier Robert perd ses mandats de conseiller municipal et de président de la CASUD.

Conseiller régional (2004-2007)[modifier | modifier le code]

Du au , il est conseiller régional de La Réunion, élu sur la liste d’Alain Bénard (qui était en même temps son employeur en tant que maire de Saint-Paul). Il est membre de la commission permanente du conseil régional. Il doit démissionner de cette fonction pour cause de cumul des mandats.

Député (2007-2010)[modifier | modifier le code]

Candidat officiel de l'Union pour un mouvement populaire aux élections législatives de 2007 dans la 3e circonscription de La Réunion, il est élu au second tour avec 62,42 % des voix face à Paul Vergès, président de la région et chef du Parti communiste réunionnais (PCR)[11]. Il succède à André Thien Ah Koon.

À l'Assemblée nationale, il est membre de le commission de la Défense nationale et des Forces armées, de la commission des Affaires culturelles et de l'Éducation et de la commission des Lois constitutionnelles, de la Législation et de l'Administration générale de la République. Il est un temps vice-président du groupe d’amitié avec l’Australie et secrétaire du groupe d’amitié avec Madagascar[12].

Le , il est chargé par le Premier ministre, François Fillon, d’une mission auprès du secrétaire d’État chargé du Commerce, de l’Artisanat, des Petites et moyennes entreprises, du Tourisme, des Services et de la Consommation[13]. Didier Robert voit sa mission prolongée en , entraînant sa démission de son mandat de député ; celui-ci revient à sa suppléante Jacqueline Farreyrol[14]. Devenu président de région en mars de la même année, il était en situation de cumul des mandats[13].

Sénateur (2014-2017)[modifier | modifier le code]

En juin 2014, en tant que troisième de liste aux élections sénatoriales de 2011 conduite par Michel Fontaine, Didier Robert devient sénateur de La Réunion après la démission de Jacqueline Farreyrol de son poste de sénatrice[15]. Il est membre du groupe UMP puis LR, de la commission des Affaires sociales et de la délégation sénatoriale aux Outre-mer.

En 2015, la presse révèle qu’il est sanctionné par le Sénat pour cause d’absentéisme[16]. Il a possiblement eu une retenue sur salaire de 2 100 , toutefois, le président du Sénat Gérard Larcher ayant refusé de révéler officiellement les noms des sénateurs sanctionnés, il n’est pas possible de savoir s’il y a réellement eu une sanction[17]. De plus, la presse avance l’hypothèse que les élus absentéistes d’outremer ont pu faire valoir la distance pour échapper à la sanction. Il est avant-dernier de la liste des plus absents avant Paul Vergès[18]. Au total, sur l’année 2015, il n’a été présent que deux semaines au Sénat, n’a participé qu’à trois réunions de commission où il a fait trois interventions, mais il ne s’est jamais exprimé dans l’hémicycle[19]. La sénatrice Catherine Tasca juge ce comportement comparable à un « emploi fictif »[20],[21].

À l'inverse de son groupe, le , il vote la loi du gouvernement socialiste réprimant dans tous les médias le « délit d'entrave à l'IVG »[22].

En raison de la nouvelle réglementation sur le non-cumul des mandats, il décide de ne pas briguer un nouveau mandat de sénateur aux élections de 2017[23]. À l'issue de celles-ci, la liste d'union de la droite, menée par Nassimah Dindar, remporte trois sièges de sénateurs sur quatre[24].

Président du conseil régional de La Réunion (depuis 2010)[modifier | modifier le code]

Le , la liste qu'il conduit remporte les élections régionales à La Réunion, avec 45,46 % des voix et 27 sièges sur 45, dans le cadre d'une triangulaire face au président sortant Paul Vergès et au socialiste Michel Vergoz. La Réunion est ainsi l'une des deux seules régions à basculer de gauche à droite lors de ce scrutin en France, avec la Guyane. Le , il est élu président du conseil régional de La Réunion.

Parmi ses premières mesures à la tête de la région, il décide de remettre en question le projet de tram-train engagé par la précédente majorité, estimant que : « nous n'avons pas les moyens de le financer. L'ancien président de la région a, en toute connaissance de cause, quand même signé ce contrat au mois de , soit à peine trois mois avant une élection générale, et porte toute la responsabilité de ce terrible gâchis financier. Il devra en assumer pleinement toutes les conséquences »[25]. Le , la commission permanente du conseil régional approuve les principaux chantiers de la mandature, prévoyant surtout l'octroi de 3 millions d'euros de subventions supplémentaires dans les secteurs de l'hôtellerie et des loisirs, de 3,3 millions d'euros pour la formation professionnelle et l'affectation de 1,8 million d'euros (pris notamment sur les fonds initialement alloués au projet de tram-train) au renforcement et à la sécurisation de la route du Littoral. S'y ajoutent d'autres chantiers routiers, notamment sur l'extension de la RN 3[26].

Il a également décidé de faire participer la région au financement de la continuité territoriale, qui doit coûter à l'année 8,7 millions d'euros à l'État et autant à La Réunion[27], ce que ses opposants critiquent. L'organe du Parti communiste réunionnais de Paul Vergès, Témoignages, l'accuse de faire « payer » cette « somme aux Réunionnais », estimant au contraire que « ce n’est pas à eux de financer cette dotation publique » et qu'il s'agit d'« un droit pour tous les citoyens de la République et que le principe de l’égalité doit être respecté en la matière[28].

Prises de position[modifier | modifier le code]

Membre de l’UMP, il la quitte en 2008 avec d’autres élus, dont René-Paul Victoria, après la réélection de Nassimah Dindar à la présidence du conseil général par une coalition de gauche, du MoDem et divers droite, au détriment de Jean-Louis Lagourgue[29].

Le , il fonde le parti Objectif Réunion avec René-Paul Victoria, Michel Fontaine, Jean-Louis Lagourgue et une trentaine d’élus locaux ayant quitté l’UMP. Toutefois, bien qu’ayant quitté l’UMP, il est élu au bureau politique du parti le , au titre des DOM-TOM, et est reçu par Nicolas Sarkozy à l’Élysée le .

Le , il succède à Paul Vergès à la présidence du conseil de surveillance de la compagnie aérienne Air Austral. Il quitte cette fonction le , après que la Chambre régionale des comptes a critiqué le cumul de son mandat avec celui de président du conseil de surveillance de la SEMATRA, principal actionnaire de la compagnie aérienne, où il avait été élu le [30].

Il annonce dans un premier temps parrainer François Fillon pour la primaire présidentielle des Républicains de 2016[31]. Il parraine ensuite Nicolas Sarkozy[32], contrarié par les propos de l'ancien Premier ministre sur la colonisation[33]. Du 11 au 14 février 2017, pendant la campagne présidentielle, il est au côté de François Fillon, mis en cause dans des affaires judiciaires, pendant la visite de celui-ci à La Réunion[34]. Il est également présent au meeting de soutien à François Fillon sur la place du Trocadéro le [35].

Avec le président du conseil départemental, Cyrille Melchior, il apporte son soutien à la liste La République en marche d’Emmanuel Macron lors des élections européennes de 2019[36].

Affaires et controverses[modifier | modifier le code]

Cumul des mandats, des fonctions et des indemnités[modifier | modifier le code]

Didier Robert est un des élus français qui a le plus cumulé de mandats et fonctions et donc d’indemnités[37]. En 2009, selon le classement des députés cumulant le plus de mandat du journal Le Monde, Didier Robert est en 48e position, avec un « budget théorique » à gérer de 138 millions d’euros[38],[39].

En 2013, selon la magazine L'Express, il est 56e « cumulards » de la République au classement national comptant 1 573 élus, et est 1er au classement réunionnais[40],[41].

Le JIR affirme en septembre 2014 au regard sa déclaration d’intérêt de sénateur, qu’il déclare environ 15 000  par mois (6 800  de la SPLA Maraïna, 4 571  en tant que président de région, et 7 100  en tant que sénateur). Par ailleurs il reçoit aussi des « jetons de présence » au conseil de surveillance d’Air Austral estimé entre 500  et 1 000  par séance (il assiste à 4 à 5 séances par an)[42].

En janvier 2016, il fait voter lors de la première assemblée plénière de l’année du conseil régional une indemnité de fonction maximale de 5 512  bruts[43]. Ainsi il bénéficie d’une indemnité logement de 2 300  mensuelle depuis janvier 2016[44]. Les conseillers régionaux d’opposition Thierry Robert et Huguette Bello dénoncent l’augmentation de cette indemnité[45].

En décembre 2018, pendant le mouvement des Gilets jaunes, il affirme qu’il prône « un homme, un mandat »[46].

Affaire de la SPLA Maraïna[modifier | modifier le code]

Fin novembre 2010, lors de la visite de la ministre Marie-Luce Penchard à La Réunion, Didier Robert s’est fait désigner comme PDG de la SPLA (société publique locale d’aménagement) Maraïna et s’est attribué une rémunération de 6 800  nets par mois[47]. Cette SPLA a été créée en janvier 2010 par Paul Vergès dans l’objectif de conduire le projet du tram-train, celui-ci ne recevait aucune rémunération à ce titre. Comme Didier Robert avait abandonné ce projet il a requalifié les missions de cette SPLA. En 2014, Didier Robert laisse sa place à Fabienne Couapel-Sauret qui a une rémunération inférieure à la sienne, de 4 500  nets par mois. En 2017, la Chambre régionale des comptes dénonce cette structure car trop dépendante de la Région et critique le montant de rémunération des PDG de de la SPLA Maraïna[48],[49]. Selon sa déclaration du 18 décembre 2015 à la HATVP, il a reçu à ce titre 84 416  en 2011, 87 977  en 2012, 87 677  en 2013 et 83 211  en 2014[50].

Affaire des musées régionaux[modifier | modifier le code]

En novembre 2017, Karine Nabenessa, élue d’opposition au conseil régional, dénonce « un gaspillage d’argent public […] caractérisé sur certains salaires de complaisance » dans la gestion de la SPL Réunion des musées régionaux (RMR). Elle dénonce les augmentations de salaires de la direction proche de Didier Robert alors que la SPL est déficitaire[51].

Le 10 octobre 2018, une enquête pénale est ouverte, car Didier Robert est suspecté d’un « détournement de fonds publics et recel de fonds publics »[52].

Le 8 novembre 2018, la presse révèle qu’il est devenu président-directeur général de la SPL Réunion des musées régionaux le 3 juillet 2018 par vote du conseil d’administration de cette SPL. Par conséquent il bénéficie d’un salaire de 6 800  net (8 400  brut) par mois, soit une augmentation de 52 % par rapport à la personne qui occupait le poste auparavant. De plus, il mettait en place un plan de licenciement économique à cette période. La presse locale note qu’il s’agit d’un montant analogue à la somme qu’il percevait à la SPLA Maraïna[53]. Cette révélation suscite un fort scandale et de nombreuses réactions politiques dans l’île[54].

Lors du mouvement des Gilets jaunes, fin novembre 2018, il est obligé de démissionner de ce poste. Le journal Le Quotidien révèle qu’il a mis en place un stratagème pour récupérer 33 mois d’arriérés de salaires à la SPL RMR (environ 120 000 ) sur la période de mars 2016 à juillet 2017[52]. Il déclare le 17 décembre 2018 à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique avoir reçu 35 204  nets en 2017 et 78 147  nets en 2018, de la part de la SPL RMR[55].

Le 17 janvier 2019, la Chambre régionale des comptes demande à Didier Robert le remboursement des salaires qu’il a perçu entre 2017 et 2018 en sa qualité de PDG de la SPL RMR, car elle dénonce l’absence de fondement juridique à ces versements. L’avocat de Didier Robert, Maître Creissen conteste cette lecture des faits et la juge « erronée »[56].

Affaire Corine Beaulieu : emploi familial et contournement de la loi[modifier | modifier le code]

Didier Robert est depuis longtemps entouré de sa conjointe dans l’exercice de ses fonctions politiques. Lors de son élection en 2010 à la région, Corine Beaulieu devient directrice de la communication et cheffe de cabinet.

En novembre 2017, en raison de la loi de moralisation initiée par François Bayrou, interdisant l’embauche de leurs conjoints ou enfants par des élus, Corine Beaulieu doit démissionner de ses postes de cheffe de cabinet auprès de son conjoint Didier Robert[57]. Le cabinet serait désormais dirigé par Vincent Bègue[58].

Toutefois, en mars 2018, elle travaille de nouveau à La Région Réunion dirigée par son époux, bien qu’elle se présente toujours comme « directrice de l’information et de la communication du Conseil régional » sur ses cartes de visites et en signant les communiqués de presse[59],[60].

Elle serait réintégrée sur le papier en devenant administratrice de l’inspection générale. L’édito du journaliste Yves Montrouge, publié le 4 janvier 2018, qui expliquait qu’elle allait officiellement revenir à la Région occuper le poste d’Alain Abbadie, a été supprimé du site de la radio locale Free Dom. Au sein de la région, le journaliste du Quotidien Stéphane Fontaine révèle qu’en mars 2018 des pressions ont été faites aux employés par l’envoi de notes internes rappelant que « toutes les informations relatives au dossier d’un agent sont confidentielles » et qu’il y a « l’interdiction faite à tous les agents de faire de sa fonction l’instrument d’une quelconque propagande », ainsi « que des procédures disciplinaires sont susceptibles d’être engagées par la collectivité régionale sur la base de dispositifs de contrôles sur les communications électroniques et/ou contrôles ponctuels des courriels professionnels »[61].

Entre décembre 2017 et janvier 2018, elle travaille à la mairie de Sainte-Marie dirigée par Jean-Louis Lagourgue, où un poste de « directrice de culture et du patrimoine » avait été créé pour elle. Mi-décembre, elle se met en disponibilité pour 3 ans pour rejoindre la région.

Attribution des chantiers de la nouvelle route du Littoral[modifier | modifier le code]

Au printemps 2014, pour donner suite à des dénonciations, le parquet national financier a ouvert une enquête préliminaire pour corruption, favoritisme et trafic d’influence concernant l’attribution des marchés de la nouvelle route du Littoral (NRL)[62],[63].

Le 15 octobre 2013, le groupement Vinci/Bouygues et GTOI (Colas)/SBTPC avait reçu l’attribution des deux principales tranches du chantier de la NRL pour un montant de 1,2 milliard d’euros, de la part du conseil régional. En décembre 2013, le groupe Eiffage TP qui avait perdu l’appel d’offre avait contesté l’attribution de ces marchés au tribunal administratif de Saint-Denis, celui-ci avait rejeté ses deux recours[64].

Le 30 janvier 2015, les gendarmes de la brigade financière ont interrogé Didier Robert au siège de la région concernant l’attribution des marchés de la Nouvelle Route du Littoral[65]. L’agence de presse Imaz Press qui avait annoncé l’ouverture d’une enquête sous le titre « Les gendarmes à la Région » voit quelques jours plus tard les bandeaux publicitaires de La Région Réunion sur son site supprimés, et perd ainsi une partie de ses recettes publicitaires[66].

Le 8 octobre 2015, une quinzaine de perquisitions sont menées concernant cette affaire, notamment au domicile de Didier Robert au quartier de la Montagne à Saint-Denis (cambriolé moins de deux mois avant) et à celui de son épouse Corine Beaulieu à Saint-Paul (considéré comme leur résidence secondaire), au siège du conseil régional, au siège du groupement Vinci-Bouygues au Port et chez des élus comme Dominique Fournel[67]. Lors de ces perquisitions, le couple Robert-Beaulieu était à Paris dans le cadre de « divers rendez-vous institutionnels »[68],[69],[70].

Au mois d’août 2015, plusieurs mois avant les élections régionales de décembre 2015 où Didier Robert était candidat à sa réélection, son domicile dionysien avait été cambriolé, alors qu’il y dormait avec sa famille[71]. Quelques bijoux, deux téléphones mobiles (celui qu’il utilise pour le Sénat et pour la campagne des régionales à l’époque en cours) et des ordinateurs privés et professionnels avait été dérobés[72]. Des soupçons quant à l’origine de ce cambriolage avait été émis, affirmant qu’il pourrait s’agir d’un cambriolage « commandité » avant l’arrivée des enquêteurs du PNF, visant à faire disparaître des preuves compromettantes[73]. Après avoir retrouvé les objets en juin 2017, en décembre 2017, trois personnes considérées comme étant les receleurs des objets volés chez Didier Robert ont été condamnées, mais les voleurs n’ont jamais été retrouvés[74],[75],[76].

Le 20 et 21 juin 2017, Dominique Fournel (conseiller régional) et des salariés administratifs de la région ont été placés en garde à vue et le député-maire Thierry Robert a été entendu comme témoin[77],[78],[79],[80],[81].

En septembre 2018, la procureur Éliane Houlette du PNF vient à La Réunion en visite pour faire le point sur cette affaire et les autres en cours dans l’île[82],[83],[84],[85].

Détail des mandats et fonctions[modifier | modifier le code]

Au niveau local[modifier | modifier le code]

Conseil régional
Communauté de communes puis d’agglomération
Conseil municipal

À l’Assemblée nationale[modifier | modifier le code]

Au Sénat[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Communauté d’agglomération à partir du .
  2. « Biographie Didier Robert », sur www.linternaute.com (consulté le 22 janvier 2019)
  3. « ROBERT Didier Georges Anthony. | », sur www.reunionnaisdumonde.com (consulté le 22 janvier 2019)
  4. Laurent DECLOITRE, « Qui est vraiment Didier Robert ? (2) », sur L'actu vue par Laurent DECLOITRE (consulté le 22 janvier 2019)
  5. « Corine Peyron directrice », sur www.7mag.re, (consulté le 22 janvier 2019)
  6. Laurent DECLOITRE, « Qui est vraiment Didier Robert ? (3) », sur L'actu vue par Laurent DECLOITRE (consulté le 22 janvier 2019)
  7. « News - Press Room - State House | Office of the President of the Republic of Seychelles », sur www.statehouse.gov.sc (consulté le 22 janvier 2019)
  8. « ROBERT Didier Georges Anthony. | », sur www.reunionnaisdumonde.com (consulté le 24 janvier 2019)
  9. OK, « 2.Didier Robert futur maire du Tampon », sur Clicanoo.re (consulté le 22 janvier 2019)
  10. Composition du conseil municipal du Tampon sur le site officiel de la commune
  11. Élections législatives de 2007 - résultats dans la troisième circonscription de La Réunion sur le site du ministère de l'Intérieur.
  12. « Assemblée nationale ~ Les députés : M. Didier Robert », sur www.assemblee-nationale.fr (consulté le 24 janvier 2019)
  13. a et b « La mission de Didier Robert officiellement prolongée par François Fillon », sur Zinfos974, (consulté le 20 août 2019).
  14. « Didier Robert remplacé par sa suppléante », dépêche AFP reprise par Le Figaro, 10 novembre 2010.
  15. « Sénat : Didier Robert succède à Jacqueline Farreyrol démissionnaire », sur Réunion la 1ère (consulté le 22 janvier 2019)
  16. « Qui sont les sénateurs sanctionnés pour absentéisme? », Challenges,‎ (lire en ligne, consulté le 24 janvier 2019)
  17. « Dassault, Collomb, Rachline... Les noms des sénateurs absentéistes révélés », sur Marianne, (consulté le 24 janvier 2019)
  18. Pierrot Dupuy, « La liste des 34 sénateurs les plus absents au Palais du Luxembourg », sur Zinfos 974, l'info de l'ile de La Réunion (consulté le 24 janvier 2019)
  19. « Absentéisme des sénateurs : Paul Vergès et Didier Robert en bas de la liste », sur Imaz Press Réunion : l'actualité de la Réunion en photos, (consulté le 24 janvier 2019)
  20. « Absentéisme : "certains sénateurs" ont développé une "habitude d'emploi fictif", selon Tasca », sur ladepeche.fr (consulté le 24 janvier 2019)
  21. « Absentéisme: députés et sénateurs, les fantômes de la République », sur LExpress.fr, (consulté le 24 janvier 2019)
  22. « Lelab Europe1 - le meilleur de l’actualité politique sur le web », sur lelab.europe1.fr (consulté le 24 janvier 2019)
  23. « Sénatoriales : Didier Robert annonce qu'il ne sera pas candidat à sa succession », sur Linfo.re, .
  24. « 974 – La Réunion », sur senatoriales2017.senat.fr.
  25. M. RODDIER, « Didier Robert : Le Tram-Train, "un échec sans précédent" », Zinfos974, 03/06/2010
  26. « Les grands chantiers de la Région en chiffres », Le Quotidien,
  27. « Interview de Didier Robert par thème », Zinfos974,
  28. L. B., « Didier Robert plume ses compatriotes », Témoignages,
  29. « UMP : démission des élus de La Réunion dont deux députés » sur Le Parisien.
  30. « Air Austral : Didier Robert quitte la présidence du conseil de surveillance », sur Zinfos974.
  31. Ludovic Vigogne, « Primaire à droite: la liste des premiers soutiens parlementaires », lopinion.fr, 20 avril 2016.
  32. « Serge Dassault et Patrick Balkany parmi les parlementaires qui soutiennent Nicolas Sarkozy », lemonde.fr, 9 septembre 2016.
  33. « Quand deux sénateurs LR parrainent à la fois Fillon… et Sarkozy », nouvelobs.com, 11 septembre 2016.
  34. Le Point.fr, « Fillon à La Réunion : une longue visite pour tenter de se refaire », sur Le Point, (consulté le 22 janvier 2019)
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  36. « La Réunion : les présidents de la région et du département soutiennent Nathalie Loiseau », sur Le Figaro, (consulté le 9 juillet 2019).
  37. « Elections régionales : quels élus sont concernés par le cumul des mandats », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 24 janvier 2019)
  38. Benjamin Postaire, « Classement des députés cumulards : Didier Robert dans le top 50 », sur Zinfos 974, l'info de l'ile de La Réunion (consulté le 24 janvier 2019)
  39. Céline Tabou, « Le député Didier Robert décide de cumuler trois mandats », sur Témoignages.RE - https://www.temoignages.re, (consulté le 24 janvier 2019)
  40. JD, « Classement des cumulards de la République: Didier Robert en tête à la Réunion », sur Zinfos 974, l'info de l'ile de La Réunion (consulté le 24 janvier 2019)
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  42. OK, « Didier Robert déclare 15 000 euros par mois », sur Clicanoo.re (consulté le 24 janvier 2019)
  43. OK, « Région : polémique autour de l'indemnité de Didier Robert », sur Clicanoo.re (consulté le 24 janvier 2019)
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]