Mouvement Franche-Comté

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Mouvement Franche-Comté
Émoinne Fraintche-Comtè
Présentation
Chef Jean-Philippe Allenbach
Fondation 2006
Siège Besançon
Idéologie Libéral-conservatisme
Autonomisme
Régionalisme
Siège du Mouvement Franche-Comté à Besançon.

Le Mouvement Franche-Comté (abrégé en MFC), ou Émoinne Fraintche-Comtè en franc-comtois, est un mouvement politique régionaliste autonomiste franc-comtois fondé en 2006. Son siège se trouve à Besançon.

Historique[modifier | modifier le code]

Le mouvement est fondé en 2006 par Jean-Philippe Allenbach[1], bisontin de naissance et fils d'un père suisse ainsi que d'une mère française[2], un ancien président du Parti fédéraliste français[3]. Il tente notamment de se présenter aux élections présidentielles en 2002 puis en 2007, sans succès[2].

Pour les élections municipales de mars 2008 à Besançon, le Mouvement Franche-Comté est présent sur la liste de Jean Rosselot, candidat de l'Union pour un mouvement populaire.[réf. nécessaire]

La même année le mouvement commande un sondage[4] dont le but est de connaître l'avis suisse sur une union entre la région française et le pays voisin. La population de ce dernier déclare en majorité être en accord avec la proposition. Allenbach déclare deux ans plus tard que « tous les Franc-Comtois pourraient trouver leur compte en Suisse : bas salaires multipliés par deux, moins d'impôts, moins de grèves, plein de vélos, etc. »[2].

Lors de la réforme des régions mise en œuvre par le second gouvernement Valls, le MFC, opposé à la fusion entre la Bourgogne et la Franche-Comté, décide de s'associer avec la Fédération démocratique alsacienne (à laquelle appartient Unser Land) et le Parti lorrain[5]. Un recours a été déposé auprès du Conseil de l'Europe ainsi que devant le Conseil d'État, considérant que ce redécoupage serait contraire à la Charte européenne de l'autonomie locale[6]. En outre, ce mouvement s'est quelque peu radicalisé avec cette réforme, dont il considère qu'elle menace l'intérêt de la Franche-Comté (en raison par exemple de la perte de son statut de capitale régionale par Besançon). De ce fait, son président Jean-Philippe Allenbach déclare vouloir être rattaché avec la Suisse, pays voisin[1].

Objectif[modifier | modifier le code]

2017-fr.wp-orange-source.svg
Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (septembre 2017)
Pour l'améliorer, ajoutez des références vérifiables [comment faire ?] ou le modèle {{Référence nécessaire}} sur les passages nécessitant une source.

L'objectif du mouvement est « de rassembler dans une perspective d'action commune toutes celles et tous ceux — de quelque sensibilité ou appartenance politique (sauf extrémiste) qu'ils soient — qui en Franche-Comté veulent avant tout défendre les intérêts de leur quartier dans leur commune, de leur commune dans leur région et de leur région en France et en Europe ».

Il se définit également comme « à la pointe du combat pour la défense de l’intérêt supérieur de la Franche-Comté ».

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Un mouvement franc-comtois fondu de la Suisse », sur Libération, (consulté le 16 novembre 2017).
  2. a, b et c « Jean-Philippe Allenbach, militant d'une Franche-Comté suisse », sur La Dépêche, (consulté le 16 novembre 2017).
  3. « Les « petits » candidats », sur Le Figaro, (consulté le 16 novembre 2017).
  4. Lire le sondage en ligne.
  5. Michele Marchetti, « S'entraider entre voisins », sur Dernières Nouvelles d'Alsace, .
  6. « Une association bisontine attaque la fusion des régions », France 3 Franche-Comté (consulté le 11 février 2016).