Tetsu Katayama
| Tetsu Katayama 片山 哲 | ||
| Fonctions | ||
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| Premier ministre du Japon | ||
| – (9 mois et 15 jours) |
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| Monarque | Shōwa | |
| Gouverneur | Douglas MacArthur | |
| Prédécesseur | Shigeru Yoshida | |
| Successeur | Hitoshi Ashida | |
| Biographie | ||
| Date de naissance | ||
| Lieu de naissance | Tanabe (préfecture de Wakayama, empire du Japon) | |
| Date de décès | (à 90 ans) | |
| Lieu de décès | Fujisawa (préfecture de Kanagawa, Japon) | |
| Nationalité | Japonaise | |
| Parti politique | Parti socialiste japonais (avant 1948) Parti démocrate socialiste |
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| Diplômé de | Université impériale de Tokyo | |
| Religion | Christianisme social | |
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| Premiers ministres du Japon | ||
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Tetsu Katayama (片山 哲, Katayama Tetsu), né le à Wakayama dans la préfecture du même nom et décédé le est un homme d'État japonais. Il est le 46e Premier ministre du Japon entre le et le .
Biographie
[modifier | modifier le code]Tetsu Katayama nait le à Wakayama, au Japon. Il est chrétien, ce qui se révèle important lors de l'occupation du Japon. Après des études de droit à l'université impériale de Tokyo, il devient avocat dans la capitale[1].
En 1926, alors âgé de 39 ans, Tetsu Katayama prend les rênes du Shakai Minshūtō, qui vient d'être créé par Abe Isoo[2]. Il est élu en 1930 à la Chambre des représentants de la Diète du Japon[2]. En 1932, il devient membre du comité exécutif du Shakai Taishūtō dont il est expulsé en 1940 pour ne pas avoir assisté à la séance plénière de la Chambre des représentants, où Saitō Takao perd sa place après un discours anti-militaire[2].
Après la guerre, il devient secrétaire général du Parti socialiste japonais, créé en [2]. En , il en devient le président du comité exécutif[2]. Après les élections législatives d'avril 1947, où le Parti socialiste japonais obtint la majorité des sièges, il devient le le 46e Premier ministre du Japon[2]. Après neuf mois à la tête d'un gouvernement de coalition, des tensions au sein de son parti précipitent la dissolution de son Cabinet en [2].
En dépit de la brièveté de son mandat, son gouvernement a le temps d'introduire un bon nombre de mesures sociales. On compte parmi elles le premier ministère du Travail (ja), le premier code du travail, l'assurance chômage, le congé de maternité, l'inscription dans la loi de l'égalité salariale hommes-femmes, des lois sur les droits des enfants (les droits des enfants nés hors mariage et des lois contre la maltraitance infantile, ainsi que la création d'orphelinats publics), et l'abolition du servage.
Il prend également des mesures contre la concentration des pouvoirs économiques entre les mains des zaibatsu.
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ (en) James Arthur Ainscow Stockwin, Dictionary of the Modern Politics of Japan, Taylor & Francis, , 336 p. (ISBN 978-0-203-40217-7), p. 186
- (en) « Historical Figures », sur ndl.go.jp (consulté le )
Liens externes
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