Grande Outarde

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Otis tarda

image illustrant les oiseaux
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Otis tarda
Description de cette image, également commentée ci-après

Un mâle de grande outarde

Classification (COI)
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Classe Aves
Ordre Otidiformes
Famille Otididae

Genre

Otis
Linnaeus, 1758

Nom binominal

Otis tarda
Linnaeus, 1758

Statut de conservation UICN

( VU )
VU A2cd+3cd+4cd : Vulnérable

Statut CITES

Sur l'annexe  II  de la CITES Annexe II , Rév. du 22/10/1987

La Grande Outarde (Otis tarda), aussi appelée Outarde barbue, est une espèce d'oiseaux de la famille des Otididae. C'est la seule espèce du genre Otis. C'est un oiseau assez farouche et maladroit en vol. Il peut vivre jusqu'à l'âge de 20 ans. Il est présent de l'Europe à la Chine.

Description[modifier | modifier le code]

Spécimens naturalisés, mâles et femelles, montrant une parade nuptiale.

Le mâle pèse jusqu'à 18 kg, a une envergure de 2,60 m et mesure 1,04 m de longueur. La femelle est la plupart du temps 2 fois plus petite et pèse jusqu'à 8 kg. La grande outarde est un grand oiseau pie-brun aux pattes puissantes. Le mâle âgé possède des poils de barbe qui commencent au bec et vont à peu près jusqu'au milieu du cou. Mâles et femelles ont le même plumage. Lors de la parade nuptiale, les mâles soulèvent les plumes blanches des ailes et de la queue. Ils sont donc faciles à identifier de loin.

Répartition[modifier | modifier le code]

Carte de répartition de l'espèce.

L’espèce semble originaire du biome de la steppe eurasienne, qui est le centre de son aire de répartition, mais elle s'adapte à tous types de prairies sous divers climats tempérés, et elle semble ainsi avoir beaucoup profité des déboisements opérés par l'homme à partir du Néolithique pour étendre son aire en Europe de l'Ouest et dans les régions méditerranéennes. A partir du XIXe siècle, le développement de l'agriculture intensive (y compris dans la steppe eurasienne) et les reboisements de beaucoup d'anciennes zones pastorales, couplés à la chasse au fusil, ont causé un important déclin de l'espèce dans toute son aire de répartition. La grande outarde a aujourd'hui disparue en France, on signalait encore sa présence dans le Haut-Rhin au milieu du XIXe siècle, comme oiseau de rivage[1]. Aujourd'hui, les populations sont très fragmentées, on en rencontre encore en Espagne, en Grèce, en Hongrie, en Russie et en Turquie.

La grande outarde se rencontre en groupes très isolés et localisées de l'Espagne à la Chine en passant par le sud de la Russie et la Mongolie. Elle a disparu dans la plupart des pays. Elle est actuellement en danger dans tous les pays. La sous-espèce type Otis tarda tarda vit en Espagne (en Estramadure) (population de 15 000 individus), en Russie (10 000), en Hongrie (1 200), en Ukraine (550), au Portugal (500), en Autriche (100 au lac de Neusiedl, au lac Haring, dans les vignes et sur l'emplacement de la future troisième piste de l'aéroport de Vienne-Schwechat), en Allemagne (100) et au Maroc (50). La variété orientale Otis tarda dybowskii vit en Mongolie (population estimée de 100 à 500 individus) et en Russie méridionale (de 100 à 200).

Pour la construction de ligne à grande vitesse Hanovre-Berlin fin 1996 des mesures ont été prises pendant les travaux et à la fin des travaux pour protéger les grandes outardes et leur conserver un biotope. Selon des études récentes les responsables de la protection de la natures donnent une chance certaines de survie à cet animal dans la région de Belzig. Au printemps 2006, on a compté 101 grandes outardes dans le Brandebourg. Au milieu des années 1990, elles n'étaient que 57.

Une campagne de réintroduction a lieu en Angleterre dans la plaine de Salisbury depuis 2004, avec une centaine de spécimens en provenance de Russie, dans le but d'y installer de nouvelles populations stables. Les oiseaux se sont bien établis dans la plaine et se sont quelques peut dispersés jusqu'à plusieurs centaines de kilomètres de là en Angleterre. Quelques uns de ces oiseaux ont même traversé la Manche et ont été aperçus en France, dans les départements de la Manche et de l'Ariège[2].

Biotope[modifier | modifier le code]

Grand outarde mâle dans un champ en Espagne.

Les grandes outardes vivent dans les champs, les steppes et les prairies.

Alimentation[modifier | modifier le code]

Les adultes se nourrissent d'herbe, de fruits, de graines, d'insectes et de petits sauriens. Les jeunes se nourrissent d'insectes.

Sous-espèces[modifier | modifier le code]

D'après Alan P. Peterson, il existe deux sous-espèces :

  • Otis tarda dybowskii Taczanowski, 1874 ;
  • Otis tarda tarda Linnaeus, 1758.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bulletin de la Société industrielle de Mulhouse de 1859 - Compte-endu de l'assemblée générale du 29 décembre 1958.
  2. Ces Grandes Outardes anglaises qui traversent la Manche, http://www.ornithomedia.com/magazine/analyses/ces-grandes-outardes-anglaises-qui-traversent-manche-00636.html

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références externes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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