Augustin Archambeaud

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Augustin Archambeaud
Fonctions
Député
Maire
Biographie
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Saint-PierreVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité

Pierre Édouard Augustin Archambeaud est un homme politique français né le à Saint-Pierre de La Réunion et décédé dans la même ville le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de l'avoué Édouard Archambeaud et de Jeanne-Louise Burel, il obtient son diplôme de docteur en médecine et épouse la fille de la famille Le Coat de Kerveguen, laquelle est extrêmement riche. Il installe son cabinet à Saint-Pierre puis est nommé par arrêté, le , ordinaire suppléant de la santé. À partir de cette date, il se laisse gagner par une passion naissante pour la politique.

Le , il est élu conseiller général de Saint-Pierre. Puis, à la suite de la disparition de François Césaire de Mahy, il est largement élu député de la deuxième circonscription dès le premier tour de scrutin, et ce avec plus de 6 500 voix de plus que son concurrent. Il sera également réélu dès le premier tour en 1910.

En tant que parlementaire, ses priorités sont d'améliorer le sort des plus pauvres et de fournir une protection aux productions agricoles de La Réunion sur le marché métropolitain. Il s'oppose par ailleurs au rattachement administratif de La Réunion à Madagascar, considérant que la perte de prestige de son île résulte d'une injure de la métropole. Inscrit dans le groupe de l'Union républicaine, il s'avère un membre très actif de diverses commissions, en particulier de celles qui travaillent sur le budget colonial[1].

En 1914, il annonce officiellement à son électorat qu'il s'installe à Tamatave et qu'il ne prétendra pas un troisième mandat de député[1]. Mais dix ans plus tard, le docteur Archambeaud fait son retour en politique en récupérant son fauteuil de premier magistrat grâce à une confortable avance de 700 voix sur le maire sortant, son ancien adjoint Victor le Vigoureux. Le , il récupère également son siège de conseiller général. Il sera d'ailleurs réélu à ce poste en 1928, puis en 1934. Tout comme il sera réélu maire de Saint-Pierre le et en 1935.

Il décède le vendredi dans sa maison du n°26 de la rue de la Plaine. Cette rue porte aujourd'hui son nom.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]