Parti breton

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Parti Breton
(br) Strollad Breizh
Image illustrative de l'article Parti breton
Logo officiel
Présentation
Président Olivier Berthelot
Fondation 2000
Siège Lorient, Morbihan
Vice-présidents Geneviève Drouard et Gael Fleurent
Porte-Parole Romain Bily
Idéologie Centrisme
Nationalisme
Social-libéralisme
Libéral-conservatisme (aile droite)
Social-démocratie (aile gauche)
Fédéralisme européen
Couleurs bleu turquoise
Site web http://www.partibreton.bzh/

Le Parti breton / Strollad Breizh (ou PB) est un parti politique nationaliste[1] breton rassemblant autour de son programme des sociaux-démocrates (centre gauche) et des sociaux-libéraux (centre droit).

Histoire[modifier | modifier le code]

Le Parti breton est un mouvement politique créé en 2000[2] en Loire-Atlantique.

Congrès fondateur[modifier | modifier le code]

Le mouvement a tenu son congrès fondateur le 23 mars 2003[3] à Rennes, avec pour objectif de donner à la Bretagne des institutions dotées de réels pouvoirs de gouvernement et de représentation au niveau européen[4].

Le premier congrès rassemble une centaine de membres, dont une grande partie n’a pas de passé politique dans le mouvement breton, le Parti Breton a accueilli des membres du centre gauche au centre droit. Il s'est crée autour de quelques hommes de sensibilité politique modérée, le premier président élu lors de ce congrès est Lionel divard[3], ancien adjoint radical de gauche au maire de Nantes.

Les autres membres de ce premier bureau exécutif sont :

  • Jean-Paul Moisan, vice-président, ancien PS
  • Gérard Olliéric, vice-président, ancien RPR
  • Jakez Arnol-Stephan, secrétaire général, ancien membre du cabinet de Huguette Bouchardeau, alors ministre de l'Environnement.

Programme[modifier | modifier le code]

Son discours affiche comme objectif de doter la Bretagne (soit 5 départements, la région Bretagne plus la Loire-Atlantique) des institutions nécessaires pour son développement économique, social, culturel, environnemental et politique, à l’image d'autres pays européens, comme l'Irlande, l’Écosse ou la Catalogne.

Partant du principe que la Bretagne constitue toujours une nation, et qu'elle a à ce titre des droits à la liberté dans un cadre européen, le Parti breton revendique la création à terme d'un État breton membre à part entière de l'Union européenne, et d'institutions bretonnes reconnues sur la scène européenne et internationale. Il met surtout l'accent sur le fait qu'au-delà du principe (une nation a des droits), la Bretagne a tout à gagner dans ce processus d'« émancipation », sur le plan économique, culturel ou environnemental.

Idées[modifier | modifier le code]

Le slogan du Parti Breton est : « Pour une Bretagne émancipée, écologique, solidaire et entreprenante »[5].

Analysant les causes de la « stagnation des mouvements politiques bretons », le parti affirme vouloir « prendre les Bretons tels qu’ils sont et non pas tels qu’on voudrait qu’ils soient ». Sur l’axe droite-gauche, le Parti breton veut se situer entre la social-démocratie et la démocratie sociale-libérale (de la gauche modérée à la droite modérée), mais son objectif est d’abord de créer des institutions permettant à la Bretagne de retrouver la maîtrise de son destin. C'est surtout un parti de large rassemblement, qui veut regrouper, de la droite modérée à la gauche modérée, les hommes et les femmes ayant une même ambition au service d'une Bretagne émancipée[6].

Organisation[modifier | modifier le code]

Elle est de type fédéral. L'entité de base est la Fédération, et éventuellement la section. Jusqu'au Congrès de Rennes, en 2012, on compte une fédération par département de Bretagne, depuis se met progressivement en place une structure par pays. Il existe par ailleurs une fédération en Île-de-France, et une pour les autres adhérents dans le monde, actuellement basée à Londres et ayant pour secrétaire Alexandre Delin[7].

Chaque Fédération élit son secrétaire, et éventuellement son secrétaire adjoint et son trésorier. Le secrétaire est chargé d'organiser les réunions, de représenter la fédération à l'extérieur ou au sein du parti. Les secrétaires fédéraux sont donc des personnages clefs dans le parti. Ce ne sont cependant pas des chefs, mais des représentants. Ils restent des membres comme les autres. Les fédérations sont également à la base des prises de position du parti. Généralement, sur des sujets précis et locaux, le Parti breton estime qu'il a à prendre position. Ce sont alors les membres de la fédération qui arrêtent la position à prendre. Le secrétaire fédéral signe ensuite le communiqué, au nom du parti et de la Fédération.

Les instances nationales sont élues lors du congrès. Il s'agit du conseil national (le Parlement du Parti breton). Il est composé de membres élus (24) ainsi que des sept secrétaires de fédérations ou leurs suppléants, le représentant de l'organisation des Jeunes Bretons, les Présidents d'Honneur et le représentant d'Askol. Il se prononce sur les grandes orientations nationales du parti (il adopte ou non les textes proposés par les militants pour le programme du parti, adopte la stratégie d'alliance, de candidatures, etc.)[8]. Il est parfois ouvert aux membres des commissions de réflexion (qu'il charge de rédiger le programme du Parti breton sur des sujets précis : économie, institutions, etc).

Le bureau exécutif, instance exécutive à l'échelle fédérale, se réunit tous les trois mois. Il est composé de secrétaires nommés par le conseil national et présidé par le président exécutif (élu lors du congrès). Il est chargé de mettre en œuvre les décisions prises par le Conseil national[9].

Enfin, un conseil des sages intervient comme organe régulateur. Il peut annuler les décisions prises par le conseil national ou le bureau exécutif dès lors qu'il les considère comme contraires aux objectifs du Parti breton inscrits dans les statuts. Il est composé des membres fondateurs du parti, des derniers présidents du parti et de membres élus par le congrès du parti[10].

Olivier Berthelot[modifier | modifier le code]

Le président du Parti Breton est Olivier Berthelot. Il a succédé à Yves Pelle, premier adjoint au maire d'Erquy chargé des finances et de l'urbanisme, le 23 avril 2016 à l'occasion du congrès de Dinan[11]. Yves Pelle avait lui-même succédé à Gérard Olliéric à la tête du parti le 14 novembre 2010 à l'occasion du congrès de Langueux[12].

Membre fondateur du Parti Breton, enseignant du 1er degré de profession, il est également élu municipal dans la ville de Bruz[13], en charge de la communication et l'animation de la ville.

Askol[modifier | modifier le code]

Créée en 2004, Askol (Association des élus bretons pour la démocratie) réunit les élus (et anciens élus) de Bretagne, membres ou proches du Parti breton, dans le but d’œuvrer pour l’émancipation institutionnelle de la Bretagne. Son président est Yann Jestin (maire adjoint de Lesneven) et son vice-président est Jean-Claude Rivallain (conseiller municipal de Vigneux-de-Bretagne).

En 2008, Askol voit la réélection de la plupart de ses membres et l'arrivée de nouveaux adhérents, comme Jean-Yves Cozan, conseiller général d'Ouessant, ancien député de Châteaulin, Émile Granville, adjoint au maire de Redon ou Gwenole Guyomarc'h, maire de Locquirec.

Les Jeunes Bretons / Ar Vretoned Yaouank[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Mouvement des Jeunes Bretons.

C'est la section jeune du Parti, créée en 2007 à l'occasion du congrès. Elle a pour but de mener des actions spécifiques à la jeunesse dans un cadre strictement lié au parti, mais de façon informelle. Les Jeunes Bretons / Ar Vretoned Yaouank (ou JB AVY) ont participé en 2006 aux journées internationales des jeunes organisées par le Parti nationaliste basque à Bilbao et ont été reçus par le Lehendakari, chef du gouvernement basque.

Les Jeunes Bretons ont sorti en février 2008 un document qui résume leurs idées intitulé « C'est maintenant ! » disponible sur leur site. En août 2008, ils organisent leurs premières journées d'été, en présence de représentant(e)s flamands et basques de la Nieuw-Vlaamse Alliantie et de Euzko Gaztedi Indarra. À l'occasion de ces journées est rédigée la « Déclaration de Lorient sur l'autodétermination ».

Élections[modifier | modifier le code]

Le Parti Breton s'est présenté à plusieurs reprises aux élections : lors de deux cantonales en 2004, et d'une cantonale partielle en 2005. Ses candidats ont obtenu pour leur première présentation entre 1% et 2,5%. Lors des élections cantonales de 2011, le Parti Breton a obtenu le score de 5,53% sur le canton de Ploudalmézeau, le meilleur score du Parti Breton, toutes élections confondues.

Élections législatives de 2007[modifier | modifier le code]

Le Parti Breton a présenté quatre candidats aux élections législatives de 2007 et a obtenu 1, 45% des voix sur l'ensemble des votants des quatre circonscriptions.

Résultats détaillés par circonscriptions
Circonscriptions Candidat Voix  %
Cinquième circonscription du Morbihan Hervé Le Guen 686 1,44
Quatrième circonscription d'Ille-et-Vilaine Emile Granville 847 1,27
Cinquième circonscription d'Ille-et-Vilaine Yves Le Mestric 663 0,89
Première circonscription d'Ille-et-Vilaine Gérard Guillemot 249 0,57


Lors d'une cantonale partielle à Redon le 23 septembre 2007, Émile Granville a réalisé un score de 3,58 %.

Élections municipales de 2008[modifier | modifier le code]

Lors des élections municipales de mars 2008, le Parti breton a présenté une vingtaine de candidats. Il obtient une dizaine d'élus municipaux dont un maire, Gwénolé Guyomarc'h, et trois adjoints.

Lors de la cantonale partielle de Douarnenez, il soutient Arnaud Vanier, candidat de Breizhistance, mouvement généralement classé à l'extrême gauche. Lors des élections sénatoriales, il soutient Christian Troadec.

Élections européennes de 2009[modifier | modifier le code]

Le Parti Breton a présenté une liste autonome aux Européennes de 2009 sur la circonscription Ouest mais n'a fait campagne et n'a fourni de bulletins que dans les cinq départements bretons et a obtenu 2,45 % des voix.

Résultats détaillés par département breton
Départements bretons Voix  %
Finistère 9 283 3,41
Morbihan 6 816 3,11
Côtes-d'Armor 5 059 2,62
Ille-et-Vilaine 5 856 2,15
Loire-Atlantique 5 696 1,50

Élections régionales de 2010[modifier | modifier le code]

Le Parti Breton propose à l'UDB une alliance qui est immédiatement refusée. Lors d'une convention tenue à Rennes en octobre 2009, le Parti Breton présente plusieurs possibilités, dont une liste d'alliance avec l'Alliance écologiste indépendante ou avec le maire de Carhaix-Plouguer Christian Troadec. Son Conseil national, réuni à Pornic le 5 décembre, décide à une large majorité une alliance avec la liste "Nous te ferons Bretagne". Après l'impossibilité de se maintenir au second tour de la liste "Nous te ferons Bretagne" conduite par Christian Troadec, le Parti Breton décide de ne pas de donner de consigne de vote[14]. Christian Troadec appelle à voter pour la liste Europe Écologie.

Élections cantonales de 2011[modifier | modifier le code]

Le Parti Breton a présenté 10 candidats aux élections cantonales de 2011. Son score global sur l'ensemble de ces 10 cantons est de 2,79 %. Avec une communication importante via les média locaux, le Parti breton, ne montre pas d'évolution significative de ses scores. Cependant, lors de ces élections Reun L'Hostis obtient le meilleur score du Parti Breton depuis sa création, toutes élections confondues.

Résultats détaillés par cantons[réf. nécessaire]
Cantons Candidat Voix  %
Ploudalmézeau Reun L'Hostis 351 5,53
Blain Jacky Flippot 284 5,17
Lorient-Nord Hervé Le Gwenn 138 2,93
Rennes-Sud-Est Gérard Guillemot 281 2,84
Rosporden Denis Madeleine-Nicot 116 2,72
Rennes-Centre-Ouest Sébastien Girard 107 2,45
Lannilis Pierre Le Roux 133 2,18
Saint-Malo-Sud Emmanuel Letoffe 142 1,97
Rennes-Nord Thierry Salaün 84 1,66
Fouesnant Patrick Laurent 134 1,33

Élections législatives de 2012[modifier | modifier le code]

Le Parti Breton a présenté 2 candidats aux élections législatives de 2012. Son score global sur l'ensemble de ces deux circonscriptions est de 1,08 %.

Résultats détaillés par circonscriptions
Circonscriptions Candidat Voix  %
Deuxième circonscription des Côtes-d'Armor Yves Pelle 701 1,19
Sixième circonscription du Morbihan Claudine Perron 573 1,03

Élections européennes 2014[modifier | modifier le code]

Lors des élections européennes de 2014, le parti présente cinq candidats dans la circonscription Ouest sur la liste « Nous te ferons Europe ! » construite en alliance avec le Mouvement Bretagne et progrès et Breizh Europa, et menée par Christian Troadec. Malgré sa cible géographiquement réduite à la Bretagne, la liste obtient 3,05% ( 83 041 voix) sur l'ensemble de la circonscription[15], passant le cap du remboursement. Ce bon score est réalisé malgré la présence d'une liste menée par l'Union démocratique bretonne ainsi que d'une liste Breizhistance en alliance avec le NPA[16].

Résultats détaillés par circonscriptions
Circonscriptions Voix  %
Côtes-d'Armor 17 046 8,18 %
Finistère 34 171 11,54 %
Ille-et-Vilaine 8 265 2,73 %
Loire-Atlantique 4 786 1,15 %
Morbihan 16 406 6,60 %

Élections régionales de 2015[modifier | modifier le code]

Lors des élections régionales de 2015, le parti breton soutient la liste « Notre chance, l'indépendance » conduite par Bertrand Deléon[17]. Celle-ci est concurrencée par une autre liste indépendantiste, présentée par Breizhistance alliée avec le NPA et par une liste régionaliste à tendance autonomiste, soutenue par l'Union démocratique bretonne et le Mouvement Bretagne et progrès[18]. Cette élection marque donc une dissociation entre le parti breton et le mouvement de Christian Troadec qui étaient parvenus à s'entendre lors de précédents scrutins[19]. La liste soutenue par le parti breton arrive finalement en dernière position avec 0,54 % des suffrages exprimés pour un total de 6 521 voix[20]. Aucune consigne de vote n'est donnée pour le deuxième tour[21].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Question 3: Le Parti Breton est-il un parti nationaliste?, in Le Parti Breton en 12 questions.
  2. Déclaré le 13 juillet 2000 à la préfecture de Nantes, parution au Journal officiel du 5 août 2000.
  3. a et b "Le Parti Breton est en place", article Ouest France pages Bretagne du 24 mars 2003.
  4. Le Télégramme du 20 mars 2003
  5. partibreton.org
  6. « Programme politique du parti breton », Parti breton (consulté le 4 février 2016), p. 4.
  7. « Organisation du parti breton », Parti breton (consulté le 2 février 2016)
  8. « Conseil national », Parti breton (consulté le 2 février 2016)
  9. « Bureau exécutif », Parti breton (consulté le 2 février 2016)
  10. « Conseil des sages », Parti breton (consulté le 2 février 2016)
  11. | "Olivier Berthelot élu président", Le Télégramme du 27 avril 2016
  12. [1]
  13. | Majorité du conseil municipal de Bruz
  14. Communiqué du 16/03/2010
  15. Résultats sur le site du Ministère de l'Intérieur
  16. Nous te ferons Europe : tentative d’interprétation des résultats sur 7seizh.info
  17. « Régionales : La liste du parti breton », Ouest France,‎ (consulté le 12 décembre 2015)
  18. « Elections régionales 2015 : les listes les plus improbables », RTL,‎ (consulté le 12 décembre 2015)
  19. « PARTI BRETON et élections régionales, pas d’accord avec Christian Troadec, mais soutien à la liste Oui la Bretagne », 7Seizh (consulté le 12 décembre 2015)
  20. « Résultats de la région Bretagne au 1er tour », Ministère de l'intérieur (consulté le 12 décembre 2015)
  21. [ http://partibreton.bzh/index.php]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]