Fumimaro Konoe

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Fumimaro Konoe
近衞 文麿
Illustration.
Le Premier ministre Konoe en 1938
Fonctions
Ministre d'État (ja)

(1 mois et 22 jours)
Monarque Hirohito
Premier ministre Naruhiko Higashikuni
Gouvernement Higashikuni (ja)
Ministre de la Justice

(7 jours)
Monarque Hirohito
Premier ministre Lui-même
Gouvernement Konoe III (ja)
Prédécesseur Heisuke Yanagawa
Successeur Michiyo Iwamura (ja)
Ministre de l'Agriculture et des Forêts
(par intérim)

(2 jours)
Monarque Hirohito
Premier ministre Lui-même
Gouvernement Konoe II (ja)
Prédécesseur Toshio Shimada (en)
Successeur Tadaatsu Ishiguro (en)
Président du Conseil privé

(1 an, 5 mois et 19 jours)
Monarque Hirohito
Prédécesseur Hiranuma Kiichirō
Successeur Yoshimichi Hara
Ministre des Affaires coloniales

(29 jours)
Monarque Hirohito
Premier ministre Lui-même
Gouvernement Konoe I (ja)
Prédécesseur Kazushige Ugaki
Successeur Yoshiaki Hatta
Ministre des Affaires étrangères

(29 jours)
Monarque Hirohito
Premier ministre Lui-même
Gouvernement Konoe I (ja)
Prédécesseur Kazushige Ugaki
Successeur Hachirō Arita
Premier ministre japonais

(1 an, 2 mois et 26 jours)
Monarque Hirohito
Gouvernement Konoe II (ja) et III (ja)
Prédécesseur Mitsumasa Yonai
Successeur Hideki Tōjō

(1 an, 7 mois et 1 jour)
Monarque Hirohito
Gouvernement Konoe I (ja)
Prédécesseur Senjūrō Hayashi
Successeur Hiranuma Kiichirō
Président de la Chambre des pairs (ja)

(3 ans, 11 mois et 29 jours)
Monarque Hirohito
Prédécesseur Tokugawa Iesato
Successeur Yorinaga Matsudaira
Pair du Japon

(29 ans, 2 mois et 5 jours)
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Tokyo (Japon)
Date de décès (à 54 ans)
Lieu de décès Tokyo (Japon occupé)
Nature du décès Suicide par absorption de cyanure
Nationalité japonaise
Parti politique Association de soutien à l'autorité impériale (1940-1945)
Père Konoe Atsumaro
Fratrie Hidemaro Konoye (frère)
Tadamaro Miyagawa (ja) (frère)
Conjoint Chiyoko Konoe (ja)
Enfants Fumimata Konoe (en) (fils)
Akiko Noguchi (ja) (fille)
Yoshiko Hosokawa (ja) (fille)
Michitaka Konoe (ja) (fils)
Famille Takanori Mori (ja) (beau-père)
Hidemaru Tsugaru (ja) (oncle)
Nagatoshi Kuroda (ja) (beau-frère)
Iemasa Tokugawa (cousin)
Morihiro Hosokawa (petit-fils)
Diplômé de Université impériale de droit de Kyoto (ja)

Signature de Fumimaro Konoe近衞 文麿

Fumimaro Konoe
Premiers ministres du Japon

Fumimaro Konoe (近衞 文麿, Konoe Fumimaro?), né le à Tokyo et mort suicidé le dans la même ville, est un traducteur, journaliste, diplomate, penseur politique et homme d'État japonais.

Il est principalement connu pour avoir exercer la charge de Premier ministre du Japon de 1937 à 1939, puis de 1940 à 1941.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est un descendant du clan Fujiwara et l'un des principaux théoriciens de l'expansionnisme du Japon Shōwa. Son père avait été actif dans son pays sur le plan politique. Il est même candidat potentiel au poste de Premier ministre lorsqu'il meurt en 1904. Vivant dans une puissante famille noble, Konoe reçoit une excellente éducation, apprenant notamment l'anglais et l'allemand.

Konoe et son premier cabinet avec le ministre de la Marine Mitsumasa Yonai à gauche

En 1937, lors de son premier mandat comme Premier ministre, Konoe recommande à l'empereur Shōwa l'invasion de la Chine. Sous sa tutelle sont publiés les deux principaux ouvrages de propagande du régime Shōwa : Kokutai no hongi, « Les Fondements de la politique nationale » (1937) et Shinmin no michi, « La Voie des sujets » (1941).

En 1938, son gouvernement promulgue une « Loi sur la Mobilisation nationale » destinée à mobiliser l'empire dans la guerre contre la Chine en accordant un budget illimité à la fabrication d'armements, en assurant le contrôle de l'État sur toutes les institutions civiles, y compris les syndicats, en nationalisant les principales industries et les médias[1].

Cette mesure est suivie en 1940 par l'instauration de l’Association de Soutien à l'Autorité Impériale ainsi que par l'adoption d'une « Loi nationale sur l'eugénisme » et du concept de la sphère de coprospérité de la Grande Asie orientale et la conclusion, le , du Pacte tripartite avec l'Allemagne et l'Italie.

Il démissionne en , convaincu d'avoir perdu la confiance de l'empereur Shōwa et incapable d'empêcher le déclenchement de la guerre de la Grande Asie orientale. Il recommande comme successeur le prince Naruhiko Higashikuni mais l'empereur rejette cette recommandation, lui préférant Hideki Tojo.

Le second cabinet de Konoe avec Hideki Tojo comme ministre de l'Armée (deuxième à partir de la gauche)

Avec l'impératrice Teimei, les princes Nobuhito Takamatsu, Yasuhiko Asaka et Naruhiko Higashikuni, Konoe est l'un des artisans de la destitution de Hideki Tojo par Hirohito en 1944. En , il conseille à ce dernier de prendre des mesures immédiates pour mettre un terme à la guerre mais selon le grand chambellan Hisanori Fujita, cette recommandation est fermement rejetée par l'empereur en quête d'une dernière grande victoire[2].

Konoe en avril 1939

Ayant refusé de collaborer avec l'équipe de Douglas MacArthur pour faire en sorte que Hirohito et la famille impériale soient exonérés de poursuites criminelles devant le Tribunal de Tokyo, il se suicide le pour éviter de se voir lui-même assigné devant la justice internationale.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Erich Pauer, Japan's War Economy, 1999, p. 13
  2. Fujita Hisanori, Jijûcho no kaisô, 1987, p. 66-67, Herbert Bix, Hirohito and the Making of Modern Japan, 2001, p. 489

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Eddy Dufourmont, « Rousseau et la critique « anti-Lumières » de la démocratie dans le Japon du XXe siècle. Yabe Teiji, Hans Kelsen et Carl Schmitt », dans Tanguy L’Aminot, Reinhard Bach et Catherine Labro (dir.), Rousseau et l’Allemagne à l’époque contemporaine, Montmorency, SIAM-JJR Musée Jean-Jacques Rousseau Publications du Mont-Louis, 2010, p. 101-116 (sur l'idéologie de Yokusankai).

Liens externes[modifier | modifier le code]