Gout-Rossignol

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Gout-Rossignol
Gout-Rossignol
Le bourg de Gout-Rossignol, ondulant à travers l'atmosphère estivale surchauffée.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Dordogne
Arrondissement Périgueux
Intercommunalité Communauté de communes du Périgord Ribéracois
Maire
Mandat
Corinne Ducoup
2020-2026
Code postal 24320
Code commune 24199
Démographie
Population
municipale
374 hab. (2018 en diminution de 3,36 % par rapport à 2013)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 24′ 51″ nord, 0° 23′ 06″ est
Altitude Min. 104 m
Max. 185 m
Superficie 24,91 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Ribérac
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Gout-Rossignol

Gout-Rossignol (orthographe officielle), localement écrite Goûts-Rossignol, est une commune française située dans le département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisée au nord-ouest de la Dordogne, la commune est à 18 kilomètres au nord de Ribérac et environ 35 kilomètres au nord-ouest de Périgueux. Elle est arrosée par la Pude qui y prend sa source à l'est du village de Rossignol.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune occupe un terrain calcaire du Bassin aquitain datant du Crétacé supérieur. Le Coniacien occupe les parties plus basses de cette plaine céréalière, et le Santonien, un peu plus crayeux, les parties plus hautes, au-dessus d'une altitude d'environ 140 m. La vallée de la Pude, en limite sud, est occupée par des alluvions récentes du Quaternaire[1],[2],[3].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Carte de Gout-Rossignol et des communes avoisinantes en 2016, avant la création des communes nouvelles de La Tour-Blanche-Cercles et Mareuil en Périgord.

Gout-Rossignol est limitrophe de sept autres communes. Au sud-ouest, son territoire est distant d'environ 650 mètres de celui de La Chapelle-Grésignac.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Gout-Rossignol est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[4],[5],[6]. La commune est en outre hors attraction des villes[7],[8].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Fichier:24199-Gout-Rossignol-Sols.png
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (88,7 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (88,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (86 %), forêts (11,2 %), zones agricoles hétérogènes (2,3 %), prairies (0,4 %)[9].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Dénomination[modifier | modifier le code]

Les communes de Gout et de Rossignol ont fusionné en 1827 sous le nom de Gout-Rossignol[10], dont c'est l'orthographe officielle[11]. Localement, on trouve la graphie « Goûts-Rossignol ».

Toponymie[modifier | modifier le code]

Panneau d'entrée dans le village.

Cité pour la première fois dans le cartulaire de Saint-Cybard en 937 sous le nom de Guz chef-lieu de la centaine de Berciacense. Le "t" n'apparaît qu'au XIIIe siècle.

Sur la carte de Cassini représentant la France entre 1756 et 1789, on trouve la graphie « Gouts »[12].

L'étymologie relie Rossignol à ros qui signifie "rouge" et à la racine gauloise ialon qui signifie "clairière", soit « la clairière rouge » comme le confirme la couleur de la terre. Par déformation le lieu a pris le nom d'un charmant oiseau[13].

En occitan, la commune porte le nom de Gots e Rossinhòu[14].

Histoire[modifier | modifier le code]

À Gout, au sommet de la colline, la présence certaine[réf. nécessaire] d'un cromlech, aux temps préhistoriques, devenu emporium par la suite, a donné place à l'église et à la halle détruite à la fin du XIXe siècle où se tenaient les foires importantes jusqu'à la Première Guerre mondiale.

Gout est proche de la bifurcation des voies romaines de Périgueux à Saintes et de Périgueux à La Rochelle, routes de pèlerinage pour la première et du fer et du sel pour la seconde[réf. nécessaire]. Des vestiges importants étaient encore visibles avant les bouleversements dus au remembrement et à la modernisation des routes.

Près de La Croix, à la Fontaine de la Ville, se trouvaient une villa romaine et une forge comme l'attestent les restes de construction, les poteries et les nombreux débris métallurgiques conservés par le sol. Une importante forge existait également dans le village de l'Étang des Faures situé, lui aussi, sur la voie de Périgueux à Saintes.

Gout a été, jusqu'à la Révolution, le siège d'un archiprêtré qui comprenait vingt-et-une paroisses.

À huit-cents mètres du bourg, à Soulet, se trouvait, dès le XIIIe siècle, une commanderie des Templiers, puis de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, dont il n'existe plus de vestiges importants[13].

Les plus anciennes maisons du bourg datent de la fin du XVe siècle, car en 1447, les Anglais du Comte Dorset Hutington rasèrent le village et l'église fut fortement endommagée. Aux XVIIIe et XIXe siècles furent construits un certain nombre de châteaux et de demeures bourgeoises.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs[modifier | modifier le code]

Dès 1790, la commune de Gouts a été rattachée au canton de Champaigne qui dépendait du district de Ribérac jusqu'en 1795, date de suppression des districts. Lorsque ce canton est supprimé par la loi du 8 pluviôse an IX () portant sur la « réduction du nombre de justices de paix », la commune est rattachée au canton de Verteillac dépendant de l'arrondissement de Ribérac. Ce dernier étant supprimé en 1926, ses communes sont alors rattachées à l'arrondissement de Périgueux[10].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Fin 1996, Gout-Rossignol intègre dès sa création la communauté de communes du Verteillacois. Celle-ci est dissoute au et remplacée au par un intercommunalité élargie : la communauté de communes du Pays Ribéracois, renommée en 2019 communauté de communes du Périgord Ribéracois.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

La population de la commune étant comprise entre 100 et 499 habitants au recensement de 2017, onze conseillers municipaux ont été élus en 2020[15],[16].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie, à Gout.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
1995 mars 2008 Jean Faye PS Conseiller général
mars 2008[17]
(réélue en mai 2020)
En cours Corinne Ducoup SE[18] Infirmière

Juridictions[modifier | modifier le code]

Dans le domaine judiciaire, Gout-Rossignol relève[19] :

Jumelages[modifier | modifier le code]

Panneau de jumelage du canton avec Fontanetto Po.

L'ensemble des communes de l'ancien canton de Verteillac, dont faisait partie Gout-Rossignol, est jumelé avec la commune italienne de Fontanetto Po depuis 1988[20].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Démographie de Rossignol[modifier | modifier le code]

Jusqu'en 1827, les communes de Gout et de Rossignol étaient indépendantes.

Évolution de la population de Rossignol
1793 1800 1806 1821
268262203252
(Source : Ldh/EHESS/Cassini[21])

Démographie de Gout, puis de Gout-Rossignol[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[22]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[23].

En 2018, la commune comptait 374 habitants[Note 2], en diminution de 3,36 % par rapport à 2013 (Dordogne : −0,84 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
5986856857201 001954979985948
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
920937869872881810818774741
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
709746719657626631590538527
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
460481442444463429417415393
2017 2018 - - - - - - -
379374-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[24].)
Histogramme de l'évolution démographique

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

La maison de retraite, au bourg.

L'importante maison de retraite qui se trouve à Gout a été fondée en 1871 par la famille Aubin de Jaurias. La première mise de fonds pour la construction de cet établissement a été, selon sa volonté, la dot de Sœur Hélène de Jaurias, l'héroïne du Pe-Tang (Chine), que lui avait constitué son frère Antoine Aubin de Jaurias[13].

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2015[25], parmi la population communale comprise entre 15 et 64 ans, les actifs représentent 115 personnes, soit 29,9 % de la population municipale. Le nombre de chômeurs (huit) a diminué par rapport à 2010 (quinze) et le taux de chômage de cette population active s'établit à 7,0 %.

Établissements[modifier | modifier le code]

Au , la commune compte 41 établissements[26], dont dix-huit au niveau des commerces, transports ou services, onze dans l'agriculture, la sylviculture ou la pêche, sept relatifs au secteur administratif, à l'enseignement, à la santé ou à l'action sociale, trois dans la construction, et deux dans l'industrie[27].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Château de Jaurias, XVIIIe et XIXe siècles.
  • Château de la Vassaldie, XVIIIe siècle, inscrit aux monuments historiques.
  • Manoir de Bouillaguet, XVIIIe siècle.
  • Manoir de Mitonias, XVIIIe siècle.
  • Moulin de Soulet, constitué de deux moulins, l'un pour l'huile de noix (plus communément appelé Moulin du Potager) et le second consacré à la farine de blé (connu aussi sous le nom de Moulin du Pigeonnier). C'est sur ce lieu que fut édifié au Moyen Âge une commanderie des Templiers depuis disparue.
  • Étang des Faures.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

La commune possède deux églises, celle de Gout dédiée à saint Étienne, reconstruite à la fin du XIXe siècle de style roman angevin et celle de Rossignol, dédiée à saint Pierre-ès-Liens, datant du XIIe siècle.

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Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

À l'extrême-sud, une faible fraction du territoire communal fait partie d'une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de type II, le plateau de Cherval, remarquable pour sa variété d'oiseaux dont plusieurs font l'objet d'une protection par la directive européenne : Bruant ortolan (Emberiza hortulana), Busard cendré (Circus pygargus), Busard Saint-Martin (Circus cyaneus), Engoulevent d'Europe (Caprimulgus europaeus), Grande Outarde (Otis tarda), Pie-grièche écorcheur (Lanius collurio), Pipit rousseline (Anthus campestris)[29],[30].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michel Vergnaud, « Le vin de Rossignol et des environs. Histoire d'un ancien vignoble du Périgord », dans Chroniques no 28, G.R.H.I.N (Groupe de recherches Historiques du Nontronnais), 2012, p. 53-88 (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 18 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  2. Carte du BRGM sous Géoportail
  3. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Nontron », sur Infoterre, (consulté le 13 novembre 2011).
  4. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 25 mars 2021).
  5. « Commune rurale-définition », sur le site de l’Insee (consulté le 25 mars 2021).
  6. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 25 mars 2021).
  7. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 25 mars 2021).
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 25 mars 2021).
  9. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 18 avril 2021)
  10. a b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Code officiel géographique de Gout-Rossignol, sur le site de l'Insee, consulté le 23 septembre 2014.
  12. « Gouts » sur Géoportail (consulté le 23 septembre 2014)..
  13. a b et c Marcel Vergnaud, Monographie de Gouts-Rossignol, .
  14. Le nom occitan des communes du Périgord sur le site du Conseil général de la Dordogne, consulté le 2 mars 2014.
  15. Article L2121-2 du code général des collectivités territoriales, sur Légifrance, consulté le 4 septembre 2020.
  16. Résultats des élections municipales et communautaires 2020 sur le site du ministère de l'Intérieur, consulté le 28 octobre 2020.
  17. Union départementale des maires de la Dordogne, consultée le 19 août 2014.
  18. Voici vos 557 maires, supplément à Sud Ouest édition Dordogne du 3 avril 2008, p. 30.
  19. « Annuaire des juridictions d'une commune », sur le site du ministère de la Justice (consulté le 17 décembre 2020).
  20. Jean-Louis Savignac, « Les 30 bougies du jumelage franco-italien », Sud Ouest édition Périgueux, 27 avril 2018, p. 21.
  21. « Notice communale de Rossignol », sur Ldh/EHESS/Cassini (consulté le 19 février 2013).
  22. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  23. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  24. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  25. Dossier complet - Commune de Gout-Rossignol (24199) - Activités, emploi et chômage - tableaux EMP T2 et EMP T4 sur le site de l'Insee, consulté le 24 novembre 2018.
  26. « Établissement - Définition », sur Insee (consulté le 24 novembre 2018).
  27. Dossier complet - Commune de Gout-Rossignol (24199) - Établissements actifs par secteur d'activité - tableau CEN T1 sur le site de l'Insee, consulté le 24 novembre 2018.
  28. « Église Saint-Pierre-ès-Liens », notice no PA24000077, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 3 juillet 2012.
  29. [PDF] Plateau de Cherval sur le site de la DREAL Aquitaine, consulté le 27 novembre 2014.
  30. Carte du plateau de Cherval sur le site de la DREAL Aquitaine, consulté le 27 novembre 2014.