Pancé

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Pancé
La chapelle Saint-Melaine et son clocher tors.
La chapelle Saint-Melaine et son clocher tors.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Redon
Canton Bain-de-Bretagne
Intercommunalité Bretagne porte de Loire Communauté
Maire
Mandat
Jean-Marie Princen
2014-2020
Code postal 35320
Code commune 35212
Démographie
Gentilé Pancéen
Population
municipale
1 148 hab. (2014)
Densité 59 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 52′ 56″ nord, 1° 39′ 25″ ouest
Altitude 90 m (min. : 17 m) (max. : 105 m)
Superficie 19,33 km2
Localisation

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Liens
Site web www.pance.fr

Pancé est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en Région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Pancé compte deux sites naturels : le Tertre-Gris et le bois de la Saudrais.

Le Tertre-Gris, appelé autrefois Mont-Alahart

Son appellation provient, non pas de sa couleur, mais de sa désignation de Terre-du-Christ, puis Terre-Christ dérivé en Tertre-Gris sous le rège d'Henri IV. 20 hectares (dont 10 ha appartenant à la commune de Pancé) de pins, bruyères, asphodèles (plantes assez rares à fleurs blanches), genêts... composent ces anciennes carrières de pierres.

La source des pêcheurs ou source d'Uline située sur la commune de Pancé et non de Poligné est connue pour son eau qui serait toujours potable de nos jours[réf. nécessaire].

Le Bois de la Saudrais

La source du Bélier (le bélier : machine pour élever l'eau) à présent tarie, alimentait le bourg. Le château d'eau situé en bordure du bois, rue du Bélier, a été détruit au début des années 2000.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Panciacum en 860, Panceio en 1158.

Le nom de la localité est identique à Pancey (Haute-Marne, Pancei 1284) et Pancy (Aisne, Penci 1114)[1].

Albert Dauzat et Charles Rostaing citent le nom de personne latin Pantius, suivi du suffixe -acum[2], d'origine gauloise -acon (celtique *-ākon) servant à localiser ou à désigner la propriété. En réalité, l'anthroponyme est plutôt gallo-romain, basé sur le mot gaulois panto- « souffrance » [?], attesté dans l'onomastique personnelle gauloise : Diopantus, Uerpantus[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Au IXe siècle, le roi Breton Salomon y avait une résidence.

L'ancienne église[modifier | modifier le code]

Le 21 décembre 1619, Thomas Langouet, recteur de Pancé, Gilles de La Filochays, notable du voisinage et Robert Thomas, notaire du prieuré de Pléchâtel, affirmèrent que M. de la Marzelière, en tant que vicomte du Fretay, était fondateur et seigneur de l'église de Pancé.

De style roman, elle était construite à l'emplacement actuel de l'ancien cimetière. Le vocable de Pancé est Saint-Martin-de-Tours. Les bras de la croix ou chapelles étaient dédiés à Saint-Sébastien et Saint-Yves. On y trouvait trois autels : Notre-Dame, la Trinité et Saint-Michel.

En 1694, la chapelle Saint-Yves devint la chapelle du Rosaire. Les prêtres de la paroisse avaient coutume de se faire inhumer devant l'autel de la Sainte-Trinité.

Plusieurs familles y possédaient leur enfeu : les seigneurs du Plessis-Godard, les seigneurs du Bois-Glaume en Poligné, les seigneurs du Fretay...

Au fur et à mesure de années, plusieurs bénédictions de cloches eurent lieu. Quelques exemples :

  • le 19 mars 1664, Laurent Rondel, recteur, béni la grosse cloche. Le parrain fut Siméon Martin (fils aîné de Gilles et de Louise de Beaulis), sieur du Plessis-Bonabry et la marraine Anne Poussin, fille de Jean et de Jeanne Guérin, sieur et dame des Saudrays;
  • le 21 août 1678, furent baptisées la grosse cloche, Paule-Renée (parrain : écuyer Paul Martin, sieur de la Roche-Bonabry, marraine : Renée Martin) et la petite cloche, Jeanne-Louise-Françoise (parrain : Jean Du Bouëxic, seigneur du Bouëxic, marraine : Françoise Martin, dame du Plessis-Godard);
  • le 11 juin 1693, la grosse cloche fut baptisée par René Bizeul, doyen de Bain. Elle fut nommée Perrine-Renée-Elisabeth (parrain René Martin, sieur des Renardières et Elisabeth Martin, demoiselle du Plessis-Godard);
  • le 9 novembre 1712 fut bénite Françoise-Renée (parrain : écuyer Olivier Drouet : seigneur du Boisglaume, marraine : haute et puissante dame Françoise Renée Couesquen, comtesse de Mornay, marquise de la Marzelière, baronne de Poligné).

L'ancien presbytère[modifier | modifier le code]

Il est situé au coin du nord-est du cimetière. Dans les années 1689, le recteur Pierre Clouard le fit reconstruire et y fit établir un puits et un four. En 1711, le recteur Mathurin Chereil y fit construire à son tour un four et une maison.

L'actuelle église Saint-Martin[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Martin, vue de la rue du Tertre Gris.

Elle fut construite en style néo-gothique entre 1860 et 1865 sous la direction architecturale d’Édouard Brossay-Saint-Marc (frère de l'évêque de Rennes). Elle fut bénie en juin 1865 (abbé Richard).

Elle a été restaurée à plusieurs reprises : 1912/1913, 1964, début des années 2000 et rouverte en décembre 2005 après de nombreux mois de fermeture (fissures, chute de pierres).

Lors de la dernière restauration, les vitraux ont été vandalisés et ont fait l'objet d'une dépose afin de les restaurer. À noter que dans la nuit du 4 au 5 janvier 1872, la voûte s'était déjà effondrée.

Les chapelles de la commune[modifier | modifier le code]

La Chapelle Saint-Melaine

Elle fut construite en 1729 et dédiée à la Vierge. Rebâtie en 1760 elle ne fut bénite qu'en 1769 en l'honneur de la Sainte-Vierge, Saint Joseph et Saint Fiacre. On y allait en procession lors des Rogations.

Au-dessus de la porte principale, on pouvait lire : « la présente chapelle a été rétablie l'an 1760 - Ave Maria ».

On la connaît également sous le nom de chapelle Saint-Mélaine car, à l'origine, elle appartenait aux moines de ce nom.

Démolie à la fin du XIXe siècle, elle fut reconstruite en 1890/1891 par Arthur Regnault, originaire de Bain-de-Bretagne, (bénite le 23 juin 1891) et déplacée plus à l'ouest que sa position initiale (le cadastre napoléonien la situant plus à l'ouest que de nos jours).

La chapelle Sainte-Catherine-du-Fretay

Elle avait été construite par les seigneurs du Fretay près de leur manoir.

La chapelle du Ménillet ou chapelle de la Chênette-Tirel 

La date de construction de cette chapelle, toujours visible dans le village du Ménillet, est totalement inconnue. Elle est connues pour ses légendes :

  • Première légende

Elle aurait été construite en signe de reconnaissance par un propriétaire qui aurait découvert, non loin de là, un trésor composé de pièces d'or.

  • Seconde légende

Le lieu serait hanté par un poulain blanc qui se présente dès qu'un visiteur s'attarde auprès de la dite chapelle. Si le visiteur refuse de chevaucher l'animal, il se verrait séparé en deux.

  • Troisième légende

Un objet déposé dans un angle intérieur de l'édifice disparaîtrait en quelques instants si le dépositaire sort de la chapelle quelques instants.

  • Dernière légende

Un trou creusé un jour dans le sol de la chapelle se verrait systématiquement rebouché dès le lendemain.

La chapelle Solleux

Construite en 1884 par la famille Solleux le long de la route de Pancé à Crevin, elle est dédiée à sainte Anne, saint Joseph et saint Apolline. Cette dernière possède également sa légende[Laquelle ?].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1792   Bertrand Choquet    
1805   René-Louis Jouon    
1813 Septembre 1821 Joseph Gendrot    
octobre 1821 1830 Pierre Massicot    
1831 1835 Joseph Gendrot    
1835 1843 René Gendrot    
1844 1859 René Massicot    
1859 1871 Jean Hamon    
1872 1873 Joseph Desbois    
1874 24 octobre 1885 René Massicot    
1886 17 juin 1900 René Martin    
26 juin 1900 1902 Charles Lorin de Branbuan    
1903   René Martin    
mars 2002 mars 2014 Laurent Kazmierczak[4]   Professeur d'EPS
mars 2014 en cours Jean Princen[5] SE Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[7],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 148 habitants, en augmentation de 2,14 % par rapport à 2009 (Ille-et-Vilaine : 5,31 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 264 760 1 254 1 320 1 363 1 296 1 285 1 456 1 365
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 358 1 337 1 359 1 352 1 371 1 360 1 405 1 426 1 347
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 303 1 256 1 201 990 997 995 979 950 879
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
781 725 689 763 794 964 1 118 1 149 1 148
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006 [9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN 2-85023-076-6), p. 517a
  2. Ibidem
  3. Xavier Delamarre : Dictionnaire de la langue gauloise, Paris (éditions errance) 2001. ISBN 978-2-87772-198-1, p. 245.
  4. « Ils ont été élus maires », Dimanche Ouest-France (éd. Ille-et-Vilaine), no 535,‎ , p. 10-13 (ISSN 1285-7688)
  5. « L'annuaire des élus 2014 d'Ille-et-Vilaine », Dimanche Ouest-France, 20 avril 2014
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .

Liens externes[modifier | modifier le code]