Didier Robert

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Didier Robert
Didier Robert, le 18 août 2006.
Didier Robert, le 18 août 2006.
Fonctions
Sénateur de La Réunion
En fonction depuis le
Groupe politique LR
Prédécesseur Jacqueline Farreyrol
Président du conseil régional de La Réunion
En fonction depuis le
Prédécesseur Paul Vergès
Député de la
troisième circonscription de La Réunion
Législature XIIIe
Prédécesseur siège vacant
Successeur Jacqueline Farreyrol
Maire du Tampon
Prédécesseur André Thien Ah Koon
Successeur Paulet Payet
Biographie
Date de naissance (51 ans)
Lieu de naissance Saint-Pierre
Nationalité française
Parti politique Les Républicains
Diplômé de IEP d'Aix-en-Provence
Profession Cadre administratif

Didier Robert, né le à Saint-Pierre, est un homme politique et homme d'affaires français. Il fut successivement élu maire du Tampon puis élu député en 2007 et enfin Président du conseil régional de la Réunion en 2010.

Biographie[modifier | modifier le code]

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Diplômé de l'Institut d'études politiques d'Aix-en-Provence, il a commencé sa carrière auprès d'André Thien Ah Koon avant d'exercer les fonctions de directeur de cabinet d'Alain Bénard, l'ancien maire de Saint-Paul. Le 13 janvier 2012, il remplace Paul Vergès à la présidence du conseil de surveillance de la compagnie aérienne Air Austral. Le 24 février 2015, il quitte la présidence du conseil de surveillance d'Air Austral après que la Chambre régionale des comptes ait critiqué le cumul de son mandat avec celui de président du conseil de surveillance de la SEMATRA, principal actionnaire de la compagnie aérienne où il avait été élu le 24 septembre 2010.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Député-maire du Tampon[modifier | modifier le code]

À la suite de la démission d'André Thien Ah Koon relative à des problèmes judiciaires, il est élu, grâce à celui-ci, maire du Tampon le . Il était jusque-là dixième adjoint de la ville.

Candidat officiel de l'Union pour un mouvement populaire aux élections législatives de 2007 dans la 3e circonscription de La Réunion, il est élu au second tour avec 62,42 % des voix face à Paul Vergès, président de la Région et chef du Parti communiste réunionnais (PCR)[1]. À l'Assemblée nationale, où il succède également à André Thien Ah Koon, il a la chanteuse Jacqueline Farreyrol pour suppléante.

Lors des élections municipales de 2008, il est réélu dès le premier tour maire du Tampon et président de la communauté de communes du Sud (CCSUD). Depuis le , Didier Robert est membre du bureau politique de l'UMP.

À la suite des élections régionales de 2010, il démissionne de la mairie du Tampon pour cause de cumul des mandats, et Paulet Payet est élu pour le remplacer le 13 avril. Il reste toutefois premier adjoint au maire chargé des affaires scolaires, de l'environnement et de l'aménagement du territoire[2] et également président de la CCSUD. En , sa mission parlementaire sur le tourisme étant prolongée, Didier Robert abandonne son mandat de député, qui revient à sa suppléante Jacqueline Farreyrol[3]. Bien que depuis 2010, il soit spécialement engagé dans le domaine du tourisme, sa réflexion et ses objectifs n'aboutissent pas. Aucun résultat probant de sa mission ni de sa politique régionale en matière de tourisme ne pouvant être cité, étant au contraire sanctionné, de nouveau par la Chambre Régionale des comptes.

Président du conseil régional de La Réunion[modifier | modifier le code]

Le , la liste qu'il conduit remporte l'élection régionale sur l'île de la Réunion, avec 45,46 % des voix et 27 sièges sur 45, dans le cadre d'une triangulaire, battant le président du conseil régional sortant Paul Vergès et le socialiste Michel Vergoz. La Réunion est ainsi l'une des deux seules régions à basculer de gauche à droite lors de ce scrutin en France, avec la Guyane. Le 26 mars, il est élu président du conseil régional, succédant à Paul Vergès.

Parmi ses premières mesures à la tête de la région, il décide de remettre en question le projet de tram-train engagé par la précédente majorité, estimant que : « nous n'avons pas les moyens de le financer. L'ancien président de la Région a, en toute connaissance de cause, quand même signé ce contrat au mois de décembre 2009, soit à peine trois mois avant une élection générale, et porte toute la responsabilité de ce terrible gâchis financier. Il devra en assumer pleinement toutes les conséquences »[4]. Le , la commission permanente du conseil régional approuve les principaux chantiers de la mandature, prévoyant surtout l'octroi de 3 millions d'euros de subventions supplémentaires dans les secteurs de l'hôtellerie et des loisirs, de 3,3 millions d'euros pour la formation professionnelle et l'affectation de 1,8 million d'euros (pris notamment sur les fonds initialement alloués au projet de tram-train) au renforcement et à la sécurisation de la route du Littoral. S'y ajoutent d'autres chantiers routiers, notamment sur l'extension de la RN 3[5].

Il a également décidé de faire participer la Région au financement de la continuité territoriale, qui doit coûter à l'année 8,7 millions d'euros à l'État et autant à La Réunion[6], ce que ses opposants critiquent. L'organe du Parti communiste réunionnais de Paul Vergès, Témoignages, l'accuse de faire « payer » cette « somme aux Réunionnais », estimant au contraire que « ce n’est pas à eux de financer cette dotation publique » et qu'il s'agit d'« un droit pour tous les citoyens de la République et que le principe de l’égalité doit être respecté en la matière »[7].

Sénateur[modifier | modifier le code]

Il devient sénateur de La Réunion le après avoir demandé à sa suppléante de démissionner, Jacqueline Farreyrol[8].

Détail des mandats et fonctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]