Parti de la nation corse

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Parti de la nation corse (PNC)
(co) Partitu di a Nazione Corsa
Image illustrative de l'article Parti de la nation corse
Logotype officiel.
Présentation
Secrétaire national Jean-Christophe Angelini
Fondation
Disparition 2015
Président du conseil national Léon Giacomoni
Positionnement Gauche[1]
Siège 5 boulevard de Montera, Bastia
Idéologie Autonomisme corse[1]
Affiliation européenne Alliance libre européenne
Couleurs orange, bleu
Site web p-n-c.eu

Le Parti de la nation corse (en corse : Partitu di a Nazione Corsa, abrégé en PNC) était un parti politique se réclamant du nationalisme corse.

Historique[modifier | modifier le code]

Jean-Christophe Angelini, secrétaire national
François Alfonsi, ancien député européen

Le Parti de la nation corse a été fondé à Corte le , de la première fusion de l'UPC (Union du peuple corse), A Scelta Nova puis A Mossa Naziunale.

Son congrès fondateur s'est tenu à Furiani le 7 décembre 2002.

Son secrétaire national est Jean-Christophe Angelini.

Le PNC milite pour l'autonomie et non l'indépendance. Il refuse, résolument, la violence politique pratiquée par les différents Front de libération nationale corse. C'est la formation la plus structurée du courant nationaliste corse dit modéré, aux côtés d'A Chjama et d'Inseme per a Corsica.

Le PNC publie un hebdomadaire intitulé Arritti (Debout en français, dans le sens d'érigés contre l'adversité). Sa rédactrice en chef est Fabiana Giovannini, il est codirigé par François Alfonsi et Max Simeoni (anciens députés européens). Cet hebdomadaire a été fondé en 1966 et s'agit du plus ancien organe de presse politique de l'île ; il a son siège à Bastia.

Le PNC, membre de la fédération Régions et peuples solidaires, a appelé à voter pour Dominique Voynet au premier tour de l'élection présidentielle de 2007. Déjà en 2002, l'UPC, appelait à voter les Verts.

Pour les élections européennes de 2009, le PNC a renouvelé son accord avec les Verts et François Alfonsi était en 2e position sur la liste Europe Écologie, conduite par Michèle Rivasi dans la circonscription Sud-Est, ce qui lui permet d'être élu au Parlement européen.

Le PNC fait partie de l'Alliance libre européenne (ALE), parti politique européen rassemblant des partis de nature nationale, régionale et autonomiste de l'Union européenne. Les partis politiques membres de l'ALE souscrivent au droit à l’autodétermination des peuples et adhèrent aux principes de la démocratie parlementaire et des droits de l’homme. L'ALE compte, en 2009, 7 députés européens siégeant dans le groupe des Verts/Alliance libre européenne (54 élus).

En 2010, à l'occasion des élections territoriales, le PNC constitue avec Inseme per a Corsica et la Chjama Naziunale la coalition autonomiste Femu a Corsica qui parvient à totaliser 25,89 % des voix. La liste Femu a Corsica obtient ainsi 11 sièges, devenant le troisième groupe de l'Assemblée territoriale Corse.

Depuis les élections cantonales et municipales de 2008 le PNC, en alliance avec A Chjama Naziunale, compte deux conseillers généraux, Paul-Joseph Caitucoli et Jean-Christophe Angelini, et plus d'une centaine d'élus municipaux dont une quinzaine de maires, dont 6 PNC. PNC-Chjama est devenu le premier groupe d'opposition à Bastia et Porto-Vecchio (1re et 3e villes de Corse) Par ailleurs le PNC possède des élus dans l'ensemble des chambres consulaires de Corse ainsi que de nombreux élus syndicaux.

En 2011, Jean-Christophe Angelini, secrétaire national, bat aux élections cantonales à Porto-Vecchio, Camille de Rocca Serra, ami de Nicolas Sarkozy, et au pouvoir depuis des décennies. Cette élection confirme la montée en puissance du PNC et de Jean-Christophe Angelini depuis 2008.

Un des objectifs du PNC, que ce soit au niveau régional, national ou européen, est de tisser des liens avec tous les mouvements ou partis politiques démocratiques et progressistes. Le PNC entend fédérer la mouvance nationaliste modérée, afin de constituer un pôle capable d'accéder aux responsabilités régionales en collaboration avec d'autres démocrates issus de sensibilités différentes.

En décembre 2015, la coalition Femu a Corsica reçoit 25,89 % des voix aux élections territoriales. Elle s'allie à Corsica Libera pour former l'alliance Pè a Corsica au second tour, et la liste ainsi constituée remporte les élections. Le groupe des élus Femu a Corsica obtient 17 sièges sur 51 et devient le premier groupe de l'Assemblée territoriale Corse.

Le parti est remplacé par la coalition Femu a Corsica qui est devenu un parti.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

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