Marie d'Anjou

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Marie d'Anjou
Description de l'image MarieAnjou BNF.jpg.

Titres

Reine de France


(38 ans 9 mois et 1 jour)

Prédécesseur Élisabeth de Wittelsbach-Ingolstadt
Successeur Charlotte de Savoie

Dauphine de France


(5 mois et 29 jours)

Prédécesseur Jacqueline de Hainaut
Successeur Marguerite d'Écosse
Biographie
Dynastie Maison d'Anjou-Sicile
Nom de naissance Marie d'Anjou
Naissance
Angers, (France)
Décès (à 59 ans)
Abbaye des Châtelliers, (France)
Sépulture Nécropole de Saint-Denis
Père Louis II d'Anjou
Mère Yolande d'Aragon
Conjoint Charles VII de France
Enfants

Louis XI de France Red crown.png
Jean de France
Radegonde de France

Catherine de France
Jacques de France
Yolande de France
Jeanne de France
Philippe de France
Marguerite de France
Jeanne de France
Marie de France
Madeleine de France
Charles de France
Religion Catholicisme
Description de cette image, également commentée ci-après

Reines de France

Marie d'Anjou, née à Angers le et morte le 29 novembre 1463 à l'abbaye cistercienne Notre-Dame des Châtelliers, devenue reine de France de 1422 à 1461 par son mariage avec le futur roi Charles VII.

Biographie[modifier | modifier le code]

Marie est la fille de Louis II d'Anjou, duc d'Anjou et roi titulaire de Naples, et de Yolande d'Aragon. Elle est mariée le avec le futur roi Charles VII, alors fils puîné de Charles VI.

Reine de France[modifier | modifier le code]

Si elle remplit son rôle de reine en donnant à son époux l'héritier au trône, le futur Louis XI, elle reste néanmoins en retrait de la vie sentimentale de son mari, lequel lui préfère la « belle » Agnès Sorel. Pourtant, elle connut Charles dès sa jeunesse, auprès de qui elle fut élevée, celui-ci ayant passé son enfance en Anjou. En effet, après leurs fiançailles, Yolande d'Aragon ne souhaitant pas laisser sa fille à Paris dans une période dangereuse, notamment menacée par les Bourguignons, y emmena le futur gendre ayant encore deux frères aînés, en février 1414[1].

Le 7 octobre 1461, la reine accueille dans sa résidence du château d'Amboise, son fils Louis XI sacré et revenu du Brabant[2]. Deux ans plus tard, à la fin de sa vie, la reine s'en alla à Saint-Jacques-de-Compostelle. Selon une spécialiste du pèlerinage de Compostelle, Denise Péricard-Méa, il est possible qu'elle fût une ambassadrice secrète de son fils Louis, car le pèlerinage fut effectué en hiver, à savoir à la mauvaise saison, de plus par mer[3],[4]. Toutefois, "on ne sait, tout ceci étant secret par excellence."

Descendance[modifier | modifier le code]

De Charles VII, elle avait eu

Décès[modifier | modifier le code]

Elle s'éteint le 29 novembre 1463, au retour d'un pèlerinage vers Saint-Jacques-de-Compostelle, à l'abbaye cistercienne Notre-Dame des Châtelliers (diocèse de Poitiers), après deux ans de veuvage, après un règne marqué par les victoires de la France sur l'Angleterre. Elle est enterrée dans la basilique Saint-Denis aux côtés de son époux Charles VII.

À la suite de ce trépas, Regnaud le Queux composa L'exclamation en la mort de Marie d'Anjou où cette disparition est présentée comme une apothéose[5].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Didier Feuer et Jean d'Hendecourt, Dictionnaire des Souverains de France et de leurs épouses, p. 347, Pygmalion, Paris 2006
  2. Joseph Vaesen et Étienne Charavay, Lettres de Louis XI, tome XI "itinéraire", Librairie Renouard, Paris 1909.
  3. http://www.saint-jacques.info/reines.html
  4. En tant que justificatif, Denise Péricard-Méa trouva la lettre de Louis XI expédiée aux habitants d'Amboise le 16 septembre 1466 : "De par le roy. Chiers et bien amez, pour ce que nostre tres chere et tres amee tante la contesse de Witembergh, laquelle est puis naguerre venue devers nous pour aucunes ses affaires, s'en va presentement devers nostre tres cher et tres ame oncle le roy de Secille, et de la a l'intencion de s'en aller en pelerinaige a monseigneur saint Jacques de Galice, nous voulons et vous mandons que vous la recevez et lui faites tout l'onneur et la meilleure chere que faire sera possible, tout ainsi [que] vouldriez faire a nous mesmes, et en ce faisant, vous nous ferez tres singulier et agreable plaisir. Donne a Montargis, le XVIe jour de septembre. LOYS. TOUSTAIN. (secrétaire) A noz chiers et bien amez les bourgeois, manans et habitans de la ville d'Amboise", Joseph Vaesen et Étienne Charavay, Lettres de Louis XI, tome III p. 93-94, Société de l'Histoire de France et Librairie Renouard, Paris 1887.
  5. Jacques Heers, Louis XI p.132, Perrin, Paris 2003

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Notices d’autorité : Fichier d’autorité international virtuel • Bibliothèque du Congrès • Gemeinsame Normdatei • WorldCat
  • Bernard Chevalier, « Marie d'Anjou, une reine sans gloire, 1404-1463 », in Geneviève et Philippe Contamine (éd.), Autour de Marguerite d'Écosse. Reines, princesses et dames du XVe siècle, Paris, Honoré Champion, coll. « Études d'histoire médiévale », 4, 1999, p. 81-98, [compte rendu en ligne].
  • Xavier Hélary, entrée « Marie d'Anjou (1404-1463), reine de France», in Philippe Contamine, Olivier Bouzy, Xavier Hélary, Jeanne d'Arc. Histoire et dictionnaire, Paris, Robert Laffont, collection « Bouquins », 2012, p. 847-848, (ISBN 2-221-10929-5).
  • Solveig Bourocher, « La reine Marie d’Anjou : commanditaire des travaux du château de Chinon au milieu du XVe siècle ? », dans FAGNART (L.) et L’ESTRANGE (E.) (dir.), Le mécénat féminin en France et en Bourgogne, XVe-XVIe siècles. Nouvelles perspectives, Actes de la journée d’étude internationale organisée à l’Université de Liège, le 10 mai 2010, Le Moyen âge : revue d’histoire et de philologie, t. 117, fasc. 3-4, 2011, p. 497-506. [lire en ligne]