Pierre Mathieu-Bodet

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Pierre Mathieu-Bodet
Illustration.
Fonctions
Ministre des Finances
Président Patrice de Mac Mahon
Gouvernement Ernest Courtot de Cissey
Prédécesseur Pierre Magne
Successeur Léon Say
Président du Conseil général de la Charente
Député de la Charente
Député de la Charente
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Saint-Saturnin (Charente)
Date de décès (à 94 ans)
Lieu de décès Paris
Nationalité Drapeau de la France Française
Parti politique Monarchiste
Profession Avocat

Pierre Mathieu-Bodet, né à Saint-Saturnin (Charente) le et mort à Paris le , est un avocat et homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Mathieu-Bodet étudia le droit à Paris et se fit recevoir docteur en 1842. En 1846, il acheta une charge d'avocats aux conseils. Membre du conseil général de la Charente depuis 1845, il fut élu, le , représentant de la Charente à l'Assemblée constituante. Il siégea parmi les conservateurs, fit partie du comité des finances, et, après avoir obtenu sa réélection à l'Assemblée législative, le , dans le même département, le 1er sur 8, il désapprouve les décrets du , relatifs aux biens des princes d'Orléans, et donna sa démission.

Il reprit ses travaux d'avocat à la Cour de cassation, et devint, en 1863, président de l'Ordre des avocats au Conseil d'État et à la Cour de cassation jusqu'en 1865. Mathieu-Bodet ne rentra dans la vie parlementaire qu'aux élections pour l'Assemblée nationale : le , il fut nommé représentant de la Charente, le 3e sur 7. Il prit place au centre droit. Plusieurs fois membre de la commission du budget, il s'occupa d'affaires plus que de politique pure, et parla spécialement sur les matières économiques.

Il fut appelé, le , à prendre la succession de Magne, comme ministre des Finances ; il conserva ce portefeuille jusqu'au . Il avait adressé au président de la République un long rapport, qui fut très remarqué, sur la situation financière, la nécessité d'impôts nouveaux et la révision du cadastre. Il négocia un nouveau traité avec la Banque de France au mois d'août et créa la Banque de l'Indochine, par décret du . Il renforça également le monopole de l'État sur la fabrication des allumettes et fit voter une loi sur la conservation des registres hypothécaires.

Mathieu-Bodet se rapprocha des républicains modérés sur la fin de la législature. Élu, le , député de l'arrondissement de Barbezieux, il n'appartint à aucun groupe de la Chambre, opina généralement avec les « constitutionnels », et fut un des onze députés qui s'abstinrent dans le scrutin d'où sortit le vote de blâme et de défiance contre le ministère de Broglie-Fourtou (). Mathieu-Bodet resta neutre pendant la période dite du « Seize-Mai », et ne se représenta pas aux élections du .

Mathieu-Bodet avait été réélu, le , membre du conseil général de la Charente pour le canton d'Hiersac; il avait été secrétaire de ce conseil de 1863 à 1870, et président de 1871 à 1874. Il était administrateur du Crédit foncier de France, censeur du Crédit industriel et commercial (CIC) depuis 1869 et membre du Cercle des chemins de fer. Il a collaboré à plusieurs revues de jurisprudence et notamment au Répertoire de Dalloz.

Vie familiale[modifier | modifier le code]

Il est fils de Mathurin Mathieu-Bodet, maire de Saint-Saturnin, et de Marie Maillochaud.

Il épousa Marie Lucie Vallade, dont il eut :

Publications[modifier | modifier le code]

  • La Réforme des impôts, 1880
  • Les Marchés à terme et les jeux de bourse, 1881
  • Les finances françaises de 1870 à 1878: Volume 1, 1881
  • Les finances françaises de 1870 à 1878: Volume 2, 2008, 2012
  • La Mission de la commission du budget de 1884, 1884
  • Notice nécrologique sur M. Louis-Athénaïs Mourier, ex-directeur de l'instruction publique, 1889

Sources[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]