Mouthe

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Mouthe
Mouthe
Vue sur Mouthe au printemps
Blason de Mouthe
Héraldique
Mouthe
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement Pontarlier
Intercommunalité Communauté de communes des Lacs et Montagnes du Haut-Doubs
Maire
Mandat
Daniel Perrin
2020-2026
Code postal 25240
Code commune 25413
Démographie
Gentilé Meuthiards
Population
municipale
1 047 hab. (2019 en augmentation de 5,97 % par rapport à 2013)
Densité 26 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 42′ 41″ nord, 6° 11′ 40″ est
Altitude Min. 926 m
Max. 1 414 m
Superficie 39,73 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Frasne
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Mouthe
Liens
Site web mouthe.fr

Mouthe (prononcé [mut]) est une commune française située dans le département du Doubs, en région Bourgogne-Franche-Comté. Les habitants se nomment les Meuthiards et Meuthiardes.

Située à 25 kilomètres à vol d'oiseau au sud-ouest de Pontarlier et à environ 5 kilomètres de la frontière franco-suisse, Mouthe est une commune de moyenne montagne du massif du Jura faisant partie du parc naturel régional du Haut-Jura et de la communauté de communes des Lacs et Montagnes du Haut-Doubs.

La commune est considérée comme la plus froide de France, Météo-France y ayant relevé officiellement -36,7 °C le , soit la température minimale record pour la France métropolitaine[1]. Un autre relevé non reconnu par Météo-France établit le record à -41 °C en date du [2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Mouthe est une commune de l'est de la France, elle est située dans la pointe sud du département du Doubs et elle est frontalière avec la Suisse. Le village se situe à 60 kilomètres à vol d'oiseau au sud de la préfecture de région Besançon, à 25 kilomètres au sud-ouest de la sous-préfecture départementale Pontarlier et à 57 kilomètres au nord de Genève.

Rose des vents Les Pontets
Reculfoz
Rondefontaine Sarrageois Rose des vents
Petite-Chaux N Sarrageois
O    Mouthe    E
S
Petite-Chaux Chaux-Neuve Le Lieu (Drapeau de la Suisse Suisse, Vaud)
Le Chenit (Drapeau de la Suisse Suisse, Vaud)

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune est située au cœur de la haute chaîne du massif du Jura. À l'est, on retrouve le massif du Risoux, un anticlinal dont l'altitude varie entre 1 250 m et 1 400 m tandis qu'à l'ouest s'élève la chaîne de la Haute-Joux. Entre les deux s'établit le val de Mouthe entre 900 m et 1 100 m d'altitude et qui s'étend de Métabief à Foncine-le-Bas. Ce val a été modelé par les glaciers du quaternaire.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est traversé par plusieurs cours d'eau dont le plus important est la rivière du Doubs, un des plus longs cours d'eau français (453,1 km), qui y prend sa source au pied de la forêt du Noirmont, à 944 mètres d'altitude ; à sa source, la température de l'eau est voisine de 7 °C.

Deux ruisseaux arrosent également la commune, le Cébriot[3] (8,5 km) qui prend sa source à Châtelblanc et se jette dans le Doubs au niveau du village de Mouthe et le Cul du Bief[4] (2,2 km) qui s'écoule uniquement sur la commune de Mouthe.

Climat[modifier | modifier le code]

Selon la classification de Köppen-Geiger, Mouthe a un climat continental humide (Dfb) dans la mesure où le mois le plus froid a une température moyenne inférieure à °C (janvier avec −2 °C).

D'autres climatologues préfèrent la limite de −3 °C à celle de °C et considèrent donc que le climat de Mouthe n'est pas un climat à hiver froid.

Selon la classification de Troll et Paffen, Mouthe a un climat sub-océanique avec une température moyenne du mois le plus froid comprise entre −3 °C et +2 °C ce qui indique bien le fait que la commune est en réalité soumise à une double influence, océanique d'une part caractérisée par des températures maximales moyennes qui restent tout de même positives en journée même en janvier, par de fortes précipitations tant en quantité qu'en fréquence, et une influence continentale d'autre part avec des hivers quand même rigoureux (fortes gelées la nuit, neige souvent abondante) et des étés très doux en journée mais avec des nuits toujours fraîches voire froides.

Elle connaît des records de température minimale pour la France, et vaut pour la région du Haut-Doubs le surnom de Petite Sibérie[5],[6],[7].

La station météorologique de Météo-France installée sur la commune et mise en service en 1880 permet de connaître en continu l'évolution des indicateurs météorologiques[8]. Le tableau détaillé pour la période 1981-2010 est présenté ci-après.

Statistiques 1981-2010 et records MOUTHE (25) - alt : 940 m 46° 42′ 24″ N, 6° 12′ 30″ E
Statistiques établies sur la période 1981-2002 - Records établis sur la période du 01-08-1880 au 04-01-2022
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −7 −6,3 −3,2 −0,4 3,8 6,6 9 8,4 5,5 2,4 −2,8 −4,7 1
Température moyenne (°C) −1,8 −0,9 2,2 5,1 9,8 12,6 15,4 15,1 11,6 8,2 2,4 −0,1 6,7
Température maximale moyenne (°C) 3,5 4,5 7,7 10,7 15,7 18,6 21,8 21,8 17,7 13,9 7,5 4,4 12,4
Record de froid (°C)
date du record
−36,7
13.01.1968
−31,1
17.02.1970
−31,6
04.03.1965
−20,5
13.04.1913
−9,8
01.05.1960
−6,5
18.06.1884
−4
07.07.1962
−4,5
31.08.1918
−8
25.09.1931
−14,3
26.10.1964
−29,6
30.11.1969
−32,8
09.12.1967
−36,7
1968
Record de chaleur (°C)
date du record
20
01.01.1921
21,5
01.02.1927
25
19.03.1927
28
27.04.1947
31
25.05.1922
35,5
27.06.19
36
01.07.1952
35,5
23.08.1906
35
06.09.1906
28
09.10.1921
27
02.11.1927
19,5
16.12.1989
36
1952
Précipitations (mm) 154 137,6 140,1 123,8 146,3 141,3 118 129,6 135,8 156,4 155,9 174,1 1 712,9
Source : « Fiche 25413001 » [PDF], sur donneespubliques.meteofrance.fr, édité le : 06/01/2022 dans l'état de la base


Records de température[modifier | modifier le code]

Les records de température maximale et minimale sur Mouthe sont respectivement de 36 °C le et −36,7 °C le ce qui en fait un des villages les plus froids de France[9]. À noter que l'après-midi du , on enregistrait 1,1 °C soit 38 °C d'amplitude thermique sur la journée[9].

La localité connaît en moyenne 152 jours de gel par an, 72 jours avec gelées inférieures à −5 °C et 36 jours avec gelées inférieures à −10 °C. Les minimales en dessous de −20 °C concernent en moyenne 6 années sur 7[9].

La température moyenne annuelle est de 6,6 °C.

Les raisons de ces températures extrêmes s'appuient sur diverses causes physiques ou topographiques[9] :

  • le climat est continental et montagnard ;
  • l'altitude est de 930 m ;
  • le phénomène d'inversion thermique, plus précisément ici l'inversion nocturne, détermine un refroidissement de l'air près du sol par rayonnement infrarouge. Cet effet est plus marqué en période d'anticyclone avec un ciel dégagé ;
  • le relief forme des combes qui favorisent l'accumulation de l'air froid dans les points bas ;
  • le fond des vallées est en général peu boisé, ce qui favorise le refroidissement ;
  • la présence fréquente de neige sur le sol abaisse la température de celui-ci ;
  • contrairement aux Alpes, les versants des vallées jurassiennes sont en général peu pentus ou d'un dénivelé faible, ce qui empêche le développement de brises de pente.

Le tableau suivant indique la température la plus basse enregistrée sur chaque année civile depuis 1960 (en gras, la température la plus froide par décennie) :

Température minimale annuelle à la station de Mouthe (en °C)[10]
1960 1961 1962 1963 1964 1965 1966 1967 1968 1969 1970 1971 1972 1973 1974 1975 1976 1977 1978 1979 Moyenne (20 ans)
−26,8 −19,8 −31,7 −33,6 −29,0 −31,6 −32,8 −32,8 −36,7 −29,8 −31,1 −35,0 −22,5 −28,2 −21,0 −19,0 −27,0 −22,4 −21,2 −30,0 −26,5
1980 1981 1982 1983 1984 1985 1986 1987 1988 1989 1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999
−25,0 −27,0 −17,5 −21,4 −23,5 −35,5 −28,0 −30,0 −23,0 −14,0 −18,0 −25,0 −20,0 −25,0 −18,0 −22,0 −22,0 −16,0 −22,0 −28,0 −23,04
2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019
−26,5 −25,5 −18,0 −27,6 −21,8 −26,9 −21,2 −19,4 −22,0 −23,7 −25,4 −15,9 −25,0 −20,5 −20,7 −16,2 −27,0 −20,4 −20,0[11] −19,0[12] −22,13
2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2028 2029 2030 2031 2032 2033 2034 2035 2036 2037 2038 2039
−14,4 −21,0

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Borne routière à L'Isle indiquant 26 Km Lausanne - Mouthe 32 Km

Mouthe est un village relativement isolé des grands axes de communication, le seul axe d'importance le desservant étant la RD 437 qui permet de rejoindre Pontarlier (29 km) et la route nationale 57 au nord ou Saint-Laurent-en-Grandvaux (27 km) et la RN 5 au sud. Parmi les axes secondaires, la route départementale 389 part du village en direction de l'est et permet de relier la Suisse.

Le train desservait autrefois le village grâce à la ligne Pontarlier-Mouthe, appelée familièrement le Tacot et inaugurée le [13]. À partir de 1927, la ligne est prolongée jusqu'à Foncine-le-Haut. La ligne sera définitivement fermée le et remplacée quelques années par un service d'autocars. Plus aucune liaison de transports publics n'existe actuellement.

En Suisse, dans le canton de Vaud, la commune de Mouthe était une référence avec des bornes le long des routes menant à Lausanne. Certains vestiges s'y trouvent encore, comme par exemple à L'Isle ou au col du Mollendruz.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Mouthe est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[14],[15],[16]. La commune est en outre hors attraction des villes[17],[18].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (84,6 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (84,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (67,5 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (17,1 %), zones agricoles hétérogènes (11 %), zones urbanisées (2,4 %), zones humides intérieures (1,8 %), prairies (0,2 %)[19].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[20].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

À l'origine, Mouthe est un village-rue, les constructions se succédant de part et d'autre de la route départementale 437 sur plusieurs kilomètres.

Logement[modifier | modifier le code]

Au recensement de 2018, la commune comptait 740 logements dont 408 étaient des résidences principales, 92 des logements vacants et 174 des résidences secondaires[Insee 1]. Le nombre de logements situé dans des immeubles collectifs s'élève à 364 appartements, soit 49,2 % du total, et 375 maisons individuelles. Sur les 455 résidences principales construites avant 2016 que compte la commune, 82 (18 %) ont été achevées avant 1946, 225 (49,4 %) entre 1946 et 1990 et 148 (32,6 %) de 1991 à 2015. L'ancienneté d'emménagement dans la résidence principale montre que sur les 1009 habitants de la commune au recensement de 2018, 475 ont emménagé depuis 10 ans ou plus, 403 depuis 2 à 9 ans et 131 depuis moins de 2 ans.

Évolution du nombre de logements à Mouthe[Insee 1]
1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2018
282 347 433 565 625 703 696 740

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le hameau, d'abord appelé Muthua en 1077, Mutua en 1197 et 1266 ou encore Mote en 1356, prend le nom de Mouthe dès 1485[21]. Ce nom serait dérivé de l'adjectif mottue, qualifiant une terre "pourvue de tertres isolés, de buttes".

Histoire[modifier | modifier le code]

Carte de Cassini

En 1077, Simon de Vexin, originaire de Crépy-en-Valois (Oise), qui fut comte d'Amiens, de Vexin et de Valois, se retire dans un monastère près de Saint-Claude. Pour s'infliger des mortifications plus sévères, il décide avec quelques compagnons de remonter aux sources du Doubs et d'y fonder un ermitage. Cet ermitage deviendra un petit prieuré dépendant de l'abbaye de Saint-Oyand de Joux. Malgré les rudes conditions climatiques, quelques paysans s'installent et fondent le village de Mouthe.

Plusieurs incendies ravagèrent le village (en 1583, 1639, 1849) et son église (en 1789, 1833).

Mouthe sous l'Occupation 1940 - 1944[modifier | modifier le code]

Le , un régiment de la Gebirgs Division 1 du 29e DIM (Division d'infanterie motorisée) du Panzergruppe Guderian remonte la vallée par Foncine puis occupe Mouthe. Ces Gebirgsjager ont stationné quelques semaines à Mouthe puis, la campagne de l’Ouest terminée, ils ont été engagés sur d'autres théâtres d'opérations et remplacés par des soldats du Zollgrenzschutz (garde-frontières subordonnés au Ministère des finances jusqu'au , puis à la SS à la suite d'une ordonnance du Führer).

Le détachement à Mouthe et celui des postes secondaires (Le Cernois, Chapelle-des-Bois, Jougne, Bellefontaine, Rochejean et Chaux-Neuve) était d'une centaine. Le commissariat couvrait une zone de 34 km de frontière, de Jougne à Bois d’Amont. Le commissaire de la douane, Werkmeister et son adjoint Kästle (chef du détachement dès le ) commandaient les 96 hommes, dont 8 officiers. Leur mission était la surveillance de la frontière franco-suisse qui se situait dans la zone interdite de la zone d'occupation.

À la suite du débarquement de Provence par l'armée franco-américaine le (Opération Anvil Dragoon) et la pression de plus en plus forte de la Résistance, l'effectif des Zollgrenzschutz est renforcé par environ 200 hommes du 403e bataillon de Cosaques. Par ailleurs, les postes secondaires de toute la région sont abandonnés et les Allemands se replient sur Mouthe. L'effectif est d'alors environ 600 hommes.

Le , le 3e RTA (Régiment de Tirailleurs Algériens) rejoint les Résistants et encerclent Mouthe. L'assaut est donné et le village est libéré après 5 ou 6 heures de combat. Les maisons n'ont pas été détruites et aucun civil n'est tué mais le 3e RTA compte 4 morts (Lakhdar Attri[22], Michel Spiteri, Aïssa Litim et Mohammed Zehaf) et les FFI 1. En revanche, on dénombre 78 corps de soldats allemands (sans compter ceux qui devaient décéder à la suite de leurs blessures et dont le nombre est inconnu).

Il a été formellement établi qu'une partie des soldats allemands a été exécuté juste après la fin des combats. Leur nombre n'est pas connu mais se situe entre 30 et 40. Une partie du détachement a pu fuir en Suisse où la plupart d'entre eux ont été internés. Quant aux autres, soit 172 Allemands et Cosaques, ils ont été conduits à Champagnole dans un centre de tri afin d'être acheminés vers des camps de prisonniers de guerre en France. La découverte de documents allemands en 2013 a permis de retracer en partie l'histoire de quelques soldats du contingent en service à Mouthe.

Le livre Mouthe sous l'Occupation retrace cette histoire et celle méconnue du sort des soldats allemands après la Libération (A. Cornu - Editions Ouverture, Le Mont-sur-Lausanne/ Suisse).

Voir aussi l'article de l'Est républicain relatif à la découverte de documents allemands sous le lien : https://www.estrepublicain.fr/actualite/2013/02/21/la-valise-aux-88-identites-allemandes

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

La population de la commune étant comprise entre 500 et 1 499 habitants, le nombre de conseillers municipaux est de 15.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs de Mouthe
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1919 1926 Joseph Cart    
1926 1946 Zéphirin Guy    
1946 1959 Ferdinand Vuillet    
1959 1970 René Salin    
1970 1977 M. Maurin    
1977 2001 Jean Sauvonnet    
2001 2014 Élisabeth Rampant[23]    
2014 En cours
(au 31 mai 2020)
Daniel Perrin [24]
Réélu pour le mandat 2020-2026
SE Retraité Fonction publique

Tendances politiques[modifier | modifier le code]

Dans une région du Haut-Doubs où la population est traditionnellement conservatrice, Mouthe ne fait pas exception à la règle, les candidats de droite arrivant presque systématiquement en tête quelles que soient les élections. À l'élection présidentielle de 2007, les voix des électeurs de Mouthe se sont majoritairement tournées vers les candidats de droite. Au premier tour, Nicolas Sarkozy est arrivé en tête avec 37,98 %, suivi par Ségolène Royal (19,45 %), François Bayrou (16,80 %) et Jean-Marie Le Pen (11,56 %). Au deuxième tour, Nicolas Sarkozy a rassemblé 69,50 % des suffrages contre 30,50 % pour sa rivale socialiste. Aux élections régionales de 2010, le candidat de droite Alain Joyandet est arrivé en tête des votes des Meuthiards avec 33,56 % devant la socialiste sortante Marie-Guite Dufay (32,53 %), la candidate d'extrême-droite Sophie Montel (12,80 %) et le candidat écologiste Alain Fousseret (10,03 %). Au deuxième tour, Alain Joyandet est arrivé à nouveau en tête (49,23 %) dans une triangulaire face à Marie-Guite Dufay (41,49 %) et Sophie Montel (9,29 %).

Les Meuthiards sont clairement pro-européens, considérant les résultats aux référendums sur le Traité de Maastricht en 1992 (54,55 % de oui contre 51,04 % au niveau national) et sur le Traité établissant une Constitution pour l'Europe en 2005 (53,70 % de oui contre seulement 45,33 % au niveau national). Cela s'explique sans doute par la situation frontalière de la commune, bien que la Suisse ne fasse pas partie de l'Union européenne[25].

Finances locales[modifier | modifier le code]

La commune de Mouthe est enregistrée au répertoire des entreprises sous le code SIREN 212 504 138[26]. Son activité est enregistrée sous le code APE 84.11Z, correspondant aux administrations publiques générales[27]. Elle fait partie de la strate des communes de 500 à 2 000 habitants.

En 2020, le budget communal principal s'équilibre à 1 588 000  dont 1 011 000  en section de fonctionnement et 577 000  en investissement. La part d'impôts locaux dans les produits de fonctionnement s'établit à 44,16 %, contre 50,25 % pour la strate de communes équivalentes[28].

Le tableau suivant compare les taux d'imposition locaux à ceux des autres communes de la même strate fiscale en 2018. Les taux des taxes ci-dessous sont votés par la municipalité de Mouthe. La taxe d'habitation s'établit à 13,63 % pour la troisième année consécutive après une nette hausse en 2018 par rapport à 2017 (9,71 %), la taxe foncière sur le bâti à 13,85 % pour la troisième année consécutive après une nette hausse en 2018 par rapport à 2017 (9,26 %) et celle sur le non bâti à 24,08 % pour la troisième année consécutive après une nette hausse en 2018 par rapport à 2017 (20,48 %)[28]. Ce dernier taux demeure très inférieur à la moyenne de la strate (36,48 %).

Le montant de la taxe d'habitation, indicateur de fiscalité directe, s'établit en 2020 à 127 €/habitant, contre 182  en moyenne pour les communes de même importance[28].

Fiscalité de Mouthe en 2020[28]
Mouthe
(%)
Strate
(%)
Écart
Taxe d'habitation 13,63 16,31 Picto cercle bleu : écart moyen
Taxe foncière sur le bâti 13,85 14,24 Picto disque blanc : écart nul
Taxe foncière sur le non bâti 24,08 35,37 Picto disque bleu : écart fort
Écart par rapport à la moyenne de la strate :
Picto disque blanc : écart nul de 0 à 10 % ; Picto cercle bleu : écart moyen de 10 à 30 % ; Picto disque bleu : écart fort supérieur à 30 %

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[29]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[30].

En 2019, la commune comptait 1 047 habitants[Note 2], en augmentation de 5,97 % par rapport à 2013 (Doubs : +2 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0801 0011 0109061 0341 1641 0991 0871 080
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0221 0481 0081 0021 0001 029927921910
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
858822750717720748730731867
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
840760811813898891957958968
2015 2019 - - - - - - -
1 0551 047-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[31] puis Insee à partir de 2006[32].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Mouthe est rattachée à l’académie de Besançon, dans la zone A du calendrier scolaire. Le village dispose d'un collège, le collège de la Source qui a ouvert ses portes en 1968 et qui accueille de 420 à 460 élèves chaque année[33],[34] et de deux écoles élémentaires, l'école maternelle et primaire publique Le Bois Joli qui accueille environ 140 élèves[35] et l'école primaire privée du Sacré-Cœur qui accueille autour de 130 élèves[35]. Selon la carte scolaire pour la rentrée 2021[36], la scolarisation des élèves de Mouthe se fait au lycée Xavier-Marmier de Pontarlier[37]. D'autres lycées proches se situent à Morez et Champagnole.

Santé[modifier | modifier le code]

L'hôpital local René-Salins offre 69 places dont 6 en médecine, 6 en moyen séjour (soins de suite et de réadaptation) et 57 en hébergement (EHPAD)[38]. Il a été créé en 1969 et a déménagé dans de nouveaux locaux en 2008. Une maison de santé adossée à l'hôpital a été ouverte en [39]: elle accueille trois médecins généralistes, deux ostéopathes, une diététicienne, une kinésithérapeute, un orthophoniste, une pédicure podologue, une psychologue, une sage-femme et un service de soins infirmiers à domicile. Le village compte également une pharmacie, un centre de soins infirmiers et un dentiste.

Sports[modifier | modifier le code]

Sports d'hiver[modifier | modifier le code]

Une des pistes de descente de ski, au pied du mont Risoux.

En 2010, la station de Mouthe-Le Risoux offre quatre pistes de ski alpin d'un total de 5,5 kilomètres accessibles grâce à trois téléskis et fait partie du domaine de ski nordique du Val de Mouthe offrant près de 250 kilomètres de pistes de fond[40]. Elle permet également la pratique de la raquette à neige avec une piste de 3 kilomètres et de la luge au lieu-dit Chez Liadet. Le village accueille une École du ski français (ESF)[41].

Chaque année depuis 1979, sauf quand l'enneigement est insuffisant, le village accueille l'arrivée de la célèbre course de ski de fond de la Transjurassienne, qui avec 76 kilomètres est la deuxième plus longue épreuve du monde après la Vasaloppet suédoise[42].

Le village est une étape sur la Grande Traversée du Jura à ski de fond, parcours de 175 kilomètres de long reliant Giron dans l'Ain à Morteau[43].

Randonnée[modifier | modifier le code]

Le village est situé sur l'itinéraire du sentier de grande randonnée 5 (GR5) reliant la côte néerlandaise de la Mer du Nord à Nice.

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

La population âgée de 15 à 64 ans s'élevait en 2018 à 639 personnes (601 en 2008), parmi lesquelles on comptait 81,6 % d'actifs dont 75,8 % ayant un emploi et 5,8 % de chômeurs[Insee 2]. Le taux de chômage en 2018 était de 7,1 % de la population active[Insee 3].

En 2018, l'Insee dénombre 397 emplois dans la zone d'emploi, contre 463 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 494, l'indicateur de concentration d'emploi est de 80,3 %, ce qui signifie que la zone d'emploi offre environ 8 emplois pour dix habitants actifs[Insee 4]. La grande majorité (76,2 %) des actifs meuthiards travaille en-dehors de la commune[Insee 4].

Entreprises[modifier | modifier le code]

Les trois principaux pourvoyeurs d'emplois sont le supermarché ATAC (27 salariés), la scierie Lonchampt (18 salariés) et la biscuiterie Vuez (14 salariés).

Commerce, agriculture et tourisme[modifier | modifier le code]

Commerce[modifier | modifier le code]

Le village de Mouthe dispose d'un supermarché et de nombreux commerces de proximité (restaurants, débits de boisson, pharmacie, boulangerie, coiffure, presse, habillement, garage...) ainsi qu'une agence postale, deux agences bancaires et une agence d'assurance.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Longtemps connue pour son artisanat (tanneurs), Mouthe compte aujourd'hui beaucoup sur le tourisme[44]. Les bois alentour offrent de nombreuses possibilités de randonnées en été et plusieurs communes ont créé un SIVOM pour construire et gérer des équipements de sports d'hiver (ski alpin, saut à ski et surtout ski de fond).

Mouthe reste un village vivant avec de nombreux services publics (écoles, collège, bureau de poste), Office du Tourisme et commerces (supermarché, boulangerie…).

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments inscrits ou classés[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville de Mouthe, construit après l'incendie de 1849 sur des plans de Pierre Marnotte (1797-1882), est inscrit à l'inventaire des monuments historiques en 1990. Ce bel et très original édifice est d'inspiration néo-Renaissance.

L'église paroissiale de l'Assomption a été construite de 1732 à 1742 par Jean-Pierre Galezot. Elle est inscrite aux monuments historiques depuis 2009.

L'ancienne pierre des redevances, sur la place de l'Église, a été inscrite aux monuments historiques en 1931.

Autres bâtiments remarquables[modifier | modifier le code]

Plusieurs fermes anciennes sont également à l'inventaire du patrimoine, dont la demeure dite de la Bouverie (XVIIe ou XVIIIe siècle), ainsi que le presbytère construit en 1753.

Sites naturels[modifier | modifier le code]

Le val de Mouthe
  • Forêt domaniale du Risol (1 419 mètres d'altitude au Gros Crêt).
  • Source du Doubs.
  • Tourbières
  • Les "communaux" situés notamment au-dessus du collège (Croix Grevet) sont remarquables.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Simon de Vexin, comte d'Amiens, de Vexin et de Valois Crépy, trouve refuge avec quelques compagnons en 1077 près de la source du Doubs où il construit un ermitage, premier établissement humain sur la commune actuelle de Mouthe. Il est ainsi considéré comme le fondateur de Mouthe. Une statue de saint Simon a été érigée sur une butte à l'est du village et une rue porte son nom.
  • Alexis Cart-Broumet, dit La Plaque, né à Mouthe vers 1600, combattant qui s'est particulièrement illustré lors de la Guerre de Dix Ans. Une rue et une pâtisserie locale portent son nom. Son surnom de La Plaque s'explique par la légende selon laquelle il aurait eu une blessure à la joue masquée par une plaque de métal.
  • Jean-François-Marie Cart, né à Mouthe en 1799, devient évêque de Nîmes en 1838. Un vitrail de l'église de Mouthe le représente.
  • Fabrice Guy, né à Pontarlier en 1968 et champion olympique 1992 de combiné nordique, passe son enfance à Mouthe. Il fréquente le collège du village où il pratique le ski de fond qui figure au programme scolaire. Après avoir délaissé la compétition, il devient douanier à Mouthe.
  • Félix Joseph Courvoisier, né à Mouthe en 1799 et mort à Paris en 1866, fondateur de la maison de négoce en cognac Courvoisier, à Jarnac. Il s'associe, en 1854, avec Jules Curlier, son neveu, de Mignovillard.

Mouthe dans les arts[modifier | modifier le code]

Le film Poupoupidou[45], réalisé par Gérald Hustache-Mathieu et sorti sur les écrans en 2011, a été tourné en grande partie dans le village, lieu principal de l'action. Le même réalisateur y avait déjà tourné des scènes du film Avril porté sur les écrans en 2006. Le film Le Miracle des loups, réalisé en 1961, par André Hunebelle a également été tourné partiellement à Mouthe[46]. Un téléfilm a eu Mouthe pour cadre en 1979 : Vincendon, de Franck Apprederis, avec Jacques Dufilho, Michel Constantin et Jenny Cleve, d'après la nouvelle de Bernard Clavel, L'Arbre qui chante.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

INSEE[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Dossier complet - Commune de Mouthe (25413) » (consulté le ).
  2. EMP T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité.
  3. EMP T4 - Chômage (au sens du recensement) des 15-64 ans.
  4. a et b ACT T4 - Lieu de travail des actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi qui résident dans la zone

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. « Pourquoi Mouthe (Doubs) est le village le plus froid de France », sur le site de Météo-France, (consulté le )
  2. « Le climat...une histoire de longue date », sur le site officiel de la commune de Mouthe (consulté le )
  3. Service d’Administration Nationale des Données et Référentiels sur l’Eau, « Cours d'eau : ruisseau le cébriot (U2000500) », sur http://sandre.eaufrance.fr/ (consulté le ).
  4. Service d’Administration Nationale des Données et Référentiels sur l’Eau, « Cours d'eau : ruisseau le cul du bief (U2001000) », sur http://sandre.eaufrance.fr/ (consulté le ).
  5. François Labande, Sauver la montagne, Genève (Suisse), Olizane, , 401 p. (ISBN 978-2-88086-325-8, lire en ligne), p. 67.
  6. Association des professeurs d'histoire et de géographie, Historiens et géographes, no 370, 2000, p. 239, « « Petite Sibérie » pour les régions du Jura (tourbière de Mouthe) ».
  7. Gérard Mottet, Géographie physique de la France, Presses universitaires de France, , 768 p., p. 508.
  8. « Fiche du Poste 25413001 » [PDF], sur donneespubliques.meteofrance.fr, (consulté le )
  9. a b c et d « Mouthe, village le plus froid de France : explications », Météo-France, 23 février 2015.
  10. « Bilans annuels à Mouthe », sur http://meteo-climat-bzh.dyndns.org/ (consulté le ).
  11. « Nuit glaciale en montagne », sur meteofrance.fr, (consulté le ).
  12. « Jusqu'à -19°C à Mouthe : il a fait très froid cette nuit en Franche-Comté », sur estrepublicain.fr, (consulté le ).
  13. « Le Tacot - la ligne Pontarlier - Mouthe puis Foncine le Haut » (consulté le ).
  14. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  15. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  16. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  17. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  18. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  19. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  20. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  21. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : Étymologie de 35.000 noms de lieux, vol. 1 : Formations préceltiques, celtiques, romanes, Genève, Librairie Droz, , 1852 p. (ISBN 978-2-600-02883-7, lire en ligne), p. 84.
  22. Alain Girod et Jacky Vinière, « Attri Lakhdar 1939-1945 », sur memorialgenweb (consulté le ).
  23. Site officiel de la préfecture du Doubs - liste des maires (doc pdf)
  24. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
  25. « Résultats électoraux en France », sur www.interieur.gouv.fr (consulté le )
  26. « Fiche entreprise de la commune de Mouthe », sur le site Infogreffe des greffes des tribunaux de commerce (consulté le ).
  27. « Nomenclature d’activités française - Sous-classe 84.11Z : Administration publique générale », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le ).
  28. a b c et d « Comptes de la commune de Mouthe », Ministère de l'Action et des Comptes publics (consulté le ).
  29. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  30. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  31. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  32. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  33. « Site Internet du collège de la Source » (consulté le ).
  34. « Collège de la Source de Mouthe (0250040H) », sur l'annuaire de l'Éducation nationale (consulté le ).
  35. a et b « Ecole primaire privée du Sacré-Coeur de Mouthe (0251260J) », sur l'annuaire de l'Éducation nationale (consulté le ).
  36. « Maillage des établissements de l’enseignement primaire et secondaire public et privé, et sectorisations, année scolaire 2018-2019. », sur le site de l'académie de Besançon (consulté le ).
  37. « Lycée Xavier-Marmier », sur le site du lycée Xavier-Marmier (consulté le ).
  38. « Hôpital & EHPAD René Salins (Mouthe) », sur la Fédération Hospitalière de France (consulté le ).
  39. Agence régionale de santé de Franche-Comté, « Lettre du projet pilote de France-Comté no 3 », sur www.msafranchecomte.fr, (consulté le ).
  40. « Espace nordique jurassien » (consulté le ).
  41. « Site officiel de l'ESF du Val de Mouthe » (consulté le ).
  42. « Worldloppet main races 2010/2011 » (consulté le ).
  43. « La GTJ à ski de fond » (consulté le ).
  44. Marine Dumeurger, « Il était un froid à Mouthe », Libération, no 10188,‎ , p. 60-61 (ISSN 0335-1793, lire en ligne).
  45. « Fiche de présentation du film Poupoupidou (2010) », sur http://www.allocine.fr/ (consulté le )
  46. « Films tournés à Mouthe », sur http://www.l2tc.com/ (consulté le ).