Margaret Little (psychanalyste)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
image illustrant une psychanalyste
Cet article est une ébauche concernant une psychanalyste.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Margaret Little et Little.
Margaret Little (psychanalyste)
Biographie
Naissance Voir et modifier les données sur Wikidata
à BedfordVoir et modifier les données sur Wikidata
Décès Voir et modifier les données sur Wikidata (à 93 ans)
à Tunbridge WellsVoir et modifier les données sur Wikidata
Pays de nationalité Royaume-UniVoir et modifier les données sur Wikidata
Thématique
Profession PsychanalysteVoir et modifier les données sur Wikidata

Margaret Isabel Little, née le 21 mai 1901 à Bedford et morte le 27 novembre 1994 à Tunbridge Wells, est un médecin et une psychanalyste britannique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fille d'un professeur de mathématiques et d'une mère qui avait grandi en Australie, elle fait ses études secondaires à Bedford, puis ses études de médecine à l'université de Londres et au St Mary's Hospital, où elle obtient son diplôme de médecin en 1927. Elle travaille comme assistante à la Tavistock Clinic (1936-1939) et exerce en libéral de 1928 à 1939 à Edgware[1]. Elle fait trois analyses, avec un psychothérapeute jungien, le « Dr. X. » (1936-1938)[2], puis une analyse didactique avec Ella Freeman Sharpe (1940-1947), interrompue par la mort d'E. Sharpe, et avec Marion Milner et Donald Winnicott, jusqu'en 1955, alors qu'elle souffrait de graves angoisses psychotiques et mélancoliques[1]. Ce travail a duré jusqu'en 1957 avec des interruptions, elle a rapporté en détail dans son récit d'analyse qui l'a rendu célèbre dans le milieu analytique[3]. Margaret Little est ensuite devenue analyste formatrice à la Société britannique de psychanalyse où elle rejoint le Groupe des Indépendants.

À la fin des années 1960, elle s'installe avec son compagnon, le journaliste Reg Sizen, à Sundridge (Kent). Après la mort de celui-ci, elle emménage à Dunton Green (Kent) où elle vit jusqu'à sa mort[1].

Travaux[modifier | modifier le code]

Son mémoire d’admission à la Société britannique de psychanalyse, intitulé « L’Errante » (« The wanderer. Some notes on a paranoid patient » 1945) est un travail qui a été parfois appréhendé comme une réflexion sur sa propre analyse avec Ella Freeman Sharpe[4]. Elle y évoque la situation d'une patiente qui réalise souvent de longs trajets pour se rendre à son analyse. La présentation du mémoire a été marquée par l'emportement de Winnicott contre Mélanie Klein. Comme celle-ci commentait que le seul apport du texte de Little était de montrer le caractère impératif d’une reprise d’analyse de sa part à elle, Winnicott s’est écrié que ce serait folie de la part d’un analyste d’imaginer qu’il n’en aurait pas le besoin d’en faire autant lui-même. 

Publications[modifier | modifier le code]

  • Countertransference and the patient's response to it. International Journal of Psychoanalysis, 32, 1951, 32-40.
  • "R" - the analyst's total response to his patient's needs, International Journal of Psychoanalysis, 38, 1957, 240-254.
  • On delusional transference, International Journal of Psychoanalysis, 39, 1958, 134-138.
  • Countertransference symposium, Brit J Med Psychol, 33, 1960, 29-31.
  • On basic unity, International Journal of Psychoanalysis, 41, 1960, 377-384.
  • Transference in borderline states, International Journal of Psychoanalysis, 47, 1966, 476-485.
  • Winnicott working in areas where psychotic anxieties prevail. A personal record. Free Associations n°3, 1985, p. 9-42.
  • Transference Neurosis and Transference Psychosis. Toward Basic Unity, Free Association Books, New York, 1981 (ISBN 978-0946960538).
  • On the value of regression to dependence, Free Associations Nr. 10, 1987, p. 7-22.
  • Psychotic Anxieties and Containment. A Personal Record of an Analysis with Winnicott, Northvale, N. J., 1990.
  • Miss Alice M and Her Dragon. Recovery of a Hidden Talent. London 1990.
  • Le contre-transfert et la réponse qu’y apporte le patient, in : Des états-limites. L’alliance thérapeutique. Paris, Ed. Des Femmes, 1951, p. 77-104.
  • Un témoignage. En analyse avec Winnicott, Nouvelle Revue de psychanalyse, n° 33, 1986, p. 281-310. Rééd. « Lorsque Winnicott travaille dans les zones où dominent les angoisses psychotiques – un compte rendu personnel », in Jacques André, C. Ehrenberg et Pierre Fedida (éds), Transfert et états-limites, p. 105-155, Paris, Puf, 2002.
  • Des états-limites. L’alliance thérapeutique, Paris, Des Femmes, 1991.
  • « L’errante : notes sur une patiente paranoïde », in Des états-limites, p. 29-76, Paris, Des Femmes, 1991.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Ralph W. Layland, « Obituary: Margaret Little (1901-1994) », Bulletin of the British Psychoanalytical Society, 1995/3 [1].
  2. Jacques Sédat, Margaret Little : une non-personne ?, Figures de la psychanalyse, 2014/2, no 28 p. 167-179 [lire en ligne].
  3. Margaret Little, « Lorsque Winnicott travaille dans des zones où dominent les angoisses psychotiques - un compte rendu personnel » in J. André, et C. Thompson (dir), Transfert et états limites, Paris, Puf, coll. « Petite bibliothèque de psychanalyse », 2002, (ISBN 2130519 202)
  4. Nina de Spengler, «Des psychanalystes témoignent de leur analyse personnelle», Psychothérapies, 2004/3, vol. 24, p. 131-137 [lire en ligne].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Pierre Lehmann, Marion Milner et Margaret Little : actualité de leur travail avec des psychotiques, 2012.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]