Saint-Martial-Viveyrol

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Saint-Martial-Viveyrol
L'église Saint-Martial de Saint-Martial-Viveyrol.
L'église Saint-Martial de Saint-Martial-Viveyrol.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Dordogne
Arrondissement Périgueux
Canton Ribérac
Intercommunalité Communauté de communes du Pays ribéracois
Maire
Mandat
Virginie Mouche
2016-2020
Code postal 24320
Code commune 24452
Démographie
Gentilé Saint Martialais Viveyrolis
Population
municipale
199 hab. (2014)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 21′ 30″ nord, 0° 20′ 22″ est
Altitude Min. 79 m – Max. 193 m
Superficie 12,63 km2
Localisation

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Saint-Martial-Viveyrol, parfois orthographiée Saint-Martial-Viveyrols, est une commune française située dans le département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Accès[modifier | modifier le code]

Saint-Martial-Viveyrol est une commune du nord-ouest de la Dordogne située à deux kilomètres au nord-ouest de Verteillac.

La D 97, au sud du bourg

Le village est traversé par la route départementale 1 (D1) reliant Chancelade à la Charente (près de Salles-Lavalette) puis à Montmoreau-Saint-Cybard (D24). Au nord et au sud, les routes départementales D101 et D97 mènent également au village. Il se situe à 15 kilomètres au nord de Ribérac, 2,5 kilomètres de Verteillac, à 44 kilomètres de Périgueux et 35 kilomètres d'Angoulême. Saint-Martial-Viveyrol est également proche de la Charente, puisque la limite départementale est seulement à 5 kilomètres (Nanteuil-Auriac-de-Bourzac).

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Elle est située à 112 mètres au-dessus du niveau de la mer et à 193 mètres à son point culminant (réservoir à Mortignac). Sa superficie est de 1 263 hectares et elle compte 225 habitants (au dernier recensement) dont de nombreux résidents britanniques.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est tournée vers la vallée de la Sauvanie, ruisseau coulant au sud-est et la séparant de la commune de Verteillac. Ancienne ligne de démarcation naturelle pendant la Seconde Guerre mondiale, c'est un affluent de la Lizonne, sur le bassin versant de la Dordogne.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Martial-Viveyrol
Nanteuil-Auriac-de-Bourzac La Chapelle-Grésignac Cherval
Saint-Martial-Viveyrol Verteillac
Bouteilles-Saint-Sébastien Lusignac,
Bertric-Burée

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom officiel de la commune s'écrit Saint-Martial-Viveyrol[1], mais il est parfois orthographié Saint-Martial-Viveyrols.

Le nom de la commune se réfère à saint Martial, évêque de Limoges au IIIe siècle[2], et au mot occitan viveyrol signifiant « vivier », pouvant correspondre soit à un étang utilisé pour l'élevage des poissons, soit à une prairie humide[3].

En occitan, la commune porte le nom de Sent Marçau de Vivairòus[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Des traces paléolithiques et gallo-romaines[3] ont été trouvées sur la commune à plusieurs endroits à la suite de travaux de canalisation.

Le village, dans une forme autre, a dû être formé aux alentours du Ve siècle, puis s'est développé aux VIIIe et IXe siècles.

Les différents seigneurs (de Lageard, de Badillac, Alexandre, Jussac d'Ambleville, Patronnier de Gandillac, etc.) ont eu une influence sur l'agrandissement de la commune et dans l'aménagement du territoire.

L’église (sous la forme d’une crypte, laquelle abritait l'entrée d'un souterrain menant au château du bourg) aurait été bâtie à la fin du Xe siècle, pour être reconstruite au XIe siècle dans sa forme rectangulaire actuelle.

La première mention écrite connue du lieu remonte en l'an 1341, sous la forme « Saint Martial de Vivayrols »[3].

Dans la période templière, l'église forteresse appartenait à la commanderie du Soulet (à Gout-Rossignol). Au cours des siècles, le village s'est imposé comme lieu de foires (trois annuelles au XVIIIe siècle, ), et lieu de rassemblement pour les seigneurs des alentours.

La Révolution a vu la destruction de quelques maisons fortes et tourelles des châteaux.

La commune a compté jusqu'à 2 000 personnes. La révolution industrielle et le dépeuplement des campagnes ont accéléré la chute de la démographie.

Les trois guerres des XIXe et XXe siècles ont meurtri plusieurs familles (21 morts pour la Première Guerre mondiale).

Ce bourg possédait plusieurs foires et différents métiers étaient représentés. En 1892, on dénombrait :

1 artisan tisserand,
2 artisans tailleurs d’habits,
1 artisan couvreur,
2 artisans charpentiers,
2 artisans menuisiers,
3 artisans maçons,
77 exploitants agricoles,
2 artisans forgerons,
2 artisans meuniers,
1 artisan boulanger,
1 artisan cordonnier,
20 domestiques,
21 servantes,
1 curé,
2 instituteurs.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
1983 1995 Marc Étourneaud    
1995 2001 Michel Robert   Retraité
mars 2001 avril 2014 André Martin UMP Retraité commercial
avril 2014 mai 2016[5] Christophe Duvergt[Note 1]    
mai 2016 août 2016 Virginie Mouche   Première adjointe faisant fonctions de maire
août 2016 en cours Virginie Mouche    

Jumelages[modifier | modifier le code]

Panneau de jumelage du canton avec Fontanetto Po.

L'ensemble des communes de l'ancien canton de Verteillac, dont faisait partie Saint-Martial-Viveyrol, est jumelé avec la commune italienne de Fontanetto Po.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de Saint-Martial-Viveyrol se nomment les Saint Martialais Viveyrolis[6].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Saint-Martial-Viveyrol depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2005, 2010, 2015, etc. pour Saint-Martial-Viveyrol[7]). Depuis 2006, les autres dates correspondent à des estimations légales. En 2014, Saint-Martial-Viveyrol comptait 199 habitants.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
744 697 765 791 870 737 645 724 699
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
702 674 658 619 655 570 548 533 532
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
509 506 462 407 408 432 408 417 357
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
339 318 264 271 267 235 230 206 199
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

La fête de saint Martial est célébrée le premier week-end de septembre.

Économie[modifier | modifier le code]

Les activités économiques sur la commune se résument aux exploitations agricoles, aux artisans, à un paysagiste et un restaurant. Trois gîtes sont également en location.

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2012[10], parmi la population communale comprise entre 15 et 64 ans, les actifs représentent 82 personnes, soit 40,0 % de la population municipale. Le nombre de chômeurs (six) a diminué par rapport à 2007 (dix-sept) et le taux de chômage de cette population active s'établit à 7,3 %.

Établissements[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2013, la commune compte trente-neuf établissements[11], dont seize au niveau des commerces, transports ou services, treize dans l'agriculture, la sylviculture ou la pêche, quatre dans la construction, trois dans l'industrie, et trois relatifs au secteur administratif, à l'enseignement, à la santé ou à l'action sociale[12].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église paroissiale Saint-Martial est une église fortifiée datant des XIIe et XIIIe siècles, ancienne possession templière, possédant une salle d'armes, non accessible aux visiteurs. Elle abrite une vaste salle ouverte par onze baies (dont deux aveuglées - façade ouest désormais) avec des trous pour l’installation des hourds en bois. Jusqu’à la fin de la Renaissance, le toit et le clocher n’existaient pas. On y accède par un étroit escalier à vis (façade sud), noyau plein, bien conservé et peu éclairé. La salle s’abaisse au-dessus du chœur. Celle-ci servait de refuge lors des attaques. Elle est inscrite aux monuments historiques depuis 1926[13].
Église forteresse

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Au nord-est, en bordure des communes de Cherval et Verteillac, une petite partie du territoire communal correspond à une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de type II : le plateau de Cherval, remarquable pour sa variété d'oiseaux dont plusieurs font l'objet d'une protection par la directive européenne : Bruant ortolan (Emberiza hortulana), Busard cendré (Circus pygargus), Busard Saint-Martin (Circus cyaneus), Engoulevent d'Europe (Caprimulgus europaeus), Grande Outarde (Otis tarda), Pie-grièche écorcheur (Lanius collurio), Pipit rousseline (Anthus campestris)[14],[15].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Maurice Patronnier de Gandillac (1906-2006), philosophe ; dans les années 1930, il signa ses articles « Martial Viveyrol » dans l'hebdomadaire allemand Sept en référence à ce village[16].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Lisa Giraud Taylor, Saint-Martial Viveyrols - Ancienne possession templière, Pilote24 éditions, 2008, (ISBN 978-2-912347-76-3)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Démissionnaire.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Code officiel géographique sur le site de l'Insee, consulté le 30 novembre 2015.
  2. Abbé Carles, Dictionnaire des paroisses du Périgord, éditions du Roc de Bourzac, Bayac, 2004, (réédition à l'identique de celle de 1884 : Les titulaires et patrons du diocèse de Périgueux et de Sarlat), (ISBN 2-87624-125-0), p. 284-285.
  3. a, b et c Chantal Tanet et Tristan Hordé, Dictionnaire des noms de lieux du Périgord, éditions Fanlac, 2000, (ISBN 2-86577-215-2), p. 344
  4. Le nom occitan des communes du Périgord sur le site du Conseil général de la Dordogne, consulté le 20 novembre 2013
  5. Arrêté portant convocation des électeurs de Saint-Martial-Viveyrol, Préfecture de la Dordogne, 8 juillet 2016.
  6. Fiche commune Saint-Martial-Viveyrol, Union des maires de la Dordogne, consultée le 24 novembre 2016.
  7. « Calendrier de recensement », sur Insee (consulté le 30 mars 2014)
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  10. Chiffres-clés - Emploi - Population active - tableaux EMP T2 et EMP T4 sur le site de l'Insee, consulté le 30 novembre 2015.
  11. « Établissement - Définition », sur Insee (consulté le 30 novembre 2015).
  12. Chiffres clés - Établissements actifs par secteur d'activité - tableau CEN T1 sur le site de l'Insee, consulté le 30 novembre 2015.
  13. « Église », notice no PA00082869, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 6 mars 2011.
  14. [PDF] Plateau de Cherval sur le site de la DREAL Aquitaine, consulté le 27 novembre 2014.
  15. Carte du plateau de Cherval sur le site de la DREAL Aquitaine, consulté le 27 novembre 2014.
  16. Maurice de Gandillac, Le Siècle traversé, Albin Michel, 1998, dans lequel l'auteur évoque ses séjours d'été à Gandillac, berceau de sa famille