Yolande d'Aragon (morte en 1442)

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Ne doit pas être confondu avec Yolande d'Aragon (1236-1300).
Yolande d'Aragon
Yolande d'Aragon,vitrail du bras nord du transept de la cathédrale Saint-Julien du Mans[1]
Yolande d'Aragon,
vitrail du bras nord du transept de la cathédrale Saint-Julien du Mans[1]
Titre
Duchesse consort d'Anjou et
comtesse consort du Maine et de Provence

(16 ans, 4 mois et 27 jours)
Prédécesseur Marie de Blois
Successeur Marguerite de Savoie
Reine consort de Naples (titulaire)

(16 ans, 4 mois et 27 jours)
Prédécesseur Marguerite de Durazzo
Successeur Jacques II de Bourbon
Dame de Guise
Prédécesseur Marie de Blois
Successeur érigé en comté
Reine consort de Jérusalem (titulaire)
Biographie
Dynastie Maison de Barcelone
Date de naissance vers 1380.
Lieu de naissance Saragosse (Aragon)
Date de décès (à 61 ans)
Lieu de décès Saumur (Anjou)
Sépulture Cathédrale Saint-Maurice d'Angers
Père Jean Ier d’Aragon
Mère Yolande de Bar
Conjoint Louis II d'Anjou
Enfants Louis III d'Anjou
Marie
René
Charles
Yolande († 1440)

Yolande d'Aragon (morte en 1442)

Yolande d’Aragon, duchesse d'Anjou (vers 1380, Saragosse - , près de Saumur)[n 1], également connue comme Jolantha de Aragon (ou en catalan Violant d’Aragó), fille de Jean Ier, roi d'Aragon et de Yolande de Bar, fut duchesse consort d'Anjou, comtesse consort du Maine et de Provence, reine consort de Naples et de Jérusalem titulaire et dame de Guise.

Sa petite fille, Yolande de Lorraine, comtesse de Vaudémont, porte son nom et il est possible de les confondre car elles sont l'une et l'autre appelées Yolande d'Anjou, l'une en titre et l'autre par son nom de jeune fille.

Famille[modifier | modifier le code]

Yolande d'Aragon fut promise à l'héritier d'Anjou, Louis (qui avait accédé au trône de Naples sous le nom de Louis II de Naples un an plus tôt, à la suite de la conquête de Naples) en 1390, et se maria avec lui le en la cathédrale Saint-Trophime d'Arles :

Ils eurent six enfants :

  1. Louis III (1403 † 1434) - duc d'Anjou, comte de Provence, roi titulaire de Naples
  2. Marie (1404 † 1463) - épouse de Charles VII, roi de France avec qui elle eut 13 enfants dont l'aîné devint Louis XI de France
  3.  ? (1406), une fille, morte en enfance
  4. René (1408 † 1480) duc de Bar, duc de Lorraine, duc d'Anjou, comte de Provence, roi titulaire de Sicile, de Naples, de Jérusalem et d'Aragon; épouse Isabelle Ire, duchesse de Lorraine
  5. Yolande (1412 † 1440), épouse de François Ier, duc de Bretagne
  6. Charles (1414 † 1472), comte du Maine (ne fut jamais duc d'Anjou, mais son fils le fut)

Prétentions au trône d'Aragon[modifier | modifier le code]

Yolande d'Aragon joua un rôle important dans la politique de l'« Empire » angevin, de la France et de l'Aragon, pendant la première moitié du XVe siècle. Fille survivante du roi Jean Ier d'Aragon, qui n'avait pas de fils, elle réclama le trône d'Aragon après la mort de sa sœur aînée Jeanne, comtesse de Foix.

Pourtant, les lois de succession d'Aragon et de Barcelone n'étant pas claires, elles furent comprises en faveur des héritiers mâles, ainsi l'oncle de Yolande (frère cadet de Jean Ier), Martin Ier d'Aragon, hérita du trône d'Aragon. Martin mourut sans descendance en 1410, et après deux ans d'interrègne, les États d'Aragon élurent Ferdinand d'Antequera comme nouveau roi d'Aragon. Ferdinand était le second fils d'Éléonore d'Aragon, reine consort de Castille, sœur de Jean et de Martin.

Le candidat angevin était le fils aîné de Yolande, Louis III d'Anjou, duc de Calabre, dont la revendication reposait dans le Pacte de Caspe. Yolande et ses fils se considéraient comme héritiers prioritaires et commencèrent à utiliser le titre de « rois d'Aragon ». À cause de cet héritage, Yolande fut appelée « reine de quatre royaumes », ces royaumes étant probablement la Sicile, Jérusalem, Chypre et Aragon (une autre interprétation sépare Naples de la Sicile et exclut donc Chypre). De toute façon, la réalité était que Yolande et sa famille ne possédèrent que pour des intervalles très courts des territoires dans ces royaumes, Jérusalem n'a d'ailleurs jamais été en leur possession. Leur véritable royaume se réduisait aux fiefs d'Anjou en France : ils possédèrent sans conteste la Provence et l'Anjou, le Maine, la Touraine et le Valois. Son fils René fut choisi comme héritier par le cardinal-duc de Bar et devint par mariage duc de Lorraine.

La France et la maison d'Anjou[modifier | modifier le code]

Dans la seconde période de la guerre de Cent Ans, Yolande prit parti pour la France — par exemple pour le parti des Armagnacs durant la guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons — contre les Anglais et les Bourguignons. Le dauphin Charles, qui comptait beaucoup sur l'aide de Yolande, parvint à se faire couronner Charles VII de France. Comme la propre mère de Charles, Isabeau combattait sa revendication à la couronne, on a dit que Yolande fut celle qui protégea l'adolescent de toutes sortes de machinations et tentatives d'empoisonnement et joua le rôle de mère. Elle retira Charles de la Cour et le garda dans ses châteaux de la vallée de la Loire. Elle maria Charles à sa fille Marie d'Anjou et devint ainsi la belle-mère de Charles.

Son mariage avec Louis II d'Anjou en décembre 1400 à Arles fit partie de l'effort pour résoudre les revendications contestées sur le royaume de Sicile et Naples entre les maisons d'Anjou et d'Aragon.

Louis II d'Anjou passa la plus grande partie de sa vie à combattre en Italie pour soutenir sa revendication sur le royaume de Naples. En France, elle était duchesse d'Anjou et comtesse de Provence. Elle préférait tenir sa cour à Angers et Saumur.

Yolande arrangea en 1413 les fiançailles de sa fille aînée Marie avec Charles de France, comte de Ponthieu, troisième fils de Charles VI et de la reine Isabeau. Cela amena son implication personnelle et cruciale dans le combat pour la continuation de la dynastie des Valois en France.

La victoire des Anglais à Azincourt (1415) faisait peser des menaces sur le duché d'Anjou. Le roi Charles VI avait sombré dans la folie et la France était divisée par la guerre civile entre les Bourguignons et les Orléanistes (Armagnacs). La situation empira par l'alliance des ducs de Bourgogne avec les Anglais et parce que la reine Isabeau fournit aux ducs de Bourgogne des arguments pour contester les droits des enfants de Charles VI sur la couronne de France. Craignant le pouvoir abusif des Bourguignons, Louis II envoya Yolande, ses enfants et son futur beau-fils en Provence.

Elle marie sa fille au dauphin de France[modifier | modifier le code]

Yolande d'Aragon et deux de ses enfants en prière devant la Vierge à l'Enfant.
Enluminure anonyme dans le Juratoire et livre des fondations de la chapelle royale du gué de Maulny dans le Maine, ms. 691, fo 16, Bibliothèque municipale, Le Mans.

Verrière (registre inférieur) du bras nord du transept de la cathédrale Saint-Julien du Mans[1]. En 1416, le dauphin Louis, frère aîné de Charles de Ponthieu meurt. Il est suivi en 1417 par Jean, le deuxième frère et donc entre-temps dauphin. Les deux aînés ont été placés sous la protection du duc de Bourgogne. Yolande est la protectrice de son beau-fils Charles qui devient le nouveau dauphin. Le 29 avril 1417, Louis II d'Anjou meurt de maladie, laissant Yolande, alors âgée de 36 ans, responsable de la maison d'Anjou. Elle tient également le sort de la maison royale des Valois dans ses mains. Son gendre, le dauphin Charles est très vulnérable face aux desseins du roi d'Angleterre Henri V et de son cousin Jean sans Peur, le duc de Bourgogne. Les parents les plus proches de Charles, les ducs d'Orléans et de Bourbon ont été faits prisonniers à Azincourt par les Anglais. À cause de l'alliance de sa mère, du duc de Bourgogne et des Anglais, Charles ne peut compter que sur le support de la maison d'Anjou et celle des Armagnacs (qui ont rejoint la cause orléaniste).

Après l'assassinat de Jean sans Peur à Montereau en 1419, son fils Philippe le Bon devient duc de Bourgogne. Philippe et Henri V d'Angleterre imposent le traité de Troyes () au roi Charles VI. Le traité désigne Henri comme régent de France et héritier de la couronne. En 1421, le dauphin Charles est donc déshérité.

Le , sa fille aînée, Marie d'Anjou, se marie avec le dauphin Charles, fils puîné du roi Charles VII.

Henri V et Charles VI meurent tous deux en 1422 (respectivement le 31 août et le 21 octobre). Charles, alors âgé de 19 ans, devient légitimement Charles VII, roi de France. Ce titre est contesté par les Anglais et leurs alliés bourguignons qui soutiennent la prétention du jeune fils d'Henri V, Henri VI d'Angleterre. Cela marque la dernière étape de la guerre de Cent Ans.

Conseillère du roi de France[modifier | modifier le code]

Yolande joua un rôle important dans cette lutte, entourant le jeune roi de conseillers et domestiques de la maison d'Anjou. Elle manœuvra pour que le duc de Bretagne rompe son alliance avec l'Angleterre et fit nommer Arthur de Richemont, futur Arthur III de Bretagne, membre de la famille ducale bretonne, connétable de France en 1425. Le soutien fort et précoce à Jeanne d'Arc, alors que d'autres avaient encore des doutes, semble suggérer que la duchesse joua un rôle dans l'apparition de la jeune fille, mais témoigne surtout de sa clairvoyance. Yolande menait sans aucun doute une politique réaliste. Avec l'aide du connétable de Richemont, Yolande fut derrière le renvoi de plusieurs proches conseillers de Charles VII[3]. Sur l'éviction, en 1425, des premiers conseillers du dauphin Charles devenu le roi Charles VII : le duc de Bourgogne, Philippe le Bon avait mis comme condition formelle à l'admission de son beau-frère, le comte de Richemont, au connétablat de France, l'élimination de tous les conseillers du roi Charles VII ayant participé de près ou de loin à l'assassinat de Jean sans Peur sur le pont de Montereau en 1419. Cette éviction ne provenait donc pas directement de la volonté de Yolande d'Aragon, mais des nécessités liées à la raison d'État. Les historiens rapportent que le roi s'en sépara à grand regret et qu'il conserva toute sa confiance et toute son amitié à ceux qui l'avaient bien servi, détruisant ainsi la légende de l'éviction de conseillers incapables répandue par les chroniqueurs bourguignons[4], auxquels succédèrent comme favoris, Pierre de Giac (ex-bourguignon, rallié à Charles VII), et Le Camus de Beaulieu, tous deux exécutés par le connétable de Richemont en 1427.

Yolande n'était pas contre l'utilisation de maitresses ou d'hommes d'influence. Elle disposait d'un réseau de femmes dans les cours de Lorraine, Bourgogne, Bretagne et même dans celle de son beau-fils.

Le , l'arrestation et l'enlèvement du grand chambellan Georges de La Trémoille permet au « parti angevin » de retrouver son influence par le biais du jeune Charles IV du Maine, fils de Yolande d'Aragon et nouvel homme fort à la cour de Charles VII.

Le chroniqueur contemporain Jean Jouvenel des Ursins décrivit Yolande comme « la plus belle femme du royaume ». Charles de Bourdigné, chroniqueur de la maison d'Anjou, dit d'elle « Elle était considérée comme la plus sage et la plus belle princesse de la chrétienté ». Plus tard, le roi Louis XI affirma que sa grand-mère avait « un cœur d'homme dans un corps de femme ». Dans un des rares ouvrages spécifiques sur Yolande, Jehanne d'Orliac, auteur du XXe siècle, affirme que la duchesse ne fut pas appréciée à sa juste valeur pour son « génie » et son influence durant le règne de Charles VII. Cependant, les historiens contemporains contestent l'influence prêtée à Yolande d'Aragon tout au long du règne de son gendre, et notamment durant la mission de Jeanne d'Arc. Ainsi, la reine de Sicile n'aurait été ni l'ange gardien ni l'inspiratrice de la Pucelle[5],[6]. Philippe Contamine observe que la reine de Sicile « défendait prioritairement (...) ses intérêts et les intérêts de [l]a maison [d'Anjou] - des intérêts complexes et pas toujours convergents ; dans une large mesure, en raison des circonstances, ces intérêts, non sans nuance, recouvraient ceux de Charles VII[7]. »

Yolande finit par se retirer à Angers puis à Saumur où elle meurt le [8]. Elle est inhumée dans le chœur de la cathédrale Saint-Maurice d'Angers où elle rejoint son époux Louis II d'Anjou[9].

Chronologie[modifier | modifier le code]

1381 : le 11 août[10], Yolande naît à Saragosse, Aragon
1400 : en décembre, Yolande épouse Louis II d'Anjou à Arles
1410 : mort du roi Martin Ier d'Aragon
1412 : le fils de Yolande, Louis, conteste le trône d'Aragon, mais son parent Ferdinand Ier de Trastamare devient roi
1413 : Louis II d'Anjou rejoint la faction orléaniste contre les Bourguignons
1413 : fiançailles entre Marie d'Anjou et futur Charles VII
1414 : en février, Yolande emmène ces futurs époux en Anjou, sans laisser sa fille dans la capitale dangereuse, notamment menacée par les Bourguignons[11]
1417 : Yolande devient veuve le 29 avril. Elle rejette la demande de la reine Isabeau de renvoyer Charles (devenu dauphin après la mort de ses frères) à la cour. On rapporte qu'elle répondit Nous n'avons pas nourri et chéri celui-là pour que vous le fassiez mourir comme ses frères, devenir fou comme son père ou devenir anglais comme vous. Je le garde près de moi. Venez le prendre si vous l'osez.
1417 : le 29 juin, Yolande obtient une audience de Charles VI et le pousse à signer le décret faisant de son fils le lieutenant-général du royaume. Isabeau ne peut ainsi plus prétendre à être régente. Yolande se retire en Provence.
1423 : Yolande revient de Provence. Elle met en route le premier traité avec la Bretagne.
1424-1427 : Yolande préside les États-généraux. Elle signe un traité avec le duc de Bretagne et engage le frère du duc, Arthur de Richemont à supporter la cause des Valois.
1427 : le régent anglais, le duc de Bedford, veut prendre le duché d'Anjou. Yolande riposte par une série de rencontres et d'accords de mariage entre plusieurs familles nobles, ce qui sape les initiatives anglaises et bourguignonnes et soutient la couronne. Des désaccords entre la Trémoïlle, un conseiller de Charles VII et le connétable Richemont conduisent au bannissement de Richemont.
1429 : Yolande est chargée d'une des enquêtes sur Jeanne d'Arc que soutient la duchesse. Yolande arrange le financement de l'armée de Jeanne qui part au secours d'Orléans.
1431 : Yolande réside à Saumur où Charles VII tient son assemblée. La plus jeune fille de Yolande épouse le prince héréditaire de Bretagne. Son fils hérite du duché de Lorraine mais est fait prisonnier à la bataille de Bulgnéville le .
1433 : Richemont qui était de retour à la cour depuis 1432 fait tomber La Trémoïlle. Le plus jeune fils de Yolande, Charles, comte du Maine, assume la position de conseiller en chef du roi Charles.
1434 : le fils de Yolande, Louis III d'Anjou, meurt et René devient duc d'Anjou et héritier en Sicile. La reine Jeanne de Sicile avait fait Louis III corégent et héritier.
1437 : René est libéré en échange d'une importante rançon. Il part pour l'Italie en 1438 et engage une guerre contre Alphonse d'Aragon pour le royaume de Naples. Il est forcé d'abandonner Naples durant l'été 1442.
1442 : le 14 novembre, Yolande meurt à Saumur en l'hôtel du seigneur de Tucé.

Ascendance[modifier | modifier le code]

Descendance[modifier | modifier le code]

De Louis II d'Anjou, elle a :

Dans la fiction[modifier | modifier le code]

En 1986, l'actrice Geneviève Casile incarne Yolande d'Aragon dans le feuilleton télévisé Catherine adapté des romans de Juliette Benzoni.

Au cinéma, Martine Pascal interprète le rôle de Yolande dans Jeanne la Pucelle (1994), premier volet du film de Jacques Rivette consacré à Jeanne d'Arc. On retrouve également le personnage sous les traits de Faye Dunaway dans le film Jeanne d'Arc (1999) de Luc Besson.

Yolande d'Aragon apparaît également dans la série de bande dessinée Le Trône d'argile.

Nommé en son honneur[modifier | modifier le code]

Une rose[modifier | modifier le code]

Une rose Yolande d'Aragon

Vibert a créé en 1843 une rose qu'il a nommé Yolande d'Aragon en son honneur.

Un collège[modifier | modifier le code]

Collège Yolande d'Anjou, près du château de Saumur.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L'historien médiéviste Philippe Contamine précise qu'« on la fait naître vers 1380, sans plus de précision[2]. »

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Françoise Gatouillat, « Les vitraux du bras nord du transept de la cathédrale du Mans et les relations franco-anglaises à la fin de la guerre de Cent Ans », Bulletin Monumental, 2003, no 161-4, p. 307-324, [lire en ligne].
  2. Contamine 2012, p. 11, n. 2.
  3. Voir Arnaud des Roches de Chassay, Yolande d'Aragon ou l'unité de la France, éditions Charles Hérissey, Jarzé 2006.
  4. Georges Minois, Charles VII : un roi shakespearien, Paris, Perrin, , 850 p. (ISBN 2-262-02127-9), p. 2007-207.
  5. Charles Samaran, compte rendu de l'ouvrage Les rapports entre Charles VII et Jeanne d'Arc de 1429 à 1461. Contribution à l'étude de la construction de la France au XVe siècle (René-Adrien Meunier), Bibliothèque de l'École des chartes, 1946, no 106-2, p. 334-335, [lire en ligne].
  6. Bouzy 2007.
  7. Contamine 2012, p. 29.
  8. Albert Lecoy de La Marche, Le Roi René : sa vie, son administration, ses travaux artistiques et littéraires, BiblioBazaar, LLC, 2008, p. 226.
  9. Généalogie de Yolande sur le site Medieval Lands
  10. Jean-Bernard de Vaivre, Notes d'héraldique et d'emblématique à propos de la tapisserie de l'Apocalypse d'Angers, Comptes-rendus des séances de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, volume 127, année 1983, p. 98.
  11. Didier Feuer et Jean d'Hendecourt, Dictionnaire des Souverains de France et de leurs épouses p.347, Pygmalion, Paris 2006

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Patrice Boudet et Elsa Sené, « L’Avis à Yolande d'Aragon : un miroir au prince du temps de Charles VII », Cahiers de recherches médiévales et humanistes, no 24 « En hommage à Robert Fossier et Henri Dubois »,‎ , p. 51-84 (lire en ligne).
  • Olivier Bouzy, « Les débuts du règne de Charles VII : 1418-1428 », Bulletin de l'association des amis du Centre Jeanne d'Arc, no 27,‎ , p. 41-141.
  • Marion Chaigne, « Comptes féminins, contes du quotidien ? : Les activités des duchesses de la seconde Maison d’Anjou à la lumière de leurs finances », Questes. Bulletin des jeunes chercheurs médiévistes, no 15 « Les activités quotidiennes au Moyen Âge »,‎ , p. 64-81 (lire en ligne).
  • Marion Chaigne-Legouy, Femmes au « cœur d'homme » ou pouvoir au féminin ? Les duchesses de la seconde Maison d'Anjou (1360-1481), thèse de doctorat préparée sous la direction de Mme Élisabeth Crouzet-Pavan, soutenue le 8 décembre 2014 à l'université Paris IV-Sorbonne, [présentation en ligne], [présentation en ligne], [présentation en ligne].
  • Philippe Contamine, « Yolande d'Aragon et Jeanne d'Arc : l'improbable rencontre de deux parcours politiques », dans Éric Bousmar, Jonathan Dumont, Alain Marchandisse et Bertrand Schnerb (dir.), Femmes de pouvoir, femmes politiques durant les derniers siècles du Moyen Âge et au cours de la première Renaissance, Bruxelles, De Boeck, coll. « Bibliothèque du Moyen Âge », , 656 p. (ISBN 978-2-8041-6553-6, lire en ligne), p. 11-30.
  • Philippe Contamine, « Yolande d'Aragon (v. 1385-1442), reine de Sicile et duchesse d'Anjou », dans Philippe Contamine, Olivier Bouzy et Xavier Hélary, Jeanne d'Arc. Histoire et dictionnaire, Paris, Robert Laffont, coll. « Bouquins », , 1214 p. (ISBN 978-2-221-10929-8), p. 1051-1052.
  • Christof Ohnesorge, « Les ambitions et l'échec de la seconde maison d'Anjou (vers 1380-vers 1480) », dans Noël-Yves Tonnerre et Élisabeth Verry (dir.), Les Princes angevins du XIIIe au XVe siècle : un destin européen, Rennes, Presses universitaires de Rennes, coll. « Histoire », , 320 p. (ISBN 2-86847-735-6, présentation en ligne, lire en ligne), p. 265-276.
  • Marcelle-Renée Reynaud (préf. Marcel Pacaut), Le Temps des Princes : Louis II & Louis III d'Anjou-Provence 1384-1434, Lyon, Centre interuniversitaire d'histoire et d'archéologie médiévales- Presses universitaires de Lyon, coll. « collection d'histoire et d'archéologie médiévales », , 208 p. (ISBN 978-2-7297-0657-9).
  • Marcelle-Renée Reynaud, « Deux princesses - et reines - de la deuxième Maison d'Anjou-Provence : Marie de Blois-Penthièvre et Yolande d'Aragon (ca 1360 - ca 1442) », dans Reines et princesses au Moyen Âge, Montpellier, Université Paul Valéry-Montpellier III, (Cahiers du CRISIMA), 2001, p. 277-290.
  • (en) Zita Rohr, « Lifting the Tapestry : The Designs of Yolande of Aragon (1381-1442) », dans Anthony McElligott, Liam Chambers, Ciara Breathnach, Catherine Lawless (dir.), Power in History : From Medieval Ireland to the Post-Modern World, Dublin / Portland, Oregon, Irish Academic Press, coll. « Historical studies » (no 27), , XVI-314 p. (ISBN 978-0-71-653-108-1), p. 145-166.
  • (en) Zita Rohr, « The Practice of Political Motherhood in Late Medieval France : Yolande of Aragon, Bonne-Mère of France », dans Sean McGlynn et Elena Woodacre (dir.), Image and Perception of Monarchy in Medieval and Early Modern Europe, Newcastle-upon-Tyne, Cambridge Scholars Publishing, , VII-331 p. (ISBN 978-1-4438-6206-6, présentation en ligne), p. 23-47.
  • (en) Zita Rohr, « On the Road Again : The Semi-Nomadic Career of Yolande of Aragon (1400-1439) », dans Marianne O'Doherty et Felicitas Schmieder (dir.), Travels and Mobilities in the Middle Ages : From the Atlantic to the Black Sea, Brepols, coll. « International Medieval Research » (no 21), , XLIII-344 p. (ISBN 978-2-503-55449-5, présentation en ligne), p. 215-244, [présentation en ligne].
  • (en) Zita Rohr, Yolande of Aragon (1381-1442) Family and Power : The Reverse of the Tapestry, Basingstoke / New York, Palgrave Macmillan, coll. « Queenship and Power », , XIX-284 p. (ISBN 978-1-137-49912-7 et 978-1-349-58129-0, présentation en ligne).

Liens externes[modifier | modifier le code]