Miniac-Morvan

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Morvan.

Miniac-Morvan
Miniac-Morvan
L'église Saint-Pierre et le monument aux morts.
Blason de Miniac-Morvan
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Saint-Malo
Canton Dol-de-Bretagne
Intercommunalité Saint-Malo agglomération
Maire
Mandat
Dominique Louvel
2014-2020
Code postal 35540
Code commune 35179
Démographie
Population
municipale
3 902 hab. (2016 en augmentation de 4,56 % par rapport à 2011en augmentation de 4,56 % par rapport à 2011)
Densité 126 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 30′ 53″ nord, 1° 54′ 00″ ouest
Altitude Min. 2 m
Max. 68 m
Superficie 31,03 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Ille-et-Vilaine

Voir sur la carte administrative d'Ille-et-Vilaine
City locator 14.svg
Miniac-Morvan

Géolocalisation sur la carte : Ille-et-Vilaine

Voir sur la carte topographique d'Ille-et-Vilaine
City locator 14.svg
Miniac-Morvan

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Miniac-Morvan

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Miniac-Morvan
Liens
Site web www.miniac-morvan.fr

Miniac-Morvan est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en Région Bretagne, peuplée de 3 902 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Miniac-Morvan est située à 20 km de Saint-Malo sur la quatre voies Rennes-Saint-Malo.

Hameaux, écarts, lieux-dits[modifier | modifier le code]

  • Beillac * Boutry * Caridan * Casse Noe
  • Champveau * Couabel * Gouillon * L'Angle
  • L'Ouche * La Barre * La Barre Guineheuc * La Besnard
  • La Binellerie * La Blainerie * La Bouexiere * La Bouglaie
  • La Brizardiere * La Butte * La Chalandiere * La Chambre
  • La Costardais * La Croix de Villebret * La Croix des Gues * La Croix Durand
  • La Gaudiniere * La Haute Folie * La Herlise * La Janais
  • La Lande des Gues * La Landelle * La Maison Neuve * La Mare
  • La Mettrie * La Noe * La Nouette * La Potenne
  • La Roussaie * La Saboterie * La Salle * La Salle Es Beaugeard
  • La Sauvagere * La Touche Aux Vanais * La Touesse * La Tresse
  • La Verrerie * La Viette * La Ville Aubry * La Ville Blanche
  • La Ville Boutier * La Ville Es Genils * La Ville Es Tues * La Ville Mauny
  • La Ville Oger * Launay * Launay Beliard * Launay Boulen
  • Launay Guibert * Launay Robidou * Le Bas Gouillon * Le Bas Miniac
  • Le Bas Rocher * Le Bois Guyot * Le Bois Hamon * Le Bourg
  • Le Breginal * Le Chatelier * Le Chene * Le Chiendent
  • Le Clos de la Croix * Le Clos Hiard * Le Clos Pierre * Le Clos Sauvage
  • Le Domaine * Le Domaine d'Amelie * Le Freche * Le Gavre
  • Le Grand Bois Hamon * Le Haut Boutry * Le Haut Gouillon * Le Haut Miniac
  • Le Haut Rocher * Le Havre * Le Moulin Faruel * Le Pas Pecet
  • Le Petit Angle * Le Petit Bois Hamon * Le Petit Rochambaud * Le Point du Jour
  • Le Porche * Le Port Besnard * Le Pre Malouin * Le Pron
  • Le Rimbriant * Le Rocher * Le Rocher Aux Merles * Le Rocher Pleureur
  • Le Rocheret * Le Verger * Les Champbriants * Les Champs d'Avenais
  • Les Chesnaies * Les Colettes * Les Conais * Les Corbinieres
  • Les Epines Meliauds * Les Gues * Les Hervelins * Les Jardins d'Amelie
  • Les Jardins d'Elise * Les Marvatieres * Les Mettras * Les Noes
  • Les Rivières * Les Tertres * Montloie * Moulin du Tertre Guy
  • Mousson * Robidou * Rochambaud * Saint Gre
  • Saint Gregoire * Sevin

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Ecclesia de Miniac au XIe siècle, Miniacum en 1142[1].

Miniac est issu du latin Minius et du suffixe gallo-romain acum[2] et de morvan, signifiant « homme de mer », en vieux breton[réf. nécessaire]

Histoire[modifier | modifier le code]

La paroisse de Miniac-Morvan faisait partie du doyenné de Dol relevant de l'évêché de Dol et est placée sous le vocable Saint-Pierre.

La paroisse existait déjà au XIIe siècle. Cependant, il existe des vestiges gallo-romains dans la commune.

D'après une légende, l'ermite saint Colomban aurait construit au VIIe siècle un oratoire dans une forêt. Cet oratoire est remplacé par la suite par un prieuré qui disparaît vers la fin du XVIIe siècle. Ce prieuré, qui dépend avant 1245 de l'abbaye Saint-Florent de Saumur en Anjou, est rétrocédé à l’abbaye Notre-Dame du Tronchet[3], dont l'abbé possédait le trait qu'il assigne en 1337 à ses religieux pour subvenir à leurs dépenses[4].

Vers 1200, Alain de La Chapelle, avec Raoul et Godefroy de Miniac sont témoins de la cession du domaine Saffredi à l'abbaye Notre-Dame du Tronchet, par Godefroy, fils de Main, avec le consentement de ses héritiers, dont Thomas Taon, chevalier[5].

En 1295, les religieux du Tronchet concluent un accord au sujet d'une pièce de terre sise à Miniac, avec Amicie, veuve de Jourdain de Gouillon (Goyllon). Cet arrangement est scellé du sceau de Châteauneuf-la-Noë et de l'écusson des de Rochefort, vairé, avec lambel à trois pendants[6]. Les dîmes de la paroisse et le bailliage du Gavre, étaient au bénéfice de cette abbaye[7].

L'activité économique traditionnelle de Miniac-Morvan était à la fois liée à l’agriculture et à la pêche :

  • jusqu'au XIXe siècle, le chanvre était particulièrement cultivé dans la commune, avec également un grand nombre de tisserands. Cette activité disparait vers 1880.
  • jusqu'au début du XXe siècle, de nombreux hommes de la commune participent aux campagnes de pêche à Terre-Neuve. Ainsi, chaque mois de décembre, les patrons de navires venaient pour recruter leurs équipages lors de la « louée de la mer »[3].

L’organisation des fêtes révolutionnaires témoigne de l’accueil favorable de la population de Miniac-Morvan aux changements apportés par la Révolution française, surtout après la fin de la Terreur :

Héraldique[modifier | modifier le code]

Le blason est celui de la famille Le Clavier, seigneur du château de Miniac pendant plusieurs siècles.

Blason Blasonnement :
De gueules aux deux clefs d'or posées en sautoir[10].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs[11]
Période Identité Étiquette Qualité
1800 octobre 1815 Pierre Roger    
octobre 1815 décembre 1824 Marie-Joseph de France   Châtelain de Miniac
janvier 1825 octobre 1829 Pierre Daubancourt    
novembre 1829 septembre 1830 Achile, comte de Laubespin   Châtelain de Gouillon
septembre 1830 septembre 1848 Pierre Louis Malo Brossard    
1848 juin 1853 Achile, comte de Laubespin    
juin 1853 juillet 1855 Henri Marie François Colas   Notaire
juillet 1855 septembre 1860 Pierre Simonet    
octobre 1860 mai 1865 Guillaume François Noury    
mai 1865 mai 1871 François Cron    
mai 1871 août 1904 Léonel Mouchet de Battefort, comte de Laubespin   Châtelain de Gouillon (fils d'Achille)
1904 novembre 1919 Pierre Mouchet de Battefort   Châtelain de Gouillon (fils du précédent)
décembre 1919 août 1929 Charles Cron    
août 1929 septembre 1947 François Agenais    
septembre 1947 avril 1953 Henri Mordrelle   Cultivateur
mai 1953 avril 1961 Émile Goger   Retraité Marine Marchande
mai 1961 avril 1971 Yves Destais   Docteur en médecine
mai 1971 mars 1983 Jean Fantou CD Exploitant en bois
mars 1983 juin 1995 Pierre Porcon   Retraité Marine nationale
juin 1995[12] mars 2014 Roger Chapon DVD  
mars 2014[13] En cours M. Dominique Louvel[14] DVD Retraité

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[16].

En 2016, la commune comptait 3 902 habitants[Note 2], en augmentation de 4,56 % par rapport à 2011 (Ille-et-Vilaine : +5,55 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 3642 5922 7203 0073 0413 0653 1073 1923 270
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 2853 3323 2643 1243 2263 2403 1813 0993 098
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 9782 8922 8462 5622 4382 4982 5052 4122 235
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
2 2902 2442 1612 5952 8152 7843 2123 7053 881
2016 - - - - - - - -
3 902--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine classé[modifier | modifier le code]

La commune compte un monument historique :

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Pierre (église paroissiale).
  • Chapelle Notre-Dame-de-Toute-Puissance du château de Miniac (1654-1656), démolie pendant la Ligue, reconstruite.
  • Ancienne chapelle de Bourgneuf, dont la donation est approuvée par Jean, évêque de Dol (1190-1199) à l'abbaye de Marmoutier.
  • Ancienne chapelle de Langle, près de la Mare.
  • Ancienne chapelle du Frêche (XVIe siècle - XVIIe siècle située près du village du Hâvre, aujourd'hui disparue.
  • Ancienne chapelle Notre-Dame-de-Grâce, construite au Vieux-Bourg avec les pierres de l'ancienne église.
  • Ancienne chapelle de l'Immaculée-Conception, chapelle moderne des Filles de la Sagesse, bénite en 1842.
  • Ancienne chapelle de la Bouglaye, route de Châteaunef d'Ille-et-Vilaine, aujourd'hui disparue.
  • Ancienne église du Vieux-bourg (XIVe siècle - XVe siècle: porte (vestiges).
  • Prieuré Saint-Colomban de la Mare devenu manoir de la Mare-Ferron. Le premier prieuré fut la propriété de l'abbaye Saint-Florent de Saumur déjà en 1186, abandonné, il est en 1245, rétrocédé par Étienne, évêque de Dol à l'abbaye Notre-Dame du Tronchet, et reconstruit au XVe siècle et au XVIIe siècle. Il conserve une chapelle avait un clocher-arcade à une baie, la porte en arc brisé, moulurée, datée de 1649. Devenu la propriété de Michel Ferron en 1480, il est transformé en manoir et prend le nom de la Mare-Ferron.
  • Prieuré Saint-Grégoire de Miniac, dépendait de l'abbaye de Saint-Sulpice-des-Bois, près de Rennes, (moniales). En 1161, le pape Modèle:Souvrain2 confirme les religieuses dans cette possession. Aujourd'hui une croix marque l'emplacement de l'église priorale.
  • Croix à L'Angle (1804).
  • Calvaire du château (XVe siècle).
  • La maison de charité, elle était au lieu-dit la Motte ou les Vieux Cimetières, fondée en 1757, desservie par les sœurs de la Sagesse.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Le château de Bas-Miniac, (XVe, XVIIe et XVIIIe siècles) : ultime berceau de la famille de Miniac, le château est édifié sur les restes d'une motte féodale, probablement construite autour de l'an mil alors qu'apparaît la forme la plus ancienne du nom Miniac, Méniac.
  • Le château de Gouillon, sur la route de Châteauneuf-d'Ille-et-Vilaine, (XVe siècle) incendié et reconstruit. Propriété successive des familles du Breil, de Québriac (1513), Gaultier (1658), Uguet, Laubespin.
  • Manoir de Launay-Quinouart, situé route de Châteauneuf-d'Ille-et-Vilaine. Appartenant en 1480 à Thomas Quinouart.
  • Ancien manoir du Bas-Gouillon ou du Bois-Gouillon, route de Châteauneuf-d'Ille-et-Vilaine, propriété d'Olivier de Hirel en 1480.
  • Ancien manoir de Bishamon, sur la route de Châteauneuf-d'Ille-et-Vilaine, propriété de la maison de Bohier, puis de Québriac, seigneurs de la Hirelays en 1513.
  • Ancien manoir de la Jambonnière, propriété de la maison Ferron en 1513.
  • Ancien manoir de la Barre-Guéhéneuc, possédait jadis une chapelle, propriété des Guéhéneuc en 1513.
  • Ancien manoir de la Ville-Blanche, propriété de la maison de la Monneraye en 1513.
  • Malouinère de Launay-Guibert (1731) avec un colombier.
  • Léproserie au Village de la Maladrerie.
  • Moulin du Bas-Miniac, moulin à eau.
  • Moulin de Beillac, moulin à vent.
  • Moulin de Guillon, moulin à vent.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Familles Miniac et de Miniac[modifier | modifier le code]

Les familles Miniac et de Miniac actuelles sont toutes originaires de cette paroisse. Selon le chercheur en histoire, Luc Boisnard, les deux familles sont d'une seule et même souche : « les Miniac sont une branche dérogée ou bâtarde des Le Clavier de Miniac ».

Parmi les personnalités liées à cette famille[20] originaire de Miniac-Morvan, on peut noter :

  • Louis de Goyon-Miniac, héros du combat des Trente en 1351.
  • Olivier de Miniac, sieur de Lesven, compagnon d'armes du connétable Bertrand Du Guesclin.
  • Marguerite de Miniac, fille du précédent, elle se marie le 18 avril 1421 avec Jean Goyon de Matignon. Ils seraient des ancêtres des Grimaldi, famille régnante de Monaco[21].
  • Jean-François de Miniac, (parlementaire breton, XVIIIe siècle),
  • Louis Miniac, (aventurier, XXe siècle),
  • Alexandre Miniac, (architecte, XXe siècle)),
  • Edmond Miniac (avocat général à la cour de cassation de 1945 à 1947, 1884-1947),
  • Jean Miniac (poète, XXe siècle)),
  • Jean-François Miniac (écrivain, XXe siècle)).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2016, légale en 2019.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Etymologie et Histoire de Miniac-Morvan », infobretagne (consulté le 3 janvier 2017)
  2. Ernest Nègre -Toponymie générale de la France - Volume 1 - Page 485.
  3. a et b Inventaire préliminaire du patrimoine
  4. Voir l'article Abbaye Notre-Dame du Tronchet
  5. Michel Pelé, Les établissements religieux dolois, les bénédictins du Tronchet, Combourg, Rennes, 1975-2009, p. 5.
  6. Michel Pelé, ops, cit. p. 7.
  7. Déclarations de 1685 & 1790
  8. Louis Dubreuil, « Fêtes révolutionnaires en Ille-et-Vilaine », in Annales de Bretagne, volume 21, tome 4, 1905, p. 398-399
  9. Dubreuil, Fêtes..., p. 401
  10. « Miniac-Morvan Ille-et-Vilaine », sur GASO, la banque du blason (consulté le 30 juillet 2015)
  11. D'après Joël Sorette, "Miniac-Morvan".
  12. « Départ de Roger Chapon, après 31 ans de vie communale », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 30 juillet 2015)
  13. « Dominique Louvel est le nouveau maire », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 30 juillet 2015)
  14. « Dominique Louvel est le nouveau maire », Ouest-France, 1er avril 2014.
  15. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  19. Notice no PA00090630, base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. Voir la généalogie des familles Miniac et de Miniac
  21. Le mariage de Jacques François Goyon de Matignon (1689-1751) avec Louise Grimaldi (1697-1731) le 20 octobre 1715 fait le lien (lointain) entre les Grimaldi et les de Miniac. Le prince régnant de Monaco porte depuis, entre autres, le titre de sire de Matignon.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]