Jacob Bunel

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Jacob Bunel
Naissance
Décès
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Activité

Jacob Bunel (1558-1614), est un peintre français de la seconde école de Fontainebleau.

Biographie[modifier | modifier le code]

Henri IV représenté en Mars, vers 1605-1606, Pau, musée national du château

Jacob Bunel est issu d'une famille d'artistes. Son père, François Bunel travaillait à Blois, et son frère, François II Bunel, est lui aussi un peintre actif dans l'entourage de la cour[1]. Jacob Bunel se marie vers 1595 avec Marguerite Bahuche, de religion protestante, elle-même fille de peintre et peintre[2]. Ils viennent travailler à Paris en 1599. Il n'a pas d'enfant de ce premier mariage et à sa mort, sa femme reprend sa charge de peintre du Roi.

Dès 1600, il est employé par le roi aux décors du Palais des Tuileries, et sans doute dès 1603 aux décors de la Petite Galerie du Louvre (actuelle "Galerie d'Apollon", totalement reconstruite au début du règne de Louis XIV), en remplacement de Toussaint Dubreuil qui venait de mourir. Il obtient également un logement sous la grande galerie du Louvre, en tant qu'artiste protégé par le roi. Il s'associe à son épouse Marguerite Bahuche pour orner les travées de la galerie de 28 portraits de rois et reines de France, de Saint Louis à Henri IV, et la décoration du plafond, avec des scènes mythologiques (ensemble totalement détruit lors de l'incendie de 1661, et connu par de rares dessins préparatoires). Le peintre étend son intervention à la "Salle des Antiques" en 1609.

Peut-être vers 1612-1614, il participe à un dernier chantier royal : aux côtés de Gabriel Honnet, Guillaume Dumée et Ambroise Dubois, il réalise les décors du Grand cabinet de la reine-mère au rez-de-chaussée de l'aile sud de la Cour carrée du Louvre, sur le thème de la Jérusalem délivrée du Tasse.

Entre 1608 et 1610, il réalise les peintures du maître-autel de la nouvelle église des Feuillants du Faubourg-Saint-Honoré à Paris, commandé par Marie de Médicis. Le tableau d'autel représentait L'Assomption de la Vierge (détruit en 1870 au musée des beaux-arts de Bordeaux), et la face arrière de l'autel était ornée d'une représentation du Christ au Jardin des Oliviers également perdue. L'Assomption aurait été volontairement laissée inachevée par l'artiste, de confession protestante et ayant refusé de représenter la Vierge. C'est le peintre Charles de La Fosse qui aurait finalement terminé le tableau à la fin du XVIIe siècle.

Il peint une Pentecôte (perdue) pour le maître-autel de la chapelle de l'Ordre du Saint-Esprit au monastère des Grands Augustins.

À son décès il est inhumé au cimetière des Saints-Pères

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Portrait de Henri IV représenté en Mars : il s'agit de son tableau le plus connu, peut-être peint pour la galerie de Diane au Château de Fontainebleau vers 1605, ou pour un "dessus-de-cheminée" des appartements royaux du Palais des Tuileries. Ce tableau, conservé aujourd'hui au musée national du château de Pau, avait tout d'abord été attribué à Ambroise Dubois (1542-1614).
  • Henri IV à la batailles d'Arques (attribué), huile sur bois, 51,5 × 67 cm, Pau, musée national du château.
  • Le flûtiste, 1591, huile sur toile, Paris, musée du Louvre.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Frédéric Sichet, « La place du portrait peint d'Henri IV à la petite galerie du Louvre », dans Imaginaire et création artistique à Paris sous l'Ancien Régime (XVIIe - XVIIIe siècles), art, politique, trompe-l'oeil, voyages, spectacles et jardins, Paris, 1998, pp.77-80.
  • Sylvie Béguin, « Pour Jacob Bunel », dans Claude Vignon en son temps, Actes du colloque international de l'université de Tours, 28-29 janvier 1994, Paris, 1998, pp.83–96.
  • Sylvie Béguin, « Evidence for the decoration of the Tuileries under Henri IV », dans The Burlington Magazine, mai 1995, vol.137, n°1106, pp.314-316.
  • Idelette Ardouin-Weiss, Les familles du peintre Jacob Bunel et de sa femme Marguerite Bahuche de 1517 à 1639, Centre généalogique de Touraine, 1984.

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Notes et références[modifier | modifier le code]