Kakuei Tanaka

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Kakuei Tanaka
田中 角栄
Kakuei Tanaka en 1973 lors d'une visite à la Maison-Blanche.
Kakuei Tanaka en 1973 lors d'une visite à la Maison-Blanche.
Fonctions
40e Premier ministre du Japon

(2 ans 5 mois et 2 jours)
Élection
Réélection
Monarque Shōwa
Gouvernement 64e et 65e Cabinets
Prédécesseur Eisaku Satō
Successeur Takeo Miki
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Nishiyama, préfecture de Niigata
Drapeau du Japon Japon
Date de décès
Lieu de décès Minato-ku, Tokyo
Drapeau du Japon Japon
Nationalité Japonaise
Parti politique Parti libéral-démocrate
Enfants Makiko Tanaka

Signature de Kakuei Tanaka田中 角栄

Kakuei Tanaka
Premiers ministres du Japon

Kakuei Tanaka (田中 角栄, Tanaka Kakuei?) est un homme politique japonais, né le dans le village de Futada, bourg de Nishiyama (aujourd'hui ville de Kashiwazaki) dans la préfecture de Niigata et mort le à Tokyo[1]. Il fut le 40e Premier ministre du Japon, du au .

Biographie[modifier | modifier le code]

Kakuei Tanaka est né dans la préfecture de Niigata, dont l'économie est fortement basée sur l'agriculture. Déterminé à sortir sa famille de la misère, il émigre à Tōkyō à l'âge de dix-sept ans dans les années 1930. Tout en travaillant, il passe un certain nombre de brevets techniques qui lui donneent des compétences en ingénierie du bâtiment. Il sait se faire apprécier du président de la Kenkyu qui devient son protecteur et lui confie ses premiers contrats de conception d'usine. Envoyé en Mandchourie en 1937, il est réformé après avoir contracté une pneumonie. Cette interruption dans sa carrière ne le freine pas vraiment. Il développe sa propre entreprise en bâtiment avec succès pendant la guerre[1], comme maître d'œuvre pour la construction d'usine d'armement. Il peut rapatrier une somme importante d'argent de Corée lors de la défaite, somme destinée à l'origine à la transplantation d'une usine d'armement. Après la défaite, il reçoit des contrats de la part de l'armée américaine.

Richard Nixon et Tanaka se réunissent le 31 août et le 1er septembre 1972 dans l'État de Hawaii pour évoquer les problèmes commerciaux. Il fait reconnaître au Japon en 1972 la République populaire de Chine, marquant le début des relations diplomatiques entre cet État communiste et Tokyo.

Le 22 décembre 1973, il décrète l'état d'urgence et prend une série de mesures pour faire face aux conséquences du premier choc pétrolier[2].

Il est condamné le à quatre ans de prison, pour avoir accepté un pot de vin de deux millions de dollars de la part de Lockheed[1].

Makiko Tanaka, sa fille, se lança aussi dans la politique et devint ministre des Affaires étrangères.

Analyse[modifier | modifier le code]

Ce personnage, proche des classes populaires (il n'a pratiquement pas fait d'études), est resté populaire après sa mort[1]. Entrepreneur à succès énergique et jovial, mais parfois imprudent, il détone dans le paysage politique japonais composé principalement d'anciens hauts fonctionnaires effacés et peu charismatiques formés à l'université de Tokyo ou issus des meilleures universités privées.

Tout au long de sa carrière politique, il a su faire profiter de manière remarquable sa région d'origine des crédits destinés aux infrastructures et à la prévention de catastrophes naturelles. Le comité Echizan (Echizan-kai) qui fédérait son importante clientèle politique était le comité de soutien le mieux organisé du pays, au sein duquel les dérives mafieuses n'ont pas toujours pu être évité, notamment lors des attributions de commandes publiques.

Il reste un personnage énigmatique, doté d'une capacité de travail et de synthèse hors du commun qui lui valut le surnom, entre autres, de « bulldozer équipé d'un ordinateur ». Considéré par ses partisans comme un visionnaire et par ses ennemis comme un mégalomane, il est sans doute le personnage clef pour comprendre la politique japonaise de l'après-guerre jusqu'à nos jours.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]