Pont de Neuilly

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Pont de Neuilly
Le pont de Neuilly avec une rame de la ligne 1 du métro.
Le pont de Neuilly avec une rame de la ligne 1 du métro.
Géographie
Pays France
Région Île-de-France
Département Hauts-de-Seine
Commune Neuilly-sur-Seine, Courbevoie et Puteaux
Coordonnées géographiques 48° 53′ 12″ N 2° 15′ 17″ E / 48.886667, 2.25472248° 53′ 12″ N 2° 15′ 17″ E / 48.886667, 2.254722
Fonction
Franchit Seine
Fonction routière et ferroviaire

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Pont de Neuilly

Le pont de Neuilly est un pont routier (RN 13) et ferroviaire (ligne 1 du métro) qui traverse la Seine entre Neuilly-sur-Seine (sur la rive droite), Courbevoie et Puteaux (sur la rive gauche), dans le département français des Hauts-de-Seine. Face au quartier d'affaires de La Défense, il est dans l'alignement de l'axe historique parisien.

Le pont Henri[modifier | modifier le code]

Le vers 17 h, jour de pluie, le carrosse d'Henri IV et de Marie de Médicis, entraîné par la chute de deux des chevaux, tombe du bac traversant la Seine à Neuilly au retour du château de Saint-Germain-en-Laye. La reine et les trois enfants royaux, qui ont tous moins de quatre ans, sont remontés du fond de l'eau in extremis par le roi lui-même et les hommes de sa suite[1]. En conséquence, Henri IV fait construire un premier pont de bois dans le prolongement de l'actuelle rue du Pont[2], le pont Henri[1].

« Quelques années avant sa mort », date rapportée a posteriori par certains biographes au , Blaise Pascal, se rendant comme à son habitude aux fêtes de Neuilly, y a un accident[3]. Les chevaux de sa voiture plongent par-dessus le parapet et celle-ci manque de peu de les suivre. Heureusement, l'attelage se rompt et la voiture reste en équilibre sur le bord du pont. Pascal et ses amis s'en sortent, mais Pascal a un malaise et reste inconscient quinze jours durant[réf. nécessaire]. Ce serait l'événement déclencheur qui lui fera toujours sentir un vide « à son côté gauche »[3], le vertige moral face au vide métaphysique étant par ailleurs une question récurrente dans la pensée de Pascal.

Le pont de pierre[modifier | modifier le code]

Le second pont, dans les années 1900.

Le deuxième pont, un pont de cinq arches de pierre en anse de panier de 219 mètres de long, est conçu par l'ingénieur Jean-Rodolphe Perronet, le fondateur de l'École des ponts et chaussées[4]. Il est construit dans le prolongement de l'avenue de Neuilly (l'axe historique) et inauguré le 26 septembre 1772 en présence du roi Louis XV qui le traverse. Les finitions durent jusqu'en 1780, année où le pont de bois est détruit.

Entre 1936 et 1942, ce pont, devenu inapte à l'augmentation du trafic, est détruit.

Le nouveau pont métallique[modifier | modifier le code]

En 1942, un pont métallique est réalisé au même endroit par Louis-Alexandre Lévy et l'entreprise Daydé en remplacement du pont de pierre.

En 1992, le pont est élargi[5] par la pose d'arcs métalliques supplémentaires afin de permettre le passage aérien du prolongement de la ligne 1 du métro jusqu'à La Défense.

Le pont consiste en réalité en deux ponts : le premier d'une portée de 67 mètres entre Neuilly et l'île de Puteaux et le second d'une portée de 87 mètres entre l'île de Puteaux et Courbevoie. Une statue de Jean-Rodolphe Perronet se dresse au pied du pont sur la pointe orientale de l'île de Puteaux.

Le pont est constitué des deux voies du métro, encadrées de chaque côté par quatre voies de circulation automobile, bordées au nord et au sud par de larges trottoirs. De chaque côté, un escalier monumental, situé au milieu du pont, permet un accès pour les piétons à l'île de Puteaux.

Lors d'un comptage effectué en 2007 à l’aide de boucles DIRIF[6], le trafic moyen journalier annuel s'est élevé à 161 340 véhicules[7].

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b J. Lebeuf, Histoire de la banlieue ecclésiastique de Paris, p. 86, Prault, Paris, 1754.
  2. « Neuilly en chronologie », sur neuillysurseine.fr (consulté le 12 juin 2014).
  3. a et b P. Faugère, Lettres, opuscules et mémoires de Madame Perier et de Jacqueline, sœurs de Pascal, et de Marguerite Perier sa nièce, p. 470, Auguste Vaton, Paris, 1845.
  4. Description des projets et de la construction des ponts de Neuilli, de Mantes, d'Orléans, de Louis XVI, etc, Jean-Rodolphe Perronet, 1788
  5. Revue Chemins de fer éditée par l'AFAC, N° 1991/3 page27.
  6. Direction interdépartementale des routes d'Île-de-France, devenue depuis le 1er juillet 2010 la direction régionale et interdépartementale de l'équipement et de l'aménagement (DRIEA-IF)
  7. [PDF]Carte du trafic routier des Hauts-de-Seine, consultée le 11 septembre 2010

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]