Saint-Benoît-des-Ondes

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Saint-Benoît.
Saint-Benoît-des-Ondes
La mairie.
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Saint-Malo
Canton Cancale
Intercommunalité Saint-Malo agglomération
Maire
Mandat
Jacques Daniel
2008-2014
Code postal 35114
Code commune 35255
Démographie
Population
municipale
1 057 hab. (2011)
Densité 362 hab./km2
Population
aire urbaine
81 962 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 37′ 14″ N 1° 51′ 01″ O / 48.6205555556, -1.85027777778 ()48° 37′ 14″ Nord 1° 51′ 01″ Ouest / 48.6205555556, -1.85027777778 ()  
Altitude 2 m (min. : 2 m) (max. : 10 m)
Superficie 2,92 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Ille-et-Vilaine

Voir sur la carte administrative d'Ille-et-Vilaine
City locator 14.svg
Saint-Benoît-des-Ondes

Géolocalisation sur la carte : Ille-et-Vilaine

Voir sur la carte topographique d'Ille-et-Vilaine
City locator 14.svg
Saint-Benoît-des-Ondes

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Saint-Benoît-des-Ondes

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Saint-Benoît-des-Ondes
Liens
Site web Site de la commune

Saint-Benoît-des-Ondes est une commune française, située dans le département d'Ille-et-Vilaine en région Bretagne.

Ses habitants sont les bénédictins et les bénédictines

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Benoît-des-Ondes couvre 292 hectares en bord de mer à une altitude moyenne de deux mètres au-dessus du niveau de la mer.

Saint-Benoît est issu de villages de pêcheurs qui s'installèrent, au fur et à mesure que la terre gagnait sur la mer, sur des iles formées par des bancs de sables coquilliers isolés à marée haute jusqu'à ce qu'au XIe siècle le duc de Bretagne Alain fit construire une digue qui protégeait le village des flots, ainsi que ses voisins nés dans les mêmes conditions, Hirel et Vildé-la-Marine. C'est toujours la digue actuelle, certes moult fois remaniée : la « digue de la Duchesse-Anne ». Le village restait entouré de marais dont l'assèchement ne fut complet qu'au XVIIe siècle, d'importants travaux de drainage aux XVIIIe et XIXe siècles étendirent la zone cultivable notamment par des polders sur la baie.

Jusqu'au début du XXe siècle, la population vécut d'un mélange entre les ressources de l'agriculture, facilitée par un sol d'alluvions marines riche et facile à travailler, et le travail de la mer (on trouve trace de pêcheries dès 1181). Longtemps l'agriculture fut principalement vivrière mais les pommiers à cidre sont anciens dans le paysage et n'ont disparu que dans la seconde moitié du XXe siècle quand la Bretagne céda au mythe de l'agriculture industrielle et que les champs de céréales dans des paysages victimes du remembrement entourèrent Saint-Benoît, les terres agricoles sont de plus détruites par la mise en construction de lotissements pavillonnaires.

À partir de l'époque moderne, comme tous les Bretons de la côte, les habitants servaient dans la marine de commerce et de guerre. La pêche restait néanmoins une des ressources principales et avant la Grande guerre c'est 40 % des hommes de la commune qui partaient chaque année sur les bancs de Terre-Neuve.

Dans les années 1970, la ville chercha à profiter du développement du tourisme en Bretagne et de la proximité de Saint-Malo pour diversifier ses activités. Si l'ostréiculture et la mytiliculture restent des activités importantes, trois terrains de campement sont désormais installés en bord de mer.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune vient de l'installation sur cette terre d'un prieuré bénédictin dépendant de l'abbaye du Mont-Saint-Michel, le monastère de Saint-Benoît-du-Blanc-Essay.

Le village de pêcheur des origines fut érigé en paroisse au XIIe siècle sous le nom de Saint Benoît de la Marine avant de devenir au XVIe siècle Saint Benoît des Ondes.

Les deux faits marquants de l'histoire de la commune sont l'occupation de la paroisse par les Anglais lors de leur attaque contre Saint Malo le 7 juin 1758 et la construction par les Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale d'un fossé anti-chars de Châteauneuf à Saint-Benoît-des-Ondes destiné à isoler Saint-Malo, après la guerre cet ouvrage a été reconverti en "biez" mais reste connu sous le nom de "canal des Allemands".

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001   Jacques Daniel    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

A son plus grand essor, au milieu du XIXe siècle, Saint Benoît avait 967 habitants, l'exode rural commença à la fin du XIX et s'accéléra après la guerre de 1914-1918, la population de la commune ne cessa de diminuer jusque dans les années 1970. La construction de nouveaux lotissements lui ramena des habitants et elle compte en 2006 une population d'un peu plus de 1000 personnes.

Évolution démographique
1962 1968 1975 1982 1990 1999
485 556 547 612 775 799
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes.
(Source : INSEE[1])


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • La première église fut érigée au XIIe quand fut créé la paroisse, il en reste dans le pavement de l'entrée de l'actuel édifice la pierre d'autel en granit avec reliquaire. L'église actuelle est une construction du XVIe siècle très remaniée à la fin du XVIIIe . Elle était alors décrite comme « petite, basse, obscure et mal pavée » , des travaux entamés en 1785 furent interrompus par la Révolution qui la transforma un temps en temple de la déesse Raison et la voua à des fonctions administratives. Elle fut cependant vite rendue au culte et les travaux furent terminés en 1803 et pour le clocher en 1815. Le chancel disparu dans l'opération de même que tout caractère de style de l'église.
Cene st benoit.jpg
  • L'église de Saint-Benoît-des-Ondes possède un magnifique tableau du XVIIe siècle, copie de la célèbre Cène de Philippe de Champaigne, (1648, conservé au musée du Louvre) on peut admirer cette toile au-dessus du maître-autel.Restauré une première fois en 1874, il a été de nouveau restauré en 1992 par Melle Le Bayen (Paris).
  • Le cimetière qui entourait l'église fut transformé en square en 1873, une croix de granit érigée en 1713 la " porte des morts " de 1741 sont les dernières traces de l'ancien emploi du lieu. La croix en avait remplacé une précédente en bois de 1606, elle aurait été offerte à l'occasion de leur mariage le 4 mai 1713 par Bertrand Poirier de la Passe et Etiennette Hervot.
  • La chapelle Sainte Geneviève est elle du XVIe siècle.
  • Il ne reste rien des anciens moulins sur la digue à une exception près datant de la fin du XVIIIe-début du XIXe, grandement remanié il évoque peu son ancienne destination et est aujourd'hui transformé en maison d'habitation.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Eugène Joseph Samson, né à Saint Benoît des Ondes le 15 novembre 1827, engagé dans les zouaves pontificaux, mort à Rome le 8 novembre 1870.

Spécialités[modifier | modifier le code]

Le Gâteau de pain, un pain sucré qui ressemble à la Gochtial de Saint Armel dans le Morbihan, selon une recette originale trouvée dans le livre de recette Cuisine traditionnelle de Bretagne[2].

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]


Liens externes[modifier | modifier le code]