Toshiki Kaifu

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Toshiki Kaifu
海部 俊樹
Illustration.
Portrait officiel de Toshiki Kaifu.
Fonctions
Premier ministre du Japon

(2 ans, 2 mois et 26 jours)
Monarque Akihito
Gouvernement Kaifu I et II
Prédécesseur Sōsuke Uno
Successeur Kiichi Miyazawa
Biographie
Nom de naissance 海部 俊樹 (Kaifu Toshiki)
Date de naissance
Lieu de naissance Nagoya, préfecture d'Aichi (Japon)
Date de décès (à 91 ans)
Lieu de décès Tokyo (Japon)
Nationalité Drapeau du Japon Japonaise
Parti politique Parti libéral-démocrate
Conjoint Sachiyo Kaifu
Diplômé de Université Chūō
Université Waseda

Signature de Toshiki Kaifu海部 俊樹

Toshiki Kaifu
Premiers ministres du Japon

Toshiki Kaifu (海部 俊樹, Kaifu Toshiki?), né le à Nagoya dans la préfecture d'Aichi et mort à Tokyo le [1], est un homme d'État japonais.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et études[modifier | modifier le code]

Toshiki Kaifu est le fils d'un photographe de Nagoya[2]. S'il veut originellement être pilote dans les Forces japonaises d'autodéfense, il décide d'étudier le droit[3]. Il suit deux premières années de licence de droit à l'université Chūō, et réussit à être transféré à l'université Waseda l'année suivante[2]. Il y est actif au sein du club d'éloquence[3]. Il sort diplômé de la faculté de droit en 1954[4].

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Juriste et brillant orateur, il fut élu député pour la première fois à vingt-neuf ans en novembre 1960. Membre du Parti libéral démocrate, il fut, élu et réélu treize fois au parlement. Dans les années 1970, il fut un proche conseiller de Takeo Miki, alors Premier ministre et fut surnommé « Monsieur Propre » lors de l'affaire Lockheed[5].

De 1976 à 1985, il fut ministre de l'Éducation. Lors de cette période il recevra lui-même des fonds de la société Cosmos Recruit, mais il prendra soin de les déclarer aux services fiscaux, ce qui lui donnera une réputation de « propreté », à l'abri des scandales financiers qui ont éclaboussé toute la classe politique[6].

Après la démission de Noboru Takeshita et de Sōsuke Uno en juillet 1989, à la suite de scandales de mœurs et de leurs responsabilités dans la déroute du PLD aux élections sénatoriales du , il fut élu, le 8 août, président du PLD et le 9 août, 76e Premier ministre du Japon, avec la lourde tâche de restaurer la confiance politique et de redonner vie à son parti politique.

Son gouvernement permit de renouveler la classe politique puisque treize des vingt ministres faisaient leur première entrée dans un gouvernement, avec parmi eux deux femmes Mayumi Moriyama, à l'Environnement, et Sumiko Takahara, à la Planification économique. Malheureusement dès le 25 août, un de ses ministres, Tokuo Yamashita devait démissionner, rattrapé lui aussi par un scandale sexuel, et Mayumi Moriyama le remplaça au poste de secrétaire général du gouvernement. Kaifu autorise l'envoi de troupes des forces d'autodéfense dans le Golfe Persique lors de la Guerre du Golfe[1]. Il démissionna en novembre 1991 et laissa la place à Kiichi Miyazawa.

Il quitta le PLD en 1994 pour former un nouveau parti politique, le Shinshinto (littéralement « nouvelle frontière »). Il retourne au PLD en 2003 et se retire de la vie politique après la perte de son siège parlementaire lors des élections de 2009[1].

Mort[modifier | modifier le code]

Il meurt le 9 janvier 2022 à l’âge de 91 ans d'une pneumonie[1],[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d Agence Kyodo, Ex-Japan PM Kaifu, who dispatched SDF to Persian Gulf, dies at 91, The Mainichi (14 janvier 2022).
  2. a et b (en) Encyclopedia of World Biography: 20th Century Supplement, J. Heraty, (ISBN 978-0-910081-07-8, lire en ligne)
  3. a et b (en) Akio Watanabe, The Prime Ministers of Postwar Japan, 1945–1995: Their Lives and Times, Lexington Books, (ISBN 978-1-4985-1002-8, lire en ligne)
  4. (en) Japan Report, Japan Information Center, Consulate General of Japan, (lire en ligne)
  5. (en) Khoon Choy Lee, Japan : Between Myth and Reality, World Scientific, , 303 p. (ISBN 981-02-1865-6 et 9789810218652, lire en ligne), p. 214
  6. (en) Sam Jameson, « Ex-Education Chief Backed as Japan Prime Minister », sur articles.latimes.com, (consulté le ) : « Kaifu said the company gave him 14.4 million yen ($105,726) between 1983 and 1987 in contributions for political activities. He said the contributions were all reported to the authorities, as required by law, and amounted to "only a small portion" of the 200 million to 300 million yen ($1.5 million to $2.2 million) he said he has received in total contributions in recent years. »
  7. (en) · in POLITICS et SOCIETY, « Former PM Kaifu dies at 91 », sur Nippon TV NEWS 24 JAPAN (consulté le )

Voir aussi[modifier | modifier le code]